L’hôpital (1971) / Arthur Hiller

Un meurtrier sévit dans un hôpital sur fond de mouvement social et de crise d’identité de son directeur (George C. Scott).

Pour Paddy Chayefsky, auteur du script, producteur et même voix off, l’hôpital est une métaphore de la société américaine.

Alcoolique et en plein divorce au moment du tournage, George C. Scott se livre à une mise en abîme qui force l’admiration. Malheureusement son histoire d’amour avec Diana Rigg est beaucoup trop artificielle pour fonctionner.

Le film est surtout très abscons et peine à convaincre totalement.

CAB

La règle du jeu (1939) / Jean Renoir

A l’orée de la seconde guerre mondiale, un groupe d’aristocrate se rend en Sologne pour une partie de campagne entre chasse et marivaudages.

Renoir (qui se distribue d’ailleurs un rôle de deus ex machina) signe un film somme où les bourgeois sont aussi statiques que les automates du Marquis de la Chesnaye, où une simple partie de chasse se transforme en véritable massacre grâce au génie de la mise en scène, un film où la profondeur de champ est superbement utilisée.

Cette fausse comédie de mœurs est placée sous le signe des doubles et oppose, à l’immobilisme des aristocrates, la vitalité des domestiques.

Annonciateur de la disparition du vieux monde (le dernier plan où les bourgeois ne sont plus que des ombres) « La règle du jeu » est une pure merveille.

CAB

Le charme discret de la bourgeoisie (1972) / Luis Buñuel

Trois couples (Bulle Ogier, Fernando Rey, Delphine Seyrig, Paul Frankeur, Jean-Pierre Cassel et Stéphane Audran) tentent désespérément de dîner mais, à chaque fois, un événement les en empêche.

Buñuel nous livre une critique acerbe de la bourgeoisie à la forme très originale.

Frôlant le fantastique (en invoquant les fantômes du passé) tout en restant toujours loufoque, le film est aussi un manifeste surréaliste (mais pas trop quand même).

A noter l’extraordinaire travail sur le son et les six acteurs principaux tous excellents.

CAB

Ave César (2016) / Joel & Ethan Coen

Eddie Mannix (Josh Brolin), chef de production chez Capitol Pictures doit gérer bien des problèmes avec ses stars.

Les frères Coen se font plaisir en réalisant une série de séquence iconiques de l’âge d’or des studios Hollywoodiens (le péplum, les comédies musicales etc…).

Malheureusement ils oublient le spectateur en route à cause d’un script anodin.

Bof.

CAB

Les amours d’une blonde (1965) / Milos Forman

Le directeur d’une usine, où sont employées les jeunes filles de la région, demande à ce que l’armée envoie une garnison pour remonter le moral de ses ouvrières. Or ce sont des hommes mariés qui débarquent… alors que Andula, une jeune ouvrière, cherche le grand amour.

Forman poursuit son portrait, doux amer, de la jeunesse Tchèque avec ce roman d’apprentissage d’une jeune fille mélant avec un certain brio la comédie et le drame.

La longue séquence du bal illustre à merveille l’approche quasi documentaire du réalisateur entre scènes jouées et moments captés sur le vif. Bal durant lequel se trouve une séquence où un personnage essaye de rattraper son alliance entre les jambes des danseurs qui fait furieusement penser à l’ouverture de « Indiana Jones et le temple maudit » .

Une fois de plus, Forman conclue formidablement son film.

CAB

L’as de pique (1964) / Milos Forman

Petr, un adolescent tchèque, débute dans la vie professionnelle entre premiers amours et conflits avec ses parents.

Premier long métrage de Forman, « L’as de pique » est une comédie dramatique sous influence de la nouvelle vague. D’aspect quasi documentaire le film suit les pérégrinations de son héros qui marquent son entrée dans la vie adulte.

Forman fait déjà preuve d’une maîtrise formelle qui culmine dans la séquence finale absolument géniale.

Un joli film.

CAB

Everybody Wants Some!! (2016) / Richard Linklater

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Le dernier weekend d’une équipe de Baseball à la veille la rentrée universitaire dans l’Amérique des années 80.

C’est mon premier Linklater, sachant que la série des « Before » ne m’a jamais tenté, et j’avoue que j’ai été extrêmement déçu.

Le début du film est vraiment sympathique et les personnages sont très vite attachants mais malheureusement par la suite le film ne cesse de se répéter (la boite disco, la boite country puis le concert punk et d’interminables discussions).

Les acteurs sont tous très bien, même s’ils me paraissent beaucoup trop vieux pour les personnages qu’ils incarnent.

La mise en scène est plutôt discrète sauf lors d’une séquence en split screen totalement ratée qui bat les records de faux raccords (c’est sûrement un effet de style).

Censé être un film sur les responsabilité à venir, « Everybody Wants Some!! » me parait surtout très bavard et un peu vain.

CAB

Mes meilleurs copains (1989) / Jean-Marie Poiré

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Cinq amis passent un weekend à la campagne à l’occasion de la venue en France de Bernadette l’amour de jeunesse de certains d’entre eux.

Autant le dire tout de suite c’est le meilleur film de Poiré.

Même s’il pompe éhontément le génial « Les copains d’abord » de Kasdan, le film ne se borne pas à n’être qu’une comédie de souvenirs de l’adolescence.

Derrière le rire pointe parfois le drame comme avec les deux personnages des Jean-Pierre, Darroussin (culte) et Bacri (génial en homo).

Très sympathique.

CAB

Flic ou zombie (1988) / Mark Goldblatt

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Deux policiers enquêtent sur un gang de braqueurs de banque particulièrement résistants aux balles…

Golblatt, monteur star de films d’action, passe à la réalisation avec ce polar fantastique mâtiné de blagues bien lourdes.

Le film est souvent très con (surtout les dialogues), mais il y a un zeste de conscience politique bienvenu, des effets spéciaux vraiment bien foutus pour l’époque, mais aussi Vincent Price dans un rôle de méchant qui illumine l’écran à chacune de ses (courtes) apparitions et Treat Williams qui prend très au sérieux son rôle de flic ressuscité.

Mais surtout, il y a une séquence complétement délirante dans un restaurant chinois où les canards laqués, porcs au caramel et autres mets reviennent à la vie et attaquent le duo de flics. Rien que pour cette scène le film mériterait d’être vu.

Sympa.

CAB

Le retour des morts vivants (1985) / Dan O’Bannon

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Les zombies de « la nuit des morts vivants » étaient enfermés dans des containers et stockés dans un entrepôt. Quand deux employés libèrent accidentellement le gaz dudit baril on se doute que la suite ne sera pas une romcom.

Scénariste talentueux ( « Alien », « Tonnerre de feu » , « Total recall »…) O’Bannon signe son film de zombies et se rattache habilement, à la mythologie créée par Romero.

Mais là où O’Bannon fait fort, c’est qu’il réussit à combiner son film de genre avec de la pure comédie.

Respectueux du genre mais sachant aussi s’en éloigner (les zombies parlent et pensent), ce « retour » est tout autant un excellent film de morts-vivants bourré d’idées, qu’une comédie vraiment très drôle.

Culte.

CAB

Que les gros salaires lèvent le doigt! (1982) / Denys Granier-Deferre

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Andre Joeuf (Jean Poiret, merveilleux), chef d’entreprise, invite ses employés à un weekend à la campagne dans sa maison. Lum (Daniel Auteuil) découvre qu’à la fin du séjour Joeuf doit licencier plusieurs de ses salariés.

D’un point de départ plutôt intéressant, Granier-Defferre ne fait malheureusement pas grand chose et le film se caractérise surtout par son dilettantisme et son scénario ultra bancal alors qu’il aurait pu être un terrible jeu de massacre.

On se contente simplement d’une belle galerie d’acteurs dont un Piccoli qui nous sert un numéro de haut vol totalement en roue libre et d’une dernière séquence qui montre ce que le film aurait du être.

Il y a quand même une réplique totalement culte : « Les femmes c’est comme les timbres, il a les neufs et les oblitérés ».

Dommage.

CAB

L’aventure intérieure (1987) / Joe Dante

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Un pilote de l’air force se retrouve miniaturisé et injecté dans le corps d’un vendeur hypocondriaque alors qu’une bande de truands essaye de le récupérer.

Cette comédie de science-fiction est réjouissante. Dante montre comment deux individus, que tout oppose, sont forcés a cohabiter et comment ils vont tous les deux sortir transformés (et meilleurs) de cette expérience.

La galerie de personnages secondaires est réjouissante (Cowboy, Scrimshaw, Igoe ou encore le Dr. Canker) et ILM signe de superbes effets spéciaux.

Bref c’est super sympa et maestro Goldsmith est à la baguette.

CAB

Manuel de survie à l’apocalypse zombie (2015) / Christopher Landon

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Trois scouts doivent survivre dans une petite ville envahie par les zombies.

Comme souvent dans la comédie américaine contemporaine, la finesse n’est pas de mise et c’est bien le cas ici.

Pourtant, le film se révèle sympathique (grâce à son quatuor d’acteurs) et contient quelques séquences mémorables (comme la fameuse scène du trampoline) sans jamais oublier d’être drôle et de remplir son cahier des charges « zombiesque ».

Sympathique donc.

CAB

La guerre selon Charlie Wilson (2007) / Mike Nichols

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Charlie Wilson (Tom Hanks impeccable), membre du congrès américain, fait voter des fonds secrets pour aider les moudjahidines afghans contre les envahisseurs soviétiques.

Cette comédie dramatique, politique et réjouissante de l’excellent Nichols est portée par le script très malin de Sorkin.

Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman, Ned Beatty et Amy Adams y sont excellents.

De la belle ouvrage qui nous éclaire sur le monde actuel.

Et ce carton de fin ….

Vraiment sympathique et drôle.

CAB

Inherent Vice (2014) / Paul Thomas Anderson

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Dans les années 70, un détective privé, gros fumeur de joints, mène l’enquête à la demande de son ex, en même temps on s’en fout parce qu’il n’y a pas de scénario.

PTA (que j’adore, précisons le) en voulant réaliser un film qui se veut être un (très) long trip, se vautre dans les grandes largeurs avec ce grand n’importe quoi certes très beau formellement mais qui a oublié d’avoir un script..

Ok c’est sympa de faire travailler des acteurs qui se font rares (Martin Short, Eric Roberts …) mais cette succession de séquences à caméos assortis de dialogues interminables sans queue ni tête est tout bonnement pénible.

Censé être drôle, le film se complait dans un vulgarité que n’aurait pas renié Max Pécas (Jena Malone racontant sa rencontre avec Owen Wilson, Josh Brolin mimant un acte sexuel avec ses doigts etc.).

Phoenix arbore un air hagard pendant tout le film et Del Toro et Reese Whitherspoon passent faire coucou en en faisant des tonnes.

Pour couronner le tout on a droit à une sorte de personnage imaginaire (Sortilege (sic)) apparaissant devant un Joaquin Phoenix défoncé, faisant avancer, parfois, le peu de récit.

Le summum étant atteint par la citation « Sous les pavés la plage » à la fin du générique de fin (LOL).

2h28 d’ennui absolu.

CAB

Terreur sur le Britannic (1974) / Richard Lester

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Le Britannic, un cargo luxueux, et ses 1 200 passages, en route pour les États-Unis, embarque des explosifs que le criminel Juggernaut menace de faire exploser en pleine mer s’il n’obtient pas une très grosse rançon..
Fallon « the champion » (Richard Harris, grandiose) et son équipe de démineurs (dont David Hemmings) vont avoir du pain sur la planche.

Lester signe film catastrophe au suspens haletant et y injecte une dose de comédie (avec le personnage de Roy Kinnear) s’intégrant parfaitement au récit.

Magistralement réalisé, un film atypique, méconnu et formidable.

CAB

Fletch aux trousses (1985) / Michael Ritchie

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Fletch est un journaliste d’investigation. Alors qu’il enquête sur un trafic de drogues, un homme d’affaires lui propose de l’assassiner contre 50 000 $. Ça sent l’embrouille.

Ode à la gloire de Chevy Chase, cette comédie policière ravira tous les amateurs de la star. Pour les autres c’est beaucoup plus difficile (voire pénible).

Assez poussif dans son intrigue, plutôt lourd et surtout très répétitif, le film se résume à une succession de numéros et de punchline (trop rarement drôles) de Chase.

Bof.

CAB

¡Trois amigos! (1986) / John Landis

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Trois acteurs au chômage (Chevy Chase, Steve Martin et Martin Short) se retrouvent par un concours de circonstances au Mexique pour sauver un village des griffes du bandit El Guapo.

Landis rend hommage aux grands westerns ( « Les sept mercenaires » , « La horde sauvage » …) et clame une nouvelle fois son amour du cinéma et de son pouvoir dans une séquence finale très réussie.

Une comédie vraiment drôle grâce, notamment, à l’abattage du trio d’amigos et bourrée d’idées (le singing bush, les costumes …).

Ultra sympathique.

CAB

Série noire pour une nuit blanche (1985) / John Landis

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Ed Okin (Jeff Goldblum) n’arrive pas à dormir, son boulot l’ennuie et sa femme le trompe … Une nuit au volant de sa voiture, il sauve Diana (Micelle Pfeiffer) des mains d’assassins Iraniens.

Cette comédie policière de Landis vaut surtout pour son prodigieux casting et ses multiples cameos de réalisateurs ou scénaristes.

Malheureusement le film manque de rythme et n’accroche jamais vraiment même si l’entreprise est vraiment très sympathique.

Dommage.

CAB

Drôles d’espions (1985) / John Landis

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Deux espions un peu losers (Chevy Chase et Dan Aykroyd) sont envoyés en URSS comme leurre pour couvrir la véritable mission de deux agents expérimentés.

Cette sympathique comédie doit beaucoup au duo Chase / Aykroyd qui s’en donnent à cœur joie.

On y retrouve tous les ingrédients du cinéma de Landis : une mise en scène soignée et intelligente, une top musique de Elmer Bernstein mais aussi une impressionnante série de caméos (Frank Oz, Terry Gilliam, Costa-Gavras, Ray Harryhausen, Bob Hope, Joel Coen, Sam Raimi, Michael Apted, B.B. King, Larry Cohen, Martin Brest et Bob Swaim (oui celui de « la balance » ) excusez du peu.

Bref c’est du cinéma cool, typique des années 80 et vraiment bien foutu.

CAB

Il divo (2008) / Paolo Sorrentino

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La vie de Giulio Andreotti dans l’Italie contemporaine.

Ce film représente la quintessence du cinéma ou plutôt du système Sorrentino : une caméra toujours en mouvement dans les angles les plus improbables, une hystérie constante et une absence de trame narrative construite.

C’est donc aussi horripilant que (parfois) bluffant.

Toni Servillo, l’alter ego de Sorrentino, est excellent dans le rôle titre.

Bref beaucoup d’esbroufe pour un sujet en or.

CAB

Ce plaisir qu’on dit charnel (1971) / Mike Nichols

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Le parcours amoureux de deux amis sur 30 ans.

Mike Nichols décrypte l’inexorable chute de l’homo americanus (et parallèlement l’ascension de la femme) dans ce film qui réunit les prodigieux Art Garfunkel et Jack Nicholson (mentions spéciales à Candice Bergen sublimissime et une Ann-Margret bouleversante).

Au sommet de son art, Nichols nous donne une superbe leçon de mise en scène (une succession quasi ininterrompue de plans séquences) servie pas la splendide photo de Giuseppe Rotunno et les remarquables dialogues de Jules Feiffer.

Une merveille dont la géniale dernière séquence laisse pantois.

CAB

Jusqu’au bout du rêve (1989) / Phil Alden Robinson

Kevin Costner entend des voix qui lui ordonnent de construire un terrain de baseball sur ses champs de maïs…

Phil Alden Robinson signe un film somme de l’americana en y ajoutant une touche de merveilleux.

Les 15 dernières minutes sont bouleversantes, le score  de James Horner est immense, c’est l’avant dernier film d’un Burt Lancaster impérial et c’est aussi, et surtout, une petite merveille brillamment mise en scène.

C’est surtout le seul film au monde où deux types se lançant un balle de baseball, te font pleurer comme un madeleine.

Superbe.

CAB

Un ticket pour deux (1987) / John Hugues

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Alors qu’une tempête de neige sévit, un publicitaire (Steve Martin, top) tente de rejoindre sa famille à Chicago. Il se retrouve accompagné par un représentant (John Candy, top) en accroches de rideaux de douches…

Sur un postulat ultra vu et connu (deux personnes que tout oppose doivent cohabiter ensemble), Hughes signe une jolie comédie et mêle avec talent humour et émotion.

Les deux acteurs principaux s’en donnent à cœur joie grâce à un script distillant quelques morceaux de bravoure (la séquence dans la voiture, la scène des « fuck » etc.).

Hugues, outre ses talents de scénariste, montre, une fois de plus, qu’il est aussi un excellent metteur en scène.

Ultra sympathique (même si on peut préférer « Uncle Buck » ).

CAB

An Alan Smithee Film (1997) / Arthur Hiller

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Un faux documentaire racontant comment un réalisateur (Eric Idle) disparu avec la seule copie existante d’un futur blockbuster réunissant Sylvester Stallone, Jacki Chan et Whoopi Goldberg 5 jours avant sa sortie.

Le film doit son titre au fameux Alan Smithee qui est le pseudonyme utilisé par un réalisateur qui ne veut pas signer de son vrai nom un film qu’il désavoue. L’ironie de l’histoire veut que Arthur Hiller qui a signé ce film fit retirer son nom du générique suite à des désaccords avec Joe Eszterhas, scénariste et coproducteur du film.

Il faut dire que ce joyeux bordel fut porté par un Eszterhas sûr de son fait et se révéla être un énorme bide.

Le film est une satire au vitriol du Hollywood des années 90 et surtout un règlement de comptes, voulu par Eszterhas, avec les executive des studios et Michael Ovitz en particulier. Ça part malheureusement dans tous les sens et les quelques bonnes idées sont noyées par le n’importe quoi de l’ensemble.

On sauvera des cartons de présentation des personnages plutôt drôles, des caméo sympathiques (Stallone, Goldberg, Chan, Weinstein, BB Thornton, Robert Shapiro, Shane Black et même Naomi Campbell) et certaines séquences savoureuses.

Le film fait beaucoup penser à « Bullworth » dans la forme et le parcours du personnage principal.

Bref c’est du n’importe quoi mais ça se laisse voir.

CAB

La bonne fortune (1975) / Mike Nichols

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Début 1900, deux escrocs (Beatty et Nicholson) tentent de soutirer la fortune d’une riche héritière (Stockard Channing).

Tourné juste après le remarquable « Shampoo » , cette comédie écrite par Carole Eastman (scénariste de « Five easy pieces » ), avec son casting royal de potes et son excellent metteur en scène, était considérée par tout le monde comme un futur succès. Ce fut un bide absolu au contraire de « Shampoo » .

Malheureusement, comme le raconte Peter Biskind dans « Star », personne n’avait lu le script avant le tournage. Et il faut bien reconnaître qu’il y a un gros problème de scénario et que surtout il n’y a pas de fin.

En outre, Nicholson nous sert un numéro de cabot à la limite du supportable et certains gags sont vraiment lourdingues.

Néanmoins, Nichols arrive à créer quelques beaux moments notamment dans de très beaux plans séquences au sein desquels les personnages se meuvent hors champs pour réapparaître ailleurs dans le cadre.

On sauvera aussi l’épisode avec la malle plutôt drôle avec son enchainement de catastrophes qui viennent contrecarrer les plans de nos deux pieds nickelés.

Raté mais intéressant.

CAB

Primary Colors (1998) / Mike Nichols

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Les primaires à l’investiture démocrate vues de l’intérieur où comment Bill Clinton accéda à la fonction suprême malgré ses nombreuses casseroles.

Nichols signe l’adaptation très réussie du best seller éponyme et nous plonge dans les coulisses d’un monde où tous les coups sont permis. Totalement cynique, le film est aussi drôle, au début, que dramatique dans sa dernière partie à mesure que les illusions de son héros disparaissent.

Il faut saluer une fois de plus le formidable talent de directeur d’acteur de Nichols servi ici par un casting haut de gamme (Travolta, Billy Bob Thornton, Kathy Bates, Emma Thompson et même Larry Hagman).

La mise en scène n’est pas en reste avec ses habituels longs plans séquences qui ne sont jamais de l’esbroufe ou bien encore les géniales séquences de poignées de mains qui ouvrent et clôturent le film.

Une nouvelle réussite du trop sous estimé Nichols.

CAB

Comment claquer un million de dollars par jour? (1985) / Walter Hill

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Un jouer de baseball de troisième division (Richard Pryor) hérite de 300 millions de dollars d’un arrière grand oncle. Mais pour les recevoir il va devoir dépenser 30 millions de dollars en 30 jours sans jamais acquérir de biens.

Pour cette cinquième adaptation du roman éponyme Hill se retrouve derrière la caméra pour cette comédie.

Hill tente de mettre en place (comme dans « 48 hrs ») un duo noir/blanc mais le personnage interprété par John Candy disparait assez vite au profit de Pryor qui vampirise littéralement l’écran et s’en donne à cœur joie.

Typique de la comédie des années 80, le film est aussi totalement hystérique avec ses personnages hurlant chacune de leurs répliques.
Son principal intérêt résidant dans l’ingéniosité mise en place par Pryor pour dépenser ses 30 millions. Malheureusement c’est le seul enjeu dramatique et le film tourne très vite en rond.

Bof.

CAB

Transamerica Express (1976) / Arthur Hiller

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Un homme (Gene Wilder) rencontre une femme (Jill Clayburgh) dans un train et devient, malgré lui, témoin d’un meurtre et accessoirement tombe du train …

Sur un canevas Hitchcockien en diable (un homme innocent accusé d’un meurtre), Hiller signe une comédie réjouissante qui doit beaucoup à l’abattage d’un Gene Wilder en très grande forme.

C’est aussi la première réunion du duo Wilder/Pryor (même si Pryor n’apparaît qu’au bout d’une heure de film). Ils nous livrent une séquence d’anthologie dans laquelle Wilder se déguise en black.

Le gimmick du film qui fait chuter Wilder plusieurs fois du train est formidable d’inventivité et de drôlerie.

Ce voyage est ultra sympathique, drôle et suffisamment mouvementé.

CAB

Medicine Man (1992) / John McTiernan

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Une biologiste (Lorraine Bracco en roue libre) est envoyée dans la jungle amazonienne pour assister le Docteur Robert Campbell (Sean Connery avec les cheveux de Jerry Goldsmith) qui a, visiblement, fait une découverte médicale de la plus haute importance.

Après « The hunt for red october » McTiernan dirige ce drôle de film à la fois comédie (romantique sur la fin) jouant sur l’antagonisme entre Bracco et Connery mais aussi film d’aventure vaguement écologiste.

La principale limite du film se situe dans le script du très surfait Tom Schulman (« Dead Poets Society » et « Honey, i shrunk the kids ») qui navigue dans tous les sens sans vraiment faire un choix malgré quelques dialogues savoureux.

C’est vraiment dommage car McTiernan signe une magnifique mise en scène toute en mouvements (la séquence de la promenade dans les arbres est à ce titre merveilleuse) portée par un très beau score de Jerry Goldsmith.

Malgré tout le film se laisse voir avec et n’est pas la daube annoncée.

CAB

L’oncle Buck (1989) / John Hughes

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L’oncle Buck, un quarantenaire vivant comme un ado, doit s’occuper des trois enfants de son frère …

Symptomatique des films de John Hughes, cette comédie est un vraie réussite.

Le regretté John Candy, dans le rôle titre, fait preuve d’un abattage impressionnant et habite le film de sa présence ultra sympathique.

C’est drôle, enlevé et malin. Le scénario est très bien écrit et possède de vrais personnages qui existent (Macaulay Culkin en gamin ayant réponse à tout, l’adolescente rebelle, la voisine etc.).

Hughes alterne avec brio gags visuels et dialogues réjouissants.

Bref c’est du tout bon.

CAB

Hope and Glory: La guerre à sept ans (1987) / John Boorman

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Boorman nous narre son enfance pendant la seconde guerre mondiale dans un Londres sous le blitz.

C’est un très joli film sur l’enfance dont le ton est léger voire drôle.

Boorman se raconte et glisse quelques clins d’œils savoureux (les figurines du chevalier et de Merlin, l’équipe de tournage).

Les personnages sont tous très forts et bien définis et le spectateur ne peut qu’avoir de l’empathie pour eux. On citera Ian Bannen, génial, en grand père à la tête d’un gynécée (ses filles se prénomment Faith, Hope, Grace et Charity qui représentent tout ce que sa femme considère avoir perdu après son mariage).

Bannen est d’ailleurs présent dans une très belle scène de cricket qui est aussi un moment de transmission entre trois générations.

C’est agréable, plaisant et intelligent malgré une petite perte de rythme dans le dernier tiers.

CAB

Spinal Tap (1984) / Rob Reiner

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Un faux documentaire sur le groupe de metal le plus bruyant d’Angleterre en tournée aux États-Unis.

Ce premier film, Reiner est plutôt réussi et drôle. Son portrait d’un groupe de hard rocker en pleine déliquescence est assez savoureux et surement beaucoup plus proche de la réalité qu’on le pense.

C’est assez malin, novateur, bien fait et surtout servi par ses excellents acteurs (dont Anjelica Huston et Billy Crystal dans des cameos).

Sympathique.

CAB

La brûlure (1986) / Mike Nichols

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Nichols porte à l’écran le roman autobiographique de Nora Ephron (scénariste de « Quand Harry rencontre Sally » notamment) sur sa rupture avec Carl Bernstein (le journaliste des « Hommes du président« ).

Ce qui surprend de prime abord c’est le rythme du film qui enchaine avec virtuosité les ellipses pour faire avancer son récit.

L’écran est vampirisé par les deux acteurs principaux, Meryl Streep, une fois de plus parfaite, et un Jack Nicholson sobre et charmeur entourés par une pléiade de seconds rôles savoureux (R. Masur, J. Daniels, M. Stapleton, Milos Forman et un débutant nommé Kevin Spacey).

Le film est assez drôle et doux amer. Bon ce n’est pas le meilleur film de son réalisateur mais Nichols a un véritable talent de metteur en scène qui transparait dans certaines séquences, ici un dîner où la tension monte jusqu’à son apogée.

Pas mal du tout.

CAB

Bons baisers d’Hollywood (1990) / Mike Nichols

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Suzanne Vale (Meryl Streep) est une actrice qui sort de désintoxication après une overdose. Pour pouvoir jouer dans son prochain film, elle doit retourner vivre chez sa mère (Shirley McLaine) ancienne star Hollywoodienne.

Mike Nichols adapte le roman, semi autobiographique, de Carrie Fisher et signe un beau film sur les rapports mère/fille.

Les deux actrices principales sont remarquables Streep (dans le rôle de Carrie Fisher) en fille dévorée par sa mère et McLaine (dans le rôle de Debbie Reynolds mère de Fisher à la ville) en vieille star alcoolique étouffant sa fille.

Nichols prouve, une fois de plus, qu’il est un excellent directeur d’acteur et un metteur en scène talentueux notamment dans la très belle séquence d’ouverture.

Richard Dreyfuss, Gene Hackman, Annette Bening et Dennis Quaid encadrent parfaitement le duo de stars qui vampirisent littéralement l’écran.

Drôle et touchant même si ce n’est pas le meilleur film de Nichols.

CAB

Le plus escroc des deux (1988) / Frank Oz

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Deux escrocs (Michael caine et Steve Martin) s’affrontent sur la côte d’azur pour voler (et conquérir) Jane Colgate (Glenne Headly).

Cette comédie réalisée par Frank Oz est aussi drôle que très bien écrite et filmée.

La réussite du film tient aussi beaucoup au très savoureux tandem Caine / Martin (qui parfois en fait un peu trop) qui reprennent les rôles initialement tenus par Marlon Brando et David Niven dans « Les séducteurs » en 1964.

Oz ne verse jamais dans les clichés sur la France et signe un film très efficace.

Sympathique.

CAB

Avoir vingt ans (1978) / Fernando Di Leo

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Lia et Tina, deux jeunes italiennes, intègrent une communauté hippie à Rome en quête de nouvelles expériences.

Di Leo place son film sous le patronage de la fameuse citation de Paul Nizan : « J’avais vingt ans et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. » qui ouvre le film et lui donne son titre.

Ce qui commence comme une sorte de film (légèrement) érotique italien devient, au fur et à mesure de l’avancée du récit, une suite de désillusions pour ses deux héroïnes jusqu’à basculer dans le drame le plus noir.

La communauté rêvée n’est qu’un ramassis de drogués inertes menés par une sorte de gourou qui n’a de cesse de demander aux nouvelles arrivantes de se prostituer afin de payer un loyer. On y trouve pèle mêle un cinéaste expérimental féministe (dans une séquence très drôle qui déboulonne le cinéma vérité), un adepte de la méditation qui n’a pas bougé depuis trois mois ainsi qu’une galerie de freaks en tout genre.

Ici toute volonté d’expériences sexuelles est immédiatement annihilée par l’incapacité des hommes.

Cette partie est plutôt humoristique jusqu’au virage à 360° qu’opère le film lorsque ses protagonistes quittent Rome.

La conclusion du film située dans restaurant est un modèle d’angoisse et de violence sourde jusqu’à l’incroyable, et éprouvant, final et que dire de ce dernier plan (avec sa musique disco totalement inappropriée) qui enterre définitivement toutes les illusions nées dans les années 70.

En cela Di Leo (qui se donne un rôle essentiel et au combien parlant à la fin du film) rejoint les cinéastes américains du nouvel Hollywood même si parfois son film fait plus penser à une bande fauchée un peu foutraque.

Éprouvant.

CAB

Le loup de Wall Street (2013) / Martin Scorsese

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L’ascension et la chute du trader Joran Belfort (DiCaprio).

Papy Scorsese revient (enfin) en forme avec ce film fleuve mais prenant de bout en bout.

DiCaprio dans le rôle titre donne la pleine mesure de son talent, épaulé par l’épatant Jonah Hill et une myriade d’excellents acteurs dans des rôles secondaires.

Jean Dujardin vole à DiCaprio ses scènes (nan je déconne) en revanche Matthew McConaughey, lui, est une nouvelle fois parfait.

Le film est extrêmement drôle de bout en bout et contient quelques moments d’anthologie.

Scorsese fait du monde de la finance une sorte de secte dont DiCaprio est le gourou (les séquences de « prêches » sont à ce titre édifiantes)

On regrettera néanmoins la filiation formelle avec « les Affranchis » et « Casino » qui n’apporte pas grand chose de nouveau même si thématiquement les films ne se ressemblent pas.

CAB

Les banlieusards (1989) / Joe Dante

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Une bande de banlieusards (Tom Hanks, Carrie Fisher, Bruce Dern) est intriguée par leurs étranges nouveaux voisins les Klopek.

Joe Dante signe une satire virulente de la vie de la banlieue américaine dans cette comédie parfois un peu « too much ».

Les personnages sont très réussis, notamment un Bruce Dern d’anthologie en militaire d’opérette ou encore Corey Feldman en spectateur de la comédie humaine de la banlieue.

Comme souvent avec Dante les références cinématographiques sont légions (la séquence à la Sergio Leone est grandiose).

Certains gags sont franchement savoureux comme le chien des Klopek qui se nomme Landru mais d’autres sont assez lourdingues.

Jerry Goldsmith signe une géniale musique qui fut longtemps le Graal des collectionneurs de BOF.

Bref c’est un film très sympathique et distrayant qui manque malheureusement de finesse.

CAB

Les garçons et Guillaume, à table! (2013) / Guillaume Gallienne

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Gallienne met en scène la quête de son identité sexuelle.

Le meilleur du film c’est bien évidemment Gallienne dans le rôle de sa mère (j’aime beaucoup moins son jeu dans son propre rôle) totalement bluffant.

L’autre réussite du film réside dans sa direction artistique qui est très belle, des décors aux costumes en passant par une très belle photographie.

Là où le bât blesse c’est que la partie comique du film n’est pas franchement une réussite et dégage une très forte impression de déjà vu et de lourdeur quand elle ne bascule pas dans la vulgarité gratuite (la scène avec Diane Kruger à très GROSSE connotation symbolique).

En terme de mise en scène il n’y a pas grand chose à voir, c’est assez simple et efficace et le dispositif tient plutôt la route même si la théâtralité de l’ensemble est assez présente.

Bref il y a une telle sincérité dans ce projet qu’on a pas franchement envie d’être méchant même si ce film n’est qu’une petite chose.

CAB

Le bal des vampires (1967) / Roman Polanski

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Le professeur Abronsius et son assistant sont à la recherche de vampires dans une contrée éloignée.

Polanski signe un véritable film de vampires à l’incroyable inventivité qui respecte les codes du genre mais aussi une comédie très réussie.

Chez Polanski, l’humour (souvent absurde) passe par la mise en scène (brillante ici). Le film est d’ailleurs quasi exempt de dialogues et c’est un vrai tour de force. On notera aussi que le mot vampire n’est jamais prononcé.

Dans le rôle de l’assistant, le metteur en scène est formidable tout comme le très savoureux Jack MacGowran dans celui du professeur et que dire de Sharon Tate …

La direction artistique est somptueuse (les décors notamment) tout comme la photo de Slocombe.

Bref c’est un régal.

CAB

No pain no gain (2013) / Michael Bay

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L’histoire (vraie) de l’enlèvement d’un riche business man par un trio de culturistes (sic).

Bay réalise une comédie d’action (pas du tout fine). L’humour est ultra gras et bien lourdingue mais heureusement ce n’est pas le meilleur du film.

Le meilleur ce sont des personnages qui existent vraiment et ne sont pas de sombres crétins. juste une bande de looser qui veulent croire en leur rêve américain et de ce côté là c’est assez réussi.

L’utilisation des diverses vois off qui viennent scander le récit est vraiment très bien faite.

Comme toujours avec Bay il y a des plans super cools et spectaculaires, un vrai sens de l’image mais aussi de nombreux effets tocs.

Plutôt sympathique.

CAB

Princess Bride (1987) / Rob Reiner

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C’est un conte mais pas que …

Reiner montre une fois plus que c’est un excellent cinéaste avec cette adaptation d’un livre (et d’un scénario) du non moins excellent William Goldman.

En s’appropriant (et en respectant) les codes des contes, il nous offre à voir une pépite qui fourmille d’idées et qui est constamment drôle sans jamais négliger l’histoire et ses personnages. A ce titre les allers-retours entre l’époque contemporaine et le conte lui même lu par le grand père sont formidables.

Du casting parfait on citera Wallace Shawn hilarant, Peter Falk ou encore Billy Crystal dans une performance dont lui seul à le secret.

Bref c’est un régal.

CAB

Les Flingueuses (unrated) (2013) / Paul Feig

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Deux flics que tout oppose doivent travailler ensemble pour démasquer un baron de la drogue.

C’est censé être une comédie super drôle qui réside sur l’opposition de deux personnages Sandra Bullock en flic coincée et Melissa McCarthy qui fait son numéro habituel de grande gueule.

Autant le dire tout de suite c’est affligeant de bêtise, ultra répétitif et surtout jamais drôle.

Et dire que ça a cartonné …

Pour être gentil on dira que c’est plutôt pas mal filmé.

Ces flingueuses font d’excellentes candidates au titre de pire film de 2013.

Nullissime.

CAB

Massacre à la tronçonneuse 2 (1986) / Tobe Hooper

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La famille de cannibales dégénérés est de retour et va devoir affronter l’oncle d’une de leurs victimes du premier épisode campé par Dennis Hopper.

Plus de 10 ans après le premier opus Hooper donne une suite à son film culte et surprend tout le monde en signant un comédie horrifique.

Au script on retrouve L.M. Kit Carson scénariste de « Paris Texas » et du remake américain de « A bout de souffle » et on se dit WTF !

Effectivement le film est un joyeux bordel où les personnages gesticulent et hurlent dans tous les sens. Hooper a eu de gros problèmes avec ses mythiques producteurs Menahem Golan et Yoram Globus de la non moins fameuse Cannon et cela se ressent.

Il y a néanmoins de magnifiques décors et Tom Savini s’en donne à cœur joie dans la tripaille et les découpages en tout genre.

Sinon c’est assez inintéressant et globalement raté.

CAB

Le ciel peut attendre (1978) / Warren Beatty

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Un quaterback de l’équipe des Rams (Warren Beatty) se retrouve accidentellement au paradis. Conscient de son erreur Mr Jordan (James Mason impérial), sorte de Saint Pierre, le renvoie sur terre dans la peau d’un milliardaire.

Beatty, devant et derrière la caméra réalise cette comédie, avec son comparse Buck Henry (scénariste du « Lauréat« ), très 70’s au discours politique un peu appuyé sur l’écologie ou les grands patrons.

Entouré de seconds rôles savoureux (Vincent Gardenia en maitre d’hôtel, Jack Warden en coach ou Buck Henry en ange)  Beatty parfait passe d’un personnage à un autre et habite le film de sa présence. Il s’entoure aussi de la fine fleur d’Hollywood, Fraker à la photo, Grusin à la musique et Towne pour le lissage du script.

Ce n’est pas toujours très fin mais un certain charme finit par imprégner ce premier film de la star que l’on peut considérer comme un galop d’essai.

Les dernières séquences douces amères apportent une profondeur bienvenue.

Beatty fera beaucoup mieux avec son magnifique « Reds ».

CAB

La Vénus à la fourrure (2013) / Roman Polanski

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Un metteur en scène en plein casting pour sa pièce adaptant le fameux roman de Sacher-Masoch voit débouler dans son théâtre une actrice qui ne convient pas du tout (a priori) pour le rôle. C’est le début d’un jeu du chat et de la souris.

Après son « Carnage » de sinistre mémoire Polanski récidive avec cette nouvelle adaptation (trop) théâtrale.

Le début est plutôt réussi et drôle mais ensuite le film n’avance plus et tourne en boucle sur son inversion des rôles pour finir de manière totalement grotesque.

Entre symbolique lourdingue (le cactus en subtil symbole phallique (sic)) et effets très, très appuyés, Polanski assure le minimum syndical. Heureusement que son duo d’acteur est excellent.

Roman, il est temps de sortir de ton théâtre !

Bof.

CAB

La grande bellezza (2013) / Paolo Sorrentino

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Un écrivain, plutôt journaliste d’ailleurs, mondain et misanthrope erre dans Rome entre fêtes et dîners. Il est surtout à la recherche de la grande beauté.

C’est un film baroque, grotesque parfois, souvent hystérique, d’une beauté formelle assez incroyable, sans véritable scénario assez ironique voire ultra critique sur une haute société Italienne oisive et qui dégomme aussi (et en vrac) les performances de l’art contemporain, le théâtre moderne etc.

Le très gros soucis du film réside dans la mise en scène de ce poseur de Sorrentino qui se regarde filmer et bouger sa caméra dans tous les sens et qui enchaine des séquences sans véritable continuité qui la plupart du temps font plus penser à une ballade touristique dans Rome.

Il y a certes quelques moments poétiques, quelques instants touchants mais trop peu à mon goût.

Toni Servillo dans le rôle titre est prodigieux aussi drôle qu’émouvant.

CAB

La fin de Freddy – L’ultime cauchemar (1991) / Rachel Talalay

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Dans cet avant dernier opus, Freddy retrouve sa fille, tue des ados (pour ne pas changer) et meurt (non ce n’est pas un spoiler c’est écrit dans le titre du film).

Seul film de la franchise en 3D (du moins dans les dernières séquences) cette fin de Freddy se démarque des autres épisodes par son ton résolument comique et assumé comme tel. On pourrait crier à l’hérésie mais ça fonctionne pas mal.

Bon le scénario est assez bordélique même si cette nouvelle exploration du personnage apporte son petit lot de nouveautés.

Comme toujours les séquences de rêves permettent tous les délires (ici un jeu vidéo ou encore Freddy en sorcière sur son balai), les effets mécaniques sont plutôt pas mal et Englund donne libre cours à un cabotinage de haut vol.

Le final en 3D qui devait être une séquence inoubliable de la série est particulièrement raté voire vraiment nulle. Talalay n’apporte finalement pas grand chose à part l’idée de la ville sans enfants très inspirée de « Twin Peaks ».

Un honnête épisode de la saga, sans plus.

CAB

Blue Jasmine (2013) / Woody Allen

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Jasmine (ex-épouse d’une sorte de Madoff) ruinée et dépressive, débarque chez sa sœur à San Francisco pour tenter de reconstruire sa vie. Après ça il ne se passe pas grand chose.

En scope, Allen filme les errances d’une femme déchue de tous ses attributs sociaux (à part son sac et sa veste Chanel designed by Karl Lagerfeld spécialement pour Cate Blanchett (ça sert aussi à ça les génériques de fin)).

Alors il y a des flash backs pour insuffler un peu de rythme et comprendre le pourquoi du comment mais c’est quand même assez lent et bavard et plutôt très méchant surtout pour ses personnages féminins et comme toujours avec Allen les acteurs sont parfaits.

Passable et ne servant pas à grand chose.

CAB

Camille redouble (2012) / Noémie Lvovsky

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Camille, actrice quarantenaire, redouble une partie de sa vie (ses 16 ans, ses premiers émois amoureux, et la perte de sa mère ).

Lvovsky remake le « Peggy Sue … » de Coppola la « french touch » (sic) en plus…

Le meilleur du film réside dans l’interprétation formidable de sa réalisatrice dans le rôle principal. Son partenaire Samir Guesmi est tout aussi bien comme les parents joués par Yolande Moreau et Michel Vuillermoz.

En revanche les caméos des potes de passage sur le tournage sont épouvantables mention particulière à Amalric grotesque et Léaud en caution « auteurisante » en totale roue libre.

Il y avait quelque chose d’intéressant à raconter sur cette fille qui revient dire au revoir à ses parents décédés dans sa vie future et qui fuit son amour de jeunesse. Malheureusement Lvovsky passe à côté du sujet (en témoigne la scène de la mort de la mère totalement ratée). Alors oui elle s’intéresse aussi et surtout aux prémices de la relation avec celui qui sera le père de son enfant mais cet enjeu me semble vraiment bien moins intéressant voire anecdotique.

Le gros hic du film réside dans l’absence totale de mise en scène et de direction artistique faisant plus penser à un téléfilm qu’à un film de cinéma. On notera aussi une utilisation hors sujet et totalement incongrue de chansons (pas terribles pour être poli) de Gaétan Roussel. Et pour parachever le tout une fin complètement bâclée.

Alors oui il y a quelques rares moments touchants voire drôles (surtout les séquences de lycée avec les copines) et la nostalgie fonctionne à plein mais ils sont trop peu nombreux pour rendre ce film autre que tout juste sympathique.

CAB

Bulworth (1998) / Warren Beatty

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C’est l’histoire d’un sénateur démocrate dépressif (Warren Beatty) ruiné qui souscrit une assurance vie et engage un tueur à gages pour le tuer le week-end de l’élection. Se sentant enfin être un homme libre, il décide d’abandonner toute langue de bois.

C’est aussi une virulente satire du système politique américain et du politiquement correct.

Bon le film est assez outrancier et parfois très lourd. Mais Beatty a de très bonnes idées de mise en scène (la renaissance de son personnage a lieu dans une église, les discours sur les minorités etc.).

Un film intéressant mais un peu trop gros pour moi que rachète son excellente fin qui l’inscrit totalement dans le cinéma américain.

CAB

Dick Tracy (1990) / Warren Beatty

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Dick Tracy (Warren Beatty) affronte le dangereux criminel Big Boy Caprice (Al Pacino) dans cette adaptation du fameux comic strip éponyme. Il y a aussi Madonna, Dustin Hoffman, James Caan et plein d’acteurs qui sont autant de références cinéphiliques.

Warren Beatty a toujours été un réalisateur intéressant (« Reds » est un très grand film) et ce film ne déroge pas à la règle.

Artistiquement, c’est tout simplement une splendeur Sylbert créé des décors de BD époustouflants, Storaro une photographie toute en couleurs dans ses cadres rappelant les comic strip d’origine et Danny Elfman signe une bien belle BO.

Beatty recycle brillamment le cinéma policier des années 30 (« Scarface » ou « l’ennemi public ») et injecte une dose d’humour bienvenue.

Il y a un petit côté « Coup de cœur » dans ce projet un peu fou qui ressemble à du Tim Burton avec le talent en plus.

CAB

Le sucre (1978) / Jacques Rouffio

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Courtois (Jean Carmet) retraité des impôts place toute la fortune de sa femme sur le cours du sucre en bourse sur les conseils de d’Hornécourt de la Vibraye (Depardieu). Mais tout ceci est une vaste arnaque…

Rouffio dénonce un monde de la finance corrompu où personne n’assume ses responsabilités en cas de krach et où ce sont les petits porteurs qui trinquent.

Bon c’est un film très lourd dans lequel le jeu constamment hystérique des acteurs est insupportable (la plupart du temps les répliques sont hurlées).

Il y avait un sujet intéressant en le traitant de manière plus pondérée.

La mise en scène peu inspirée de Rouffio achève de rendre ce film raté.

Dommage.

CAB

Alceste à bicyclette (2013) / Philippe Le Guay

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Gauthier (Lambert Wilson) acteur de téléfilms à succès tente de sortir de sa retraite Serge, acteur célèbre retiré de la vie sur l’île de Ré, en lui proposant de jouer le Misanthrope.

Le postulat de départ est plutôt intéressant et l’affrontement des deux acteurs est parfois jubilatoire (notamment dans les séquences de répétitions). Gauthier est un acteur médiocre (et il le sait) et il va essayer copier Serge de toutes les manières possibles et sur tous les plans.

Malheureusement, comme trop souvent dans le cinéma français, la mise en scène ne suit pas le propos et ne décolle pas des standards du téléfilm de luxe à la très belle images et aux très bons acteurs. Le Guay a aussi un problème de ton entre le drame et des séquences comiques parfois malvenues.

Honorable sans plus.

CAB

Jeux dangereux (1942) / Ernst Lubitsch

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Les aventures rocambolesques d’une troupe de théâtre dans le Varsovie occupé par les nazis.

Lubitsch réalise la quintessence de la comédie Hollywoodienne. Un film aussi drôle qu’intelligent et engagé.

Le couple Carol Lombard / Jack Benny est savoureux et les dialogues remarquablement fins et drôles.

L’utilisation brillante de Shakespeare est la preuve de l’intelligence et du génie de Lubitsch.

Un chef d’œuvre.

CAB

Baisers volés (1968) / François Truffaut

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Troisième film du cycle des aventures d’Antoine Doinel.

Jean-Pierre Léaud est un personnage anachronique dans la France d’avant Mai 68, inadapté social et amoureux,  il tente de trouver une place dans la société.

Truffaut signe un manifeste du film d’auteur bourré d’improvisations, léger, drôle et délicieux. Les plans séquences sont toujours aussi ensorcelants et les dialogues remarquablement bien écrits.

Le jeu de chat et de la souris que se livrent Léaud et Claude Jade est assez savoureux et l’apparition de Delphine Seyrig (mariée à Michael Lonsdale dans le film) un enchantement.

Un petit bonheur de cinéma même si on peut considérer que c’est un Truffaut mineur.

CAB

Antoine et Colette (1962) / François Truffaut

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Antoine Doinel est maintenant un adolescent qui s’éprend de Colette (Marie-France Pisier).

Truffaut signe la partie française de ce film à sketchs international (Wajda et Marcel Opüls sont à la réalisation de certains des autres segments).

Ce moyen métrage est assez charmant et fait le lien entre les « 400 coups » et « baisers volés ».

Assez intéressant, surtout dans le cadre des aventures d’Antoine Doinel.

CAB

Lake Placid (1999) / Steve Miner

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Une jolie paléontologue (Bridget Fonda) se joint à une équipe de policiers (dont un Bill Pulman hyper cool et un Brendan Gleeson très drôle) afin de débusquer un terrible crocodile.

Grâce à un mélange des genres surprenant (le film est très drôle et contient son lot de séquences d’attaques de la bête) Miner signe un film réussi et original.

Le crocodile conçu par Stan Winston (et digital domain pour la version numérique) est très bien foutu.

Efficace et (très) sympathique.

CAB

Les aventures d’un homme invisible (1992) / John Carpenter

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Carpenter signe ce film de commande et s’efface devant cette love story dans laquelle Chevy Chase fait son numéro et Daryl Hannah est bombesque.

Quelques idées intéressantes sur la difficulté d’être invisible (dans tous les sens du terme) et une très belle partition de Shirley Walker.

Plutôt sympathique mais assez impersonnel par rapport aux autres films du maître.

CAB

Carnage (2011) / Roman Polanski

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Au théâtre ce soir version 2011.

Si Polanski n’était pas derrière la caméra ce film serait passé totalement inaperçu.

Et surtout la pièce de Réza n’est pas si bonne que ça … le seul enjeu dramatique se résumant à comment garder ses personnages dans l’appartement.

A sauver le jubilatoire quatuor de comédiens.

CAB

La cabane dans les bois (2011) / Drew Goddard

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Un film d’horreur bien barré qui tente (maladroitement) de mettre en abime le genre.

D’excellentes idées néanmoins et en plus c’est drôle.

Pas mal du tout.

CAB

Panic sur Florida Beach (1993) / Joe Dante

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Un vrai « feel good » movie dans lequel Joe Dante fait appel à ses souvenirs de jeune cinéphile passionné de films fantastiques au début des années 60.

Une madeleine pour tous les cinéphiles, remplie de clins d’œils avec un magnifique John Goodman.

Pour l’anecdote, trouveras tu Naomi Watts qui joue un (tout) petit rôle ?

A noter aussi la réplique à la fin du générique de fin qui est très drôle.

Savoureux.

CAB

Bugsy Malone / Du rififi chez les mômes (1976) / Alan Parker

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Bon euh comment dire … il y a une excellente idée faire jouer par des enfants un film de gangsters « classique » et d’y inclure des numéros musicaux.

Mais, malgré tous mes efforts, la mayonnaise ne prend absolument pas et je suis passé totalement à côté du film.

Une bien belle déception.

CAB

La nuit américaine (1973) / François Truffaut

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Le récit du tournage de « Je vous présente Paméla » réalisé par Ferrand (interprété par Truffaut génial).

Une magnifique déclaration d’amour au cinéma par un Truffaut au sommet de son art. La mise en scène (et mise en abime) est d’une suprême intelligence.

Drôle, touchant le film est aussi servi par sa pléiade d’acteurs magnifiquement dirigés (Léaud, Bisset, Aumont, Baye, Menez, Stévenin etc.)

Le plus beau film du monde et même de l’univers sur le cinéma.

CAB

L’honneur des Prizzi (1985) / John Huston

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Nicholson (sobrissime), tueur à gages mafieux, tombe éperdument amoureux de Kathleen Turner elle aussi tueuse à gages mais peut on vraiment l’être dans un tel milieu ?

Huston signe avec jubilation son avant dernier film (à 79 ans).

Un très grand film sur l’amour, la famille dans lequel tous les mafieux sont de vieux messieurs (presque) respectables. William Hickey dans le rôle de Don Corrado Prizzi y est génial tout comme Angelica Huston en amoureuse déchue.

Les dernières séquences du film amenant à son inéducable dénouement sont une pure merveille sans parler du géniallissime dernier plan.

Une merveille.

Brewster McCloud (1970) / Robert Altman

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Un OVNI signé Altman typique du cinéma US des 70’s.

Un film libertaire, un film de serial killer, un film de poursuite … bref un beau bordel parfois horripilant mais qui finit par emporter l’adhésion du spectateur.

CAB

Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986) / John Carpenter

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Le film le plus « fun » de Carpenter.
Un hommage aux films de Hong-Kong dans lequel Kurt Russel livre une prestation ultra savoureuse dans un rôle de anti héros toujours en retard sur l’action.

Un vrai plaisir de cinéma.

CAB

Les acteurs (2000) / Bertand Blier

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Bon alors c’est un film avec plein, plein d’acteurs français hyper célèbres qui déclament des textes de Blier et puis c’est tout ….

Le film commence plutôt bien, les dialogues sont assez savoureux et puis subitement patatras tout s’écroule et débute alors une chute irréversible qui culmine dans la fameuse dernière séquence durant laquelle Blier fils est au portable avec son père …

Pas de mise en scène, le film est post-synchronisé à 98 % bref une cata.

CAB

Tucker & Dale fightent le mal (2010) / Eli Craig

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Tucker & Dale sont deux « bouseux » mais surtout de vrais amis. Lorsqu’ils rencontrent une bande d’étudiants en goguette, les apriori vont faire basculer un week-end en cauchemar.

Attention ceci est une comédie, gore certes, assez bien fichue qui retourne les règles du slasher movie autour de la notion de point de vue.

Dans la veine de « Cabin in the woods » le film est très réussi et trace aussi le portrait de deux « best friends ».

Vraiment sympathique.

CAB

Intouchables (2011) / Olivier Nakache & Eric Toledano

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Le fameux « Intouchables » est filmé comme un téléfilm français (non ce n’est pas un compliment), il possède d’immenses lacunes scénaristiques (chaque que fois que Sy dit non à quelque chose, après un cut on le retrouve étrangement entrain de faire la chose susmentionnée), il se permet de reprendre les mêmes plans dans deux séquences bien distinctes du film (Sy dans sa cité) et prend son spectateur pour un crétin en lui remettant la séquence de « poursuite » (à deux à l’heure) du début à la fin au cas ou on l’aurait oublié ….

Assez putassier et totalement démago, le film est un naufrage artistique.

Cluzet fait ce qu’il peut (sic), Sy est pas mal mais ça ne vaut pas  un prix d’interprétation !!

Emblématique d’un certain cinéma français.

CAB

Very Bad Trip (2009) / Todd Phillips

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LA comédie surprise de 2009 repose sur une fausse bonne idée (l’éllipse de la « nuit de folie »).

A l’arrivée le film est très peu drôle et la meilleure séquence reste son générique de fin avec ses photos (sic) montrant (enfin) tout ce que l’on vient de nous raconter laborieusement pendant 95 interminables minutes.

A oublier.

CAB

Tirez sur le pianiste (1960) / François Truffaut

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Un pianiste (Aznavour) joue dans un rade minable et se retrouve mêlé (malgré lui) à une sombre histoire de truands .

Deuxième film de Truffaut qui adapte David Goodis pour un polar qui n’en est pas un, vaguement parodique, assez bordélique et surtout très très « Nouvelle Vague » et moi la « Nouvelle Vague » ça m’emmerde …

Il y a de jolies intentions de mise en scène mais c’est à peu près tout.

Ah si il y a Michèle Mercier, Boby Lapointe (dans un Karaoké avant l’heure), une jolie photo du grand Raoul Coutard et des dialogues savoureux.

CAB

Les copains d’abord (1983) / Lawrence Kasdan

Suite au suicide de l’un d’entre eux, un groupe d’amis, qui se sont connus à l’université, se retrouve le temps d’un week-end.

Maintes fois copié, ce film doux amer dresse le bilan des désillusions d’une jeunesse qui fut engagée et a reniée ses idéaux.

Drôle et émouvant, au casting brillantissime (Glenn Close, Kevin Kline, Tom Berenger, Jeff Goldblum, William Hurt, Mary Kay Place, Meg Tilly, JoBeth Williams et même Kevin Costner (si, si ce sont ses cheveux au début du film)) une très belle réussite de Kasdan.

Et quelle BO !

CAB

Les experts (1992) / Phil Alden Robinson

Un vrai « feel good movie » bien foutu, efficace mais pas génial.

Très agréable et puis un film avec Robert Redford, Sidney Poitier, Dan Aykroyd, Ben Kingsley et River Phoenix ça ne se refuse pas.

CAB

Shampoo (1975) / Hal Ashby

 

Film emblématique du « Nouvel Hollywood » joliment dirigé par Hal Ashby.

Warren Beatty, Julie Christie, Goldie Hawn et Jack Warden interprètent cette comédie plutôt dramatique qui marque la fin d’une ère et dans laquelle sexe et politique s’entrelacent.

La dernière séquence est superbe.

A noter les débuts d’une certaine Carrie Fisher.

CAB

Meurtres en direct (1982) / Richard Brooks

 

Satire qui annonce la situation actuelle au Moyen Orient dans laquelle Sean Connery interprète un journaliste de la télévision.

Critique des médias, du gouvernement américain, des agences gouvernementales, Brooks s’en donne à cœur joie.

Savoureux et un peu bordélique quand même.

CAB

Le prête-nom (1976) / Martin Ritt

 

Woody Allen interprète le prête-nom de trois scénaristes placés sur la liste noire.

Réalisé, écrit et interprété pas d’anciens « blacklistés », « The Front » démontre l’injustice de cette période sombre de l’histoire d’Hollywood.

Filmé sobrement par Ritt, « The Front » recèle une séquence bouleversante avec Zero Mostel dans un rôle pas si comique et nous réjouit par sa pirouette finale.

CAB

La dernière corvée (1973) / Hal Ashby

 

Le troisième film de Ashby se situe totalement dans la veine des road movies des années 70.

Sur un script de Robert Towne, les marins de la Navy Jack Nicholson et Otis Young escortent le jeune Randy Quaid vers la prison militaire où l’attend une peine de 8 années.

Cette balade douce amère dans l’hiver Américain s’achève sur une fin poignante.

Un film drôle et touchant mais un peu bavard.

CAB

L’amour est une grande aventure (1989) / Blake Edwards

 

Edwards poursuit son exploration des thèmes abordés dans « 10 », Ritter n’est pas un excellent comédien mais le film est comme d’habitude superbement mis en scène et contient une séquence mythique (le ballet des préservatifs fluos).

Pas un grand Edwards mais néanmoins un film réussi et drôle.

CAB

Good Morning, Vietnam (1987) / Barry Levinson

 

Deux ans avant « le cercle des poètes disparus » Robin Williams se dressait déjà contre l’autorité.

Levinson réalise un film amer sur le Vietnam qui au delà de son aspect comique montre progressivement l’enlisement du conflit grâce à des séquences musicales remarquables.

La scène où Williams rencontre des soldats partant pour le front (et une mort quasi certaine) est une très belle réussite.

Un classique où l’improvisation a été le maître mot durant le tournage.

CAB

Deux flics à Chicago (1986) / Peter Hyams

 

 

Un buddy cop movie typique des années 80.
Rythme soutenu mais l’enquête policière laisse trop la place aux scènes comiques du duo Billy Crystal Gregory Hines.

Sympatique et filmé avec classe par Hyams.

CAB

Dans la peau d’une blonde (1991) / Blake Edwards

 

Avant dernier film de Blake Edwards, cette comédie doit beaucoup à l’interprétation d’Ellen Barkin.

Pas aussi abouti et profond que d’autres films de Edwards, « Switch » est néanmoins une intéressante réflexion sur ce qu’est être une femme.

CAB

Le Bûcher des vanités (1990) / Brian de Palma

 

Adaptation du roman éponyme de Tom Wolfe signée de Palma au casting impressionnant qui fut un gros bide à sa sortie.

Comme toujours avec de Palma, la mise en scène est brillante et le film d’un cynisme absolu malgré le discours moralisateur de Morgan Freeman à la fin.

Un film bien meilleur que dans mon souvenir même s’il est un peu trop outrancier par moment.

CAB

Cadavres à la pelle (2010) John Landis

 

Le grand retour de John Landis au cinéma avec cette comédie savoureuse (remake d’un film d’horreur des années 70) relatant les aventures de deux déterreurs de cadavres dans l’Angleterre du 19ème siècle.

Comme d’habitude le film comporte son lot de guest stars comme Ray Harryhausen, Costa Gavras ou encore l’immense Christopher Lee.

Ultra sympatique.

CAB

Refroidi à 99% (1974) / John Frankenheimer

Richard Harris est ultra cooool dans ce polar à mi chemin entre la fantaisie humoristique et le film de genre.

Écrit par le scénariste de « French Connection II » et de « Carnage », le film souffre du fait d’osciller entre ces deux tons et est globalement assez bordélique.

L’ensemble est réalisé avec classe par Frankenheimer et Chuck Connors y interprète un rôle mythique.

CAN

Elle (1979) / Blake Edwards

Un film « sérieux » et profond de Edwards qui ne s’interdit pas quelques gags savoureux.

Dudley Moore (en pleine crise de la quarantaine) et Julie Andrews forment un couple formidable.

Comme souvent avec Edwards la mise en scène est minutieuse et élégante.

CAB

 

Les Sorcières d’Eastwick (1987) / George Miller

 

Une splendeur pour les yeux et les oreilles, une mise en scène ultra léchée de Miller, des actrices au top (Nicholson n’ayant toujours pas digéré « Shining »).

Malheureusement le film n’est pas du tout fin mais se laisse néanmoins regarder sans déplaisir.

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Le retour de la panthère rose (1975) / Blake Edwards

Troisième épisode des aventures de l’inspecteur Clouseau.


Edwards et Sellers passent à la vitesse supérieure, une avalanche de gags, de déguisements  et de situation délirantes.

Sellers nous livre une succession de numéros hallucinants.


Et c’est toujours aussi classe en terme de mise en scène.

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