Six hommes pour sauver Harry (1986) / Alan Smithee (Stuart Rosenberg)

Son frère ayant été kidnappé, avec l’ambassadeur américain, par un trafiquant de drogue en Colombie, un homme et cinq de ses amis partent pour le secourir avec l’aide d’un mercenaire (Robert Duvall).

A l’origine, c’était un projet de Samuel Fuller que reprit Stuart Rosenberg et qui s’inscrit dans la veine des films Reaganien de sauvetage d’otages au Vietnam ou dans d’autres contrées exotiques comme « Uncommon valor » , « Rambo II » ou encore « Missing in action » .

Le résultat est catastrophique et on comprend assez vite pourquoi le film est signé Alan Smithee. Le script est indigent, la mise en scène inexistante et la distribution va du médiocre (Mark Harmon) au n’importe quoi (Duvall en roue libre qui cachetonne).

On sauvera la séquence assez drôle du casting des mercenaires.

Et on retrouvera Elpidia Carrillo dans le quasi même rôle que celui qu’elle tiendra dans « Predator » .

Un gros ratage.

CAB

Razorback (1984) / Russell Mulcahy

Un monstrueux sanglier sauvage terrorise l’outback australien.

Mulcahy, petit génie du vidéoclip dans les années 80, réalisait sur ses terres d’origine cet énième ersatz de « Jaws » où un sanglier remplace le requin.

A sa sortie, le film avait fait son petit effet avec ses jeux de lumières et sa mise en scène tapageuse.

33 ans plus tard, c’est terriblement daté et complètement bordélique malgré les effets spéciaux réussis de la créature.

CAB

Rogue One (2016) / Gareth Edwards

Les rebelles mettent en place une mission suicide pour récupérer les plans de la terrible étoile noire de l’Empire.

Après l’épouvantable « Réveil de la force » , Disney décline sa franchise avec une série de films autour de l’univers de Star Wars dont « Rogue One » est le premier.

Situé juste avant « Star Wars » , « Rogue One » est une bonne surprise se rattachant à la tradition Hollywoodienne classique des films de guerre pour être une sorte de « Douze salopards » intergalactique.

Malgré un début très poussif, le film prend de l’ampleur et décolle vraiment dans sa deuxième partie.

Alors oui le Peter Cushing en CGi est affreux (voire même embarrassant), Forest Whitaker est en perdition, le moine shaolin est ridicule, Vader est filmé n’importe comment (on dirait qu’il a un bec dans la plupart des plans et il ne dégage aucune sensation de puissance) mais malgré cela, Gareth Edwards mène beaucoup mieux sa barque que Abrams et raccroche plutôt bien son film à la trilogie originale.

Très efficace.

CAB

Aliens – Le retour (1986) (theatrical cut) / James Cameron

Cinquante sept ans après les événements du premier opus, Ripley est de nouveau confrontée au Xénomorphe, sauf que cette fois-ci, il a fait des petits…

Ridley Scott avait créé un mythe, Cameron lui réalise un film hyper-fun dont l’excellente idée est de se démarquer de l’original.

Au milieu de son film d’action, super efficace, il n’hésite pas à glisser quelques considérations bienvenues sur le rôle de mère.

Un vrai plaisir de cinéma à chaque nouvelle vision.

CAB

Les spécialistes (1985) / Patrice Leconte

Deux détenus en cavale (Bernard Giraudeau et Gérard Lanvin) vont tenter le casse du siècle dans un casino niçois.

Rondement mené par Patrice Leconte, et dans le très beau scope d’Eduardo Serra , ce film d’action « made in france » est franchement sympathique.

Les dialogues sont enlevés (on sent la patte de Michel blanc) et Giraudeau et Lanvin forment un duo charismatique.

Dommage que le final dans la carrière soit un peu bâclé, car le casse, en lui-même, est une vraie réussite de mise en scène.

CAB

Anaconda, le prédateur (1997) / Luis Llosa

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En Amazonie, une équipe de documentaristes est prise en otage par un chasseur voulant capturer le plus grand serpent vivant…

Ce petit « Jaws » où un serpent remplace le requin, n’est pas la pire des innombrables photocopies du film de Spielberg.

Alors oui John Voight nous sert un affreux numéro de cabotinage, le serpent numérique n’est pas très réussi, le scénar est bourré d’invraisemblances mais néanmoins on éprouve un petit plaisir coupable à la vision de ce luxueux nanar.

CAB

Les longs manteaux (1986) / Gilles Béhat

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En Bolivie, un géologue français (Giraudeau, parfait) se retrouve pris entre l’armée et un groupe paramilitaire qui tente d’assassiner un écrivain qui vient d’être libérer après la chute de la junte.

Béhat signe enfin son western, assez proche du « Train sifflera trois fois » , avec son train que tout le monde attend, son village investi par de sanguinaires tueurs prêts à tout pour assassiner un symbole de liberté.

En faisant se dérouler l’action sur deux plans (le village et le train) Béhat fait monter la tension jusqu’à son explosif et surprenant final.

Vraiment bien.

CAB

Rue barbare (1984) / Gilles Béhat

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Un ancien malfrat (Bernard Giraudeau) secourt une jeune fille qui vient de se faire agresser par des truands, à la tête desquels se trouve l’impitoyable Hagen (Bernard-Pierre Donnadieu).

Un an avant « Urgence » , Donnadieu campait déjà un rôle de méchant d’anthologie dans cette adpatation d’un roman de David Goodis.

Dans un décor de banlieue (déjà) abandonnée où règnent les voyous, un homme seul va oser résister.

Véritable western urbain, « Rue barbare » se rattache à la tradition du genre tout en ayant un côté BD assez sympathique (les looks des personnages).

Son casting est aussi une vraie réussite (Jean-Pierre Kalfon en rocker coké sur le retour, Jean-Pierre Sentier et ses couteaux, Christine Boisson ou encore Corinne Dacla).

Malgré ses maladresses et son côté assez daté, le film de Béhat reste néanmoins une tentative originale pour le cinéma français.

CAB

X-Men: Apocalypse (2016) / Bryan Singer

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Apocalypse, le tout premier mutant, ressuscite. Les X-Men vont avoir du pain sur la planche.

Ce nouvel épisode de la franchise est une déception par rapport au précédent opus réalisé, lui aussi, par Singer.

Le film est visuellement très beau mais les atermoiements de Magneto (une marque de fabrique de la franchise) finissent par lasser le spectateur, même si ses scènes sont souvent les meilleures grâce à la présence magnétique (sic) de Fassbender.

L’intrusion de Logan n’est qu’un clin d’œil assez gratuit et puis Jennifer Lawrence est décidément totalement insupportable.

Pas nul mais il est temps de se ressaisir Bryan.

CAB

Le syndicat du crime 2 (1987) / John Woo

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Les héros du premier épisode son de retour pour une nouvelle vengeance.

Si on fait abstraction de son scénario rocambolesque (qui fait notamment revenir Chow Yun-Fat par le biais d’un frère jumeau (sic)), cette suite est plutôt sympathique grâce à son rythme effréné et sa fusillade finale démente qui est un vrai morceau d’anthologie.

Du bon Woo.

CAB

Le retour de la momie (2001) / Stephen Sommers

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Imhotep revient et se lance à la poursuite du bracelet du Roi Scorpion.

Après un premier opus fort réussi, Sommers remet le couvert pour cette suite.

Pour le meilleur, le film renforce le côté tragique du personnage d’Imhotep, les séquences avec les armées d’Anubis sont super cool tout comme les flash-back qui ponctuent le récit et puis il y a aussi le roi scorpion…

Malheureusement le film décalque beaucoup trop l’original (la tempête de sable remplacée par une vague immense etc.) et la réincarnation de Rachel Weisz en Nefertiti est limite risible.

Sympa tout de même.

CAB

La momie (1999) / Stephen Sommers

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Un aventurier réveille accidentellement la momie du terrible Imhotep …

Reboot du classique de 1932, cette momie est une franche réussite réunissant une impeccable direction artistique, des effets spéciaux made in ILM, un score dantesque de maître Jerry, un humour potache et même quelques passages frôlant le gore.

Bref c’est super sympathique (ah cette séquence d’ouverture en Egypte ancienne) et mené tambour battant par le sous estimé Stephen Sommers.

CAB

À toute épreuve (1992) / John Woo

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Deux policiers font équipe pour se débarrasser d’un terrible parrain.

Dernier film Hongkongais de Woo avant de céder aux sirènes d’Hollywood, « Hard Boiled » marque l’apogée de son auteur.

Sans temps morts, ce polar est une très belle réussite qui enchaîne les morceaux de bravoure (le salon de thé ou le mythique plan séquence de l’hôpital).

Top.

CAB

Zu, les guerriers de la montagne magique (1983) / Tsui Hark

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En plein milieu de guerres tribales chinoises, des guerriers et un moine s’associent pour lutter contre une entité diabolique.

Hark signe un film d’art martial aux combats impressionnant situé dans la Chine moyenageuse .

D’une grande inventivité « Zu » reste une référence du genre par son incursion dans le fantastique et son côté délirant totalement assumé.

Et puis un film dans lequel un simple drap peut devenir une créature magique ne peut être que génial.

CAB

Le syndicat du crime (1986) / John Woo

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Un ancien gangster tente de se réconcilier avec son policier de frère tandis qu’un nouveau caïd humilie un tueur à gages.

Avec le Syndicat du crime, Woo signait son premier polar sous le signe de Jean-Pierre Melville et mettait en place la matrice de ses films à venir.

En se donnant un rôle clé, il devenait lui-même le savoureux deus ex machina de son film.

Vraiment bien.

CAB

The Blade (1995) / Tsui Hark

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Amputé d’un bras, un forgeron cherche à se venger de l’assassin de son père.

Considéré comme la quintessence du cinéma de Tsui Hark et comme une relecture totale du wu xia pan (film de sabre chinois) « The Blade » est un émerveillement à chaque nouvelle vision.

Réinventant le genre, Hark entraîne sa caméra au cœur même de ses incroyables combats faisant fi des lois de la gravité.

Un film unique.

CAB

American Nightmare 3: Élections (2016) / James DeMonaco

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Où l’on retrouve un des protagonistes du second opus qui est chargé de la sécurité d’une sénatrice candidate à la Maison Blanche qui veut abolir la fameuse purge annuelle.

La série prend une tournure encore plus politique dans ce troisième épisode. C’est assez bourrin, moins bien que le second volet mais ça se laisse voir.

CAB

Spectre (2015) / Sam Mendes

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James Bond est sur la piste d’une mystérieuse organisation criminelle nommée Spectre.

Après le plan séquence d’ouverture bien foutu, le film bascule très vite dans le ridicule avec une improbable séquence d’hélicoptère ou encore une poursuite en voiture mollassonne dans Rome qui fait plus penser à un circuit touristique.

Comme la plupart des nouveaux films de super-héros, le film se prend beaucoup trop au sérieux et son scénario enchaîne les incohérences.

Cerises sur le gâteau, Léa Seydoux a une tronche de travesti dans la séquence du train et Waltz nous ressort une fois de plus un grand numéro de cabotinage.

Bref c’est pas terrible du tout.

CAB

Blown Away (1994) / Stephen Hopkins

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Un artificier de l’IRA (Tommy Lee Jones dans un grand numéro de cabotinage) s’évade de prison déterminé à se venger d’un ancien compagnon de lutte (Jeff Bridges) devenu démineur pour la police américaine.

Ce film d’action plutôt efficace est mené tambour battant par un Hopkins en forme.

Malheureusement, le scénario ne brille pas par sa subtilité (le méchant est hyper caricatural) et le dernier acte est bâclé.

Mouais.

CAB

Judgment Night (1993) / Stephen Hopkins

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Quatre amis (Emilio Estevez, Cuba Gooding Jr., Stephen Dorff et Jeremy Piven) se rendent au volant d’un motorhome à un match de boxe. Il ne fallait pas sortir de l’autoroute …

Hopkins entraine ses quatre yuppies dans une excursion mortelle dans les banlieues américaines. L’ennemi n’est pas l’habitant mais un terrifiant quatuor de trafiquants à la tête duquel se trouve un terrifiant Denis Leary.

Cette chasse à l’homme urbaine est menée tambour battant par un Hopkins en grande forme.

Super efficace.

CAB

Les pilleurs (1992) / Walter Hill

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Deux pompiers mettent la main sur la carte d’un trésor. Mais celui-ci se trouve sur le territoire d’un gang de dealers.

Sur un scénario de Bob Gale et Robert Zemeckis, Walter Hill nous livre un petit bijou d’action pure.

Filmé nerveusement et avec ce style reconnaissable entre mille, Hill nous entraine dans un survival urbain où s’affrontent ses pompiers blancs au gang de Ice-T et Ice Cube.

Top.

CAB

Hardcore Henry (2015) / Ilya Naishuller

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Henry se réveille auprès de sa femme n’ayant plus aucuns souvenirs et étant transformé en une sorte de super soldat bionique.

Timur Bekmambetov sévit une nouvelle fois en produisant ce film qui ressemble beaucoup plus à un jeu vidéo qu’à autre chose.

Filmé uniquement à la première personne, « Hardcore Henry » enchaîne les séquences d’action au grès de son scénario alibi.

C’est très con, parfois très bien foutu (la poursuite en voiture assez impressionnante) mais c’est aussi assez souvent illisible.

On sauvera l’utilisation assez rigolote de la musique des « Sept mercenaires ».

Aussitôt vu, aussitôt oublié.

CAB

13 Hours (2016) / Michael Bay

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L’histoire (vraie) d’agents de sécurité américains qui résistèrent, pendant 13h00, à l’assaut d’une base secrète de la CIA en Libye.

Avec Michael « boum boum » Bay on pouvait s’attendre au pire avec une telle histoire.

Loin de tout patriotisme, le film est redoutablement efficace, joliment mis en scène, lisible (hé oui), très beau même s’il enfile parfois de gros sabots (notamment vers la fin).

Une bonne surprise.

CAB

Triple 9 (2016) / John Hillcoat

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Un groupe de policiers corrompus doit effectuer un casse pour le compte de la femme d’un parrain de la mafia russe.

Hillcoat s’embarque dans un polar très noir et à force de vouloir traiter beaucoup trop de sujets se perd en route à cause de ce scénario beaucoup trop touffu (il y a la matière pour 3 ou 4 films).

C’est dommage car sa mise en scène est redoutablement efficace et le film est visuellement somptueux.

Kate Winslet est (enfin) excellente dans un rôle de « marraine » juive russe avec l’accent et la choucroute sur la tête qui va bien.

Dommage.

CAB

Timebomb (1991) / Avi Nesher

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Un réparateur de montres sans histoires (Michael Biehn) est victime d’une tentative d’assassinat. Mais pourquoi cherche t’on à le tuer ?

Avec sa caméra ultra mobile Nesher nous entraîne dans un film d’action sans temps morts.

Ses combats sont nerveux et surtout lisibles contrairement à beaucoup de ses contemporains.

Bref un bon petit film d’action sympatoche.

CAB

Couvre-feu (1998) / Edward Zwick

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Après la capture d’un dangereux terroriste, New York subit une vague d’attentats meurtriers. Que vont faire les autorités ?

Diablement prémonitoire en cette période d’état d’urgence, le film de Zwick est un thriller politique qui fonctionne très bien dans sa première partie.

Malheureusement la suite du film ne tient pas les promesses du début et le scénario prend de gros raccourcis pour finir de manière convenue.

Denzel Washington, Annette Bening et Bruce Willis forment un impeccable trio aux côtés d’un très bon Sami Bouajila.

A noter la superbe séquence des « pagers ».

CAB

La légion saute sur Kolwezi (1980) / Raoul Coutard

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En 1978, les rebelles Katangais prirent plusieurs centaines d’européens en otages au Congo. Récit de l’opération militaire mise en place pour les libérer.

Raoul Coutard est un immense chef opérateur qui a éclairé une bonne partie des plus beaux films de la nouvelle vague, malheureusement cela ne fait pas lui un bon réalisateur.

Ce film d’action totalement raté enchaîne les catastrophes : direction d’acteur inexistante (Laurent Mallet est épouvantablement nul), séquences d’action sans aucun rythme, absence de construction digne de ce nom et, comble du comble, la photo n’est même pas belle.

N’est pas Schoendoerffer qui veut.

CAB

Le vieux fusil (1975) / Robert Enrico

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En 1944, alors que la guerre touche à sa fin, le docteur Dandieu (Philippe Noiret) envoie sa femme (Romy Schneider) et sa fille à la campagne pour fuir les bombardements. Ce n’était pas une bonne idée …

Pur film de genre (ici le « revenge movie »), « Le vieux fusil » est ultra violent et parfois limite gore. Son fameux lance flammes a traumatisé toute une génération.

Enrico manipule le spectateur par le biais de flashbacks relatant les temps heureux, venant s’intercaler entre les séquences d’action, rendant ainsi le massacre initial encore plus insupportable.

Parfois complaisant (les plans sur les cadavres d’enfants), le film n’en est pas moins efficace et vaut surtout pour son duo de stars et son fameux thème composé par François de Roubaix.

CAB

Dead Bang (1989) / John Frankenheimer

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Un flic en perdition (Don « Miami Vice » Johnson) enquête sur deux meurtres qui le mènent sur la piste des suprématistes blancs.

Frankenheimer signe un polar nerveux dont les deux meurtres ouvrant le film sont deux petits bijoux de mise en scène.

Le film s’égare un peu en route et donne, parfois, l’impression que le réalisateur n’a accepté de le faire que pour cette séquence d’introduction et son génial final dans les grottes (superbe décor de Ken Adam).

Néanmoins, « Dead Bang » est Frankenheimerien en diable par son personnage principal pris au piège (et aveuglé) par son obsession le poussant à toutes les extrémités (la jubilatoire séquence avec le psy sosie de Woody Allen).

Vraiment pas mal.

CAB

Flic ou zombie (1988) / Mark Goldblatt

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Deux policiers enquêtent sur un gang de braqueurs de banque particulièrement résistants aux balles…

Golblatt, monteur star de films d’action, passe à la réalisation avec ce polar fantastique mâtiné de blagues bien lourdes.

Le film est souvent très con (surtout les dialogues), mais il y a un zeste de conscience politique bienvenu, des effets spéciaux vraiment bien foutus pour l’époque, mais aussi Vincent Price dans un rôle de méchant qui illumine l’écran à chacune de ses (courtes) apparitions et Treat Williams qui prend très au sérieux son rôle de flic ressuscité.

Mais surtout, il y a une séquence complétement délirante dans un restaurant chinois où les canards laqués, porcs au caramel et autres mets reviennent à la vie et attaquent le duo de flics. Rien que pour cette scène le film mériterait d’être vu.

Sympa.

CAB

Hidden (1987) / Jack Sholder

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Un extra terrestre, se servant du corps d’humains comme hôte, sème le chaos et vole de très belles voitures. Deux inspecteurs le poursuivent.

Sholder mêle habilement le buddy movie et le fantastique dans ce film qui reçu le grand prix du festival d’Avoriaz présidé cette année là par Sidney Lumet.

Dès son excellente intro, Sholder nous entraine à la poursuite de son ET jouisseur sans jamais baisser de rythme.

C’est bourré de très bonnes idées, souvent drôle et le duo formé par Kyle MacLachlan et Michael Nouri fonctionne à merveille.

Une réussite.

CAB

Sicario (2015) / Denis Villeneuve

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Une agent du FBI (Emily Blunt) est détachée dans une unité spéciale pour lutter contre les narcos à la frontière des États-Unis et du Mexique.

Villeneuve confirme tout le bien que l’on pensait de lui après l’excellent « Prisoners » .

Au delà de ses trois géniales séquences phares (l’ouverture du film, la frontière et le tunnel), Villeneuve livre une trés grande leçon de mise en scène renvoyant dos à dos les trafiquants et les forces de l’ordre.

La photo de Deakins est d’une beauté époustouflante et Benicio Del Toro n’a pas été aussi bon depuis très longtemps.

Toujours aussi puissant à la deuxième vision.

CAB

Angles d’attaque (2008) / Peter Travis

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Le président américain est victime d’un attentat. Cet évènement est raconté du point de vue de ses différents protagonistes (et de son casting de folie : William Hurt, Sigourney Weaver, Forest Whitaker, Matthew Fox, Dennis Quaid, Zoe Saldana, Edgar Ramirez, Saïd Taghmaoui, Eduardo Noriega excusez du peu !).

Travis, futur réalisateur du très bon « Dredd » ) , utilise plutôt habilement son dispositif qui, loin de l’enfermer, lui permet de faire avancer son récit en dévoilant, à chaque nouvelle vision de l’attentat, de nouveaux éléments qui en change la perception.

Alors certes il y a quelques grosses facilités de script et la partie avec Forest Whitaker est vraiment, et de loin, la plus faible (d’autant plus qu’il joue en pleurnichant), mais dans le genre c’est plutôt une très bonne surprise. Et en bonus il y a une poursuite en voiture très impressionnante et totalement lisible.

CAB

Mission: Impossible – Rogue Nation (2015) / Christopher McQuarrie

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L’IMF doit affronter le terrible Syndicat dans une mission encore plus périlleuse que les autres.

Ce cinquième opus de la franchise est surtout une ode à la gloire d’un Cruise tout en muscles.

McQuarrie derrière la caméra fait vraiment bien le job.

Malheureusement le scénario a quelques faiblesses (comment se fait-il que Rebecca Ferguson survive à ses nombreux échecs ?)

Un divertissement sympatoche et spectaculaire.

CAB

Terminator Genisys (2015) / Alan Taylor

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Bon ben il y a des voyages dans le temps, des terminator et de la Sarah Connor dedans.

Reboot de remake de suite sans en être une, ce nouveau Terminator est du grand n’importe quoi.

Shwarzie fait un peu peine dans des gags répétitifs et l’ensemble est peu captivant.

Le pire étant que le film nie totalement ses prédécesseurs tout en les copiant allègrement.

Pour le Samedi soir (et encore).

CAB

Jurassic World (2015) / Colin Trevorrow

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Nouveau parc, nouveaux dinosaures, dont un très méchant génétiquement modifié, et bien sûr nouvelle catastrophe en prévision.

Dès l’apparition des vélociraptors dressés, on se dit que Colin Trevorrow a tout faux et la suite ne fait que le confirmer.

Détruisant méticuleusement les mythes créés dans les excellents premiers opus de Spielberg et sans aucune magie, le film enchaine les séquences poussives sans la moindre idée de mise en scène.

Le casting est à la rue (il faut dire qu’il n’y a pas de personnages) et les dinosaures semblent bien moins beaux que dans les films d’origine.

Dire qu’ils se sont mis à quatre pour écrire ça …

CAB

Rage (1972) / George C. Scott

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L’armée américaine répand accidentellement un gaz chimique sur un paisible fermier (George C. Scott) et son fils. Les autorités font tout pour étouffer le scandale.

L’inoubliable « Patton » passe derrière la caméra, pour la première fois, et s’entoure d’une équipe tip top : Koenekamp à l’image, Schifrin à la musique et Kahn au montage.

Débutant comme un pur drame, mâtiné de film de complot, « Rage » bascule ensuite brutalement dans le revenge movie.

Mis en scène de manière assez étrange : des raccords hyper audacieux, des ralentis arrivant sans que le spectateur s’y attende ou encore des zooms souvent malheureux, le film est un OVNI assez attachant et éprouvant.

Une curiosité, typique des 70’s dans sa forme et son fond.

CAB

Terreur sur le Britannic (1974) / Richard Lester

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Le Britannic, un cargo luxueux, et ses 1 200 passages, en route pour les États-Unis, embarque des explosifs que le criminel Juggernaut menace de faire exploser en pleine mer s’il n’obtient pas une très grosse rançon..
Fallon « the champion » (Richard Harris, grandiose) et son équipe de démineurs (dont David Hemmings) vont avoir du pain sur la planche.

Lester signe film catastrophe au suspens haletant et y injecte une dose de comédie (avec le personnage de Roy Kinnear) s’intégrant parfaitement au récit.

Magistralement réalisé, un film atypique, méconnu et formidable.

CAB

Mad Max: Fury Road (2015) / George Miller

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Fury Road c’est le film qui te donne envie d’applaudir après la (démente) première séquence et ça, ça n’a pas de prix.

Miller conserve tous les codes de sa saga et fait preuve d’une inventivité constante tout du long de cette merveille.

Sa mise en scène renvoie à leurs études tous les tacherons qui sévissent aujourd’hui (Zack et Christopher si vous nous entendez).

Seul bémol, Tom Hardy à côté de la plaque (alors que Charliez Theron est parfaite) mais à sa décharge son rôle est ingrat et secondaire finalement.

Et ce putain de dernier plan qui dit tout.

Master George reste au firmament.

CAB

’71 (2014) / Yann Demange

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Un soldat britannique, abandonné par son unité, se retrouve seul dans le Belfast de l’IRA.

Ce premier film, 100 % anglais, du français Yann Demange est une véritable réussite.

Visuellement magnifique, et d’une rare violence, ce survival urbain bénéficie d’un scénario très efficace qui, au delà de l’action pure, renvoie dos à dos les deux camps.

On regrette juste l’excès de shaky cam zoomée dans certaines séquences.

Une découverte.

CAB

Exodus (2014) / Ridley Scott

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Le film qui donne envie de revoir les « 10 commandements » .

Ridley Scott s’échoue lamentablement sur les rives du Nil avec ce film paresseux et bâclé.

Entre le casting totalement à la rue (Christian Bale est grotesque, comme souvent, Sigourey Weaver, John Turturro et Ben Kingsley viennent payer leurs impôts, Joel Edgerton grimace jusqu’à plus soif) une direction artistique très laide et une quasi absence d’idées de mise en scène il n’y a pas grand chose à sauver.

La traversée de la mer rouge est un franche rigolade et les plaies d’Égypte frôlent le bis italien (mention aux maquillages totalement ratés).

La seule bonne idée c’est de montrer que Dieu est un être sauvage qui commet les pires horreurs pour aider le peuple élu.

Le plus triste c’est que c’est ce film qu’il a dédié à son frère …

CAB

Mensonges d’état (2008) / Ridley Scott

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Leonardo di Caprio, en super agent secret au moyen orient, lutte contre les terroristes tout en passant beaucoup de temps au téléphone avec Russell Crowe (son chef).

Scott signe un sympathique film d’espionnage/action (assez classique) malheureusement gâché par une love story totalement ridicule.

C’est, comme toujours chez Scott, très bien foutu et le duo Crowe Caprio fonctionne à merveille.

Pas si mal pour un Scott mineur.

CAB

Le royaume (2007) / Peter Berg

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Après un attentat tuant une centaine d’américains en Arabie Saoudite, une équipe d’agents du FBI, dirigée par Jamie Foxx, est envoyée sur place pour enquêter.

Cette production Michael Mann, débute comme un banal film policier, assez répétitif, mettant en avant l’opposition entre les policier saoudiens et les américains.

Berg rompt brutalement le ton et bascule (enfin) dans l’action pure dans les dernières 25 minutes.

C’est artistiquement impeccable mais le script est définitivement beaucoup trop manichéen malgré son dialogue de fin renvoyant tout le monde dos à dos.

Berg fera beaucoup mieux avec « Du sang et des larmes » .

A noter la superbe séquence d’introduction.

Dommage.

CAB

Zero Dark Thirty (2012) / Kathryn Bigelow

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Un nouveau coup de poing de Bigelow.

Sec, sans fioritures, passionnant de bout en bout (malgré ses 2h37), viscéral, évitant tous les écueils et nous assénant quelques séquences mémorables (dont ces « fameuses » trente dernières minutes au suspense étouffant alors que l’on connait la fin).

Du casting parfait on ressortira bien sûr Chastain, parfaite dans un très beau rôle.

Bigelow filme remarquablement l’excellent scénario de Mark Boal découpé intelligemment en chapitres.

Bref c’est tout ce que « Homeland » n’est pas (et ne sera jamais).

Top.

CAB

Terminator renaissance (2009) / McG

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En 2018 la résistance, et John Connor (Christian Bale, tout en sobriété, non je déconne), est sur le point de lancer l’assaut final contre Skynet.

McG relance la franchise Terminator en situant, enfin, son film dans le futur. Dans un style assez réaliste, assez proche de l’univers du roman de Cormac McCarty « La route » , il enchaine plans séquences virtuoses et séquences d’actions trépidantes.

Cette renaissance se raccroche plutôt bien aux autres films de la série et est plutôt agréable à suivre grâce notamment au personnage de Sam Worthington.

Sympathique.

CAB

Terminator 3 – Le soulèvement des machines (2003) / Jonathan Mostow

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John Connor est un jeune adulte et toujours la cible des machines qui envoient cette fois ci un Terminator féminin pour le tuer.

Exit Cameron et bonjour Mostow (réalisateur de l’excellent « Breakdown« ) pour cette suite qui se situe 10 ans après T2 .

Arnold endosse une fois de plus le blouson en cuir du Terminator mais la flamme n’est plus là. Visant ouvertement un public de teenagers (Nick Stahl et la nullissime Claire Danes incarnent les héros), malgré le talent de Mostow, le film se traine à cause d’un script en bois bourré de trous tel un gruyère.

On sauvera l’impressionnante séquence de la grue et les toutes dernières séquences qui raccordent enfin le film à la mythologie.

CAB

Terminator 2 – Le jugement dernier (1991) (extended director’s cut) / James Cameron

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Les machines envoient dans le passé un nouveau terminator, beaucoup plus évolué, pour tuer John Connor, mais Arnold veille….

Sept ans après le premier opus, James Cameron remet le couvert, avec beaucoup plus de moyens, dans cette suite, qui tient plus du remake.

ILM perfectionne ses effets spéciaux numériques, utilisés dans « Abyss », pour créer ce qui fut une petite révolution à l’époque et donner vie à un magnifique T1000 tout en métal liquide.

Malheureusement, dans sa quête d’un plus large public, le film perd de sa violence originelle et surtout transforme sa figure mythique en un jouet d’enfant. La méga star Arnold devenant une machine (sic) à punchlines défaisant ainsi l’excellent premier opus.

Ce n’est pas non plus une daube et de nombreuses séquences sont remarquables grâce à la mise en scène de Cameron.

Cette version extended director’s cut n’apporte vraiment rien de plus et les rajouts sont pour la plupart soit inutiles soit gênants (la séquence avec Kyle).

Du popcorn, parfois fun.

CAB

Terminator (1984) / James Cameron

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Un vilain robot vient du futur tuer la mère de celui qui deviendra le chef de la résistance dans la guerre contre les machines.

Cameron inventait un mythe dans cet excellent film violent, rythmé et mis en scène avec intelligence.

Arnold monolithique (à juste titre) est parfait dans le rôle titre.

Bref un classique dans le genre.

CAB

La planète des singes: l’affrontement (2014) / Matt Reeves

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Dix ans après le début de l’épidémie qui a éradiqué une grande partie de l’humanité, les singes, menés par Caesar, vont être confrontés à un groupe de survivants humains.

Autant le précédent opus était une réussite, autant cette suite est une cruelle déception.

Même si Matt Reeves filme plutôt bien (la caméra sur la tourelle du char pour un très bon plan séquence), il ne peut lutter contre le scénario du film totalement en bois et prévisible de bout en bout. Et que dire des personnages inexistants ou ultra caricaturaux qui pour couronner le tout, sont interprétés pas un cast à la rue (les singes en CGI jouent largement mieux).

On sera juste content de saluer le retour de Michael Seresin à la photo et la jolie partition de Giacchino.

Une cruelle déception.

CAB

American Nightmare 2: Anarchy (2014) / James DeMonaco

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Lors de la purge annuelle, (une nuit durant laquelle les crimes sont autorisés), plusieurs individus vont voir leurs destins s’entrecroiser.

Après le succès d’un premier opus de sinistre mémoire, James DeMonaco revient avec cette suite largement supérieure (ce qui n’était pas très compliqué).

Ce survival urbain fonctionne plutôt bien et recèle sa dose de séquences d’action assez efficaces filmés avec (un peu) moins d’afféteries par un DeMonaco qui ajoute un contenu politique pas très fin.

Ce n’est pas non plus un chef-d’œuvre mais dans le genre ça remplit à peu près le cahier des charges même si on a une fois de plus l’impression que DeMonaco n’exploite pas toutes les possibilités de son sujet.

CAB

Les collines de la terreur (unrated) (1972) / Michael Winner

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Chato (Bronson très bon), un indien métis, abat un shérif en légitime défense. Une bande de volontaires part à sa poursuite dont Whitmore (Jack Palance) un ancien capitaine de l’armée confédérée.

Winner démontre tout son talent dans ce western très politique, très 70’s et plutôt violent, première collaboration avec Bronson.

Ici ce qui l’intéresse c’est plus la manière dont se forme et se comporte son « posse » (un agglomérat de personnages qui ont peu en commun) que la poursuite en elle même. On y retrouve un ancien capitaine sudiste à la recherche de sa gloire déchue et voulant obtenir enfin une victoire, une bande de rednecks racistes mais aussi des immigrants (irlandais ou écossais) qui tentent de s’intégrer en épousant la violence fondatrice de l’Amérique.

Au delà de sa parabole sur le racisme, le film est un quasi psycho killer westernien dans lequel un Bronson sans pitié sera acculé à une terrible vengeance.

La mise en scène de Winner, tout en travellings circulaires emprisonnant ses personnages, est intelligente et Fielding signe une nouvelle très belle BO.

Une excellente surprise.

CAB

World War Z (unrated) (2013) / Marc Forster

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Brad Pitt est un très, très bon bon père de famille et va tenter de sauver sa famille (et accessoirement le monde) de hordes de zombies.

La principale différence entre cette version et celle sortie en salles réside dans l’ajout des plans sanglants qui avaient été expurgés pour obtenir une classification PG 13 (et faire un maximum de pognon, ce qui fut le cas).

Le film lui reste très mauvais enchainant, toujours, les séquences grotesques (mention à la pseudo réconciliation Israélo Palestinienne qui attire les zombies dans Jérusalem) et les incohérences de son scénario tout pourri (Brad Pitt comprend tout lors de trois séquences identiques). Et ce qui frappe aussi à cette seconde vision c’est la nullité absolue de tous les acteurs (Pitt en tête).

On ne sauvera que les effets spéciaux très réussis.

Mauvais.

CAB

Haute sécurité (1989) / John Flynn

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Emprisonné pour un délit mineur, Stallone est subitement transféré dans l’établissement disciplinaire du terrible Drumgoole (Donald Sutherland, tout en rictus). Ce dernier veut lui faire payer l’humiliation qu’il eu à subir quand Franck s’échappa de sa prison.

A la fin des années 80, le héros américain redevient humain et ce film en est le parfait exemple. C’est un festival d’humiliations pour un Stallone, totalement maso, qui passe les 3/4 du film à subir divers sévices sans jamais broncher.

Sutherland en gardien d’une prison métaphore de l’enfer en fait des caisses et que dire de sa première apparition sous une lumière rouge si ce n’est qu’elle est vraiment too much.

Flynn signe une mise en scène nerveuse pour cette sorte de best of, ultra violent, des films de prison.

Efficace malgré son script cousu de fil blanc.

CAB

Monsieur Majestyk (1974) / Richard Fleischer

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Monsieur Majestyk (Bronson, bronsonien) fait pousser des melons (sic). Après une altercation, il se retrouve en prison avec un tueur à gages.

Elmore Leonard étant au scénario, on pouvait s’attendre à un petit film policier bien nerveux. Il n’en est rien à cause d’un script où les motivations des personnages sont incompréhensibles.

Fleischer, que l’on a connu beaucoup plus inspiré, emballe le tout platement.

Bref c’est raté et assez chiant.

CAB

Edge of Tomorrow (2014) / Doug Liman

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Alors que se prépare un débarquement en France censé mettre fin à une invasion extraterrestre, Tom Cruise revit indéfiniment cette journée sur les plages de Normandie. Détient-il la clé de la victoire finale ?

Liman met en scène un scénario de Christopher McQuarrie extrêmement habile. Sorte de « Un jour sans fin » à la mode fantastique, le film retrace le parcours d’un personnage lâche qui devoir aller à l’encontre de sa nature et devenir un héros. Mais son héroïsme sera anonyme car quasiment personne ne peut savoir que c’est lui qui agit.

Ici les allers et retours dans le temps sont très bien exploités, parfois drôles, parfois dramatiques mais jamais redondants.

Cruise est très bon et le duo qu’il forme avec Emily Blunt (en reine des pompes) fonctionne parfaitement.

Liman emballe le tout de manière intelligente.

Très sympathique et efficace.

CAB

Alerte! (1995) / Wolfgang Petersen

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Un virus de type Ebola apparaît dans une petite ville des États Unis. Comment le contenir ? Telle est la mission de Dustin Hoffman.

Mêlant film catastrophe, romance et action, ce film, de l’excellent William Petersen, se perd dans les méandres d’un script aux très grosses ficelles.

La partie romantique entre Rene Russo et Hoffman n’est pas vraiment passionnante et surtout très convenue. Les séquences d’action paraissent elles très gratuites notamment l’ultra laborieuse poursuite en hélicoptères.

Bref, malgré un très beau casting (en sus de Russo et Hoffman on retrouve Kevin Spacey (période roux), Cuba Gooding Jr., Donald Sutherland et Patrick Dempsey) le film peine à décoller et à prendre la pleine mesure de son sujet.

Malgré tout, Petersen arrive à signer quelques belles séquences grâce à une mise en scène hyper fluide et excelle en mêlant les destins individuels à la grande histoire.

Intéressant mais raté.

CAB

Godzilla (2014) / Gareth Edwards

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Le gros lézard revient pour aider les humains à combattre deux gros monstres. Bon il y a aussi une histoire de trauma mais on s’en fout on veut voir de la baston.

Après un « Monsters » de sinistre mémoire, Edwards se voyait confier la nouvelle version des aventures de Godzilla.

Le film est vraiment très beau et la mise en scène plutôt intelligente. Mais tout ceci est plombé par un scénario en bois qui enchaine avec virtuosité (sic) les trous de script.

Il y a bien une séquence cool (les parachutes) mais elle est totalement gratuite ce qui est symptomatique d’un film qui se la joue poseur en ne montrant pas la plupart des séquences de combats des monstres.

Pas terrible.

CAB

World Invasion: Battle Los Angeles (2011) / Jonathan Liebesman

La terre est attaquée (une nouvelle fois) par de méchants aliens. Cette fois ci le spectateur suit les aventures d’un bataillon de Marines « OO-RAH ».

Là on est dans le gros bourrinage sans aucune subtilité. La première vision du film avait été plutôt sympathique, la seconde pas loin d’un calvaire.

À part les séquences d’introduction vraiment bien foutues, le reste est du grand n’importe quoi, constamment en « shaky cam », et doté d’un scénario tenant sur un timbre poste.

Et que dire de cette terrible et interminable séquence de dialogues lors du retour à la base totalement grotesque et débile.

C’est mieux que l’horrible « Skyline » (ça c’était facile) mais ce n’est toujours pas le bon film bourrin d’invasion de la terre que l’on attendait.

Pénible.

CAB

Sabotage (2014) / David Ayer

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Les membres d’un commando de la DEA (dirigé par Arnold) sont abattus les uns après les autres après la disparition de 10 millions de dollars qu’ils avaient volé à un cartel.

Ayer clame qu’il a eu de gros soucis avec ses producteurs (et cela se ressent terriblement) mais cela ne suffit pas forcément à excuser ce très gros ratage.

Une fois de plus il multiplie les artifices de mise en scène ridicules (paluches sur des armes, plans à la Call of Duty) sur une très moche photo vidéo.

Le script en bois enchaine les invraisemblances pour aboutir à une fin ridicule. Mais le principal soucis réside dans le perso de Schwarzie qui n’est finalement qu’une grosse concession commerciale.

Les gunfight sont laids et illisibles et on est juste surpris par l’ultra violence du film qui verse parfois dans le gore.

Et pour finir, on aura une pensée pour Olivia Williams qui doit toujours se demander ce qu’elle est venue faire dans cette galère.

CAB

Runaway – L’évadé du futur (1984) / Michael Crichton

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Dans un futur proche, peuplé de robots, un inspecteur de police Tom « Magnum » Selleck) est chargé de désactiver ceux qui ont des dysfonctionnements. Un jour apparaissent des robots tueurs…

Comme toujours avec Crichton le postulat de base est intéressant, malheureusement le film ne rempli pas ses promesses.

Les robots ne servent que de prétexte à un thriller somme toute assez banal.

Selleck est sympathique et Gene Simmons (le chanteur de KISS) campe un méchant très méchant.

Crichton sait toujours s’entourer d’excellents collaboratuers, ici il s’agit de Jerry Goldsmith qui signe son premier score électronique et de John Alonzo à l’image.

Gentillet.

CAB

L’enfer de la violence (1984) / J. Lee Thompson

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Un ancien tueur à gages (Bronson monolithique) sort de sa retraite pour venger le meurtre d’un de ses amis sauvagement torturé par le Docteur Molloch, une sorte de consultant en torture pour tous les dictateurs du monde.

Si le titre du film fait référence à Shakespeare, on est ici très très loin de « Jules César ».

Tout à la gloire de Bronson, le papy flingueur, le film enchaine mollement de vagues séquences d’action très pépères.

Ce qui surprend le plus c’est l’incroyable violence du film (notamment la séquence de torture bien crade) qui frôle parfois le gore.

Pas mis en scène et mal joué, bref pas terrible du tout.

CAB

X-Men: Days of Future Past (2014) / Bryan Singer

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En (très) gros Wolverine voyage en 1973 pour empêcher la quasi extinction des mutants et de la race humaine.

Singer revient aux affaires dans ce nouvel opus des aventures des X-Men.

X-Men, c’est la seule franchise de super-héros qui possède un réel fond et un génial méchant en la personne de Magnéto.

Les premières séquences renvoient à l’ouverture du premier film de la saga et Singer poursuit une œuvre cohérente.

C’est aussi un blockbuster qui déménage de bout en bout et n’est pas laid contrairement à beaucoup d’autres films contemporains.

Bref c’est du tout bon.

CAB

Du sang et des larmes (2013) / Peter Berg

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En Afghanistan quatre marines sont envoyés dans une mission périlleuse pour tuer un important chef taliban.

L’ouverture du film, avec ses vrais images de marines à l’entrainement, donne le ton : camaraderie, souffrance, courage, patriotisme etc.

Pourtant Berg s’affranchit, dans un premier temps, de ces oripeaux et signe une sacrée première séquence d’action de plus de vingt minutes à l’impressionnante mise en scène.

Les quatre marines, interprétés par Mark Whalberg, Ben Foster, Emile Hirsch et Taylor Kitsch (tous très bien) poursuivis par une horde de talibans doivent survivre par tous les moyens. Berg nous fait ressentir les impacts de balles et les chutes comme rarement et c’est bluffant.

Malheureusement par la suite le film prend un ton un peu manichéen et très prévisible en s’enlisant dans un village mais c’est ainsi que s’est déroulé la vraie histoire.

Pas mal quand même.

CAB

Pompéi (2014) / Paul W.S. Anderson

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Un gladiateur, dont les parents ont été assassinés par l’horrible Corvus (Kiefer Sutherland), se retrouve à Pompéi quelques jours avant l’éruption du Vésuve, c’est vraiment pas de chance.

Ça commence exactement comme « Conan » , ça se poursuit comme « Spartacus » enfin plutôt « Gladiator » , mais au bout du compte il s’agit juste d’un pseudo film catastrophe à l’eau de rose prétexte à un vague « revenge movie » vu et revu.

Anderson se contente d’enfiler les combats de gladiateurs comme des perles et nous assomme à force de se répéter passant à côté d’un film qui aurait pu être beaucoup plus intéressant.

Bon il y a quelques moments assez réussis et spectaculaires dans la partie « éruption » mais pas assez à mon goût.

Tout juste distrayant.

CAB

RoboCop (2014) / José Padilha

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Bon ben c’est le remake du film iconique de Verhoeven.

Le brésilien Padhila réalise son premier film à Hollywood et s’attaque à un mythe. Autant le dire tout de suite c’est une hérésie.

Le film dans l’ensemble est totalement aseptisé et perd tout le sel de l’original. La plus grande idée du scénariste étant de faire du personnage de Murphy (Nancy Allen dans le film de Verhoeven) un noir; c’est tout dire … Les scènes d’action font plus penser à un jeu vidéo qu’à du cinéma et sont, en outre, très peu lisibles.

Samuel L. Jackson vient cachetonner dans une numéro grotesque comme la plupart du casting (mais que vient faire Gary Oldman dans cette galère ?).

Pour couronner le tout le film n’a pas une once d’humour et n’est pas aussi décapant que l’était l’original.

Un ratage.

CAB

La planète des singes: Les origines (2011) / Rupert Wyatt

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Un jeune scientifique met au point un remède contre la maladie d’Alzheimer qu’il teste sur des singes.

L’ambition du film était énorme (faire un prequel du génial « Planète des singes » de Schaffner) et franchement casse gueule.

Grâce à un scénario habile qui se raccroche à la mythologie de la saga (Caesar construisant une maquette de la statue de la liberté, la mission vers Mars, les noms des divers protagonistes etc.) et à l’inspiration de son metteur en scène le film devient un blockbuster intelligent.

Alors certes ce n’est pas du même niveau que le chef d’œuvre de Schaffner mais le film est parfois émouvant (si, si), son début se déroule à un rythme effréné, il est ultra efficace et contient de purs moments de mise en scène (la pluie de feuilles, la révolte des singes etc.) et sa séquence post générique de fin super tripante.

Une franche réussite.

CAB

Demain, quand la guerre a commencé (2010) / Stuart Beattie

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Une bande de jeunes ados australiens partent camper quand ils reviennent de leur périple ils se rendent compte que visiblement leur pays a été envahi.

C’est un remake déguisé de l' »Aube Rouge » de John Milius et adapté d’un livre, pour ados, qui a visiblement été un gros succès.

Le syndrome « Twilight » ou « Hunger Games » a frappé une nouvelle fois.

Autant le film de Milius était sans concession autant ici c’est light et édulcoré et ressemble plus à un soap ou une série sur les ados.

C’est mis en scène platement sans idées aucunes notamment dans de rares séquences d’action poussives (la poursuite en camion).

Le film est crétin et ses personnages des archétypes énOOOOrmes se mettant systématiquement dans des situations ultra dangereuses que les scénaristes résolvent grâce à des raccords bien pratiques.

Le meilleur moment résidant dans une discussion sur les garçons entre deux des protagonistes au volant d’une citerne censée servir à faire exploser un pont alors qu’un groupe de soldats s’approchent d’elles et que leurs comparses tentent désespérément de les prévenir par radio; radio qu’elles ont bien entendu coupée préalablement parce que une des fille a dit « chéri » à un des garçons qu’elle aime mais comme elle ne veut pas que ça se sache … vous suivez toujours ?

Bref c’est très mauvais.

CAB

Lone Ranger – Naissance d’un héros (2013) / Gore Verbinski

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Ou comment un homme de loi devient un héros dans le far west en compagnie d’un drôle d’indien.

L’équipe de « Pirates de Caraïbes » se réunit à nouveau et cette fois ci elle s’attaque au western.

Ce film fut un échec au box office et en le voyant on peut comprendre pourquoi. Son principal problème résidant dans le ton général du film qui navigue entre la comédie et le pur film de cowboys avec la violence qui va avec.

On sent que Verbinski a le cul entre deux chaises ce qui ne l’empêche pas de signer de très belles séquences d’action (notamment la première avec le train) et d’avoir un joli discours sur le merveilleux.

La première heure du film est vraiment bien ensuite tout se délite pour sombrer dans le n’importe quoi qui culmine lors d’une seconde séquence en train complètement porte nawak.

Et une fois de plus c’est beaucoup trop long (2h29 !).

Distrayant.

CAB

Star Trek: Into Darkness (2013) / J.J. Abrams

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L’équipage de l’Entreprise doit faire face à une nouvelle menace, mais quelle est elle vraiment ?

J.J. Abrams revient avec cette suite de son excellent « Star Trek » et c’est franchement spectaculaire et surtout très réussi.

Il réussit la gageure de s’approprier et de respecter un univers pré-existant tout en y injectant son imagerie personnelle.

Benedict Cumberbatch campe un génial méchant et visuellement c’est magnifique.

Bref c’est du tout bon.

CAB

L’arme fatale 2 (1989) / Richard Donner

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Riggs et Murtaugh sont de retour dans cette suite toujours dirigée par Donner et dans laquelle ils vont affronter de vilains Afrikaners.

Exit Shane Black (scénariste du premier épisode qui souhaitait faire mourir Gibson à la fin du n°2) et c’est bien dommage car cette sequel devient un film banal débarrassé de tous les aspects qui faisaient de son prédécesseur une excellente surprise (Riggs a un comportement quasi normal, l’humour est omniprésent et surtout lourdingue, Joe Pesci fait son apparition , et son numéro etc.)

Manichéenne en diable, cette suite est sauvée par la très belle mise en scène de Donner qui ouvre génialement son film par une poursuite dantesque et dirige remarquablement ses séquences d’action.

On aurait presque envie de rire quand on se rend compte de la manière grotesque utilisée par les scénaristes pour lier cet opus au premier.

Point de salut sans scénario.

Un terrible gâchis.

CAB

Man of Steel (2013) / Zack Snyder

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Nolan produit et écrit avec le terrible Goyer le re-reboot de « Superman » pour le plus grand malheur du spectateur.

En gros c’est un « Independance Day » qui se prend très au sérieux.

Le début sur Krypton est grotesque et donne le ton (mention spéciale à l’espèce de dragon volant totalement ridicule) ce sera un film pédant ne mettant en avant que ses prouesses techniques.

Snyder use et abuse de sa shaky cam et échoue à rendre lisible ses innombrables séquences d’action. Le scénario de Goyer est débile et ne caractérise absolument pas ses personnages aux comportements idiots (Michael Shannon est catastrophique dans le rôle du méchant Zod, il doit toujours chercher le pourquoi du comment de son personnage). Les dialogues franchement très drôles (malgré eux) finissent de prouver que Nolan et Goyer sont des imposteurs.

Pour la postérité on citera quelques séquences d’anthologies : la mort de Costner (mais que vient-il faire dans cette galère ?) sauvant le petit chienchien de la famille sous les yeux d’un Superman qui n’agit bien évidemment pas (c’est plus pratique pour les scénaristes), l’insipide Loïs Lane trouvant par miracle la solution pour sauver le monde, le bus scolaire en pleine route de campagne se trouvant par magie, dans le plan suivant, sur un pont parce que pour un accident c’est mieux coco, Superman dans un église clamant qu’il doit se sacrifier pour sauver le monde avec un GROS vitrail représentant Jésus en arrière plan, le héros annoncera quelques scènes plus tard qu’il est sur terre depuis 33 ans (tu la vois ma grosse symbolique) ou encore les atterrissages miraculeux du héros systématiquement à côté des personnages secondaires.

Pour être gentil on sauvera les SFX assez spectaculaires ainsi que la photo du film et on passera sous silence la performance de Henry Cavill.

Singer avait fait beaucoup mieux avec son « Superman returns« .

Mais la référence reste toujours le magnifique film de Donner.

CAB

Hunger Games: L’embrasement (2013) / Francis Lawrence

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C’est donc la suite de « Hunger Games » qui cartonne au box office.

En fait c’est quasi le même film que le précédent opus, seul le réalisateur change et malheureusement Francis Lawrence n’a pas le talent de Gary Ross.

L’action est terriblement poussive, la mise en scène sans grandes idées et on retrouve toujours ce côté totalement aseptisé du film (et surement des livres).

Le scénario est ultra prévisible de bout en bout et le côté hyper commercial de l’ensemble gâche les quelques bonnes idées.

Se laisse regarder sans plus (et en plus on ira probablement voir la suite).

CAB

Pacific Rim (2013) / Guillermo del Toro

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De très gros robots affrontent de très gros monstres pour la survie de l’humanité.

Guillermo del Toro réalise un film de geek pour les geeks, alors c’est certes mieux qu’un « Transformers » de Michael Bay mais il manque à ce blockbuster un scénario.

Prévisible de bout en bout, enchainant les clichés telles des perles, Pacific Rim ne décolle jamais de son statut de popcorn movie.

Les effets spéciaux sont très réussis tout comme le look rétro des robots mais ça ne suffit pas.

Le casting est assez insignifiant et Perlman fait une fois de plus le même numéro qui devient franchement lassant de films en films.

Tout juste distrayant.

CAB

Le territoire des loups (2011) / Joe Carnahan

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Joe Carnahan signe (enfin) son retour avec ce « survival » quasi intimiste brillamment interprété par Liam Neeson et qui vaut largement mieux que son titre français tout pourri.

Se déroulant en Alaska (mais tourné en Colombie Britannique) « The Grey » suit les survivants d’un crash d’avion poursuivis par des loups mais pas que ..

La photographie et les paysages sont splendides et le film passionnant de bout en bout.

Sa fin est tout simplement démente et le dernier plan après le générique de fin une claque.

Grandiose.

Seconde vision : 21/10/2013

Ce « Territoire des loups » reste toujours un magnifique film, Malickien (si, si) en diable (la nature est superbement filmée, les flash-back sur l’enfance etc.), emprunt de poésie et où la religion est omniprésente. Carnahan transcende le « survival » et suggère plus qu’il ne montre.

Grandiose (bis).

CAB

Dick Tracy (1990) / Warren Beatty

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Dick Tracy (Warren Beatty) affronte le dangereux criminel Big Boy Caprice (Al Pacino) dans cette adaptation du fameux comic strip éponyme. Il y a aussi Madonna, Dustin Hoffman, James Caan et plein d’acteurs qui sont autant de références cinéphiliques.

Warren Beatty a toujours été un réalisateur intéressant (« Reds » est un très grand film) et ce film ne déroge pas à la règle.

Artistiquement, c’est tout simplement une splendeur Sylbert créé des décors de BD époustouflants, Storaro une photographie toute en couleurs dans ses cadres rappelant les comic strip d’origine et Danny Elfman signe une bien belle BO.

Beatty recycle brillamment le cinéma policier des années 30 (« Scarface » ou « l’ennemi public ») et injecte une dose d’humour bienvenue.

Il y a un petit côté « Coup de cœur » dans ce projet un peu fou qui ressemble à du Tim Burton avec le talent en plus.

CAB

Mad Max: au-delà du dôme du tonnerre (1985) / George Miller

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Max débarque à Bartertown où la civilisation tente de se reconstruire sous le joug de la terrible Entity (Tina Turner).

Ce dernier opus, à ce jour, est assez embarrassant. Marqué par le décès sur le tournage de son ami et producteur Byron Kennedy, Miller dirigea les séquences d’action laissant le reste du film à l’inconnu George Ogilvie et ça se ressent.

Alors oui le film est superbe visuellement et s’inscrit totalement dans la suite des thématiques abordées dans les deux premiers films (Max est devenu une figure mythique). Il y a aussi de belles idées (Masterblaster notamment) et finalement la présence des enfants est plutôt une réussite.

Malheureusement, il y a aussi une Tina Turner assez mauvaise, une succession de séquences comiques pas du tout heureuses et finalement un film plutôt raté.

Vivement Mad Max: Fury Road !

CAB

Mad Max 2: le défi (1981) / George Miller

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Max, loup solitaire, erre sur les routes à la recherche de d’essence objet de toutes les convoitises. Jusqu’au jour où il découvre l’existence d’une communauté vivant autour d’un puits de pétrole qu’ils protègent des assauts du terrible Humungus.

Après un premier épisode qui était déjà une claque, Miller fait encore plus fort dans ce deuxième opus.

Son héros est déjà un mythe et pour récupérer son humanité perdue, il devra perdre sa carapace (sa voiture).

Des looks géniaux inventés pour le film aux poursuites formidablement mises en scène Miller maîtrise son film de bout en bout.

Inégalé et inégalable.

CAB

Mad Max (1979) / George Miller

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Max cause la mort du chef d’un gang de motards. Ces derniers veulent se venger.

L’excellent George Miller signe un premier long qui fait date.

Dès la remarquable séquence d’ouverture on sait que le film sera hors normes. Radical, génialement mis en scène avec sa caméra au ras de bitume, Miller nous narre la perte d’humanité de son héros (Mel Gibson parfait).

Une date.

CAB

Running Man (1987) / Paul Michael Glaser

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Ceci est un film inspiré d’une nouvelle de Stephen King et du « Prix du danger » de Yves Boisset, c’est surtout une grosse merde.

Mis en scène avec les pieds par Paul Michael Glaser (oui le Starsky de la série!) ce film est une catastrophe du début à la fin.

Arnold doit encore se demander ce qu’il est venu faire dans cette galère aussi ridicule que molle (un comble pour un film d’action) digne d’un épisode de série télé raté.

Mentions spéciales aux grotesques tueurs pourchassant nos héros dont les costumes sont plus ridicules les uns que les autres et au look général du film d’un cheap …

Sinon il y a Paula Abdul qui a chorégraphié les numéros musicaux tout pourris du film.

Nullissime.

CAB

Le prix du danger (1983) / Yves Boisset

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François (Gérard « cabot » Lanvin) participe au jeu télévisé le prix du danger animé par Mallaire (Piccoli) dans lequel il faut survivre à cinq tueurs lancés à ses trousses.

En 1983 Boisset adaptait une nouvelle de Robert Sheckley et donnait vie à la télé poubelle.

Les dialogues de Jean Curtelin sont savoureux (surtout dans la bouche d’un génial Piccoli en maître de cérémonie) et la fine fleur des acteurs français des années 80 est présente (Marie-France Pisier, Gabrielle Lazure, Bruno Cremer, Catherine Lachens …)

Le film est ultra efficace, très politique (comme toujours avec Boisset) et plutôt pas mal foutu.

Un bel exemple d’un cinéma français qui était autrefois ambitieux.

CAB

Last Action Hero (1993) / John McTiernan

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Jack Slater (Arnie) héros de films d’action est l’idole de Danny. Grâce à un ticket de cinéma magique (sic) ce dernier traverser l’écran pour vivre les aventures de sa star préférée.

Ce fut un film ultra ambitieux pour McT et un méga bide dans les salles. Il faut dire qu’il y a un gros problème de ton entre le film d’action pur et dur et la comédie plutôt ratée.

Alors oui il y a une mise en abime qui aurait pu être intéressante, oui il y a une tonne de caméos assez rigolos (Sharon Stone et le T1000 qui sortent d’un commissariat, Stallone acteur principal de « Terminator 2 » etc.), oui la séquence de Hamlet assez rigolote mais tout ça est bien léger face au grand n’importe quoi du film qui est en plus assez chiant.

Un ratage.

CAB

Une journée en enfer – Die Hard 3 (1995) / John McTiernan

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Mc Tiernan revient aux commandes de ce troisième opus des aventures de John McClane dans lequel il devient le jouet d’un certain Simon (Jeremy Irons savoureux) accompagné de l’électricien ;) Zeus (Samuel L. Jackson).

Après s’être attaqué à la verticalité dans « Die Hard » le réalisateur entraîne son héros dans l’horizontalité de la jungle urbaine de New York.

A l’origine ce script devait être une des suites de « l’Arme fatale » ce qui explique le côté buddy movie de l’ensemble.

Néanmoins le film fonctionne très bien (l’attaque de la Fed est une grand moment de mise en scène) et contient sa dose d’humour savoureux. On peut quand même regretter une fin grotesque (il en existe une autre pas plus concluante d’ailleurs) et une tendance au « too much » dans le dernier acte.

Efficace et plaisant.

CAB

À la poursuite d’Octobre Rouge (1990) / John McTiernan

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Le sous-marin Octobre Rouge part en mer sous les ordres de Sean Connery mais quel est sa véritable mission. Jack Ryan (Alec Baldwin maigre) enquête …

Cette première adaptation des best seller de Tom Clancy est donc un thriller techno honorable. On attendait quand même plus de Mc Tiernan mais le matériel de base ne permet pas trop les prouesses. En effet, il ne se passe pas grand chose durant le film les enjeux étant très rapidement explicités et les quelques séquences d’action font très rajoutées.

Une fois de plus l’utilisation de l’espace (l’intérieur du sous marin) par le réalisateur est très réussie.

Le final est assez raté (sans parler de l’horrible fond vert de la dernière séquence).

Il y a quand même une super musique de Poledouris et un début de film qui laissait augurer autre chose.

CAB

Predator (1987) / John McTiernan

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Dans une jungle d’Amérique du sud, un commando doit récupérer l’équipage d’un hélicoptère qui s’est écrasé mais ils deviennent les proies du terrible Predator.

Mc Tiernan signe la référence absolue du film d’action dans ce petit bijou à l’incroyable inventivité.

Les hommes de Schwarzenegger avec leurs multiples GROS symboles phalliques (énormes mitraillettes, couteaux ou cigares ;) ) ne sont rien (malgré la géniale démonstration de force initiale) face à la ruse du chasseur extraterrestre.

Sans aucuns temps morts, le film enchaine avec brio les séquences d’anthologies concoctées par l’excellent script de Jim Thomas (et Shane Black qui interprète d’ailleurs un des membre du commando) devant la caméra d’un réalisateur en état de grâce.

Kevin Peter Hall sous le costume de l’alien (création de Stan Winston) réussit à habiter son personnage et lui confère une véritable identité.

Et que dire de la superbe BO de Silvestri.

Génial.

CAB

Piège de cristal (1988) / John McTiernan

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Bruce Willis coincé dans une tour occupée par de dangereux terroristes c’est le gage d’un grand moment de poésie.

McT invente une nouveau genre de film d’action grâce à un scénario très malin et une mise en scène sublime toute en travellings et mouvements qui ont du sens.

Le  héros de la fin des années 80 est humain et drôle (les dialogues sont un régal) il souffre aussi et doit s’adapter à un environnement hostile comme très souvent dans les films de Mc Tiernan (cf la jungle de « Predator« ).

Un régal.

CAB

World War Z (2013) / Marc Forster

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Brad Pitt est un très bon père de famille et va tenter de sauver le monde de hordes de zombies.

Surfant sur la mode des morts vivants voici le film de zombies « light ». Pas une goutte de sang, pas une séquence gore rien de rien; ça en devient même ridicule dans une scène où Pitt s’acharne à retirer un pied de biche de la tête d’un zombie hors-champ !

On se demande où se trouve le scénario soit disant signé Drew Goddard et Damon Lindelof ?? le film se contentant d’enchainer les allers retours d’un pays à l’autre.

Alors oui visiblement il y a eu de gros soucis sur le tournage, oui la fin a été retournée (et elle est bien nulle comparée à l’originale qui semble assez jouissive), oui le budget a explosé mais on frôle très souvent le foutage de gueule avec les innombrables incohérences, hasards ou séquences cultes (malgré elles) comme les scènes avec le téléphone satellite.

On peut retenir quand même quelques moments d’actions plutôt impressionnantes visuellement même si la plupart du temps on ne voit rien à cause du filmage calamiteux du tâcheron Marc Forster (remember « Quantum of solace » ?).

Un film qu’on aurait bien voulu sauver mais non là c’est pas possible.

CAB

Jack Reacher (2012) / Christopher McQuarrie

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Un sniper abat cinq personnes sans aucunes raisons visibles. Jack Reacher mène l’enquête.

Produit et interprété par Tom Cruise, ce thriller nerveux et remarquablement photographié par Caleb Deschanel est plutôt réussi.

Le début du film est est tonitruant (10 minutes sans dialogues durant lesquelles l’action avance à toute vitesse) et la suite ne faiblit pas même si parfois on a l’impression d’être devant un Cruise show.

Le scénario est assez malin et bascule d’un genre à un autre sans désarçonner le spectateur.

On peut regretter encore et toujours que le film soit trop long et la longue séquence avec Rober Duvall est trop artificielle pour s’intégrer dans le reste du récit.

McQuarrie derrière la caméra signe une très belle mise en scène et Werner Herzog est un remarquable méchant.

Un bonne surprise.

CAB

Traqué (2003) / William Friedkin

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Le formidable duo Tommy Lee Jones / Benecio Del Toro s’affrontent dans la jungle urbaine tel des Abel et Caïn des temps modernes.

Friedkin signe un nouveau un bijou dont la mise en scène est un modèle (es combats sont déments avec leurs chorégraphies incroyables.).

CAB

Assaut (1976) / John Carpenter

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Coincé dans un commissariat abandonné, un groupe d’individus (des policiers, des civils, un prisonnier) doit faire face aux assauts ininterrompus des membres d’un gang.

Malgré ses petits moyens, Carpenter invente une mise en scène brillante pour ce remake de « Rio Bravo ».

Le film fondateur de toute la filmographie de Carpenter.

Génial.

CAB

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008) / Steven Spielberg

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Indiana Jones est de retour et cette fois c’est avec son fiston.

Alors oui c’est peut être moins bien que les autres (certains effets numériques sont assez ratés, la séquence « Tarzan » est assez nulle, Shia LaBeouf est terne) mais c’est tout de même vachement bien.

L’introduction du film est grandiose et Spielberg nous régale avec sa science de la mise en scène (à ce titre les séquences de poursuites sont exemplaires).

Cate Blanchett y campe une super méchante et l’envol final de la soucoupe volante (au look rétro) a ce quelque chose de majestueux que l’on ne voit que trop rarement au cinéma.

Un film qui se bonifie à chaque vision.

CAB

Le règne du feu (2002) / Rob Bowman

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En 2020 la terre est soumise au règne de dragons. Une poignée de rescapés survit dans un château jusqu’au jour où arrivent Van Zan et ses soldats.

Rob Bowman réalisateur de « X-Files » signe le meilleur film de dragons du monde.

Dans une Angleterre post apocalyptique ses figures héroïques (un génial et méconnaissable Matthew McConaughey et un Christian Bale parfait) affrontent de magnifiques créatures qui conservent leur aura diabolique grâce à une mise en scène aussi élégante qu’économe d’effets.

La vision d’un Londres dévasté peuplé de dragons est un grand moment de cinéma tout comme la géniale introduction.

Une grande réussite.

CAB

Man on Fire (2004) / Tony Scott

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Scott signe le remake du film éponyme de Chouraqui réalisé en 1987.

Dès le générique complètement hystéro on se dit que le pire est à venir et effectivement …

Pour le même prix le spectateur a droit à deux films en un (sur 2h26 il faut dire qu’on a le temps) : un film de rédemption et un film de vengeance.

Putassier au possible (la première partie ne fonctionne que sur ça et est probablement la moins pire), Scott utilise toutes les ficelles (et les formats) possibles. La séquence de la boîte de nuit techno en plein Mexico (sic) en étant un parfait exemple.

Le scénario est totalement prévisible et le final grotesque.

On sauvera Dakota Fanning (formidable) et accessoirement Denzel Washington (pour le charisme).

CAB

Red State (2011) / Kevin Smith

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Un drôle de film pas drôle du tout.

Kevin Smith abandonne sa veine comique pour nous livrer cet Ovni qui débute comme un sous « Hostel » pour finir en un violent brulot politique.

Le casting est parfait (mention à John Goodman)

Sans aucunes concessions mais un peu bordélique.

CAB

Le pacte (2011) / Roger Donaldson

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Une super idée de départ : une organisation fait assassiner les criminels impunis par des citoyens lambdas, Nicolas Cage (inexpressif) en l’occurrence.

Malheureusement, pour cette production Tobey Maguire, le scénario prend une tournure abracadabrantesque et Donaldson filme la chose sans aucunes idées voire de manière très laide.

Dommage.

CAB

Quantum of Solace (2008) / Marc Forster

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Une suite directe de Casino Royale qui n’est qu’une succession de poursuites et de combats piètrement réalisés par un Marc Foster surestimé.

La séquence de la Tosca est un foirage absolu sans parler de celle de l’avion …

Amalric est bien fade après le génial méchant interprété par Mads Mikkelsen dans l’opus précédent.

CAB

Hunger Games (2012) / Gary Ross

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Je n’en attendais rien et bien c’est plutôt une bonne surprise.
La description d’un monde fasciste et soumis aux règles de la télé réalité est très réussie.

Gary Ross (réalisateur des excellent « Pleasantville » et « Seabiscuit » ) n’y est surement pas pour rien.

En revanche, le derniers tiers est assez raté avec ses concessions commerciales (et très grand public).

Pas mal.

CAB

Casino Royale (2006) Martin Campbell

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Premier Bond avec Daniel Craig dans le rôle titre.

A part une séquence de Yamakazi un peu grotesque et la partie de poker beaucoup trop longue, le film rempli bien son cahier des charges et surtout il y a Eva Green (rhaaaaaaaaaa).

CAB

Runaway Train (1985) / Andreï Konchalovski

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Deux prisonniers (Jon Voight & Eric « cabot » Roberts) s’évadent d’une prison en Alaska. Ils n’auraient jamais du monter sur ce train devenu fou …

Konchalovski réalise ce film Cannon Group d’après une histoire de Kurosawa qui permet un magnifique duel de cabots entre Voight et Roberts en roue libre et en mode hystérique.

Comme souvent avec la Cannon, le projet sur le papier était alléchant, malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances.

La mise en scène du train (comme un personnage maléfique), les derniers plans et les magnifiques paysages d’Alaska sauvent un peu l’ensemble.

CAB

Pitch black (2000) / David Twohy

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Le vaisseau transportant le dangereux assassin Riddick (Vin Diesel) s’écrase sur une planète aride qui va se révéler être aussi très, très inhospitalière …

Dès sa séquence d’ouverture ultra spectaculaire (le crash) on se dit que l’on est devant plus qu’une petite série B.

Twhohy réalise avec intelligence un démarquage de « Alien » et « Aliens » dont les créatures (signées Patrick Tatopoulos) sont une incontestable réussite.

La séquence de l’éclipse est un pur moment de cinéma.

On peut néanmoins regretter les punchlines de Diesel qui n’apportent pas grand chose.

Efficace et spectaculaire.

CAB

Jeux de guerre (1992) / Phillip Noyce

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La petite famille de Jack Ryan est tellement horripilante que le spectateur espère que les Irlandais arriveront à leur fin.

Néanmoins la mise en scène inspirée de Noyce rend le film agréable à suivre et la séquence de guerre électronique est tout simplement démente.

Très bien foutu et efficace.

CAB