Alien: Covenant (2017) / Ridley Scott

C’est la suite de « Prometheus » qui se situe avant « Alien » (si j’ai bien compris) …

Le soucis c’est que je trouve que Katherine Waterston est le sosie de Valérie Lemercier. Après une telle révélation difficile d’apprécier un nouveau film de la saga « Alien » d’autant plus que Ridley Scott s’ingénue à faire n’importe quoi (Ridley la caméra embarquée sur l’Alien c’est pas possible).

Même Fassbender devient mauvais devant une telle vacuité.

Sniff.

CAB

La servante écarlate (1990) / Volker Schlöndorff

Dans un futur proche, les Etats-Unis sont sous le joug d’une dictature religieuse où les femmes fertiles deviennent des servantes (esclaves), vêtues de rouge, en charge d’assurer la pérennité de la race humaine…

27 ans avant la série éponyme, le roman de Margaret Atwood était adapté par Harold Pinter et porté sur le grand écran par Volker Schlöndorff.

Avec, en outre, un casting XXL (Faye Dunaway, Robert Duvall, Elizabeth McGovern, Natasha Richardson) on pouvait s’attendre à un excellent brûlot politique, malheureusement ce n’est pas le cas.

Le film est terriblement bancal et navigue sans cesse entre la dénonciation et le thriller et, in fine, ne traite pas vraiment son passionnant postulat de départ.

Schlöndorff ne montre son talent qu’à de trop rares occasions (tout le début du film et la séquence d’exécution).

Dommage.

CAB

Life: Origine inconnue (2017) / Daniel Espinosa

L’équipage de la station spatiale internationale récupère des échantillons en provenance de Mars au sein desquels se trouve une forme de vie inconnue …

Prenez « Gravity » , ajoutez une grosse pincée de « Alien » et vous obtenez « Life » .

Visuellement superbe, bourré de plans séquences assez bluffants, le film vaut aussi pour sa créature aussi belle que terrifiante (surtout dans ses premières phases).

Divertissant.

CAB

Vampyr (1932) / Carl Theodor Dreyer

Un homme, passionné par l’occulte, atterrit dans une auberge où la fille du tenancier est atteinte d’un mal étrange…

Ce premier film parlant de Dreyer est un petit chef d’oeuvre d’inventivité où le réalisateur ne cesse d’innover avec sa caméra.

Des plans en caméra subjective du point de vue d’un cadavre dans un cercueil, aux effets d’ombres chinoises en passant par la fabuleuse séquence où le héros devient un fantôme, « Vampyr » est un régal technique mais aussi une excellente histoire de vampires.

Superbe.

CAB

La dernière vague (1977) / Peter Weir

Un avocat (Richard Chamberlain) défend cinq aborigènes accusés d’avoir assassiné un des leurs selon un rituel ancestral.

Entre thriller et fantastique, Weir embrasse ses thématiques de prédilection : la relation de l’homme à la nature ici sous un aspect mystique et les croyances ancestrales contre la civilisation.

Dans une ambiance apocalyptique où l’eau est omniprésente, Chamberlain devra se découvrir pour résoudre son enquête.

Même si le film est imparfait, il possède de très beaux moments.

CAB

Razorback (1984) / Russell Mulcahy

Un monstrueux sanglier sauvage terrorise l’outback australien.

Mulcahy, petit génie du vidéoclip dans les années 80, réalisait sur ses terres d’origine cet énième ersatz de « Jaws » où un sanglier remplace le requin.

A sa sortie, le film avait fait son petit effet avec ses jeux de lumières et sa mise en scène tapageuse.

33 ans plus tard, c’est terriblement daté et complètement bordélique malgré les effets spéciaux réussis de la créature.

CAB

Rogue One (2016) / Gareth Edwards

Les rebelles mettent en place une mission suicide pour récupérer les plans de la terrible étoile noire de l’Empire.

Après l’épouvantable « Réveil de la force » , Disney décline sa franchise avec une série de films autour de l’univers de Star Wars dont « Rogue One » est le premier.

Situé juste avant « Star Wars » , « Rogue One » est une bonne surprise se rattachant à la tradition Hollywoodienne classique des films de guerre pour être une sorte de « Douze salopards » intergalactique.

Malgré un début très poussif, le film prend de l’ampleur et décolle vraiment dans sa deuxième partie.

Alors oui le Peter Cushing en CGi est affreux (voire même embarrassant), Forest Whitaker est en perdition, le moine shaolin est ridicule, Vader est filmé n’importe comment (on dirait qu’il a un bec dans la plupart des plans et il ne dégage aucune sensation de puissance) mais malgré cela, Gareth Edwards mène beaucoup mieux sa barque que Abrams et raccroche plutôt bien son film à la trilogie originale.

Très efficace.

CAB

Premier contact (2016) / Denis Villeneuve

Des vaisseaux spatiaux apparaissent sur différents endroits du globe. Une linguiste (Amy Adams excellente) est chargée d’interpréter le langage de ces visiteurs …

Ultra attendu, le film de Villeneuve est un drôle d’objet qui ne tient pas toutes ses promesses.

Très (trop ?) ambitieux, « Premier Contact » mêle une grande histoire et l’intime dans un ensemble qui peut en décontenancer certains, mais dont la partie SF est très réussie et magnifiquement mise en image.

Le soucis du film se trouve, pour moi, dans l’absence totale d’émotion ressentie alors que certaines séquences devraient être bouleversantes.

Alors même si on peut gloser des heures sur la grosse ficelle scénaristique qui est le pivot du film, il n’en reste pas moins que l’oeuvre de Villeneuve est un objet filmique assez unique qui hante le spectateur longtemps après sa vision.

CAB

Aliens – Le retour (1986) (theatrical cut) / James Cameron

Cinquante sept ans après les événements du premier opus, Ripley est de nouveau confrontée au Xénomorphe, sauf que cette fois-ci, il a fait des petits…

Ridley Scott avait créé un mythe, Cameron lui réalise un film hyper-fun dont l’excellente idée est de se démarquer de l’original.

Au milieu de son film d’action, super efficace, il n’hésite pas à glisser quelques considérations bienvenues sur le rôle de mère.

Un vrai plaisir de cinéma à chaque nouvelle vision.

CAB

Alien – Le 8ème passager (1979) (theatrical cut) / Ridley Scott

L’équipage d’un vaisseau cargo, transportant du minerai, doit affronter une créature redoutable.

Quand j’étais (très) jeune, Ridley Scott savait faire de sacré putain de bons films comme « Blade Runner » et cette petite merveille qu’est « Alien ».

Avec ses élégants travellings dans ses couloirs déserts, sa créature que l’on devine bien plus qu’on ne la voit, son casting impeccable, sa musique de maestro Jerry Goldsmith, sa maman … « Alien » transcende son genre et devient un classique instantané.

Génial.

CAB

Prometheus (2012) / Ridley Scott

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L’humanité serait-elle la création d’extra-terrestres ? Un équipage s’envole pour une planète très lointaine pour répondre à cette question…

33 ans après « Alien » , Ridley Scott revenait aux affaires pour cette nouvelle suite que tout le monde attendait avec (beaucoup trop d’) impatience.

Malgré un premier tiers très réussi et une direction artistique somptueuse, « Prometheus » se vautre malheureusement par la suite.

Son scénario se délite au fur et à mesure, pour devenir un gros bordel qui emprunte des raccourcis hallucinants sans jamais apporter la moindre réponse et on se dit que avec tout le blé qu’il y a sur l’écran ils auraient pu bosser un peu plus le script.

A vouloir trop en faire Scott nous assène une multitude de péripéties (dont le ridicule crash du vaisseau ou l’affrontement final, avec une créature ratée, digne de l’affreux « Alien 4 » de Jeunet) et ne traite même pas son (éventuel) sujet, qui se perd dans l’espace (ou dans sa suite).

Fassbender est une fois de plus impeccable et est un des rares à émerger de ce fatras.

In fine, « Prometheus » n’est ni un remake, ni une prequel, c’est un film qui s’inscrira (peut être un jour) dans la trilogie (le film de Jeunet étant une bouse) et qui recèle néanmoins quelques trop rares séquences très réussies qui nous rappellent que Scott était un sacré metteur en scène.

CAB

Planète hurlante (1995) / Christian Duguay

Sur une planète minière, ravagée par une guerre opposant un cartel minier à une alliance de scientifiques, évoluent d’impitoyables robots enfouis sous le sable : les screamers.

Dan O’Bannon (scénariste d’ « Alien » ) adapte une nouvelle de Philip K. Dick pour ce film de SF du québécois Christian Duguay.

Une sympathique série B regorgeant d’idées (les différentes formes des robots, les décors …) et plutôt bien mise en scène (la première attaque des screamers).

Dommage que le derniers tiers soit beaucoup moins réussi.

CAB

Anaconda, le prédateur (1997) / Luis Llosa

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En Amazonie, une équipe de documentaristes est prise en otage par un chasseur voulant capturer le plus grand serpent vivant…

Ce petit « Jaws » où un serpent remplace le requin, n’est pas la pire des innombrables photocopies du film de Spielberg.

Alors oui John Voight nous sert un affreux numéro de cabotinage, le serpent numérique n’est pas très réussi, le scénar est bourré d’invraisemblances mais néanmoins on éprouve un petit plaisir coupable à la vision de ce luxueux nanar.

CAB

Le retour de la momie (2001) / Stephen Sommers

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Imhotep revient et se lance à la poursuite du bracelet du Roi Scorpion.

Après un premier opus fort réussi, Sommers remet le couvert pour cette suite.

Pour le meilleur, le film renforce le côté tragique du personnage d’Imhotep, les séquences avec les armées d’Anubis sont super cool tout comme les flash-back qui ponctuent le récit et puis il y a aussi le roi scorpion…

Malheureusement le film décalque beaucoup trop l’original (la tempête de sable remplacée par une vague immense etc.) et la réincarnation de Rachel Weisz en Nefertiti est limite risible.

Sympa tout de même.

CAB

La momie (1999) / Stephen Sommers

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Un aventurier réveille accidentellement la momie du terrible Imhotep …

Reboot du classique de 1932, cette momie est une franche réussite réunissant une impeccable direction artistique, des effets spéciaux made in ILM, un score dantesque de maître Jerry, un humour potache et même quelques passages frôlant le gore.

Bref c’est super sympathique (ah cette séquence d’ouverture en Egypte ancienne) et mené tambour battant par le sous estimé Stephen Sommers.

CAB

Représailles (1985) / Sean S. Cunningham

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A la suite du décès accidentel de leurs parents, un frère et sa sœur sont recueillis par un oncle. Ils deviennent vite la cible d’une bande de voyous.

Après le succès de « Vendredi 13 » , Cunningham réalisait ce drôle de film qui mélange allègrement le drame, le film d’horreur et le thriller.

Le film se suit sans déplaisir mais est globalement assez mal foutu et la promesse d’une sorte de revenge movie avec des adolescents n’est jamais vraiment tenue.

Sinon on y retrouve de jeunes débutants nommés Eric Stoltz et James Spader.

Une curiosité.

CAB

Zu, les guerriers de la montagne magique (1983) / Tsui Hark

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En plein milieu de guerres tribales chinoises, des guerriers et un moine s’associent pour lutter contre une entité diabolique.

Hark signe un film d’art martial aux combats impressionnant situé dans la Chine moyenageuse .

D’une grande inventivité « Zu » reste une référence du genre par son incursion dans le fantastique et son côté délirant totalement assumé.

Et puis un film dans lequel un simple drap peut devenir une créature magique ne peut être que génial.

CAB

American Nightmare 3: Élections (2016) / James DeMonaco

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Où l’on retrouve un des protagonistes du second opus qui est chargé de la sécurité d’une sénatrice candidate à la Maison Blanche qui veut abolir la fameuse purge annuelle.

La série prend une tournure encore plus politique dans ce troisième épisode. C’est assez bourrin, moins bien que le second volet mais ça se laisse voir.

CAB

Independence Day: Resurgence (2016) / Roland Emmerich

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Vingt ans après la première invasion, les aliens reviennent tout casser.

Le premier épisode n’était pas terrible malgré sa promesse de bon gros blockbuster bien bourrin. Pour cette suite Emmerich réalise l’exploit de faire bien pire.

Globalement illisible, le film se signale par son script totalement nul (dire qu’il se sont mis à cinq pour écrire ça !).

Le casting est à la ramasse entre Jeff Goldblum et ses vannes moisies, Charlotte Gainsbourg qui devait avoir des arriérés d’impôts, Liam Hemsworth moins expressif que les extra-terrestres ou encore le pauvre Bill Pullman dans un rôle totalement con.

Les effets spéciaux sont, heureusement, réussis sauf certaines incrustations qui ont l’air de sortir de films des années 50.

Une belle daube.

CAB

Dernier train pour Busan (2016) / Sang-ho Yeon

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Un père et sa fille embarquent dans le train pour Busan pour échapper aux hordes de zombies qui déferlent sur la Corée.

« Dernier train pour Busan » est tout ce que « World War Z » aurait du être : c’est à dire un vrai bon film de zombie.

Yeon joue habilement avec son espace confiné et enchaîne les péripéties tout en allant au bout de ses idées.

Il y a même un (petit discours) politique, chose assez rare pour être signalée.

Tragique jusqu’au mélo, ce « dernier train… » est une « sympathique » surprise dans le genre.

CAB

Instinct de survie – The Shallows (2016) / Jaume Collet-Serra

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Une surfeuse (Blake Lively) se fait attaquer par un requin très très méchant et se retrouve bloquée sur un récif…

Ce qui se voudrait être le « Jaws » des années 2000 n’est qu’un banal huis-clos marin qui se distingue par ses SFX bien ratés comme ses vagues en images de synthèse.

Après 20 bonne minutes de surf movie mollement filmé, à base de ralentis moisis, d’images de GoPro et de techno pourrie, qui nous font regretter « The Big Wednesday » , le grand blanc fait enfin son apparition et entraîne la pauvre Blake Lively dans des aventures totalement rocambolesques dont le clou sont des méduses fluos !!

Tout juste distrayant.

CAB

Le témoin du mal (1998) / Gregory Hoblit

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Après l’exécution d’un tueur en série, un inspecteur (Denzel washington) constate que de nouveaux meurtres ont lieu selon le même modus operandi. Mais que se passe t’il ?

Sur un scénario astucieux de Nicholas Kazan, Hoblit réalisait un thriller, mâtiné fantastique, hyper efficace dont certaines séquences sont franchement réussies (la poursuite du commissariat à la rue ou la fameuse fin).

C’est assurément abracadabrantesque mais c’est aussi un de mes premier dvd donc le côté sentimental l’emporte largement.

CAB

Les châtiments (2007) / Stephen Hopkins

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Une ancienne missionnaire (Hilary Swank) enquête sur de pseudo miracles qu’elle explique par des raisons scientifiques jusqu’au jour où elle est appelée dans une petite ville où semblent s’être abattues les dix plaies d’Égypte.

Hopkins s’essaye au film d’horreur biblique et se plante à cause d’un script ridicule.

Il y a quelques moments réussi malgré tout (la rivière de sang) mais l’ensemble vire très vite au grotesque.

Un ratage.

CAB

The Faculty (1998) / Robert Rodriguez

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Des étudiants soupçonnent leurs professeurs d’être des aliens venus envahir la terre.

Rodriguez rend hommage au génial « Invasion of the body snatchers » de Don Siegel transposant le village du film original dans un lycée.

C’est vraiment sympathique, la distribution est impressionnante (Elijah Wood, Famke Janssen, Josh Hartnett, Salma Hayek, Piper Laurie, Usher, Summer Phoenix, Robert Patrick etc.), les effets spéciaux de KNB sont particulièrement réussis, bref, dans le genre, c’est plutôt cool..

CAB

Le septième sceau (1957) / Ingmar Bergman

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De retour des croisades, un chevalier rencontre la mort. Il lui propose une partie d’échecs afin de retarder l’échéance fatale …

Méditation sur le sens de la vie et la mort, le « Septième sceau » n’est pas forcément le film le plus accessible de Bergman.

Les pérégrinations d’un Max von Sydow en quête d’un sens à donner à son existence sont parfois un peu ardues mais aussi traversées de magnifiques moments comme les rencontres successives avec la sorcière et ses bourreaux ou encore la famille d’acteurs de théâtre chère à Bergman.

La danse macabre finale est un grand moment.

Un beau film exigeant.

CAB

Hardcore Henry (2015) / Ilya Naishuller

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Henry se réveille auprès de sa femme n’ayant plus aucuns souvenirs et étant transformé en une sorte de super soldat bionique.

Timur Bekmambetov sévit une nouvelle fois en produisant ce film qui ressemble beaucoup plus à un jeu vidéo qu’à autre chose.

Filmé uniquement à la première personne, « Hardcore Henry » enchaîne les séquences d’action au grès de son scénario alibi.

C’est très con, parfois très bien foutu (la poursuite en voiture assez impressionnante) mais c’est aussi assez souvent illisible.

On sauvera l’utilisation assez rigolote de la musique des « Sept mercenaires ».

Aussitôt vu, aussitôt oublié.

CAB

La septième prophétie (1988) / Carl Schultz

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Alors que les signes annonciateurs de l’apocalypse se multiplient, un couple (Michael Biehn et Demi Moore) attend la naissance imminente de son premier enfant…

Un soupçon d’apocalypse, une pincée de mysticisme et une grosse dose de « Rosemary’s baby » tels sont les ingrédients du film de Schultz.

Malheureusement la mayonnaise ne prend pas après un début plutôt prometteur et quelques bonnes idées (le personnage d’ange déchu, les flashbacks, les inversions des rôles) qui n’empêchent pas le film de devenir franchement grotesque dans son dernier tiers.

Bof.

CAB

La mouche II (1989) / Chris Walas

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Martin Brundle, fils du héros de « La Mouche », grandit (très, très vite) enfermé par une corporation qui veut qu’il achève les fameux telepods de son père.

Sur le papier, donner une suite à l’excellent film de Cronenberg avait tout de l’hérésie. Et pourtant Chris Walas se sort plutôt bien de ce projet casse gueule.

Toute la partie sur l’enfance de Martin Brundle est très réussie et parfois même émouvante. Porté par la magnifique partition de Christopher Young, le film prend ensuite un tour plus classique dans l’horreur pure et dure et remplit son cahier des charges à coup d’effets chocs.

Wallas possède un vrai sens du tragique qu’il applique avec une redoutable efficacité.

Vraiment pas mal (mode « madeleine de Proust » On).

CAB

Area 51 (2015) / Oren Peli

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Trois jeunes décident d’infiltrer la base militaire de la mythique zone 51 où se serait écrasé un ovni.

Encore un found footage tout pourri où le spectateur se tape 45 interminables minutes d’exposition (sur les 90 du film) avant de pénétrer enfin dans la base.

Oren Peli réussit même l’exploit de ne pas rendre un minimum palpitante l’exploration du lieu et tout ce qu’il pouvait receler.

Bref c’est tout naze.

CAB

Flic ou zombie (1988) / Mark Goldblatt

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Deux policiers enquêtent sur un gang de braqueurs de banque particulièrement résistants aux balles…

Golblatt, monteur star de films d’action, passe à la réalisation avec ce polar fantastique mâtiné de blagues bien lourdes.

Le film est souvent très con (surtout les dialogues), mais il y a un zeste de conscience politique bienvenu, des effets spéciaux vraiment bien foutus pour l’époque, mais aussi Vincent Price dans un rôle de méchant qui illumine l’écran à chacune de ses (courtes) apparitions et Treat Williams qui prend très au sérieux son rôle de flic ressuscité.

Mais surtout, il y a une séquence complétement délirante dans un restaurant chinois où les canards laqués, porcs au caramel et autres mets reviennent à la vie et attaquent le duo de flics. Rien que pour cette scène le film mériterait d’être vu.

Sympa.

CAB

Le retour des morts vivants (1985) / Dan O’Bannon

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Les zombies de « la nuit des morts vivants » étaient enfermés dans des containers et stockés dans un entrepôt. Quand deux employés libèrent accidentellement le gaz dudit baril on se doute que la suite ne sera pas une romcom.

Scénariste talentueux ( « Alien », « Tonnerre de feu » , « Total recall »…) O’Bannon signe son film de zombies et se rattache habilement, à la mythologie créée par Romero.

Mais là où O’Bannon fait fort, c’est qu’il réussit à combiner son film de genre avec de la pure comédie.

Respectueux du genre mais sachant aussi s’en éloigner (les zombies parlent et pensent), ce « retour » est tout autant un excellent film de morts-vivants bourré d’idées, qu’une comédie vraiment très drôle.

Culte.

CAB

Ni le ciel ni la terre (2015) / Clément Cogitore

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En Afghanistan, les hommes du capitaine Bonassieu (Jérémie Renier) disparaissent inexplicablement.

Premier long atypique, le film de Cogitore navigue entre chronique de guerre et fantastique pur. Magnifiquement éclairé et possédant de très belles séquences, il souffre parfois des ambitions un peu trop « arty » de son réalisateur (la séquence des fumigènes totalement gratuite et l’abus de la vision nocturne …).

Le casting (Jérémie Renier en tête) est impeccable.

Une bonne surprise même si avec un peu plus de rigueur cela aurait pu être un excellent film (de genre).

CAB

Hidden (1987) / Jack Sholder

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Un extra terrestre, se servant du corps d’humains comme hôte, sème le chaos et vole de très belles voitures. Deux inspecteurs le poursuivent.

Sholder mêle habilement le buddy movie et le fantastique dans ce film qui reçu le grand prix du festival d’Avoriaz présidé cette année là par Sidney Lumet.

Dès son excellente intro, Sholder nous entraine à la poursuite de son ET jouisseur sans jamais baisser de rythme.

C’est bourré de très bonnes idées, souvent drôle et le duo formé par Kyle MacLachlan et Michael Nouri fonctionne à merveille.

Une réussite.

CAB

JeruZalem (2015) / Doron Paz & Yoav Paz

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Deux américaines, en villégiature à Jérusalem, se retrouvent en plein apocalypse.

Encore un found footage cette fois ci au travers des Google Glass™ de son héroïne.

C’est du grand n’importe quoi à base de fin du monde, d’anges maléfiques qui n’est même pas sauvé par sa fin qui se voulait grandiose et n’est que ridicule.

J’aurais du me méfier il y a un grand Z dans le titre.

CAB

L’aventure intérieure (1987) / Joe Dante

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Un pilote de l’air force se retrouve miniaturisé et injecté dans le corps d’un vendeur hypocondriaque alors qu’une bande de truands essaye de le récupérer.

Cette comédie de science-fiction est réjouissante. Dante montre comment deux individus, que tout oppose, sont forcés a cohabiter et comment ils vont tous les deux sortir transformés (et meilleurs) de cette expérience.

La galerie de personnages secondaires est réjouissante (Cowboy, Scrimshaw, Igoe ou encore le Dr. Canker) et ILM signe de superbes effets spéciaux.

Bref c’est super sympa et maestro Goldsmith est à la baguette.

CAB

Chromosome 3 (1979) / David Cronenberg

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Un homme constate que sa petite fille revient avec des traces de coups après avoir rendu visite à sa mère (Samantha Eggar) internée dans l’étrange institution du docteur Raglan (Oliver Reed).

Quatrième long métrage de Cronenberg, « The brood » (la (bien nommée) progéniture), brasse toutes les obsessions du cinéaste.

Le film est assez répétitif, enchainant un peu trop mécaniquement séquences de meurtres et de thérapie.

Pas mal quand même.

CAB

Dead Zone (1983) / David Cronenberg

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Plongé dans le coma après un accident, Christopher Walken découvre à son réveil qu’il possède la capacité de revivre le passé mais aussi dans l’avenir des gens qu’il touche.

Avec cette adaptation de Stephen King, Cronenberg réalise son film le plus mainstream tout en traitant ses obsessions.

Walken (excellent) revenu d’entre les morts doit faire face à ce qui pourrait être perçu comme un don mais qui va se révéler être une malédiction. D’ailleurs Cronenberg intègre Walken physiquement dans les visions qu’il a ce qui en fait, pour le personnage, une expérience à chaque fois traumatisante.

Et comme dans « The fly », il s’agit aussi ici d’une histoire d’amour tragique.

On regrettera néanmoins que le personnage de Martin Sheen soit beaucoup trop caricatural.

Vraiment bien.

CAB

Orange mécanique (1971) / Stanley Kubrick

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Dans le futur en Angleterre, Alex, un délinquant ultra violent (Malcolm McDowell) intègre en prison un programme expérimental censé éradiquer sa violence.

Kubrick adapte le roman éponyme de Anthony Burgess et signe une réjouissante satire sociale et politique qui est aussi un film sur la nature humaine.

Dans un univers futuriste et cohérent, Kubrick dénonce un état policier qui prive certains de ses citoyens de leur libre arbitre puis les reconditionne au gré des avantages qu’il peut en tirer.

Artistiquement superbe, « Orange mécanique » est un film dense, bourré d’idées et superbement mise en scène.

CAB

Bone Tomahawk (2015) / S. Craig Zahler

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Un groupe de cowboys part à la poursuite d’indiens qui ont capturés la femme d’un des leurs.

Ce premier film de l’inconnu S. Craig Zahler, est une excellente surprise.

Malgré un début un peu lent, mais qui permet de faire exister ses personnages et de rendre ainsi le dernier tiers encore plus percutant, « Bone Tomahawk » arrive à mélanger les genres (western, survival, horreur et même le gore) avec brio.

On a plaisir à retrouver Kurt Russel en shérif, entouré de Matthew Fox, Richard Jenkins, Patrick Wilson et même la revenante Sean Young.

Seul (petit) bémol, le film aurait pu être plus court de 20 bonnes minutes.

On attend avec impatience le prochain film de Zahler.

Double top.

CAB

Hellraiser III (1992) / Anthony Hickox

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Une journaliste affronte le terrible Pinehead une nouvelle fois de retour.

Les Cénobites sont de retour dans ce troisième opus qui fait la part belle à Pinehead qui devient le véritable héros de la série.

Hickox et le scénariste Peter Askins tentent de donner un nouveau souffle à la franchise en créant de nouveaux Cénobites plutôt rigolos (le DJ, le caméraman etc.) et en développant (un peu plus) les origines de Pinehead.

Se laisse voir sans plus.

CAB

Star Wars: Le réveil de la Force (2015) / J.J. Abrams

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Trente ans après la défaite de l’Empire, une nouvelle menace plane sur la galaxie.

Lucas passe la main et malheureusement cela se ressent.

Malgré la présence de Kasdan à l’écriture, le scénario du film se résume à une succession de redites pour n’être, in fine, qu’un (très) pâle remake de l’épisode IV.

Bourré d’incohérences (Han Solo préfère subitement refaire de la contrebande, John Boyega maitrise le sabre laser en deux secondes, Daisy Ridley est une pilote hors pair par l’opération du saint esprit etc.) le film souffre surtout d’un cruel manque d’ampleur et de magie et n’est qu’une version light sans odeur et sans saveur de ses prédécesseurs auxquels il tente de se raccrocher par tous les moyens.

On rajoutera le fort mauvais goût de faire de Kylo Ren un psychopathe, Daisy Ridley et ses deux expressions ou encore les décors affreusement cheap.

Abrams fait son possible derrière la caméra (faisant trop rarement preuve de son talent) mais avec un tel script, difficile de faire des miracles.

Même John Williams se met au diapason avec une BO totalement neutre.

Assez insignifiant.

CAB

Manuel de survie à l’apocalypse zombie (2015) / Christopher Landon

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Trois scouts doivent survivre dans une petite ville envahie par les zombies.

Comme souvent dans la comédie américaine contemporaine, la finesse n’est pas de mise et c’est bien le cas ici.

Pourtant, le film se révèle sympathique (grâce à son quatuor d’acteurs) et contient quelques séquences mémorables (comme la fameuse scène du trampoline) sans jamais oublier d’être drôle et de remplir son cahier des charges « zombiesque ».

Sympathique donc.

CAB

Star wars: Episode III – La revanche des sith (2005) / George Lucas

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Troisième opus de la saga de Lucas ou comment Anakin devient Darth Vader.

Dès la grandiose bataille spatiale qui ouvre le film on se dit que Lucas a tout bon.

D’une noirceur surprenante, ce grand drame shakespearien est un régal du début à la fin.

Le voyage d’Anakin vers le côté obscur de la force devient un itinéraire poignant qui culmine dans les dernières séquences.

Lucas, en état de grâce, signe une succession de scènes impressionnantes dont le summum est atteint dans la magnifique séquence de l’ordre 66, très grand moment de cinéma, ou encore dans le duel hautement symbolique dans l’enceinte du sénat.

Une grande réussite qui gomme les quelques imperfections (mineures) des épisodes précédents et qui conclu en beauté une prélogie mal aimée (à tort).

CAB

Star wars: Episode II – L’attaque des clones (2002) / George Lucas

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Anakin a grandi et n’est pas du tout un adolescent calme.

Lucas signe l’épisode le plus romanesque de la saga et ça fonctionne plutôt bien. Il enchaine les morceaux de bravoure (l’usine des clones, la bataille dans l’arène, le duel avec Yoda, les charges sismiques …) et le spectateur assiste impuissant à la chute inexorable de la République et en parallèle au voyage vers le côté obscur d’Anakin. L’inversion des valeurs des épisodes IV, V et VI est très bien traitée (les stormtroopers sont les gentils).

Après avoir fait jouer Peter Cushing dans « La guerre des étoiles » Lucas offre un rôle à son comparse Christopher Lee, nouvelle preuve de sa cinéphilie.

Visuellement somptueux (le look rétro des vaisseaux est particulièrement réussi), le final du film reste un très grand moment de cinéma accompagnée par la géniale marche impériale d’un Williams beaucoup plus inspiré que dans l’épisode VII.

Jubilatoire.

CAB

Star wars: Episode I – La menace fantôme (1999) / George Lucas

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Premier opus de la nouvelle trilogie de Lucas qui se situe bien en amont de « La guerre des étoiles » .

Un film était tellement attendu qu’il a en déçu beaucoup et pourtant …

Alors oui il y a des éléments du film qui peuvent être horripilants (Jar Jar notamment), oui il est un peu enfantin mais Lucas a une vraie vision d’artiste et de metteur en scène.

Son récit est fluide et se suit avec plaisir, sa course de pods est un vrai morceau de bravoure et un bel hommage à « Ben-Hur » et surtout ça faisait des années que l’on avait pas vu un film de SF aussi fun.

Se bonifie à chaque nouvelle vision.

CAB

Vidéodrome (1983) / David Cronenberg

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Max Renn (James Woods), programmateur d’une chaine de télévision, voit sa vie bouleversée après avoir visionné un programme ultra violent nommé Videodrome.

Après son excellent « Scanners » , Cronenberg poursuite l’exploration de ses thèmes de prédilection et signe un de ses meilleurs films.

Réflexion sur la violence et le pouvoir des images, « Videodrome » est aussi un thriller haletant et un film fantastique à l’élégante mise en scène.

Rick Baker nous gratifie de superbes effets spéciaux mécaniques toujours aussi impressionnants (à part le bras de Woods dans la fameuse séquence du « magnétoscope humain »).

Bref c’est excellent et en plus il y a Debbie Harry qui prouve qu’elle peut aussi être une excellente actrice.

« Death to Videodrome, long lives the new flesh ».

CAB

Hellraiser II, les écorchés (1989) / Tony Randel

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Kirsty (survivante du premier opus) se retrouve dans un hôpital psychiatrique; mais les cénobites rodent toujours.

Clive Barker passe la main au monteur Tony Randel pour ce deuxième épisode qui reprend quasiment tous les personnages de premier opus.

Devant le succès rencontré par le personnage de Pinehead, les producteurs ont décidé de le faire apparaître beaucoup plus souvent à l’écran et creusent (un peu) ses origines.

Le film démarre comme une sorte de Frankenstein pour ensuite basculer dans une descente aux enfers assez cheap faute de moyens.

Le scénario est proche du grand n’importe quoi mais il y a quelques moments sympas et des séquences à la limite du supportable.

Malgré tout, le film a une certaine ampleur grâce au génial score de Christopher Young (avec des chœurs !).

Sinon le master de l’édition Arrow est plutôt pas mal malgré des passages hyper granuleux.

CAB

Hellraiser, le pacte (1987) / Clive Barker

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Une mystérieuse boite permet à un homme d’accéder à un monde maléfique où il meurt. Plusieurs années après, son frère et son épouse emménagent dans la maison du défunt …

Variation gore autour du sadomasochisme, « Hellraiser » a la plupart des défauts d’un premier film : mise en scène pas toujours inspirée, budget limité, acteurs pas vraiment dirigés.

Néanmoins il y a quelque chose d’intéressant dans cette histoire (reconstruite en flashbacks) d’une femme ressuscitant son amant maléfique et surtout Barker arrive à créer un véritable univers dès que les Cénobites entrent en scène (malheureusement trop rarement).

Et surtout il y a une partition magnifique de Christopher Young.

Imparfait mais culte.

CAB

The Green Inferno (2013) / Eli Roth

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Une bande d’activiste écologistes, et crétins, va en Amazonie pour lutter contre la déforestation et sauver une tribu.

Roth rend hommage aux films de cannibales de Deodato et Lenzi des années 70.

C’est assez bête et même gratuitement scatologique. Néanmoins le spectateur aura sa dose de gore bien dégueulasse (après 45 longues minutes).

La critique d’un activisme 2.0 est plutôt sympathique mais comme souvent avec Roth le film est bâclé (surtout les fins).

Bof.

CAB

Terminator Genisys (2015) / Alan Taylor

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Bon ben il y a des voyages dans le temps, des terminator et de la Sarah Connor dedans.

Reboot de remake de suite sans en être une, ce nouveau Terminator est du grand n’importe quoi.

Shwarzie fait un peu peine dans des gags répétitifs et l’ensemble est peu captivant.

Le pire étant que le film nie totalement ses prédécesseurs tout en les copiant allègrement.

Pour le Samedi soir (et encore).

CAB

Unfriended (2014) / Levan Gabriadze

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Après le suicide d’une lycéenne harcelée sur internet, un groupe de teenagers discute sur skype quand un mystérieux individu se joint à leur conversation. Qui est-il ?

Après le found footage, voici venir le film de fantôme 3.0 qui se déroule uniquement sur l’écran de l’ordinateur de sa protagoniste principale.

C’est plutôt bien foutu (même si le procédé devient répétitif) et globalement efficace.

Bref ici la forme prime sur un fond assez classique qui mixe tous les thèmes inhérents des college movie américains au film d’horreur.

Sympatoche pour le Samedi soir.

CAB

Jurassic World (2015) / Colin Trevorrow

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Nouveau parc, nouveaux dinosaures, dont un très méchant génétiquement modifié, et bien sûr nouvelle catastrophe en prévision.

Dès l’apparition des vélociraptors dressés, on se dit que Colin Trevorrow a tout faux et la suite ne fait que le confirmer.

Détruisant méticuleusement les mythes créés dans les excellents premiers opus de Spielberg et sans aucune magie, le film enchaine les séquences poussives sans la moindre idée de mise en scène.

Le casting est à la rue (il faut dire qu’il n’y a pas de personnages) et les dinosaures semblent bien moins beaux que dans les films d’origine.

Dire qu’ils se sont mis à quatre pour écrire ça …

CAB

La malédiction finale (1981) / Graham Baker

Damien Thorn (Sam Neil) poursuit son ascension dans les hautes sphères du pouvoir alors que la seconde venue de Jésus sur terre se profile…

Ce dernier épisode de la série (la « Malédiction IV » ne méritant pas dêtre citée), grâce au scénario de Andrew Birkin (oui le frère de l’autre), évite d’être une redite des précédents opus.

Le meilleur (le massacre des innocents, la chasse, la réunion des adeptes) y côtoie le médiocre (certains meurtres pourris, de grosses incohérences) et le film donne une impression globale de gâchis.

La direction artistique est somptueuse et Goldsmith compose sa plus belle musique.

Le final (même s’il est un peu bâclé) est grandiose.

Cool quand même grâce à la musique de maestro Jerry qui donne au film une ampleur qui n’est pas forcément à l’écran.

CAB

Damien, la malédiction II (1978) / Don Taylor

Damien Thorn poursuit son ascension dans ce second opus.

Alors que le premier opus avait une ambition allant au delà du film de genre, cette suite ressemble plus à un slasher avec ses meurtres plutôt créatifs (l’ascenseur notamment).

Les questionnements de Damien sur son statut d’antéchrist sont malheureusement balayés beaucoup trop vite et la métaphore du passage à l’âge adulte n’est pas vraiment exploitée.

Don Taylor (qui a repris le film après que Mike Hodges ait été viré) assure le minimum syndical.

Néanmoins cet épisode se laisse regarder comme un petit plaisir coupable.

CAB

La Malédiction (1976) / Richard Donner

A Rome, le nouveau né de l’ambassadeur des États-Unis (Gregory Peck, impec) meurt. Un prêtre lui confie un autre enfant né au même moment…

Excellent premier opus de cette trilogie mythique grâce à un habile scénario, métaphore de la destruction d’un couple après la naissance d’un enfant.

David Seltzer, le scénariste, et Donner donnent vie à des personnages attachants et c’est pour ça que l’on souffre avec eux.

La mise en scène de Donner est au cordeau, les cadres de Gilbert Taylor magnifiques sans oublier la partition iconique de Goldsmith.

Terrifiant.

CAB

Angel Heart – Aux portes de l’enfer (1987) / Alan Parker

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Un privé (Mickey Rourke) doit retrouver un ancien chanteur qui n’a pas honoré une dette.

Parker signe un film devenu culte et mélange habilement le polar le plus classique et le fantastique.

Même si certaines ficelles sont aussi grosses que des câbles c’est « diablement » bien mené et ça fonctionne toujours aussi bien.

La photo de Michael Seresin est sublime et de Niro et Rourke s’en donnent à cœur joie (un peu trop parfois).

Top.

CAB

Les envoûtés (1987) John Schlesinger

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Après le décès de sa femme, Cal Jamison (Martin Sheen) psychologue de la police, s’installe à New York avec son fils. Visiblement ce dernier intéresse des adeptes de la Santeria, un culte très étrange.

Une ouverture coup de poings, des enfants sacrifiés, un New York livré aux adeptes de cultes étranges, l’univers des croyants (le titre original du film) de Schlesinger est un cauchemar sans fin.

Schlesinger met habilement en scène ce film qui transcende son genre même s’il fait quelques concessions malheureuses dans son dernier tiers.

La séquence de fin est assez réjouissante.

Une réussite.

CAB

Jamie Marks Is Dead (2014) / Carter Smith

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Jamie Marks est retrouvé mort près d’une rivière. Adam et Gracie, deux élèves de son école, obsédés par cet évènement, voient apparaître son fantôme …

Après l’excellent « The Ruins » , le prometteur Carter Smith signe cet étrange film sur l’adolescence et l’éveil à l’âge adulte.

Malheureusement, malgré de vraies qualités de mise en scène, le film devient totalement abscons faute d’un scénario qui tienne la route et finit par ressembler à du Lynch (ceci n’est pas un compliment).

Raté.

CAB

It Follows (2014) / David Robert Mitchell

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Après avoir fait l’amour, une jeune fille est poursuivie par une entité cherchant à la tuer. Le seul moyen de s’en débarrasser étant de coucher avec quelqu’un d’autre et de lui transmettre la « chose ».

Abusivement comparé à John Carpenter (ce n’est pas parce que c’est filmé en scope dans une banlieue américaine que c’est du Carpenter) ce second film de David Robert Mitchell est terriblement maniéré.

Entre zooms très lents (aussi lents que sa créature) et plans filmés à la verticale, le metteur en scène se regarde beaucoup filmer et ce malgré la beauté de ses cadres.

Pour faire intello un des personnage lit « l’Idiot » et en cite des passages tout du long du film (sic).

Il y avait surement quelque chose de plus intéressant à faire avec cette GROSSE métaphore et c’est vraiment dommage car certaines séquences sont très réussies (La séquence d’ouverture, la plage, le fauteuil roulant …).

Bien en deçà de sa hype.

CAB

Les Ruines (2008) (unrated) / Carter Smith

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Un groupe de touristes va visiter une pyramide maya où le frère d’un d’entre eux effectue des fouilles.

Viscéral et étouffant, « The ruins » est une très grande réussite du film d’horreur contemporain (photographié par Darius Khondji et co-roduit par Ben Stiller s’il vous plaît !).

Un excellent huis clos de terreur en plein air.

CAB

Mad Max: Fury Road (2015) / George Miller

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Fury Road c’est le film qui te donne envie d’applaudir après la (démente) première séquence et ça, ça n’a pas de prix.

Miller conserve tous les codes de sa saga et fait preuve d’une inventivité constante tout du long de cette merveille.

Sa mise en scène renvoie à leurs études tous les tacherons qui sévissent aujourd’hui (Zack et Christopher si vous nous entendez).

Seul bémol, Tom Hardy à côté de la plaque (alors que Charliez Theron est parfaite) mais à sa décharge son rôle est ingrat et secondaire finalement.

Et ce putain de dernier plan qui dit tout.

Master George reste au firmament.

CAB

Le loup-garou de Londres (1981) / John Landis

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Deux étudiants américains se promenant dans la lande anglaise se font attaquer par un loup garou…

Le génie de Landis c’est de transcender un genre, ici le film d’horreur, et d’y ajouter du tragique, du romanesque mais aussi de l’humour sans jamais que cela paraisse artificiel.

Et puis il y a aussi : – la mythique transformation signée Rick Baker qui est toujours aussi impressionnante et nous fait ressentir les souffrances du héros.

– la direction artistique de Leslie Dilley ultra soignée, ce qui est rare pour le genre.

– David Naughton et Griffin Dunne qui forment un magnifique duo.

Bref c’est génial.

CAB

La maison du diable (1963) / Robert Wise

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Le docteur Markway réunit un groupe de personnes dans un manoir hanté afin d’analyser les phénomènes qui y ont lieu.

Avec une économie d’effets remarquable, Wise signe le film emblématique de maison hantée. En jouant sur le son, les cadres et les mouvements d’appareil, dans son superbe décor, il distille ainsi une angoisse sourde.

Mais là où le film de Wise est génial, ce n’est pas que dans les manifestations d’une force diabolique mais aussi dans le portrait, qu’il dresse, d’une femme (Julie Harris) frustrée et rongée par la culpabilité qui sombre peu à peu dans la folie. Frustration qui s’exprime notamment au travers du personnage de Claire Bloom en lesbienne télépathe.

Remarquable.

CAB

Terminator renaissance (2009) / McG

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En 2018 la résistance, et John Connor (Christian Bale, tout en sobriété, non je déconne), est sur le point de lancer l’assaut final contre Skynet.

McG relance la franchise Terminator en situant, enfin, son film dans le futur. Dans un style assez réaliste, assez proche de l’univers du roman de Cormac McCarty « La route » , il enchaine plans séquences virtuoses et séquences d’actions trépidantes.

Cette renaissance se raccroche plutôt bien aux autres films de la série et est plutôt agréable à suivre grâce notamment au personnage de Sam Worthington.

Sympathique.

CAB

Terminator 3 – Le soulèvement des machines (2003) / Jonathan Mostow

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John Connor est un jeune adulte et toujours la cible des machines qui envoient cette fois ci un Terminator féminin pour le tuer.

Exit Cameron et bonjour Mostow (réalisateur de l’excellent « Breakdown« ) pour cette suite qui se situe 10 ans après T2 .

Arnold endosse une fois de plus le blouson en cuir du Terminator mais la flamme n’est plus là. Visant ouvertement un public de teenagers (Nick Stahl et la nullissime Claire Danes incarnent les héros), malgré le talent de Mostow, le film se traine à cause d’un script en bois bourré de trous tel un gruyère.

On sauvera l’impressionnante séquence de la grue et les toutes dernières séquences qui raccordent enfin le film à la mythologie.

CAB

Terminator 2 – Le jugement dernier (1991) (extended director’s cut) / James Cameron

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Les machines envoient dans le passé un nouveau terminator, beaucoup plus évolué, pour tuer John Connor, mais Arnold veille….

Sept ans après le premier opus, James Cameron remet le couvert, avec beaucoup plus de moyens, dans cette suite, qui tient plus du remake.

ILM perfectionne ses effets spéciaux numériques, utilisés dans « Abyss », pour créer ce qui fut une petite révolution à l’époque et donner vie à un magnifique T1000 tout en métal liquide.

Malheureusement, dans sa quête d’un plus large public, le film perd de sa violence originelle et surtout transforme sa figure mythique en un jouet d’enfant. La méga star Arnold devenant une machine (sic) à punchlines défaisant ainsi l’excellent premier opus.

Ce n’est pas non plus une daube et de nombreuses séquences sont remarquables grâce à la mise en scène de Cameron.

Cette version extended director’s cut n’apporte vraiment rien de plus et les rajouts sont pour la plupart soit inutiles soit gênants (la séquence avec Kyle).

Du popcorn, parfois fun.

CAB

Terminator (1984) / James Cameron

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Un vilain robot vient du futur tuer la mère de celui qui deviendra le chef de la résistance dans la guerre contre les machines.

Cameron inventait un mythe dans cet excellent film violent, rythmé et mis en scène avec intelligence.

Arnold monolithique (à juste titre) est parfait dans le rôle titre.

Bref un classique dans le genre.

CAB

Jusqu’au bout du rêve (1989) / Phil Alden Robinson

Kevin Costner entend des voix qui lui ordonnent de construire un terrain de baseball sur ses champs de maïs…

Phil Alden Robinson signe un film somme de l’americana en y ajoutant une touche de merveilleux.

Les 15 dernières minutes sont bouleversantes, le score  de James Horner est immense, c’est l’avant dernier film d’un Burt Lancaster impérial et c’est aussi, et surtout, une petite merveille brillamment mise en scène.

C’est surtout le seul film au monde où deux types se lançant un balle de baseball, te font pleurer comme un madeleine.

Superbe.

CAB

La planète des singes: l’affrontement (2014) / Matt Reeves

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Dix ans après le début de l’épidémie qui a éradiqué une grande partie de l’humanité, les singes, menés par Caesar, vont être confrontés à un groupe de survivants humains.

Autant le précédent opus était une réussite, autant cette suite est une cruelle déception.

Même si Matt Reeves filme plutôt bien (la caméra sur la tourelle du char pour un très bon plan séquence), il ne peut lutter contre le scénario du film totalement en bois et prévisible de bout en bout. Et que dire des personnages inexistants ou ultra caricaturaux qui pour couronner le tout, sont interprétés pas un cast à la rue (les singes en CGI jouent largement mieux).

On sera juste content de saluer le retour de Michael Seresin à la photo et la jolie partition de Giacchino.

Une cruelle déception.

CAB

American Nightmare 2: Anarchy (2014) / James DeMonaco

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Lors de la purge annuelle, (une nuit durant laquelle les crimes sont autorisés), plusieurs individus vont voir leurs destins s’entrecroiser.

Après le succès d’un premier opus de sinistre mémoire, James DeMonaco revient avec cette suite largement supérieure (ce qui n’était pas très compliqué).

Ce survival urbain fonctionne plutôt bien et recèle sa dose de séquences d’action assez efficaces filmés avec (un peu) moins d’afféteries par un DeMonaco qui ajoute un contenu politique pas très fin.

Ce n’est pas non plus un chef-d’œuvre mais dans le genre ça remplit à peu près le cahier des charges même si on a une fois de plus l’impression que DeMonaco n’exploite pas toutes les possibilités de son sujet.

CAB

World War Z (unrated) (2013) / Marc Forster

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Brad Pitt est un très, très bon bon père de famille et va tenter de sauver sa famille (et accessoirement le monde) de hordes de zombies.

La principale différence entre cette version et celle sortie en salles réside dans l’ajout des plans sanglants qui avaient été expurgés pour obtenir une classification PG 13 (et faire un maximum de pognon, ce qui fut le cas).

Le film lui reste très mauvais enchainant, toujours, les séquences grotesques (mention à la pseudo réconciliation Israélo Palestinienne qui attire les zombies dans Jérusalem) et les incohérences de son scénario tout pourri (Brad Pitt comprend tout lors de trois séquences identiques). Et ce qui frappe aussi à cette seconde vision c’est la nullité absolue de tous les acteurs (Pitt en tête).

On ne sauvera que les effets spéciaux très réussis.

Mauvais.

CAB

Edge of Tomorrow (2014) / Doug Liman

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Alors que se prépare un débarquement en France censé mettre fin à une invasion extraterrestre, Tom Cruise revit indéfiniment cette journée sur les plages de Normandie. Détient-il la clé de la victoire finale ?

Liman met en scène un scénario de Christopher McQuarrie extrêmement habile. Sorte de « Un jour sans fin » à la mode fantastique, le film retrace le parcours d’un personnage lâche qui devoir aller à l’encontre de sa nature et devenir un héros. Mais son héroïsme sera anonyme car quasiment personne ne peut savoir que c’est lui qui agit.

Ici les allers et retours dans le temps sont très bien exploités, parfois drôles, parfois dramatiques mais jamais redondants.

Cruise est très bon et le duo qu’il forme avec Emily Blunt (en reine des pompes) fonctionne parfaitement.

Liman emballe le tout de manière intelligente.

Très sympathique et efficace.

CAB

Sinister (2012) / Scott Derrickson

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Un écrivain (Ethan Hawke), spécialisé dans les enquêtes de meurtres non résolus, emménage, avec sa famille, dans une maison où a eu lieu un effroyable meurtre qui sera le sujet de son prochain livre. Il découvre dans le grenier une boîte qui contient des bobines de films 8mm…

L’excellente première séquence (choc) du film donne le ton, on n’est pas là pour rigoler. Et la première partie du film ne fait que confirmer cette sensation. Hawke obsédé par son ouvrage à venir devient totalement dépendant de son sujet.

Les séquences de visionnages des fameux films sont très réussies et comportent leur lot de « surprises ». Bref la première heure est vraiment efficace malgré quelques effets gratuits.

Malheureusement quand le film bifurque vers le pur fantastique, Derrickson cède à une facilité qu’il avait jusque là (presque) évitée.

Dommage.

CAB

Les fils de l’homme (2006) / Alfonso Cuarón

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En 2027, l’infertilité et le chaos règnent sur terre. Theo (Clive Owen), un ancien activiste, est contacté par son ex-femme (Julianne Moore) pour effectuer une dangereuse mission.

Dans un univers futuriste très convaincant, Cuarón met en scène avec virtuosité le parcours ultra symbolique de son héros.

Ici les plans séquences (magistraux) ne sont pas gratuits et le film regorge de petits détails qui en font une œuvre passionnante.

Et puis il y a aussi un Michael Caine hilarant.

Bref c’est très, très bien.

CAB

Soleil vert (1973) / Richard Fleischer

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En 2022 la terre est surpeuplée et dévastée par l’effet de serre. Les ressources naturelles ont quasiment disparu. Un policier (Charlton Heston) enquête sur le meurtre d’un dirigeant de la toute puissante compagnie Soylent qui fabrique de la nourriture à base de planctons.

L’excellent Fleischer réalise ce film emblématique de la science fiction moderne.

Doté d’un univers cohérent et remarquablement mis en scène, « Soleil vert » déroule son implacable, et non moins excellent, script jusqu’à son inéluctable conclusion (à ce titre la scène de l’émeute est annonciatrice du dénouement).

Le duo formé par Heston et Edward G. Robinson (qui était mourant et dont ce fut le dernier film) est une des nombreuses réussites du film.

Toujours aussi génial.

CAB

Alerte! (1995) / Wolfgang Petersen

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Un virus de type Ebola apparaît dans une petite ville des États Unis. Comment le contenir ? Telle est la mission de Dustin Hoffman.

Mêlant film catastrophe, romance et action, ce film, de l’excellent William Petersen, se perd dans les méandres d’un script aux très grosses ficelles.

La partie romantique entre Rene Russo et Hoffman n’est pas vraiment passionnante et surtout très convenue. Les séquences d’action paraissent elles très gratuites notamment l’ultra laborieuse poursuite en hélicoptères.

Bref, malgré un très beau casting (en sus de Russo et Hoffman on retrouve Kevin Spacey (période roux), Cuba Gooding Jr., Donald Sutherland et Patrick Dempsey) le film peine à décoller et à prendre la pleine mesure de son sujet.

Malgré tout, Petersen arrive à signer quelques belles séquences grâce à une mise en scène hyper fluide et excelle en mêlant les destins individuels à la grande histoire.

Intéressant mais raté.

CAB

Godzilla (2014) / Gareth Edwards

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Le gros lézard revient pour aider les humains à combattre deux gros monstres. Bon il y a aussi une histoire de trauma mais on s’en fout on veut voir de la baston.

Après un « Monsters » de sinistre mémoire, Edwards se voyait confier la nouvelle version des aventures de Godzilla.

Le film est vraiment très beau et la mise en scène plutôt intelligente. Mais tout ceci est plombé par un scénario en bois qui enchaine avec virtuosité (sic) les trous de script.

Il y a bien une séquence cool (les parachutes) mais elle est totalement gratuite ce qui est symptomatique d’un film qui se la joue poseur en ne montrant pas la plupart des séquences de combats des monstres.

Pas terrible.

CAB

World Invasion: Battle Los Angeles (2011) / Jonathan Liebesman

La terre est attaquée (une nouvelle fois) par de méchants aliens. Cette fois ci le spectateur suit les aventures d’un bataillon de Marines « OO-RAH ».

Là on est dans le gros bourrinage sans aucune subtilité. La première vision du film avait été plutôt sympathique, la seconde pas loin d’un calvaire.

À part les séquences d’introduction vraiment bien foutues, le reste est du grand n’importe quoi, constamment en « shaky cam », et doté d’un scénario tenant sur un timbre poste.

Et que dire de cette terrible et interminable séquence de dialogues lors du retour à la base totalement grotesque et débile.

C’est mieux que l’horrible « Skyline » (ça c’était facile) mais ce n’est toujours pas le bon film bourrin d’invasion de la terre que l’on attendait.

Pénible.

CAB

La guerre des mondes (2005) / Steven Spielberg

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La terre est envahie par de très méchants alien. Tom Cruise et ses enfants tentent de survivre.

Réalisée la même année que « Munich  » , ce qui démontre une fois de plus combien Spielberg est grand, cette nouvelle adaptation de H.G. Wells est un petit bijou.

Enchainant les morceaux de bravoure et les prouesses techniques (ah ce putain de plan séquence dans la voiture) Spielberg inscrit totalement son film dans l’Americana (Boston ville centrale de l’histoire Américaine).

Ses tripodes au look rétro sont magnifiques et, grâce à la très belle photo de Kaminski, s’intègrent parfaitement dans le cadre sans jamais faire effet spécial.

Une mention à Dakota Fanning impressionnante tout au long du film.

Top.

CAB

Incassable (2000) / M. Night Shyamalan

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Un homme (Bruce Willis) survit miraculeusement à un accident de train dont il est le seul survivant. Cet évènement va transformer sa vie.

Shyamalan tente l’impossible avec ce film intimiste de super héros et réussit presque son coup.

Pour le meilleur il y une très belle mise en scène, des plans déments (Willis sortant de la piscine, le plan séquence du début, la séquence de la gare etc.), la prise de conscience de son statut par le héros, le rythme volontairement lent du film jusqu’à son apogée (la gare).

Malheureusement le personnage de Samuel L. Jackson, qui sert de moteur au récit, est un pur ratage, que le jeu du comédien n’arrange pas. Le twist final est totalement raté et inutile et vient appuyer un scénario trop bancal.

Une tentative à saluer même si elle échoue in fine beaucoup plus intéressante et ambitieuse que le vide sidéral d’un « Avengers » .

CAB

Scanners (1981) / David Cronenberg

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Un savant (Patrick McGoohan) kidnappe un scanner (une personne dotée de pouvoirs psychiques) et l’envoie infiltrer une organisation de scanners dirigée par le terrible Darryl Revok (Michael Ironside).

Après plusieurs films plus ou moins réussis (« Chromosome 3 », « Rage » et « Frissons » pour ne citer que les plus connus), Cronenberg signe enfin une vraie réussite tant sur le fond que la forme.

Sur une trame classique (l’affrontement des deux scanners rappelle bien évidemment Abel et Caïn) et débarrassé de ses afféteries, Cronenberg mêle habilement thriller et fantastique. Sous le signe du double, le scénario avance vers son inexorable fin. On peut néanmoins regretter que le récit parte un peu dans tous les sens vers la fin.

Mis en scène sobrement mais très efficacement (ah ces travelling super classes), « Scanners » s’inscrit
dans les thématiques de son auteur et ouvre une période faste pour Cronenberg (« Videodrome » , « Dead Zone » , « The Fly » etc.).

Howard Shore monte aussi en puissance avec un score mêlant orchestre et électronique.

Toujours aussi efficace malgré ses imperfections.

CAB

Poltergeist II (1986) / Brian Gibson

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La famille Freeling revient et il y a toujours de vilains esprits qui veulent s’emparer de Carol Anne.

Pour cette suite exit Spielberg et Hooper et bienvenue au tâcheron Brian Gibson.

Ça commence plutôt bien avec une cérémonie indienne sur la musique totalement démente de Jerry Goldsmith. Ensuite il y l’apparition d’un personnage de pasteur diabolique (formidable méchant interprété par Julian Beck), une séquence très belle avec des papillons, un flashback bien foutu, des effets spéciaux made in ILM (le nuage de lait, les fantômes de « Raiders of the lost ark » et deux montres (ratés) conçus par H.R. Giger.

Mais il y a aussi un humour foireux, un script foutraque et un derniers tiers totalement nul.

Le premier montage faisait 130 minutes et les 90 minutes qui ont survécu souffrent surement du charcutage des producteurs ainsi que du décès de Julian Beck qui disparaît totalement du dernier tiers du film.

Globalement, le film est beaucoup moins fin que son prédécesseur et perd tout ce qui faisait son intérêt.

Raté.

CAB

Poltergeist (1982) / Tobe Hooper

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Une famille typique américaine voit se produire de drôles de phénomène dans sa maison…

C’est le plus gros succès de Tobe Hooper au box office sous le patronage de Saint Steven Spielberg.

Quoi de plus Spilbergien que ce portrait d’une famille américaine typique dans une banlieue qui rappelle terriblement celle de « E.T. » tournée à la même époque dans les mêmes décors.

La patte de Spielberg est omniprésente à telle point que l’on dit que c’est lui qui l’a réalisé.

Artistiquement c’est très beau et soigné et ILM signe des magnifiques effets spéciaux. Le scénario est habile et les personnages existent (mention à Zelda Rubinstein).

Et puis il y a une séquence avec deux magnifiques travelling compensés.

Une belle réussite et sans morts (ce qui est très rare pour le genre).

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Le voyage fantastique (1966) / Richard Fleischer

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Pour sauver un transfuge de l’est, un sous marin, et son équipage, sont miniaturisés et injectés dans son corps pour détruire une caillot dans son cerveau.

Fleischer réalise une sorte de polar mâtiné de science fiction situé dans un corps humain extrêmement novateur.

Les multiples péripéties s’enchainent dans ce voyage aux effets spéciaux très malins et réussis.

Totalement culte, avec de sympathiques idées même si le scénario n’exploite pas toutes les possibilités qui s’offraient aux auteurs.

Et puis il y a Raquel Welch en combinaison moulante ;)

CAB

L’invasion des profanateurs de sépulture (1956) / Don Siegel

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Un médecin dans une petite ville américaine voit ses habitants devenir paranoïaques mais est-ce vraiment le cas ?

Siegel nous offre un film de SF iconique et un petit bijou d’inventivité.

Parabole du McCarthysme ou non, le film est une réussite totale. Ou comment une invasion extra terrestre prive l’humanité de toute émotion.

C’est superbement mis en scène et redoutablement efficace.

Et, en plus, il y a Sam Peckinpah dans un petit rôle.

Un chef d’œuvre.

CAB

Morts suspectes (1978) / Michael Crichton

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Une chirurgienne (Geneviève Bujold) se rend compte du nombre anormal de patients sombrant dans le coma après des interventions bénignes. Que se passe t’il ?

Pour ce second film Crichton adapte un roman de Robin Cook et non pas un de ses scénarios ou romans.

« Coma » débute comme un super épisode d’urgences (série qu’il créera 16 ans plus tard) qui permet de poser les bases du film et les tenants et aboutissants de la vie de l’hôpital. Ensuite le film bascule dans le thriller d’anticipation plutôt bien foutu.

Une fois de plus avec Crichton, la technologie qui remplace les humains représente un danger.

Malheureusement le final n’est pas très réussi et Crichton cède à certaines facilités scénaristiques.

Pour l’anecdote c’est le premier film dans lequel apparaît Ed Harris (avec des cheveux) et Tom Selleck y joue un petit rôle.

Pas mal.

CAB

Mondwest (1973) / Michael Crichton

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Delos est un parc d’attractions du futur dans lequel les visiteurs peuvent vivre dans un western, dans la Rome antique ou à l’époque des chevaliers entourés de robots plus vrais que nature. Jusqu’au jour où …

Crichton en visionnaire s’attaque cette fois ci la société des loisirs dans ce pré « Jurassic Park » très efficace.

Westworld est un monde dans lequel on peut tuer des robots (presque) impunément, où coucher avec une prostituée synthétique est un moment glauque. C’est surtout un lieu où les robots ne se laissent finalement pas faire.

Yul Brynner en « Terminator » avant la lettre est glaçant et tant qu’à faire Crichton invente aussi la future vision infrarouge du « Predator » .

Vraiment bien et en plus c’est un premier film.

CAB

Runaway – L’évadé du futur (1984) / Michael Crichton

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Dans un futur proche, peuplé de robots, un inspecteur de police Tom « Magnum » Selleck) est chargé de désactiver ceux qui ont des dysfonctionnements. Un jour apparaissent des robots tueurs…

Comme toujours avec Crichton le postulat de base est intéressant, malheureusement le film ne rempli pas ses promesses.

Les robots ne servent que de prétexte à un thriller somme toute assez banal.

Selleck est sympathique et Gene Simmons (le chanteur de KISS) campe un méchant très méchant.

Crichton sait toujours s’entourer d’excellents collaboratuers, ici il s’agit de Jerry Goldsmith qui signe son premier score électronique et de John Alonzo à l’image.

Gentillet.

CAB

Wolf Creek 2 (2013) / Greg Mclean

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Mick Taylor (le tueur en série de l’outback) est de retour et ça va sacrément charcler.

McLean reprend son personnage mythique du premier opus qui était une réussite dans le genre.

Malheureusement ici il réalise un film deux en un, avec une première partie qui décalque le précédent film et une seconde partie plutôt habile. C’est surtout un film à la gloire de Mick Taylor (John Jarratt dans un numéro, lourdingue, de cabotinage de haut vol).

McLean montre une nouvelle fois qu’il a un vrai sens du cadre et de la mise en scène.

Extrêmement violent et gore et vraiment terrifiant.

CAB

Contracted (2013) / Eric England

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Samantha se rend à une fête sans sa petite amie Nikki.
Déçue (et complètement bourrée) elle couche avec un inconnu. Le lendemain matin elle ne se sent vraiment pas bien…

England signe une sorte de remake de « The Fly » version Cronenberg dont le personnage principal est ici une femme. La métaphore du SIDA est assez appuyée et England rattache sa « maladie » à l’air du temps. C’est aussi un des rare film d’horreur dont le personnage principal est une lesbienne.

Bon c’est vraiment dégueulasse et le calvaire de la pauvre Samantha est véritablement éprouvant pour le spectateur.

Le film souffre de son côté fauché (acteurs à la ramasse) mais s’en sort plutôt bien du côté de ses maquillages réussis (et assez sobres). Le scénario déroule un à un les pires symptômes apparaissant de manière assez mécanique et parfois totalement farfelue.

L’avant final est très mauvais mais England se rattrape (un peu) dans sa dernière séquence.

CAB

Les femmes de Stepford (1975) / Bryan Forbes

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Joanna Eberhart (Katharine Ross, jolie mais terne) quitte New York et emménage dans la petite ville de Stepford avec son mari et ses deux filles. Mais les femmes au foyer de Stepford lui semble très vite bien étranges …

William Goldman adapte un roman de Ira Levin pour le producteur Edgar J. Scherick qui rêvait de renouveler le succès de « Rosemary’s baby« .

Les deux films sont assez proches dans la description qu’ils font d’une femme dont le quotidien lui semble de plus en plus étrange. Alors que le film de Polanski jouait génialement sur la paranoïa de son héroïne, ici c’est beaucoup plus convenu et plat voire même très appuyé. Typique des années 70, le film est une dénonciation lourdingue de la condition féminine.

La fameuse surprise finale est annoncée et surlignée tout au long d’un récit sans subtilités aucunes (les femmes « idéales » portent toutes de drôles de robes à froufrous (sic)).

Bryan Forbes n’est pas un bon metteur en scène et n’apporte aucunes idées au script original qu’il modifia pour pouvoir faire jouer son épouse dans le film. Goldman raconte très bien cet épisode dans son excellent livre « Adventures In The Screen Trade: A Personal View of Hollywood ».

On sauvera Paula Prentiss excellente en voisine et amie de Katharine Ross, la photo de Owen Roizman qui éclaire différemment les femmes « parfaites », la musique de Michael Small et la dernière séquence qui enfin ressemble à ce que le film aurait dû être.

Dommage.

CAB

X-Men: Days of Future Past (2014) / Bryan Singer

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En (très) gros Wolverine voyage en 1973 pour empêcher la quasi extinction des mutants et de la race humaine.

Singer revient aux affaires dans ce nouvel opus des aventures des X-Men.

X-Men, c’est la seule franchise de super-héros qui possède un réel fond et un génial méchant en la personne de Magnéto.

Les premières séquences renvoient à l’ouverture du premier film de la saga et Singer poursuit une œuvre cohérente.

C’est aussi un blockbuster qui déménage de bout en bout et n’est pas laid contrairement à beaucoup d’autres films contemporains.

Bref c’est du tout bon.

CAB

Entretien avec un vampire (1994) / Neil Jordan

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Les aventures des vampires Louis (Brad Pitt), Lestat (Tom Cruise), Claudia (Kirsten Dunst) et Armand (Antonio Banderas).

Jordan réussit l’adaptation risquée des romans de Anne Rice et signe un très beau film de vampires.

Artistiquement, son film est magnifique, le casting est impressionnant (on peut rajouter Christian Slater, Thandie Newton et l’acteur fétiche de Jordan, Stephen Rea) même si Banderas ne fait pas du tout un Armand convaincant. Pitt est parfois assez horripilant ce qui est parfois gênant dans le récit qui s’articule autour de lui (il suscite beaucoup de convoitises mais paraît très falot).

Néanmoins Jordan arrive à conserver l’essence des romans et ses vampires philosophes et finalement très humains.

La mise en scène (jamais ostentatoire) est à l’unisson et Goldenthal signe une superbe partition.

On regrette tout de même une petite baisse de rythme lors de l’épisode parisien même s’il y a là deux très belles séquences (le théâtre des vampires et la mort de Claudia).

Une réussite.

CAB

Prémonitions (1999) / Neil Jordan

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Claire fait de drôles de rêves, tandis qu’un serial killer enlève et assassine des petites filles.

Ce thriller surnaturel dirigé de main de maitre par Neil Jordan est un film d’une noirceur absolue et d’une très grande inventivité.

Porté par une superbe Annette Bening le film déroule son implacable récit jusqu’à son inévitable fin.

Jordan signe plusieurs séquences de haut vol (dont deux impressionnants accidents de voitures) et prouve qu’il est définitivement un excellent réalisateur

On a rarement vu un film aussi sombre (que la superbe photo de Darius Khondji).

On regrette tout de même le final un peu excessif dû en partie à un Robert Downey Jr. un peu trop caricatural.

Glaçant.

CAB

Le Hobbit: La désolation de Smaug (2013) / Peter Jackson

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Les nains et Bilbo poursuivent leur interminable périple vers Erebor.

Bon ben c’est du Jackson avec un festival de raccords foireux (nuit/jour), des mouvements de caméras intempestifs et gratuits sur des décors numériques et un scénario totalement merdique.

Contrairement au premier opus il se passe ici enfin quelque chose mais tout ça est extrêmement laborieux et on a clairement l’impression que Jackson étire, une fois de plus, son film pour justifier la production de trois épisodes.

L’orgie d’images numériques frôle l’indigestion d’autant plus que ce le film n’est pas très beau. On sauvera tout de même le très joli dragon qui, inexplicablement, passe son temps à philosopher au lieu de se débarrasser de ses ennemis (sic).

Et sans se fouler pépère Jackson nous refourgue une fin quasi identique à celle du premier épisode.

CAB

Les frissons de l’angoisse (1975) / Dario Argento

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Un pianiste (David Hemmings) assiste au meurtre d’une télépathe (Macha Méril). Il mène l’enquête avec la complicité d’une journaliste (Daria Nicolodi l’actrice fétiche de Argento).

Ces frissons sont considérés comme le chef d’œuvre d’Argento et il faut dire que le maestro est au sommet de son art dans ce remake déguisé du chiantissime « Blow up » d’Antonioni.

Comme toujours les cadres sont superbes, Argento utilise aussi de très gros plans superbes, ose injecter une dose de comédie et même de comédie romantique assez savoureuse, il s’inspire aussi de Hopper bref il fait preuve d’une folle inventivité tout du long du film et que dire de ce fameux plan du miroir !

Carlo Rambaldi signe quelques effets spectaculaires et les Goblin un main title mythique.

Bref c’est du tout bon.

CAB

Ténèbres (1982) / Dario Argento

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Un écrivain américain est menacé à Rome par un serial killer qui s’inspire de son dernier roman à succès « Tenebrae ».

Après un « Inferno » plutôt raté, Argento signe un excellent film avec son comparse Tovoli derrière la caméra.

Cette fois ci, le scénario tient la route et n’est pas un prétexte à un enchainement de scènes de meurtres.

Inspiré, le réalisateur signe plusieurs séquences superbes dont ce fameux et génial plan séquence à la louma sur la façade d’un immeuble. Alors oui il peut paraître gratuit mais il est hyper cool. On citera aussi un meurtre en plein jour sur une place de Rome qui est un modèle de découpage.

Même les séquences du trauma originel sont très réussies et le score des Goblin est grandiose (notamment le mythique « main title » repris par Justice).

Bref c’est un excellent film où l’on retrouve toutes les obsessions d’Argento.

CAB

Inferno (1980) / Dario Argento

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Rose découvre un manuscrit sur les fameuses trois mères, trois sorcières habitant trois maisons situées à Fribourg, Rome et New York.

Deuxième opus de la trilogie des mères, cet enfer est très largement inférieur à « Suspiria« .

Beaucoup moins novateur que son prédécesseur, le film n’est qu’une succession de séquences de meurtres sans véritable trame. C’est lent et globalement très emmerdant. La présence de Mario Bava expliquant peut être cela.

L’utilisation de musiques classiques dans deux séquences clés réussies est en revanche très belle et le final apocalyptique sauve (presque) le film.

CAB

Suspiria (1977) / Dario Argento

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Une jeune américaine (Jessica « Phantom of the paradise » Harper) intègre une école de danse à fribourg dans laquelle ont lieu de terribles meurtres …

Première partie de la fameuse trilogie des trois mères (avec « Inferno » et « Mother of tears ») ce Suspiria est un véritable choc esthétique.

Argento joue magnifiquement des couleurs et des cadres avec le concours de Luciano Tovoli et invente un style unique.

D’une folle inventivité, le film est totalement baroque mais aussi assez foutraque.

Le scénario n’est pas la force du film mais son dispositif entraine l’admiration et le plaisir du spectateur à la vision des meurtres ultra créatifs concoctés par le maître du giallo sur une musique iconique de Goblin.

CAB

Répulsion (1965) / Roman Polanski

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Carol (Deneuve virginale) vit à Londres chez sa sœur. Cette dernière part en vacances avec son amant laissant sa sœur face à ses démons et à sa folie.

Après « Le couteau dans l’eau », Polanski réalise ce thriller horrifique qui est aussi une plongée dans la folie et le premier film de sa trilogie sur la paranoïa.

Le meilleur du film réside dans les diverses représentations visuelles de la folie du personnage, notamment la transformation de l’appartement prison en représentation de son état psychique.

C’est assez impressionnant et même perturbant.

Sinon j’ai beaucoup de mal avec le jeu de Deneuve qui frôle très souvent l’erreur de casting et le film manque de finesse et de ce petit quelque chose que Polanski trouvera pour « Rosemary’s baby« .

Pas mon Polanski préféré mais on sent déjà en germe le futur grand réalisateur.

CAB