Tu ne tueras point (2016) / Mel gibson

L’histoire vraie d’un infirmier de l’armée américaine qui reçut la médaille d’honneur, la plus haute distinction militaire Américaine, pendant la seconde guerre mondiale sans jamais tirer le moindre coup de feu.

Gibson continue de tracer un sillon très singulier dans le Hollywood contemporain avec ce film de guerre ultra violent bien ancré dans les thématiques de son auteur.

En terme de mise en scène, Gibson est toujours au top, malgré le côté un peu « cheap » du film (certaines incrustations bien pourries).

Le seul bémol du film est pour moi l’interprétation d’Andrew Garfield avec laquelle j’ai beaucoup de mal.

Pas mon préféré de Mad Mel, mais son film est un sacré tour de force aux images dantesques.

CAB

Un jour dans la vie de Billy Lynn (2016) / Ang Lee

Billy Lynn, héros de la guerre en Irak, est en tournée de promotion pour l’armée aux Etats-Unis avant de retourner au front.

Ang Lee s’attaque à la guerre d’Irak dans ce film qui fait furieusement penser à « Mémoires de nos pères » de Eastwood, en beaucoup moins bien.

Mis en scène de manière beaucoup trop ostentatoire, « Billy Lynn » avance avec ses très gros sabots (le personnage de Kristen Stewart aussi grotesque et inutile que le jeu de son actrice) et se moque de ses spectateurs avec ses flashbacks Irakiens (assez laids) qui ne sont, in fine, qu’une fausse promesse.

Lourdingue.

CAB

Un homme de trop (1967) / Costa-Gavras

Pendant la seconde guerre mondiale, des résistants libèrent 12 prisonniers. Revenus dans leur maquis, ils se rendent compte qu’ils n’ont pas 12 hommes mais 13. Qui est cet homme de trop ?

Comme « Compartiment tueurs » , Costa-Gavras signe une seconde oeuvre sur un groupe de personnages dont le casting est maousse costaud (Charles Vanel, Claude Brasseur, Jacques Perrin, François Périer, Gérard Blain, Jean-Claude Brialy, Michel Piccoli etc. .

Invisible pendant très longtemps, et produit par Harry Saltzman (mythique producteur des premiers James Bond), le film ne tient malheureusement pas sa promesse de départ. Costa-Gavras ne semblant pas très intéressé par son suspense initial qu’il ne développe pas assez à mon goût. Son intérêt se tourne plutôt vers d’autres thématiques assez passionnantes : comme peut-on ne pas s’engager en temps de guerre ou encore : quand on est considéré comme un traître, même si on est innocent, on est de toute manière condamné.

Malheureusement, son film part dans tous les sens, ne fait qu’effleurer ses trop nombreux sujets et se conclu en eau de boudin.

Il possède, tout de même, quelques séquences très réussies comme celles, très fortes, avec le milicien, qui ne donne pas une image très reluisante de la résistance et de jolis moments de mise en scène.

Un intéressant ratage.

CAB

Anthropoid (2016) / Sean Ellis

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Récit de l’opération Anthropoïd, qui visait à assassiner le boucher de Prague, Reinhard Heydrich pendant la seconde guerre mondiale.

Ce remake de « Sept hommes à l’aube » de Lewis Gilbert, se suit comme un thriller, parfois ultra violent voire franchement dégueulasse.

C’est certes bien foutu mais il manque ce petit quelque chose qui transcenderait le film.

Le casting, mêlant acteurs britanniques et tchèques, tient la route hormis Charlotte le Bon totalement hors du coup.

Pas mal.

CAB

Génération sacrifiée (1995) / Albert Hughes & Allen Hughes

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Anthony (Larenz Tate, le génial O-Dog de « Menace II society » ) part faire la guerre au Vietnam contre l’avis de ses amis et de sa famille. De retour , il doit trouver un moyen de subvenir aux besoins de sa famille.

Après le succès de « Menace II society » les frères Hughes se lançaient dans une fresque épique et trop ambitieuse sur les noirs dans les années 70 tout en voulant faire leur « Voyage au bout de l’enfer » .

Brassant beaucoup trop de thématiques (le film de guerre, le film politique, le film de gangster et le film de casse), « Dead Presidents » s’éparpille dans tous les sens sans jamais vraiment traiter les sujets qu’il ambitionnait d’aborder.

Dommage.

CAB

La légion saute sur Kolwezi (1980) / Raoul Coutard

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En 1978, les rebelles Katangais prirent plusieurs centaines d’européens en otages au Congo. Récit de l’opération militaire mise en place pour les libérer.

Raoul Coutard est un immense chef opérateur qui a éclairé une bonne partie des plus beaux films de la nouvelle vague, malheureusement cela ne fait pas lui un bon réalisateur.

Ce film d’action totalement raté enchaîne les catastrophes : direction d’acteur inexistante (Laurent Mallet est épouvantablement nul), séquences d’action sans aucun rythme, absence de construction digne de ce nom et, comble du comble, la photo n’est même pas belle.

N’est pas Schoendoerffer qui veut.

CAB

Le vieux fusil (1975) / Robert Enrico

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En 1944, alors que la guerre touche à sa fin, le docteur Dandieu (Philippe Noiret) envoie sa femme (Romy Schneider) et sa fille à la campagne pour fuir les bombardements. Ce n’était pas une bonne idée …

Pur film de genre (ici le « revenge movie »), « Le vieux fusil » est ultra violent et parfois limite gore. Son fameux lance flammes a traumatisé toute une génération.

Enrico manipule le spectateur par le biais de flashbacks relatant les temps heureux, venant s’intercaler entre les séquences d’action, rendant ainsi le massacre initial encore plus insupportable.

Parfois complaisant (les plans sur les cadavres d’enfants), le film n’en est pas moins efficace et vaut surtout pour son duo de stars et son fameux thème composé par François de Roubaix.

CAB

Conspiration (2001) / Frank Pierson

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Reconstitution de la conférence de Wannsee où fut décidée la solution finale.

Pierson, scénarise de « Cool hand Luke » , « Cat Ballou » ou encore d’ « Un après-midi de chien » passait aussi derrière la caméra.

Une des réussites de ce téléfilm pour HBO, est son casting impeccable : Kenneth Branagh génial en Heydrich, Stanley Tucci parfait en Eichmann et Colin Firth en tête.

Forcément théâtral, puisque cette conférence est recrée en temps réel, le film n’en reste pas moins passionnant de bout en bout et surtout montre comment les hauts dignitaires nazis décidèrent du crime le plus abominable du 20ème siècle entre rires et petits fours.

CAB

Ni le ciel ni la terre (2015) / Clément Cogitore

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En Afghanistan, les hommes du capitaine Bonassieu (Jérémie Renier) disparaissent inexplicablement.

Premier long atypique, le film de Cogitore navigue entre chronique de guerre et fantastique pur. Magnifiquement éclairé et possédant de très belles séquences, il souffre parfois des ambitions un peu trop « arty » de son réalisateur (la séquence des fumigènes totalement gratuite et l’abus de la vision nocturne …).

Le casting (Jérémie Renier en tête) est impeccable.

Une bonne surprise même si avec un peu plus de rigueur cela aurait pu être un excellent film (de genre).

CAB

Uranus (1990) / Claude Berri

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A la fin de la seconde guerre mondiale, dans un petit village, communistes, résistants et collabos règlent leurs comptes.

Berri convoque le ban et l’arrière ban des acteurs français, Depardieu (dans un grand numéro de cabotinage), Noiret, Marielle, Michel Blanc, Galabru (qui prouve qu’il pouvait être excellent dans le registre dramatique), Gérard Desarthe (génial en collabo), Danièle Lebrun et même Luchini et Daniel Prévost dans cette chronique, sans concession, de l’après-guerre.

Berri renvoie tout le monde dos à dos (les communistes en prennent pour leur grade et le collaborateur est presque le personnage le moins antipathique du film) et pointe la lâcheté et l’hypocrisie de ses personnages.

C’est du bel ouvrage mais Berri n’est pas très inspiré en terme de mise en scène.

Pas si mal.

CAB

Battle for Haditha (2007) / Nick Broomfield

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Reconstitution des évènements ayant menés au massacre de 24 civils irakiens par des Marines après la mort d’un des leurs.

Broomfield suit, caméra à l’épaule, ses marines (hystériques), ses insurgés (pas si méchants que ça quand même) mais aussi et surtout une famille irakienne qui sera la principale victime de cette tragédie.

Mais le vrai drame c’est que le film est épouvantable et d’une lourdeur abyssale.

Les personnages n’ont aucune psychologie et Broomfield, en bon documentariste qu’il est (et qu’il aurait du rester), nous sert une série de séquences de vie (dont une circoncision probablement réelle avec plan sur l’enfant en larmes) pour faire VRAI.

Manichéen en diable et manipulant le spectateur le film devient franchement dégueulasse (et parfois risible) dans son dernier tiers.

Broomfield avec son film choc et surtout toc oublie que parfois un peu d’ambiguïté peut servir un propos.

CAB

American Sniper (2014) / Clint Eastwood

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La vie de Chris Kyle (Bradley Cooper, parfait), soldat américain membre des Navy Seal, mais surtout sniper légendaire en Irak.

Papy Clint prouve qu’il est toujours en forme et qu’il possède toujours un indéniable sens de la mise en scène.

Loin de la polémique débile qui a accompagné la sortie du film, Eastwood signe un film sur un drogué de la guerre qui a pour seul défaut d’arriver après le génial « Démineurs » .

Classique et efficace.

CAB

Under Fire (1983) / Roger Spottiswoode

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Trois journalistes américains (Gene Hackman, Nick Nolte et Joanna Cassidy) couvrant la révolution au Nicaragua se retrouvent impliqués dans les évènements.

Dans les années 80, pris dans la tourmente d’un conflit qui n’est pas le sien, le journaliste idéaliste doit prendre position et franchir la ligne pour faire triompher la vérité; mais à quel prix ?

Spottiswoode filme brillamment le périple de ses personnages sans oublier de donner aussi chair à un touchant triangle amoureux.

Les trois interprètes principaux sont parfaits tout comme l’excellent Ed Harris dans un rôle de mercenaire cynique et Jean-Louis Trintignant en espion mondain.

Pour couronner le tout la musique de Jerry Goldsmith est un classique et John Alcott signe une très belle photographie.

Top.

CAB

Apocalypse Now (1979) / Francis Ford Coppola

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Pendant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard (Martin Sheen, habité par son rôle), se voit confier la mission d’assassiner le Colonel Kurtz (Brando, prodigieux) militaire régnant sur une tribu de guerriers indigènes.

D’une inventivité visuelle folle, le film de Coppola est une plongée aux cœurs des ténèbres, une odyssée métaphorique au plus profond de l’âme humaine.

Coppola transcende ici le film de guerre et signe un pur chef d’œuvre.

Démentiel.

CAB

Warsaw 44 (2014) / Jan Komasa

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1944, alors que les soviétiques se trouvent aux portes de Varsovie un groupe de jeunes polonais rejoint l’armée clandestine et participe au soulèvement de Varsovie.

Quel drôle de film … S’y côtoient le romantisme le plus exacerbé, une touchante naïveté mais aussi une sauvagerie absolue.

Komasa entraine ses jeunes acteurs dans ce qui ressemble, au départ, à une bluette avec son triangle amoureux pour ensuite mieux basculer dans les pires horreurs de la guerre où rien ne nous est épargné.

Formellement, le film est très beau et son réalisateur signe des séquences complètement barrées comme un baiser durant lequel les balles évitent les amoureux !!! ou encore une séquence d’explosion suivie d’une pluie de sang, et autres matières, sacrément soufflante (sic). On citera aussi une scéne d’amour sur de la techno !!!

Bref il y a du bon et du moins bon dans cet OVNI à rapprocher du « Stalingrad » de Bondarchuk.

CAB

Birdy (1984) / Alan Parker

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Deux amis (Matthew Modine et Nicolas Cage) reviennent du Vietnam traumatisés, l’un physiquement, l’autre psychologiquement.

Ce très beau film, du trop sous estimé Parker, est une superbe ode à l’amitié et au merveilleux.

On retiendra, entre autre, les séquences filmés à la skycam (du point de vue d’un oiseau) qui sont de purs moments de poésie visuelle, l’alchimie entre les deux principaux interprètes et cette dernière réplique d’anthologie.

Très beau.

CAB

Requiem pour un massacre (1985) / Elem Klimov

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1943 en Biélorussie, un adolescent rejoint la résistance soviétique découvre les horreurs de la guerre et devient un homme.

Ce dernier film de Klimov est un choc. A coup de longs plans séquences à la steadycam, le réalisateur nous invite à suivre le parcours initiatique de son jeune héros.

A mi-chemin entre Malick (on a rarement vu un aussi beau arc en ciel au cinéma) et le Tarkovski de « L’enfance d’Ivan » , le réalisateur navigue entre onirisme et réalisme avec maestria et oppose ses biélorusses vivant en osmose avec la nature aux nazis « machines ».

Le célèbre dernier tiers du film est un immense moment de cinéma tout comme l’interminable traversée des marais, la découverte du charnier ou encore la géniale séquence finale.

Un film grandiose et essentiel découvert grâce à Starfix.

CAB

Fury (2014) / David Ayer

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L’odyssée d’un tank américain en Allemagne pendant les dernières heures de la seconde guerre guerre mondiale.

Ayer quitte son Los Angeles et ses flics pour se plonger dans les horreurs de la guerre et signer son meilleur film.

Le réalisateur fait de ses soldats des bêtes (qui exécutent froidement un prisonnier ou violent)
dès qu’ils sortent du cocon protecteur de leur tank.

C’est réalisé et interprété impeccablement malgré l’utilisation un peu excessive des balles traçantes.

Dommage qu’Ayer n’aille pas au bout de ses idées dans les dernières séquences.

Une réussite.

CAB

Zero Dark Thirty (2012) / Kathryn Bigelow

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Un nouveau coup de poing de Bigelow.

Sec, sans fioritures, passionnant de bout en bout (malgré ses 2h37), viscéral, évitant tous les écueils et nous assénant quelques séquences mémorables (dont ces « fameuses » trente dernières minutes au suspense étouffant alors que l’on connait la fin).

Du casting parfait on ressortira bien sûr Chastain, parfaite dans un très beau rôle.

Bigelow filme remarquablement l’excellent scénario de Mark Boal découpé intelligemment en chapitres.

Bref c’est tout ce que « Homeland » n’est pas (et ne sera jamais).

Top.

CAB

Le temps de la colère (1956) / Richard Fleischer

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Pendant la seconde guerre mondiale, dans le Pacifique, Robert Wagner, grand propriétaire de champs de coton, est transféré dans une unité perdue dans la montagne après s’être battu avec un officier.

Ce film méconnu de Fleischer est original à plus d’un titre. Au lieu de se focaliser sur un affrontement hiérarchique, le réalisateur retrace le parcours expiatoire de son héros comme l’indique d’ailleurs son titre (en VO).

Wagner va croiser de drôles de personnages comme ce capitaine Waco (excellent Broderick Crawford) qui nous rappelle le Kurtz de « Apocalypse now » entouré de ses deux gitons blonds en débardeurs (sic).

Le film est habilement construit avec des flashback qui éclairent au fur et à mesure le parcours du héros et très bien mis en scène notamment lors d’une sorte de poursuite dans la jungle pleine de tension.

Une très belle surprise.

CAB

World Invasion: Battle Los Angeles (2011) / Jonathan Liebesman

La terre est attaquée (une nouvelle fois) par de méchants aliens. Cette fois ci le spectateur suit les aventures d’un bataillon de Marines « OO-RAH ».

Là on est dans le gros bourrinage sans aucune subtilité. La première vision du film avait été plutôt sympathique, la seconde pas loin d’un calvaire.

À part les séquences d’introduction vraiment bien foutues, le reste est du grand n’importe quoi, constamment en « shaky cam », et doté d’un scénario tenant sur un timbre poste.

Et que dire de cette terrible et interminable séquence de dialogues lors du retour à la base totalement grotesque et débile.

C’est mieux que l’horrible « Skyline » (ça c’était facile) mais ce n’est toujours pas le bon film bourrin d’invasion de la terre que l’on attendait.

Pénible.

CAB

Hope and Glory: La guerre à sept ans (1987) / John Boorman

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Boorman nous narre son enfance pendant la seconde guerre mondiale dans un Londres sous le blitz.

C’est un très joli film sur l’enfance dont le ton est léger voire drôle.

Boorman se raconte et glisse quelques clins d’œils savoureux (les figurines du chevalier et de Merlin, l’équipe de tournage).

Les personnages sont tous très forts et bien définis et le spectateur ne peut qu’avoir de l’empathie pour eux. On citera Ian Bannen, génial, en grand père à la tête d’un gynécée (ses filles se prénomment Faith, Hope, Grace et Charity qui représentent tout ce que sa femme considère avoir perdu après son mariage).

Bannen est d’ailleurs présent dans une très belle scène de cricket qui est aussi un moment de transmission entre trois générations.

C’est agréable, plaisant et intelligent malgré une petite perte de rythme dans le dernier tiers.

CAB

Du sang et des larmes (2013) / Peter Berg

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En Afghanistan quatre marines sont envoyés dans une mission périlleuse pour tuer un important chef taliban.

L’ouverture du film, avec ses vrais images de marines à l’entrainement, donne le ton : camaraderie, souffrance, courage, patriotisme etc.

Pourtant Berg s’affranchit, dans un premier temps, de ces oripeaux et signe une sacrée première séquence d’action de plus de vingt minutes à l’impressionnante mise en scène.

Les quatre marines, interprétés par Mark Whalberg, Ben Foster, Emile Hirsch et Taylor Kitsch (tous très bien) poursuivis par une horde de talibans doivent survivre par tous les moyens. Berg nous fait ressentir les impacts de balles et les chutes comme rarement et c’est bluffant.

Malheureusement par la suite le film prend un ton un peu manichéen et très prévisible en s’enlisant dans un village mais c’est ainsi que s’est déroulé la vraie histoire.

Pas mal quand même.

CAB

Stalingrad (2013) / Fedor Bondarchuk

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Cinq soldats russes se retrouvent au cœur de la bataille de Stalingrad et affrontent un officier allemand épris d’une jolie russe.

Après un « Neuvième escadron » assez intéressant (sur l’armée russe en Afghanistan) Bondarchuk signe un drôle de film (en 3D et le premier film russe en IMAX) totalement slave malgré son gros budget et ses effets numériques plutôt réussis.

Le début est vraiment efficace avec sa très audacieuse transition entre le tsunami japonais et le cœur de la bataille en 1942. Les premiers plans de la ville en feu, sorte d’enfer sur terre, sont assez bluffants et la séquence de débarquement avec ses soldats en feu est impressionnante (même si elle peut paraître un peu « too much »).

Malheureusement Bondarchuk ne cesse d’utiliser des ralentis super lourdingues dans toutes ses séquences de batailles et comme le disait le sage : « trop de ralenti, tue le ralenti ». Et surtout n’est pas Peckinpah qui veut.

Bon c’est quand même mieux que le film éponyme de Annaud et ici il y a au moins un vrai lyrisme et un jusqu’au boutisme que l’on peut louer même si le scénario est tout de même un peu faiblard.

Honnête.

CAB

Section spéciale (1975) / Costa-Gavras

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L’histoire vraie de l’instauration des tribunaux d’exception suite à l’assassinat d’un officier allemand par de jeunes communistes.

Semprun et Costa-Gavras s’attaquent à une page très noire de l’histoire de France et emmènent le spectateur dans les méandres d’un pouvoir prêt à tous les compromis pour plaire à l’occupant.

La grande réussite du film réside dans la matérialisation de la création d’un pur déni de justice. Costa-Gavras nous montre la chaine des hiérarchies et comment les faiblesses et lâchetés aboutissent à la mort de trois petits truands et ce juste pour apaiser le gouvernement de Vichy qui craint d’hypothétiques représailles allemandes.

Le film ne manque pas d’humour et de loufoquerie dans sa description de la rédaction et de l’application d’une loi scélérate et rétroactive. Il faut dire que le casting réuni ici est impressionnant (Piéplu, Galabru, Seigner, Dux, Perrin, Bouise, Guiomar Robert, Lonsdale etc.) et y contribue largement.

Les séquences à Vichy sont savoureuses, entre cure et conseils des ministres où chacun se renvoie la patate chaude.

Costa-Gavras met en scène intelligemment le tout et ose d’audacieux flashbacks (très réussis) lors des scènes de prétoire soulignant l’absurdité des condamnations.

Très bon.

CAB

Voyage au bout de l’enfer (1978) / Michael Cimino

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Un groupe d’amis célèbre le mariage de l’un des siens avant de partir pour le Vietnam.

Cimino a le génie de raconter quasiment tout son film dans son magistral premier tiers. Cette superbe séquence de mariage qui s’étire (et ne paraît jamais trop longue) pose toutes les bases des évènements futurs : le trio amoureux, de Niro et Walken en doubles complémentaires, John Savage déjà à terre préfigurant la perte de ses jambes, la fameuse tache de vin sur la robe de la mariée etc.

On pourrait aussi citer les deux magnifiques séquences de chasse au cerf dans un décor de montagne filmé comme une église ou un paradis avant la plongée dans l’enfer Vietnamien, le personnage du contrebandier français traité comme le diable descendant le Styx, les jeux de miroir avec le reflet de de Niro ou encore son double se projetant dans le lac alors que le personnage de Walken est toujours au Vietnam, le nocturne de Chopin et sa gravité annonçant la fin des illusions et les magnifiques transitions vers les séquences Vietnamiennes avec cet entêtant bruit hélicoptère qui revient tel un leitmotiv.

Le casting royal (Streep, de Niro, Walken, Cazale, Savage, Dzundza et l’inconnu Aspegren) fait preuve d’une alchimie rarement vue sur grand écran et Vilmos Zsigmond signe une magistrale photo.

Une grande fresque extrêmement dense sur l’amitié, l’Amérique, la foi en l’autre bref un des plus grand film de l’histoire du cinéma.

CAB

Red Tails (2012) / Anthony Hemingway

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L’histoire (vraie) d’une escadrille de pilotes noirs en 1944 en Italie.

Voulu et produit par George Lucas ce film ne vaut que pour ses magnifiques combats aériens qui sont une nouvelle preuve du savoir faire de ILM.

Pour ce qui est du reste … le scénario est calamiteux et enfile les perles entre la romance idiote ou la séquence grande évasion qui n’a rien à faire dans ce film … sans parler de l’épouvantable musique de Terence Blanchard qu’on a connu bien plus inspiré.

Quel dommage.

CAB

L’enfer du devoir (2000) / William Friedkin

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Un film de procès politiquement incorrect et dont l’ambiguïté subsiste jusqu’au dernier plan.

Pas le meilleur Friedkin mais un film qui s’inscrit totalement dans sa filmographie.

CAB

Welcome in Vienna – Partie 3: Welcome in Vienna (1986) / Axel Corti

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Dernière partie qui s’attache au retour des juifs Autrichiens (en tant que GI) dans une Vienne ravagée par la guerre.

C’est le film le plus faible de la série dans lequel Corti se perd dans des intriques peu intéressantes et passe à côté de son sujet.

La totalité des trois films est néanmoins passionnante et atypique mais n’atteint pas le statut de chef d’œuvre que lui a conféré la critique. A voir malgré tout.

CAB

Welcome in Vienna – Partie 2: Santa Fe (1986) / Axel Corti

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Deuxième partie de la fresque de Corti s’attachant à la vie des émigrés juifs Autrichiens à New York ou comment la terre promise ne l’est pas tant que ça.

Corti insère de manière très intelligente des images d’archives qui se fondent parfaitement dans son très joli noir et blanc.

Cet épisode souffre un peu du budget serré mis à la disposition de son réalisateur mais reste néanmoins très intéressant.

CAB

Welcome in Vienna – Partie 1: Dieu ne croit plus en nous (1982) / Axel Corti

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Première partie du triptyque d’Axel Corti sur le destin des juifs Autrichiens durant la seconde guerre mondiale.

Ce premier opus se situe en 1938 et raconte les périples d’un groupe de juifs autrichiens voulant émigrer vers les États Unis et se trouvant confrontés à une bureaucratie kafkaïenne (les scènes en France sont emblématiques).

Une première partie passionnante sur une facette méconnue de cette époque.

CAB

Abîmes (2002) / David Twohy

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Un sous marin américain, durant la seconde guerre mondiale, récupère les survivants d’un bateau hôpital qui vient d’être coulé. D’étranges phénomènes se produisent alors à bord …

Après « Pitch Black« , Twohy signe, sur un scénario de Darren Aronofsky (qui devait le réaliser), ce film à mi chemin entre « Das Boot » et le film de fantômes.

C’est justement là que se situe le principal défaut. A ne pas vraiment choisir Twohy s’emmêle un peu la caméra.

Tout le début est vraiment réussi avec ses séquences de chasse sous marine très spectaculaires. La partie vengeance du fantôme fonctionne moins bien même si elle est efficacement mise en scène.

In fine le film vaut mieux que mon mauvais souvenir de sa première vision et son final reste assez majestueux.

CAB

Chasse à l’homme (1941) / Fritz Lang

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Lang réalise un formidable film de chasse à l’homme dans un Londres menaçant rempli d’espions nazis.

L’introduction est géniale et la mise en scène  magnifique.

Incontournable.

CAB

Colonel Blimp (1943) / Michael Powell & Emeric Pressburger

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Un très beau film romanesque sur le guerre, l’amour, la vieillesse, l’honneur et l’amitié.

La mise en scène du duo de réalisateurs est magnifique et regorge d’idées incroyablement modernes pour l’époque.

Superbe.

CAB

Sergent la terreur (1953) / Richard Brooks

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Richard Widmark (excellent) vétéran de la guerre de Corée entraine des recrues avec son fidèle compagnon Karl Malden.

Brooks dresse le portrait d’un homme dur dont le seul but est de faire de ses recrues des soldats qui ne se feront pas abattre au front.

Le film sous des dehors très classique transcende son genre dans quelques séquences remarquables (la séance de tir, la séquence du motel à la lumière fabuleuse ou bien lors de son génial final).

Une réussite.

Un héros très discret (1996) / Jacques Audiard

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Albert Dehousse, enfermé dans sa timidité et sa vie étriquée, se rêve un grand destin. La seconde guerre mondiale va lui donner cette « chance »…

Kassovitz dans le rôle titre prouve une nouvelle fois qu’il est un excellent acteur (Trintignant aussi bien sûr mais c’est une évidence).

De Dupontel à Berléand en passant par Kiberlain, Grinberg et Nahon les comédiens sont tous excellents et Audiard confirme son talent de directeur d’acteurs.

Les dialogues sont savoureux, la mise en scène intelligente, on peut juste regretter les inserts du quatuor à cordes un peu gratuits et n’apportant pas grand chose.

Les séquences finales sont très réussies notamment celle où le héros, prisonnier de ses mensonges, se retrouve rattrapé par la guerre qui n’est pas qu’un vaste jeu de dupes.

Ce portrait d’un menteur patenté et d’une France entre collaboration et résistance est une belle réussite pour Audiard.

CAB

Lincoln (2012) / Steven Spielberg

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La bataille (politique) de Lincoln pour faire passer le fameux treizième amendement de la constitution américaine alors que la guerre de sécession touche à sa fin.

Spielberg continue d’explorer le cinéma de John Ford dans ce film politique captivant entre corruption et petits arrangements.

Daniel Day-Lewis y est monstrueusement génial campant une figure qui est déjà une statue, un mythe et filmé comme tel par un Spielberg en pleine possession de son talent.

D’une sobriété absolue, le film évite toutes les facilités.

Spielberg est un très grand metteur en scène.

CAB

Le silence de la mer (1949) / Jean-Pierre Melville

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Un oncle et sa nièce sont obligés d’héberger un officier allemand en 1941. En signe de résistance ils décident de ne jamais lui adresser à la parole et de se murer dans le silence. Mais l’officier est un homme cultivé et curieux qui se confie à ses hôtes.

Pour son premier long métrage Melville adapte le fameux roman de Vercors. Son œuvre est donc très littéraire, assez bavarde et c’est une limite du film.

Néanmoins, la mise en scène est assez impressionnante pour un premier film et le propos suffisamment fort pour entrainer l’adhésion du spectateur.

CAB

L’armée des ombres (1969) / Jean-Pierre Melville

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Melville adapte le roman de Kessel et signe le film de référence sur la résistance.

Ou le destin d’un groupe de résistants (Lino Ventura, Paul Meurisse, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel) entre trahisons, exécutions et évasions.

Le film est admirable de bout en bout et enchaine les moments d’anthologie (l’éprouvante exécution du traître, le couloir de la prison, la tentative d’évasion de l’hôpital Allemand (avec un travail extraordinaire sur le son qui est d’ailleurs celui de « Odds Against Tomorrow« ) ou bien les dernières minutes du film).

Génial.

CAB

L’adieu au roi (1989) / John Milius

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Voilà un film qu’on aurait tellement voulu adorer, Milius derrière la caméra, Pierre Schoendoerffer pour l’histoire, Nick Nolte et l’excellent et mésestimé Nigel Havers au casting et Basil Poledouris à la partition.

A l’arrivée, le film n’a malheureusement aucun souffle, contrairement à son score génial, et se traine tout du long.

Restent quelques trop rares belles séquences.

CAB

Fort Saganne (1984) / Alain Corneau

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Corneau réalise une grande fresque romanesque avec la fine fleur du cinéma français des années 80 (Gérard Depardieu, Philippe Noiret, Catherine Deneuve, Sophie Marceau, Florent Pagny, Robin Renucci, Michel Duchaussoy, Jean-Louis Richard, Pierre Tornade, Hippolyte Girardot).

Bon ce n’est pas du David Lean mais c’est pas mal du tout même si on peut reprocher au film de s’étirer un peu trop en longueur.

Un bel exemple de cinéma qualité France commercial mais non dénué d’ambitions.

La musique de Philippe sarde (à la tête du London Symphony Orchestra excusez du peu) est très belle.

CAB

Le pont de la rivière Kwai (1957) / David Lean

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La première superproduction de Lean est une très grande réussite.

Dans un lieu sans règles Alec Guinness (grandiose) ira jusqu’au bout pour les faire respecter et rester fidèle à ses principes jusqu’à la mort.

Lean transcende le film de guerre avec cette épopée philosophique.

Remarquable.

CAB

Le dernier métro (1980) / François Truffaut

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La vie d’une troupe de théâtre (Catherine Deneuve (sublimement parfaite), Gérard Depardieu (excellent), Jean Poiret (savoureux), Andréa Ferréol, Paulette Dubost, Jean-Louis Richard (grandiose dans le rôle du collabo Daxiat), Maurice Risch, Sabine Haudepin, Heinz Bennent) à Paris sous l’occupation dont le propriétaire et metteurs en scène, juif, vit dans les sous sols.

Truffaut réussit une géniale reconstitution de la vie artistique sous l’occupation entre collaboration et résistance et nous conte une très belle histoire d’amour magnifiée par la lumière d’Almendros.

La dernière séquence de mise en abime est une pure merveille et prouve que Truffaut était un très grand.

A cette époque, le cinéma français populaire était ambitieux et artistiquement impeccable.

Un très grand film.

CAB

The memories of justice (1976) / Marcel Ophüls

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Ophüls dans ce documentaire fleuve de 4h38 s’attaque au procès de Nuremberg et à la notion de crimes de guerre en ancrant son propos dans les conflits contemporains (guerre du Vietnam ou d’Algérie).

Comme toujours il rattache son histoire personnelle à la grande Histoire avec une certaine facétie.

Le défilé de témoins est impressionnant (Karl Dönitz, Edgar Faure, Henri Alleg, Serge Klarsfeld, Beate Klarsfeld, Yehudi Menuhin, Albert Speer etc.).

Un excellent documentaire.

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Stalingrad (2001) / Jean-Jacques Annaud

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Ça commence pas mal avec l’arrivée à Stalingrad du soldat Jude Law sous les cris des commissaires politiques et les balles des allemands, après ça se gâte ..

Entre un scénario riquiqui, une histoire d’amour grotesque et des acteurs peu inspirés (à part le génial Ed Harris) Annaud  (qui a au moins l’ambition de faire du cinéma) fait son possible et filme en bon père de famille son interminable duel de snipers.

Et au spectateur de regretter, une fois de plus, le mythique « Stalingrad » de Sergio Leone.

Bof, bof.

CAB

Démineurs (2008) / Kathryn Bigelow

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La vie d’une escouade de démineurs en Irak.

Un très grand film de Bigelow sur la guerre (en général) et son addiction, porté par un très très grand Jeremy Renner.

Remarquable.

CAB

La ligne rouge (1998) / Terrence Malick

Un immense film du guerre métaphysique mais pas que…

Malick est très grand.

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Naissance d’une nation (1915) / D.W. Griffith

Énorme fresque grandiose sur la guerre de sécession mais aussi la reconstruction de l’Amérique.

Griffith enchaîne les séquences grandioses de l’incendie d’Atlanta à la bataille de Petersburg en passant par l’assassinat de Lincoln ou encore la chevauchée finale du Ku Klux Klan le tout en utilisant toutes les possibilités de la grammaire cinématographique.

Le film (reflet d’une époque) fut dénoncé pour son racisme et il faut bien le reconnaître qu’ il l’est.

Griffith fera amende honorable en signant, l’année suivante, « Intolérance » son chef d’œuvre.

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Glory (1989) / Edward Zwick

 

Ce film qui retrace l’odyssée du premier régiment de soldats noirs pendant la guerre de Sécession est une franche réussite.

Zwick évite tout manichéisme et offre à Matthew Broderick un magnifique rôle dans ce film qui dépeint formidablement bien la boucherie qu’était la guerre de sécession.

L’assaut de Fort Wagner est un pur moment de cinéma.

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Né un quatre juillet (1989) / Oliver Stone

Un des meilleurs Stone (si ce n’est le meilleur) servi par une magnifique performance de Tom Cruise dans le rôle de Ron Kovic vétéran de la guerre du Vietnam paraplégique qui devint un de ses plus fervent opposant.

Et que dire de la partition de John Williams.

Les 30 premières minutes de ce film sont un sommet d’émotion.

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Entre ciel et terre (1993) / Oliver Stone

Dernier volet du triptyque de Stone sur le Vietnam (et probablement le moins connu).

Un film d’un lyrisme incroyable (parfois too much) habité par l’incroyable performance de l’inconnue Hiep Thi Le et un Tommy Lee Jones parfait de sobriété.

Stone ne nous épargne (quasiment) rien du calvaire (véridique) de son héroïne. (l’ellipse a parfois du bon)…

Néanmoins cela reste un très bon Stone.

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Outrages (1989) / Brian de Palma

De Palma réalise « son » film sur le Vietnam qui retrace l’histoire (vraie) de l’enlèvement d’une vietnamienne par un groupe de G.I.

Une succession de séquences virtuoses (le tunnel, l’attaque dans le village, le pont …) au service de la steadycam mais aussi de son propos.

Certaines séquences sont insoutenables et Michael J.Fox trouve son meilleur rôle alors que Sean Penn cabotine (comme souvent).

Éprouvant mais réussi, un des derniers bons de Palma avec « Carlito’s Way« .

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Les visiteurs (1972) / Elia Kazan

Non, non ce n’est pas le film éponyme de Jean-Marie Poiré !

Kazan réalise, 27 ans avant, la « suite » du « Casualties of War » de Brian de Palma sur un scénario de son fils avec une bande d’acteurs inconnus à l’époque dont un certain James Woods.

Ce film, au micro budget, tourné avec une équipe réduite permet à son réalisateur d’explorer une nouvelle forme de cinéma.

Cette mise en scène « cinéma vérité » voire « auteurisante », si elle colle parfaitement au sujet (un huis clos étouffant) rend la vision de ce film ardue voire ennuyeuse.

Intéressant néanmoins.

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Dear America: Letters Home from Vietnam (1987) / Bill Couturié

Excellent documentaire (produit par HBO) sur la guerre du Vietnam.

Uniquement composé d’images d’archives et d’extraits de lettres de jeunes soldats (lus par la fine fleur des acteurs américains) envoyés au front.

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Le retour (1978) / Hal Ashby

Après une première séquence d’une lourdeur infinie, Ashby reprend les rênes de son film pour nous offrir un très beau film et une belle histoire d’amour autour de la guerre du Vietnam vue d’Amérique.

Porté par un formidable trio d’acteurs (Jane Fonda, Bruce Dern et surtout Jon Voight) ce film évite (heureusement) la plupart des clichés du film anti-guerre.

Oliver Stone l’a probablement visionné souvent avant de réaliser « Né un 4 Juillet« .

Une belle réussite.

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La 317ème section (1965) / Pierre Schoendoerffer

Dans un style quasi documentaire, Schoendoerffer narre la retraite d’un groupe de militaires à la fin de la guerre d’Indochine.

Porté par Bruno Cremer et Jacques Perrin et la magnifique photo du grand Raoul Coutard, le réalisateur signe une œuvre radicale et implacable sur ce conflit.

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Les bérets verts (1968) / Ray Kellog & John Wayne

The Duke co-réalise ce film à gros budget à la gloire de l’armée Américaine.

Néanmoins ce soit disant film de propagande se permet de raconter aussi un Alamo au Vietnam.

Du grand spectacle Hollywoodien naïf et maladroit comme il pouvait l’être.

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Le Crabe-Tambour (1977) / Pierre Schoendoerffer

Le chef d’œuvre de Schoendoerffer.

Jean Rochefort, Claude Rich, Jacques Perrin et Jacques Dufilho traversent avec un talent immense ce film complexe à l’écriture originale.

A cette époque, les films Français étaient ambitieux et avaient du sens.

Une grande œuvre.

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Rambo (1982) / Ted Kotcheff

Ted Kotcheff réalise un film formidable superbement éclairé par Andrew Laszlo et porté par la magnifique musique de Jerry Goldsmith .

Métaphore de la guerre du Vietnam et de ses conséquences aux Etats Unis, Rambo, machine de guerre se retrouve rejeté par le pays pour lequel il s’est battu.

Une œuvre brillante portée par un Stallone au meilleur de sa forme et qui vaut bien plus que certaines de ses suites.

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Retour vers l’enfer (1983) / Ted Kotcheff

Un an après « First Blood » Kotcheff envoie Gene Hackman au Laos récupérer son fils  prisonnier pendant la guerre du Vietnam.

Kotcheff s’embourbe dans ce récit tarabiscoté et raté produit par John Milius.

Pour les filles il y a Patrick Swayze tout jeune.

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L’honneur d’un capitaine (1982) / Pierre Schoendoerffer

Film de procès sur la guerre d’Algérie à travers les 19 derniers jours d’un capitaine brillamment interprété par Jacques Perrin.

Schoendoerffer poursuit une œuvre singulière et continue d’imbriquer ses films les uns avec les autres.

Un film passionnant et dense à l’écriture très réussie.

Nicola Garcia, Georges Wilson, Claude Jade et Georges Marchal sont parfaits, Charles Denner lui est catastrophique.

Pour l’anecdote la présence de deux jeunes acteurs Christophe Malavoy et un certain Florent Pagny.

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Lebanon (2009) / Samuel Maoz

 

La guerre du Liban de 1982 du point de vue d’un tank Israélien.

Tout comme ses acteurs le sont dans le tank, Maoz est lui aussi prisonnier de son dispositif.

La sensation de claustrophobie est très bien rendue mais le film avance de manière aussi chaotique que son véhicule.

Assez vain comparé à l’excellent « Beast » de Kevin Reynolds.

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Good Morning, Vietnam (1987) / Barry Levinson

 

Deux ans avant « le cercle des poètes disparus » Robin Williams se dressait déjà contre l’autorité.

Levinson réalise un film amer sur le Vietnam qui au delà de son aspect comique montre progressivement l’enlisement du conflit grâce à des séquences musicales remarquables.

La scène où Williams rencontre des soldats partant pour le front (et une mort quasi certaine) est une très belle réussite.

Un classique où l’improvisation a été le maître mot durant le tournage.

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Essential Killing (2010) / Jerzy Skolimowski

 

Un survival (un peu top « auteurisant ») viscéral et sans concessions.

Gallo est formidable (et sobre si si) et Skolimowski signe un film haletant dans de magnifiques paysages Polonais enneigés.

Néanmoins à force de ne rien vouloir expliquer on risque se perdre et d’exclure ses spectateurs.

Un fim étrange qu’il faudra revoir.

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Flandres (2006) / Bruno Dumont

Dumont reste un Ovni et un péché mignon pour moi.

Sublimement photographié (comme toujours), son film de guerre souffre (comme toujours) de l’absence d’un scénario consistant et n’atteint pas la beauté Bressonienne de ses précédents opus.

Néanmoins « Flandres » arrive à captiver son spectateur entre ravissement et dégout.

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Zoulou (1964) / Cy Endfield

 

Après une mise en place un peu laborieuse le film prend toute son ampleur lors de la grande bataille qui occupe la majeure partie du film.

Parfois impressionnant (l’arrivée de l’armée Zoulou, le final …) avec une distribution impeccable (Michael Caine y joue son premier rôle important) et une jolie musique de John Barry.

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Les Insurgés (2008) / Edward Zwick

 

L’histoire vraie de frères Bielski qui résistèrent aux nazis en Biélorussie.

Zwick nous questionne : « Dans une époque barbare, peut on survivre sans le devenir soi même ? »

Très efficace malgré quelques ralentis incongrus un film qui vaut largement plus que sa mauvaise presse à l’époque de sa sortie.

Le temps d’aimer et le temps de mourir (1958) / Douglas Sirk

Sirk adapte Erich Maria Remarque (qui joue d’ailleurs dans le film) et signe un grand mélo en cinémascope durant la seconde guerre mondiale et cette fois ci du côté Allemand.

Le maître du mélo retranscrit avec brio la chute du troisième Reich dans des décors de ville Allemande sous les bombes dans lesquels erre une population démunie.

Russel Metty à la caméra et Miklós Rózsa à la partition forment avec Sirk et Remarque une équipe remarquable pour un film passionnant dont on n’oubliera pas le dernier plan bouleversant.

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Attaque (1956) / Robert Aldrich

 

Sous couvert d’un film de guerre situé en France en 1944, Aldrich réalise une grande parabole politique sur l’ambition et la corruption.

Jack Palance (pour une fois dans un rôle de « gentil »), Lee Marvin et Eddie Albert s’affrontent sur fond de jeu de pouvoir et de lâcheté.

Le visage de Palance à la fin du film restera longtemps gravé dans nos mémoires.

Grandiose.

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Croix de fer (1977) / Sam Peckinpah

Crazy Sam nous livre son film de guerre. James Coburn, James Mason et David Warner l’accompagnent dans cette œuvre sans concessions sur les horreurs et l’absurdité de la guerre.

De morceaux de bravoure en séquence inoubliables (les femmes russes, le final dans la gare, l’hôpital militaire etc…) Peckinpah signe encore une formidable bobine.

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