Le bal (1983) / Ettore Scola

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Du front populaire aux années 80, la grande histoire vue à travers le prisme d’une salle de bal.

Scola adapte un spectacle de théâtre et en fait un superbe objet cinématographique sans paroles, qui n’est ni une comédie musicale, ni du théâtre filmé.

Il nous entraine dans un voyage à travers l’histoire de France en musique(s) et (un peu) en danse et rend hommage au septième art (les séquences avec un Gabin période « Pépé le moko » ou encore celle citant « Top hat » ).

Il n’omet surtout pas de traiter les pages sombres de l’histoire comme la seconde guerre mondiale (avec son allemand dansant avec un collaborateur) ou bien la guerre d’Algérie.

Le choix des chansons est toujours remarquable et dit beaucoup plus que n’importe quel dialogue.

Un petit bijou d’originalité brillamment mise en scène dans cet espace confiné.

CAB

Boris Godounov (1989) / Andrzej Zulawski

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1874 : Modeste Moussorgski assiste, à Saint-Pétersbourg, à la première de son opéra Boris Godounov qui retrace le règne et la chute du tsar (Ruggero Raimondi fabuleux) rongé par la culpabilité.

Il fut un temps où les films d’opéra, produits par Daniel Toscan du Plantier, étaient très en vogue.

A l’origine, « Boris » devait être réalisé par Andreï Tarkovski, qui décéda en cours de production. Toscan proposa ensuite le film a Andrzej Wajda qui, n’ayant pas du tout l’oreille musicale, fut remplacé par Zulawski.

L’âme slave du réalisateur se fond parfaitement dans l’opéra de Moussorgski.

Beaucoup moins hystérique que la plupart de ses films, le Boris de Zulawski bénéficie d’une somptueuse direction artistique (notamment les décors splendides et les costumes qui ont visiblement beaucoup inspiré le « Dracula » de Coppola).

Zulawski s’amuse en faisant apparaître parfois dans le champ des projecteurs ou l’équipe technique sans que cela ne vienne perturber le récit.

Il se permet même quelques anachronismes (les soldats soviétiques armés) au service de sa parabole sur le totalitarisme.

Jouant avec l’espace (la scène de l’opéra, les extérieurs et le plateau de cinéma) dans de superbes mouvements d’appareil, Zulawski signe ce qui est probablement son meilleur film et qui reste tout aussi fort que lorsque que je l’ai vu, il y a 27 ans (sic), dans une salle de cinéma …

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Fame (1980) / Alan Parker

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La vie de plusieurs étudiants durant leur cursus à la High School of Performing Arts de New York.

En 2h10, Parker réussit la gageure de condenser quatre années de formation (et de vie) de ses personnages.

Mais contrairement à ce que son titre pourrait le laisser croire, la route vers la gloire de ces apprentis acteur / danseurs / musiciens est très loin d’être joyeuse.

Sous ses couverts de comédie musicale, Parker signe un film dramatique qui n’épargne aucun de ses personnages et révèle leurs failles les plus intimes.

Remarquable.

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Les Commitments (1991) / Alan Parker

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Ou comment monter un groupe de soul music à Dublin.

Après un passage réussi à Hollywood, Parker revenait en Europe (en Irlande ici) avec ce « petit » film interprété par des acteurs non-professionnels tous bluffants.

Sans jamais oublier son contexte social, Parker signe une comédie douce amère dont les séquences musicales sont réjouissantes (« destination anywhere » donne toujours des frissons).

Parker s’amuse beaucoup à se citer ( « Fame » et « Mississipi burning » ) et s’offre même un petit cameo.

La conclusion du film est un très joli moment.

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Pink Floyd The Wall (1982) / Alan Parker

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Le chanteur Pink enfermé dans sa chambre sombre dans la folie et se remémore son enfance …

Parker met en image le célèbre album de Pink Floyd et signe un très grand film sur l’aliénation sous toutes ses formes.

Sans presque aucun dialogues, grâce à la force de ses images et de sa mise en scène, Parker nous plonge dans les méandres du cerveau de son personnage principal.

Le film n’est absolument pas un long clip mais une œuvre maitrisée de bout en bout.

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Une chambre en ville (1982) / Jacques Demy

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Demy réalise un grand mélodrame sur fond de grève à Nantes (bien sûr).

Une fois de plus une histoire d’amours déçus chantée sur une partition de Michel Colombier bien inférieure à celles de Michel Legrand dans les autres films de Demy.

Un assez beau film un peu lourd dans son discours politique mais finalement bien moins réussi que « les Parapluies de Cherbourg« .

Seconde vision : 12/10/2013

Cette version restaurée est magnifique et avec du grain !

Le film reste le même, visuellement superbe avec ses jeux de couleurs et très bien mis en scène. En revanche il est d’un tel romanesque qu’il peut paraître excessif à beaucoup (comme aux blaireaux dans la salle riant totalement à contre temps).

Le discours politique reste toujours aussi lourdaud. Les acteurs sont vraiment bons (Piccoli en « diable » est génial).

La musique de Colombier est finalement très réussie et reste gravée dans la mémoire longtemps après la fin de la projection (la chanson de Violette est un grand moment culcul terriblement efficace).

Pas le meilleur Demy mais un vrai bon film pour peu qu’on se laisse emporter.

CAB

Chercheuses d’or de 1933 (1933) Mervyn LeRoy

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Une fois de plus les chorégraphies de Busby Berkeley illuminent ce film traitant de la crise de 29.

Les sous entendus sexuels y sont légions et jubilatoires.

Une nouvelle réussite.

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Bugsy Malone / Du rififi chez les mômes (1976) / Alan Parker

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Bon euh comment dire … il y a une excellente idée faire jouer par des enfants un film de gangsters « classique » et d’y inclure des numéros musicaux.

Mais, malgré tous mes efforts, la mayonnaise ne prend absolument pas et je suis passé totalement à côté du film.

Une bien belle déception.

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Chantons sous la pluie (1952) / Stanley Donen & Gene Kelly

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LA comédie musicale par excellence.

Kelly et Donen dressent un portrait sans concessions du Hollywood de la fin des années 20 et nous offrent les plus beaux numéros dansés et chantés qui soient.

Kelly est immense, Reynolds époustouflante, O’Connor épatant et Charisse sublimissime.

Un film étourdissant, jubilatoire qui donne la patate.

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Les parapluies de Cherbourg (1964) / Jacques Demy

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Ce film est une merveille de son début réjouissant à sa fin d’une infinie tristesse.

Demy invente un genre nouveau rempli de couleurs chatoyantes, dont la mise en scène est sans cesse inventive.

Une merveille je vous dis !

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Lola (1961) / Jacques Demy

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Premier film de Jacques Demy non exempt de défauts (comme beaucoup de premiers films) mais d’une fraicheur et d’une légèreté réjouissante.

Bon tout le monde crie au génie, il ne faut pas déconner, Demy fera beaucoup mieux plus tard.

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Chorus Line (1985) / Richard Attenborough

Attenborough s’attaque à la comédie musicale et réalise un petit bijou dans son décor quasi unique et en temps réel.

Maitrisé de bout en bout ce film aux formidables numéros musicaux est un enchantement.

La séquence des résultats de l’audition est tout simplement merveilleuse.

Une très grande comédie musicale.

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Noces de sang (1981) / Carlos Saura

 

Premier volet du triptyque consacré au flamenco par Saura avec Antonio Gades, « Noces de sang » nous enchante avec sa caméra ultra mobile, la beauté de ses chorégraphies et ses plans séquences étourdissants.

La première partie quasi documentaire consacrée aux rituels des danseurs est formidable.

Une très grande réussite qui sera surpassée par le sublime « Carmen » du même duo deux ans plus tard.

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Carmen (1983) / Carlos Saura

 

Seconde collaboration entre Antonio Gades et Carlos Saura, cette version de « Carmen » est magnifique.

Un film dans lequel réalité et fiction ne cessent de s’imbriquer avec beaucoup plus de subtilité que dans « Black Swan » par exemple.

Gades cherche sa Carmen et se brûle de jalousie pour la superbe Laura del Sol.

Une très très grande réussite.

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L’Amour sorcier (1986) / Carlos Saura

 

Dernier volet de la trilogie avec Antonio Gades ce film est l’adaptation d’un ballet de Manuel de Falla.

Moins innovant que les deux précédents volets, ce drame de l’amour se déroulant dans un village gitan n’en est pas moins envoutant par ses magnifiques chorégraphies.

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Chercheuses d’or de 1935 (1935) / Busby Berkeley

 

 

Arnaques et mesquineries dans un grand hôtel sur fond de préparation d’un spectacle ne sont que des prétextes pour le feu d’artifice final.

Première réalisation de Berkeley qui malgré une histoire prétexte nous éblouit lors de ses deux numéros musicaux étourdissants (dont le fameux « Lullaby of Broadway »).

Merveilleux.

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42ème rue (1933) / Lloyd Bacon

 

Un metteur en scène dépressif répète son spectacle de la dernière chance tandis que se nouent diverses intrigues amoureuses.

Rempli de sous entendus ce film vaut une nouvelle fois pour les superbes numéros de Busby Berkeley lors des 15 dernières minutes.

Berkeley s’affranchit de l’espace de la scène du théâtre et nous livre un final éblouissant.

A noter dans un petit rôle une certaine … Ginger Rogers.

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Jesus Christ Superstar (1973) / Norman Jewison

Les derniers jours de la vie de Jésus (version hippie) sont assez déroutants et pour tout dire un peu chiants et on attend avec impatience la crucifixion d’autant plus que les chansons ne sont pas terribles non plus.

Néanmoins, même si l’ensemble est ultra daté, on retiendra la mise en scène de Jewison, la belle photo de Douglas Slocombe et les dix dernières minutes qui nous donnent enfin à voir un beau numéro musical.

Bof.

CAB.

Coup de coeur (1982) / Francis Ford Coppola

Ce film maudit de Coppola est un enchantement du début à la fin.

Visuellement époustouflant, d’une incroyable créativité, Teri Garr et Frederic Forrest s’aiment et se séparent dans un Las Vegas entièrement recréé en studio.

Une merveille.

CAB