La main sur le berceau (1992) / Curtis Hanson

Un médecin se suicide après avoir été accusé de harcèlement par une patiente (Annabella Sciorra). Sa veuve (Rebecca De Mornay), enceinte, perd l’enfant qu’elle portait et décide de se venger …

Dans les années 90, la cellule familiale américaine est souvent menacée ( « Liaison fatale », « La nurse » etc.) et Hanson apporte sa pierre à l’édifice en jouant sur l’opposition entre la vie et la mort, dès l’habile montage en parallèle qui ouvre film.

Terriblement vicieux et efficace.

CAB

La prisonnière espagnole (1997) / David Mamet

Un ingénieur a inventé un procédé top secret qui assurera la fortune de la société pour laquelle il travaille. Nombreux sont ceux qui veulent s’en emparer…

Mamet pousse au bout son concept de film d’arnaque(s) avec un scénario bien alambiqué et de multiples rebondissements.

Le film est assez ludique (qui arnaque qui ?) et assez plaisant à voir malgré une conclusion un peu bâclée.

Sympathique.

CAB

Engrenages (1987) / David Mamet

Confrontée à la vacuité de sa vie, une psychiatre (Lindsay Crouse) plonge dans le monde des arnaqueurs …

Ce premier film de Mamet met en place ses thématiques et son système de mise en scène et réunit une troupe d’acteurs à laquelle il restera fidèle.

Au delà d’un classique film d’arnaque, « Engrenages » narre le voyage initiatique de son héroïne au terme duquel elle se révélera à elle-même.

Dommage que le film faiblisse dans son dernier tiers et soit un peu moins subtil que ne l’est l’excellent « Homicide« .

CAB

Homicide (1991) / David Mamet

Le détective Gold (Joe Mantegna) enquête sur le meurtre d’un vielle femme juive …

Mamet entraîne le spectateur dans la quête d’identité , ou plutôt d’appartenance, de son héros.

Au cours de son enquête, le détective Gold va prendre conscience d’un héritage qu’il ignorait jusqu’à présent et du poids qu’il peut représenter si on l’embrasse pour de mauvaises raisons.

Excellent.

CAB

Sans pitié (1986) / Richard Pearce

Un flic de Chicago (Richard Gere), traque en Louisiane l’assassin de son partenaire en capturant sa compagne (Kim Basinger).

Entre le polar et le survival dans le bayou, « Sans Pitié » navigue à vue et ne tire pas partie du décor de la Louisiane.

Basinger, dans un rôle ultra cucul, se contente de porter gracieusement la chemise mouillée aux côtés d’un Richard Gere faisant le minimum syndical.

On pourra sauver, à la rigueur, le gunfight final et la drôle de musique synthétique de Silvestri.

Vraiment pas terrible.

CAB

Last Seduction (1994) / John Dahl

Une femme (Linda Fiorentino) vole l’argent, d’un deal de drogue, de son mari (Bill Pullman) et se cache dans la petite ville de Beston où elle rencontre un gros benêt (Peter Berg).

Dernier film de la trilogie de la « garce » de John Dahl, « Last Seduction » est le pire de la série.

Alors ok, Linda Fiorentino est excellente en femme fatale hyper-sexuée, mais où se trouve l’enjeu quand, en face, tous les personnages masculins sont, au mieux, de sombre crétins (mention spéciale au pauvre Peter Berg, qui a d’ailleurs bien fait de devenir réalisateur) qui ne voient rien venir alors que les ficelles sont énooormes.

Prévisible et soporifique.

CAB

Red Rock West (1993) / John Dahl

Complètement fauché, un ancien Marines (Nicolas Cage) est confondu avec un tueur à gages et est engagé pour tuer la femme (Lara Flynn Boyle) du patron du bar local (J.T. Walsh). Ça se complique quand le vrai tueur (Dennis Hopper) débarque …

Dahl poursuit son exploration du film noir après l’excellent « Kill me again » .

Le scénario est malin (Cage n’arrive jamais à quitter la ville) et les twists ne sont pas artificiels.

Hopper nous livre une prestation de psychopathe Texan assez rigolote et Cage est excellent.

Une réussite.

CAB

Kill Me Again (1989) / John Dahl

Un détective privé (Val Kilmer) est engagé par une femme (Joanne Whalley, Madame Kilmer à l’époque) pour la protéger de son psychopathe de compagnon (Michael Madsen) avec lequel elle vient de dérober une importante somme d’argent à la mafia.

Dès ce premier film, John Dahl, clame son amour pour le film noir et en livre une relecture fidèle au genre.

Le trio d’acteurs est excellent, notamment Joanne Whaley en garce (personnage récurrent dans l’univers de Dahl), dommage que le final soit bâclé.

A noter k’excellente musique de William Olvis.

Une bonne surprise.

CAB

J.F. partagerait appartement (1992) / Barbet Schroeder

Après s’être séparée de son fiancé, une jeune femme (Bridget Fonda) recherche une colocataire. Hedra (Jennifer Jason Leigh) semble être la candidate parfaite …

Plus gros succès dans la carrière américaine de Schroeder, « Single White Female » est un habile thriller rondement mené autour de la gémellité avec ses jeux de miroirs constants.

La musique de Howard Shore est top et n’a d’ailleurs jamais été éditée (sniff).

Dommage que le final sombre un peu dans le grotesque.

Bien meilleur que dans mon souvenir.

CAB

Bad Influence (1990) / Curtis Hanson

Alors qu’il allait se faire agresser dans un bar, un yuppie (James Spader) est défendu par un homme (Rob Lowe) qui va bouleverser sa vie…

On a connu Curtis Hanson plus inspiré que dans ce thriller où Rob Lowe reprend son rôle de bad boy inauguré dans « Masquerade » et entraîne James Spader dans une spirale qui l’amènera à se révéler.

Le film est très daté et franchement pas très passionnant.

Bof.

CAB

La loi criminelle (1988) / Martin Campbell

Un avocat (Gary Oldman) obtient l’acquittement d’un homme soupçonné d’être un serial killer (Kevin Bacon).Mais est-il vraiment innocent ?

Énième film sur la conscience d’un avocat, cette « Loi criminelle » est très belle, très propre mais aussi assez chiante.

Restent une très belle partition synthétique de Jerry Goldsmith et deux excellents comédiens.

Bof.

CAB

Un Faux mouvement (1991) / Carl Franklin

Trois criminels dérobent et massacrent des dealers à Los Angeles. Ils prennent la route pour l’Arkansas où les attendent le shérif local (Bill Paxton, remarquable) et deux policiers de Los Angeles…

Sur un scénario de Billy Bob Thornton (qui joue d’ailleurs un des criminels), Carl Franklin réalise un polar autour l’attente, dont le récit suit en parallèle ses protagonistes jusqu’à l’inéluctable confrontation finale.

Au delà des conventions du genre, Franklin injecte dans son film des considérations raciales qui, loin de le détourner de son sujet, lui confèrent une profondeur insoupçonnée.

La fin est magnifique.

Top.

CAB

Un baiser avant de mourir (1991) / James Dearden

Un arriviste (Matt Dillon) camoufle en suicide l’assassinat de la fille d’un riche industriel (Max von Sydow). Sa sœur jumelle (Sean Young) mène l’enquête ne croyant pas à la version officielle.

Dearden (scénariste de « Liaison Fatale » ) remake un film de 1956 d’après un roman de Ira Levin.

Dès sa fracassante séquence inaugurale, on se dit que le film sera bien meilleur que tous ces petits thrillers qui sont apparus à la fin des années 80 et au début des années 90.

Dearden mène très habilement son récit, en y injectant une petite touche sociale, sans user de twists superflus jusqu’à une conclusion presque touchante.

Dillon en crapule est excellent et Howard Shore signe une superbe BO.

Vraiment pas mal.

CAB

Masquerade (1988) / Bob Swaim

Une richissime héritière (Meg Tilly) tombe amoureuse d’un skipper (Rob Lowe) qui a plutôt l’air de lorgner sur sa fortune …

Auréolé du succès international de « La balance » , Bob Swaim retournait aux Etats-unis pour y poursuivre sa carrière et y signait ce petit thriller.

Cousu de fil blanc, « Masquerade » enchaîne les twists sans jamais être palpitant.

Les filles se consoleront avec Rob Lowe (assez monolithique, mais au fessier musculeux) et Doug Savant (le Matt de « Melrose Place ») dans deux contre emplois et les garçons avec Meg Tilly et Kim Cattrall.

Le meilleur du film reste la très belle musique de John Barry.

Bof.

CAB

Les noces rouges (1973) / Claude Chabrol

Dans une ville de province, l’épouse (Stéphane Audran, splendide) du député maire (Claude Piéplu, parfait) trompe son mari avec le premier adjoint (Michel Piccoli, excellent) dont la femme, dépressive, est constamment malade.

Au député de droite strict et obsédé par sa carrière, au point de délaisser son épouse, Chabrol oppose le jouisseur de gauche.

Mais au delà d’une critique de la bourgeoisie, Chabrol signe ici, et surtout, une très belle histoire d’amour placée sous le signe du tragique.

Top.

CAB

Que la bête meure (1969) / Claude Chabrol

Un homme (Michel Duchaussoy) tente de retrouver le chauffard qui a tué son fils…

Excellent revenge movie français, où Chabrol démontre son art de la mise en scène, notamment lors d’une géniale séquence de dîner, en plan séquence, ponctuée par l’arrivée fracassante de Jean Yanne (dans un rôle d’anthologie).

CAB

Le boucher (1970) / Claude Chabrol

Un boucher (Jean Yanne) et une institutrice (Stéphane Audran) se rencontrent à un mariage alors que des femmes sont assassinées dans la région…

Ni véritable étude de mœurs, ni film policier, « Le boucher » est un film assez singulier qui trace son chemin vers son final très réussi.

Ponctué par les sonneries des cloches du village, le film préfère s’attacher à ses deux héros qu’à son intrigue policière et est aussi une dénonciation de ce que les guerres font aux hommes.

Pas mal.

CAB

No Country for Old Men – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (2007) / Joel et Ethan Coen

Un chasseur (Josh Brolin) trouve deux millions de dollars abandonnés, dans le désert, par des trafiquants de drogue qui se sont entre-tués. Malheureusement, pour lui, un tueur à gages (Javier Bardem) doit les récupérer.

A sa sortie, le film m’avait passablement énervé. Cette seconde vision n’altère pas beaucoup cette impression.

« No country … » est beaucoup trop bavard et surtout les Coen veulent absolument faire Auteur à tout prix quitte à frustrer le spectateur avec une fin en eau de boudin.

Alors oui la mise en scène est très belle, oui le personnage de Bardem terrifiant (et vraiment too much), oui le casting est fabuleux mais il me reste toujours un fort goût d’inachevé pour ce film qui aurait pu être juste dément.

Dommage.

CAB

Comancheria (2016) / David Mackenzie

Deux frères (Chris Pine et Ben Foster) cambriolent de petites banques texanes pour racheter le ranch familial. Un Texas ranger (Jeff Bridges) et son adjoint mènent l’enquête…

Une très bonne surprise, ancrée dans l’Amérique de la crise, et portée par une fantastique distribution.

MacKenzie confère à son film un ton original où la violence n’est jamais très loin.

Petit bémol pour l’envahissante musique de Nick Cave et Warren Ellis qui sonne toujours pareil.

Vraiment bien.

CAB

Traque à Boston (2016) / Peter Berg

Récit des attentats du marathon de Boston et de la chasse à l’homme qui s’ensuivit.

C’est carré et bien foutu (la séquence des caméras de surveillance est top) mais ça ressemble beaucoup plus à un documentaire qu’à un film de cinéma, comme le prouve l’irruption du réel à la fin.

Et les discours sur l’amour pour lutter contre les terroristes, je n’en peux plus …

Pas mal quand même.

CAB

Get Out (2017) / Jordan Peele

Rose présente son petit ami (noir) à sa famille lors d’un weekend à la campagne mais il y a quelque chose qui cloche dans cette famille…

Précédé d’une hype délirante, le film de Peele est un très médiocre thriller (légèrement) horrifique, se cachant derrière une pseudo dénonciation du racisme ordinaire, où la subtilité est totalement absente.

Lourdingue, artificiel et naze.

CAB

Le convoyeur (2004) / Nicolas Boukhrief

Un homme (Albert Dupontel) intègre La Vigilante, une compagnie de transports de fonds qui a subi plusieurs braquages. Quelles sont ses véritables motivations ?

Boukhrief signe un très bon thriller à l’excellent casting de contre emplois (Beléand, Dujardin et surtout un monstrueux Dupontel).

C’est plutôt bien filmé malgré un final un peu bâclé et quelques passages un peu lourdingues.

Pas mal du tout.

CAB

La dernière vague (1977) / Peter Weir

Un avocat (Richard Chamberlain) défend cinq aborigènes accusés d’avoir assassiné un des leurs selon un rituel ancestral.

Entre thriller et fantastique, Weir embrasse ses thématiques de prédilection : la relation de l’homme à la nature ici sous un aspect mystique et les croyances ancestrales contre la civilisation.

Dans une ambiance apocalyptique où l’eau est omniprésente, Chamberlain devra se découvrir pour résoudre son enquête.

Même si le film est imparfait, il possède de très beaux moments.

CAB

Mélodie pour un meurtre (1989) / Harold Becker

L’inspecteur Keller (Al Pacino), alcoolique et fraîchement divorcé, enquête sur un serial killer qui pourrait être la femme (Ellen « hot » Barkin) qu’il vient de rencontrer.

Becker signe un (tout) petit thriller « sexy » (scénarisé par Richard Price), genre à la vogue à cette époque, qui doit sa réputation à la présence de Pacino mais aussi à la révélation Ellen Barkin.

Assez prévisible, le film est très plat et pas vraiment mis en scène.

Les meilleures séquences sont celles entre Pacino et John Goodman qui s’en donnent à cœur joie.

Bof.

CAB

Z (1969) / Costa-Gavras

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Dans un pays fictif, dirigé par les militaires, un homme politique en exil (Yves Montand) revient pour participer à un rassemblement contre le nucléaire.

Première collaboration entre Costa Gavras et Jorge Semprun, « Z » est un coup de maître.

Sous couvert d’un thriller, les auteurs signent un grand film politique formellement très réussi (toute la chorégraphie lors du meeting, la gestion de l’espace et du temps, les flash-back…)

Excellent.

CAB

Terreur aveugle (1971) / Richard Fleischer

Une jeune femme, devenue aveugle après un accident de cheval, est traquée par un tueur.

Avec un sens incroyable des détails, Fleischer signe un petit bijou de tension et de mise en scène et prouve encore une fois qu’il est un véritable auteur.

Génial.

CAB

Compartiment tueurs (1965) / Costa Gavras

Un homme meurt assassiné dans un compartiment de train alors que les autres passagers dorment. Un à un les témoins de ce meurtre sont tués alors que la police mène l’enquête.

Dans un beau scope en noir et blanc, Costa-Gavras réalise son premier long au casting impressionnant (Signoret, Montand, Trintignant, Piccoli, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Charles Denner, Daniel Gélin, Pierre Mondy etc.).

Son film policier est plutôt réussi formellement (notamment la poursuite finale) mais pèche par son scénario alambiqué qui donne à l’ensemble un côté totalement confus.

On voit, néanmoins, affleurer, ça et là, quelques considérations politiques qui seront au cœur des meilleurs films de son auteur.

Bof.

CAB

I… comme Icare (1979) / Henri Verneuil

Le président d’un état fictif est assassiné. Un procureur (Yves Montand) rejette les conclusions de la commission d’enquête dont il était membre. La vérité serait-elle autre ?

Verneuil s’empare de l’assassinat de JFK (la commission Warren, le film de Zapruder etc.) pour un faire un excellent thriller.

On se demande même parfois s’il ne s’est pas beaucoup inspiré du génial « Parallax View » de Pakula notamment lors de la séquence de l’expérience de Milgram.

Montand, parfait, porte le film et sa quête de vérité jusqu’à à se brûler les ailes (la très longue, et belle, dernière séquence).

Très bien.

CAB

Le professionnel (1981) / Georges Lautner

Un agent secret, évadé des geôles d’un dictateur Africain, revient en France pour se venger de ceux qui l’ont piégé.

Belmondo n’est pas que un héros invincible et le film de Lautner le prouve dès son ouverture avec son Bébel drogué et subissant divers sévices jusqu’à sa célèbre fin.

En face de lui, Hossein est génial dans un rôle de méchant impitoyable. Le côté politique du film est bienvenu (le dictateur africain combattu puis protégé par le pouvoir) et les nombreuses péripéties donnent à l’ensemble un rythme soutenu.

Dommage que Belmondo passe vraiment trop facilement au travers des mailles du filet tendu par ses poursuivants.

Les Audiard (père et fils) se font plaisir avec des répliques cultes : « Joss Beaumont, espionnage et châtaigne ! » ou encore le célébrissime « Et un couscous poulet, un » etc.

Et pour finir, le mythique thème de Morricone n’a pas été composé pour ce film mais pour « Maddalena » en 1971 et a été recyclé et réarrangé par le maestro, dix ans après sa première utilisation.

Du bon boulot.

CAB

Le 4ème pouvoir (1985) / Serge Leroy

Un grand reporter (Philippe Noiret) et la présentatrice vedette du journal télévisé (Nicole Garcia), qui était son ex-amante, sont sur la piste d’une affaire impliquant le gouvernement.

Sur fond de conflit en Syrie (déjà en 1985 !), le film de Leroy est un honnête thriller journalistique (co-écrit par Françoise Giroud) où s’affrontent deux conceptions du journalisme; celle de la presse écrite et de l’éthique, et celle de la télévision, nouveau monstre médiatique.

Noiret et Garcia (en ersatz de Christine Ockrent) forment un joli couple.

Pas mal.

CAB

Flagrant désir (1986) / Claude Faraldo

Une femme meurt noyée. Est-ce un meurtre ou un suicide ? Un inspecteur américain (Sam Wasterston), en mission d’observation en France, est chargé de l’enquête et doit affronter une grande famille Bordelaise au secret bien caché…

Le premier tiers, et notamment le meurtre inaugural sur une très belle musique de Gabriel Yared, est une vraie réussite.

Ensuite, ça se gâte franchement, à cause d’un McGuffin crétin, et le film bascule définitivement dans le ridicule avec une séquence de balancelle totalement insupportable pour finir en apothéose sur une conclusion stupide.

Faraldo laisse son casting prestigieux en roue libre, Marisa Berenson est épouvantablement mauvaise tout comme la superbe Lauren Hutton et même Bernard-Pierre Donnadieu passe à côté de son personnage de patriarche.

Un flagrant nanar.

CAB

Peur sur la ville (1975) / Henri Verneuil

Le commissaire Letellier (Jean-Paul Belmondo) enquête sur des meurtres de femmes commis par l’affreux Minos.

Une vraie réussite au rythme haletant où Bébel course Minos sur les toits de Paris puis enchaîne une poursuite en voiture pour terminer par la fameuse séquence du métro, le tout, sans fond vert et avec de vrais cascadeurs (dont Belmondo lui-même) qui accomplissent de véritables prouesses.

Et surtout, à la différence de la plupart des polars de Delon, celui-ci a un vrai bon metteur en scène derrière la caméra et Belmondo ne fait pas (encore) son numéro.

Bref, c’est vraiment bien et il y a même Léa Massari.

CAB

Le battant (1983) / Alain Delon

Condamné pour vol à main armée et meurtre d’un bijoutier, Alain Delon, sort de prison bien décidé à récupérer les diamants volés huit ans auparavant.

Cette deuxième réalisation de Delon est largement supérieure à « Pour la peau d’un flic » .

Plus ludique, le film (dédié à René Clément) enchaîne les clins d’œil : la cage d’oiseau, la musique et le décor de l’appartement du « Samouraï« , ou encore l’insupportable et omniprésente chanson de « Pour la peau d’un flic » diffusée par un auto radio et coupée tout de suite alors que le personnage dit « ah non merde pas encore ! ».

Delon campe un personnage anachronique seul survivant d’une caste dont la plupart de ses membres sont soit morts, soit retirés des affaires.

Le scénario de Christopher Frank est complexe comme il faut et ménage ses surprises.

François Périer est une fois de plus parfait et Anne Parillaud joue une hallucinante femme objet.

Un film reflet d’une une époque.

CAB

Pour la peau d’un flic (1981) / Alain Delon

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Une mère demande à un ancien policier devenu détective privé (Alain Delon) de retrouver sa fille.

Véhicule à la gloire d’Alain Delon acteur, mis en scène par Alain Delon réalisateur, coécrit par Alain Delon scénariste et produit par Alain Delon; cette première réalisation de la star n’est franchement pas terrible.

A part une poursuite sur le périphériques très réussie (signée Rémy Julienne), l’ensemble souffre d’une mise en scène anonyme, d’un scénario partant dans tous les sens et surtout d’une utilisation répétitive du « Bensonhurst Blues » de Oscar Benton comme seule musique.

Le trio Delon, Michel Auclair et Anne Parillaud (en secrétaire cinéphile) ne manque pas de charme et les dialogues sont assez drôles.

Les « amateurs » reconnaîtront Brigitte Lahaie au détour d’une séquence.

Bof.

CAB

Traitement de choc (1973) / Alain Jessua

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Plaquée et au bout du rouleau, une femme (Annie Girardot) décide de faire une cure anti-âge révolutionnaire dans la clinique du Docteur Devilers.

Luttant contre le vieillissement, quel qu’en soit le prix, les bourgeois de Jessua forment une véritable secte de privilégiés au sein de laquelle, la femme célibataire (Girardot), l’homosexuel (Robert Hirsch) ou encore la main d’oeuvre étrangère n’ont pas leur place.

Un vrai film de genre réussi aux dialogues savoureux et souvent drôles.

CAB

Le choc (1982) / Robin Davis

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Un tueur à gages (Alain Delon) veut se retirer après un dernier contrat. Mais l’organisation pour laquelle il travaille n’est pas du même avis.

Delon peut s’en donner à cœur joie dans ce nanar de luxe, adapté de Manchette, aux dialogues souvent rigolos (mais est-ce volontaire ?)

Catherine Deneuve tente d’y interpréter une paysanne mariée à un Philippe Léotard alcoolique (comme dans la vraie vie, ce qui procure un certain malaise).

Davis filme avec les pieds et ose même la scène d’amour sur peaux de bêtes devant la cheminée.

On sauvera le thème musical de Philippe Sarde.

Naze.

CAB

L’indic (1983) / Serge Leroy

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Le bras droit (Thierry Lhermitte) d’un parrain Corse en cavale (Bernard-Pierre Donnadieu), rencontre une jeune femme (Pascale Rocard) à l’enterrement d’un truand. Un inspecteur de police (Daniel Auteuil) va tenter de la faire devenir une indic…

Bien filmé (l’assassinat de la séquence d’ouverture), « L’indic » tient à la route et enchaîne ses multiples péripéties.

On regrettera néanmoins le côté bluette d’une partie du film (surement une concession commerciale pour ne pas faire de Lhermitte un personnage trop négatif).

Donnadieu est encore une fois excellent dans un rôle de méchant prêt à tout pour venger son frère.

Sympa.

CAB

L’homme aux yeux d’argent (1985) / Pierre Granier-Deferre

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Un homme (Alain Souchon) sort de prison et retourne dans le village où il a grandi, pour récupérer le butin qu’il a caché. Mais deux policiers (Jean-Louis Trintignant et Lambert Wilson) veulent, à tout prix, le coincer.

Ce sympathique polar rural bénéficie d’une distribution haut de gamme : Alain Souchon parfait, Jean -Louis Trintignant habillé comme un pasteur dans un rôle d’ordure, Lambert Wilson, peroxydé, qui n’hésite pas à terroriser un enfant pour obtenir une information et Tanya Lopert dans le beau (et seul) personnage féminin, essayant de donner un nouveau départ à sa vie.

Pas mal.

CAB

Poussière d’ange (1987) / Edouard Niermans

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Un flic alcoolique (Bernard Giraudeau), rencontre une jeune fille paumée (Fanny Bastien) qui semble ne pas être celle qu’elle prétend être …

Niermans signe un polar original, qui m’avait pas mal impressionné au moment de sa sortie.

La réussite de « Poussière d’ange » réside autant dans son scénario, co-écrit par un certain Jacques Audiard, démarrant comme une comédie pour basculer ensuite dans le drame le plus noir, que dans la mise en scène inspirée de Niermans.

Le film ménage son mystère jusqu’au bout et devient franchement touchant grâce au personnage de Fanny Bastien.

Giraudeau est parfait.

A (re)découvrir.

CAB

Taj Mahal (2015) / Nicolas Saada

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Novembre 2008 : une jeune fille (Stacy Martin) se retrouve coincée dans sa chambre de l’hôtel Taj Mahal à Bombay pendant une attaque terroriste.

A trop vouloir intellectualiser son sujet, Saada se perd en route et n’arrive pas à maintenir son parti pris de l’événement vu à travers les yeux de son héroïne (les péripéties des parents sont très ratées et Louis-Do de Lencquesaing un miscast absolu). En outre, pour aérer son film, Saada nous sert de manière répétitive des « beauty shots » d’indiens qui donnent vraiment l’impression d’être là pour faire du minutage.

En revanche tout ce qui concerne le hors champs est vraiment réussi et l’apparition finale des terroristes sur les écrans des caméras de surveillance est une excellente idée.

Dommage car il y avait matière pour faire bien mieux.

CAB

L’addition (1984) / Denis Amar

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Emprisonné pour un délit mineur, Richard Berry devient la victime du vilain maton interprété par Richard Bohringer.

Cette tentative française de film carcéral pâtit d’un scénario qui ne cesse d’accabler artificiellement le pauvre Berry (qui n’a décidément jamais de chance) et de séquences d’ouverture et de fin qui sonnent terriblement faux.

Amar, derrière la caméra, assure le strict minimum.

Sinon, Bohringer est parfait, dans un rôle à sa mesure, et Farid Chopel campe un terrifiant méchant au côté duquel, on trouve un tout jeune Vincent Lindon.

Mouais.

CAB

Urgence (1985) / Gilles Béhat

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Un groupuscule néonazi prépare un attentat et tue un journaliste qui enquêtait sur eux. Mais ce dernier a laissé un étrange message à sa sœur …

Gilles Béhat signe un thriller politique très « eighties » (il y a même Marc Scalia au générique) dont on retiendra le formidable méchant campé par Bernard-Pierre Donnadieu.

Cette course contre la montre est pas mal exécutée, malgré un affreux Richard Berri et un scénario assez bancal.

Une sympathique tentative de film de genre pas totalement réussie.

CAB

La guerre des polices (1979) / Robin Davis

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La Brigade territoriale et l’antigang traquent Sarlat, un dangereux criminel. Au lieu de collaborer, ils ne cessent se mettre des batons dans les roues.

Archétype du polar français des années 70/80 avec manipulations politiques à la clé, le film de Davis déroule lourdement et de manière répétitive son script de course contre la montre sans trop de rythme.

Bof.

CAB

Le syndicat du crime 2 (1987) / John Woo

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Les héros du premier épisode son de retour pour une nouvelle vengeance.

Si on fait abstraction de son scénario rocambolesque (qui fait notamment revenir Chow Yun-Fat par le biais d’un frère jumeau (sic)), cette suite est plutôt sympathique grâce à son rythme effréné et sa fusillade finale démente qui est un vrai morceau d’anthologie.

Du bon Woo.

CAB

À toute épreuve (1992) / John Woo

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Deux policiers font équipe pour se débarrasser d’un terrible parrain.

Dernier film Hongkongais de Woo avant de céder aux sirènes d’Hollywood, « Hard Boiled » marque l’apogée de son auteur.

Sans temps morts, ce polar est une très belle réussite qui enchaîne les morceaux de bravoure (le salon de thé ou le mythique plan séquence de l’hôpital).

Top.

CAB

Représailles (1985) / Sean S. Cunningham

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A la suite du décès accidentel de leurs parents, un frère et sa sœur sont recueillis par un oncle. Ils deviennent vite la cible d’une bande de voyous.

Après le succès de « Vendredi 13 » , Cunningham réalisait ce drôle de film qui mélange allègrement le drame, le film d’horreur et le thriller.

Le film se suit sans déplaisir mais est globalement assez mal foutu et la promesse d’une sorte de revenge movie avec des adolescents n’est jamais vraiment tenue.

Sinon on y retrouve de jeunes débutants nommés Eric Stoltz et James Spader.

Une curiosité.

CAB

Le nombre 23 (2007) / Joel Schumacher

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Un homme (Jim Carrey) devient obsédé par un livre dans lequel il croit reconnaître sa vie …

Schumacher signe un thriller à tiroirs et à multiples rebondissements qui fait terriblement penser à « Shutter Island » .

Comme le film de Scorsese, c’est tiré par les cheveux et franchement pas terrible malgré un excellent Jim Carrey.

Bof.

CAB

Summer of Sam (1999) / Spike Lee

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En 1977 à New-York, la vie d’un groupe d’italo-américains alors que le fameux tueur en série, le fils de Sam, sévit…

Film sur le soupçon et la paranoïa menant inexorablement au conflit et à l’intolérance, « Summer of Sam » est aussi le film le plus musical de Lee.

Où comment mêler la grande et la petite histoire et en faire un sujet personnel.

Vraiment bien.

CAB

8MM (1999) / Joel Schumacher

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Un détective privé (Nicolas Cage) est engagé par une veuve pour retrouver une jeune femme figurant dans un snuff movie découvert dans le coffre de son défunt mari.

Sur un script du scénariste de « Se7en« , Schumacher signe une plongée bien crapoteuse dans le milieu du snuff.

Le film tient plutôt bien la route, malgré un côté petite famille américaine assez horripilant, pendant les deux premiers tiers mais fini par s’éparpiller dans ses trente dernières minutes

Sur le sujet, on préfèrera le « Hardcore » de Paul Schrader.

Pas mal pour du Schumacher.

CAB

Le syndicat du crime (1986) / John Woo

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Un ancien gangster tente de se réconcilier avec son policier de frère tandis qu’un nouveau caïd humilie un tueur à gages.

Avec le Syndicat du crime, Woo signait son premier polar sous le signe de Jean-Pierre Melville et mettait en place la matrice de ses films à venir.

En se donnant un rôle clé, il devenait lui-même le savoureux deus ex machina de son film.

Vraiment bien.

CAB

Clockers (1995) / Spike Lee

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Strike deale, a un ulcère et aime les trains. Un jour son mentor lui demande d’assassiner un autre dealer…

Spike Lee reprenait ce film qui devait être, à l’origine, réalisé par Martin Scorsese dont l’empreinte est assez présente.

Dès le très beau générique (des photos de victimes de meurtres sur la chanson « People in Search of a Life ») les intentions de Lee son claires.

Lyrique et optimiste, Lee signe un film rondement mené où ses tics de mise en scène sont un peu moins présents.

Cool.

CAB

Le lendemain du crime (1986) / Sidney Lumet

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Un femme (Jane Fonda) se réveille à côté d’un cadavre sans se souvenir de ce qui s’est passé …

Conçu comme un véhicule à Oscar pour Fonda, ce Lumet a une très mauvaise réputation qui, malheureusement, n’est pas usurpée.

Difficile de sauver autre chose que la photo de Bartkowiak tant le script est du grand n’importe quoi et le film très très ennuyeux.

Même Jane Fonda est mauvaise et souffre de la comparaison avec Jeff Bridges ou Raul Julia.

A noter une des premières apparition de Kathy Bates sur le grand écran.

A oublier.

CAB

Spectre (2015) / Sam Mendes

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James Bond est sur la piste d’une mystérieuse organisation criminelle nommée Spectre.

Après le plan séquence d’ouverture bien foutu, le film bascule très vite dans le ridicule avec une improbable séquence d’hélicoptère ou encore une poursuite en voiture mollassonne dans Rome qui fait plus penser à un circuit touristique.

Comme la plupart des nouveaux films de super-héros, le film se prend beaucoup trop au sérieux et son scénario enchaîne les incohérences.

Cerises sur le gâteau, Léa Seydoux a une tronche de travesti dans la séquence du train et Waltz nous ressort une fois de plus un grand numéro de cabotinage.

Bref c’est pas terrible du tout.

CAB

Une étrangère parmi nous (1992) / Sidney Lumet

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Une policière (Mélanie Griffith) infiltre la communauté Hassidique de New York afin de démasquer l’assassin d’un diamantaire.

Considéré comme film très mineur de son auteur, « Une étrangère parmi nous » tient la route.

Lumet joue sur l’opposition de deux mondes dont les règles sont totalement différentes (cf la magnifique photographie sépia chez les hassidiques signée Andrzej Bartkowiak).

Mais ici ce n’est pas l’enquête policière qui l’intéresse. Elle ne sert que de prétexte pour brosser le portrait d’une communauté et de ses us et coutumes mais aussi pour raconter une histoire d’amour impossible.

A noter une des première apparition de James Gandolfini dans un rôle de mafieux.

Pas mal du tout même si ce film n’est pas au niveau des chefs d’œuvres de Lumet.

CAB

Le témoin du mal (1998) / Gregory Hoblit

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Après l’exécution d’un tueur en série, un inspecteur (Denzel washington) constate que de nouveaux meurtres ont lieu selon le même modus operandi. Mais que se passe t’il ?

Sur un scénario astucieux de Nicholas Kazan, Hoblit réalisait un thriller, mâtiné fantastique, hyper efficace dont certaines séquences sont franchement réussies (la poursuite du commissariat à la rue ou la fameuse fin).

C’est assurément abracadabrantesque mais c’est aussi un de mes premier dvd donc le côté sentimental l’emporte largement.

CAB

Intraçable (2008) / Gregory Hoblit

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Un agent du FBi (Diane Lane) enquête sur un serial killer qui diffuse ses meurtres sur internet.

Un petit thriller sympathique dont les ingénieux meurtres sont dans la lignée de « Saw » et qui dénonce (un peu) le voyeurisme sur le net.

Hoblit fait le boulot et Diane Lane excellente.

Efficace sans jamais être génial.

CAB

Génération sacrifiée (1995) / Albert Hughes & Allen Hughes

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Anthony (Larenz Tate, le génial O-Dog de « Menace II society » ) part faire la guerre au Vietnam contre l’avis de ses amis et de sa famille. De retour , il doit trouver un moyen de subvenir aux besoins de sa famille.

Après le succès de « Menace II society » les frères Hughes se lançaient dans une fresque épique et trop ambitieuse sur les noirs dans les années 70 tout en voulant faire leur « Voyage au bout de l’enfer » .

Brassant beaucoup trop de thématiques (le film de guerre, le film politique, le film de gangster et le film de casse), « Dead Presidents » s’éparpille dans tous les sens sans jamais vraiment traiter les sujets qu’il ambitionnait d’aborder.

Dommage.

CAB

187: code meurtre (1997) / Kevin Reynolds

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Après avoir été violemment agressé par un élève à New-York, un professeur (Samuel L. Jackson) reprend du service à Los Angeles dans un quartier difficile.

Deux ans après le naufrage de « Waterworld » Kevin Reynolds revenait aux affaires avec ce thriller porté par la performance très physique de Samuel L. Jackson.

En plongeant dans la paranoïa et la folie de son héros (les magnifiques séquences dans la classe avec les jeux d’ombres et de flou) Reynolds démontre qu’il est un très bon metteur en scène et mène habilement son récit jusqu’à son basculement.

Malheureusement le scénario (écrit par un professeur) devient franchement pas terrible dans son dernier tiers.

Pas mal.

CAB

Fresh (1994) / Boaz Yakin

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Fresh a 12 ans et est un petit dealer. Sa sœur est la maîtresse d’un important trafiquant. Fresh excelle aussi aux échecs, qu’il pratique avec son père, mais surtout Fresh veut sortir de ce monde pourri …

Yakin signe un magnifique premier film où le jeu d’échec devient une parabole de la vie.

Le scénario est un habile, et très original, mélange des genres aussi malin que son jeune héros que Yakin caractérise avec brio dès les premières séquences.

Sean Nelson dans le rôle titre est prodigieux (la superbe dernière séquence) et Samuel L. Jackson y incarne un émouvant père.

Brillant.

CAB

Le poids du déshonneur (1996) / Barbet Schroeder

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Une jeune fille est sauvagement assassinée dans une petite ville américaine. Tout porte croire que le fils de la famille Ryan (Liam Neeson et Meryl Streep) est le meurtrier…

Le postulat de départ du film est assez passionnant, que faire quand son enfant est un monstre (ou pas) ?, et Schroeder retranscrit bien les affres d’une famille face à un tel cas de conscience et surtout se qui se passe Après comme l’indique le titre original.

L’autre excellente idée est de confier le rôle du fils à Edward Furlong et de ne le faire apparaître qu’au bout de 40 minutes de film.

Malheureusement le film ne va jamais au bout de ses intentions et choisit une conclusion trop frileuse à mon goût.

Pas mal mais ça aurait pu être tellement mieux.

CAB

Menace to Society (1993) / Albert Hughes & Allen Hughes

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Caine essaie de sortir de la spirale de la violence du quartier de Watts à Los Angeles.

Les frères Hughes frappaient fort avec ce premier film décrivant de manière hyper réaliste la vie dans les ghettos (contrairement à « Boyz’n the Hood » ).

Dès la percutante séquence d’ouverture, les frères Hughes font preuve d’un indéniable talent de mise en scène malgré quelques petits tics en peu datés.

Les deux comédiens principaux sont excellents et Bill Duke, Charles S. Dutton et Samuel L. Jackson font des apparitions remarquées.

Une réussite.

CAB

Arlington Road (1999) / Mark Pellington

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Un homme (Jeff Bridges) suspecte son voisin (Tim Robbins) d’être un terroriste.

« Arlington road » déroule son script (pas très subtil) soutenu par une mise en scène clippesque de son clippeur (sic) de réalisateur et doit surtout sa réputation à son fameux final qui fit son petit effet au moment de sa sortie.

C’est aussi le second film qui met Jeff Bridges aux prise d’un poseur de bombes après « Blown Away » .

On citera Joan Cusack excellente en épouse de Tim Robbins.

Ça se laisse voir même si c’est globalement assez abracadabrantesque.

CAB

Blown Away (1994) / Stephen Hopkins

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Un artificier de l’IRA (Tommy Lee Jones dans un grand numéro de cabotinage) s’évade de prison déterminé à se venger d’un ancien compagnon de lutte (Jeff Bridges) devenu démineur pour la police américaine.

Ce film d’action plutôt efficace est mené tambour battant par un Hopkins en forme.

Malheureusement, le scénario ne brille pas par sa subtilité (le méchant est hyper caricatural) et le dernier acte est bâclé.

Mouais.

CAB

Judgment Night (1993) / Stephen Hopkins

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Quatre amis (Emilio Estevez, Cuba Gooding Jr., Stephen Dorff et Jeremy Piven) se rendent au volant d’un motorhome à un match de boxe. Il ne fallait pas sortir de l’autoroute …

Hopkins entraine ses quatre yuppies dans une excursion mortelle dans les banlieues américaines. L’ennemi n’est pas l’habitant mais un terrifiant quatuor de trafiquants à la tête duquel se trouve un terrifiant Denis Leary.

Cette chasse à l’homme urbaine est menée tambour battant par un Hopkins en grande forme.

Super efficace.

CAB

Scènes de crimes (2000) / Frédéric Schoendoerffer

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Deux inspecteurs de police (André Dussollier et Charles Berling) enquêtent sur la disparition d’une jeune fille.

Malgré quelques scories (les scènes de la vie quotidienne notamment ou la toute fin) Schoendoerffer junior réussit plutôt son film de serial killer à la française.

Joliment mis en scène (la séquence d’ouverture ou l’excellente scène avec le luminol), « Scènes de crimes » remplit son cahier des charges.

Son duo de flics fonctionne parfaitement dans cette quête, très sombre et parfois surprenante, d’un tueur insaisissable.

Un réussite malgré ses quelques défauts.

CAB

Les pilleurs (1992) / Walter Hill

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Deux pompiers mettent la main sur la carte d’un trésor. Mais celui-ci se trouve sur le territoire d’un gang de dealers.

Sur un scénario de Bob Gale et Robert Zemeckis, Walter Hill nous livre un petit bijou d’action pure.

Filmé nerveusement et avec ce style reconnaissable entre mille, Hill nous entraine dans un survival urbain où s’affrontent ses pompiers blancs au gang de Ice-T et Ice Cube.

Top.

CAB

Green Room (2015) / Jeremy Saulnier

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Un groupe de rock se retrouve piégé dans un bar appartenant à un groupuscule néo-nazi.

A mi-chemin entre le survival et l’horreur, Saulnier signe un film haletant et éprouvant de bout en bout à la mise en scène ultra maitrisée.

Patrick Stewart y campe remarquablement un méchant d’anthologie.

Une excellente surprise.

CAB

Triple 9 (2016) / John Hillcoat

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Un groupe de policiers corrompus doit effectuer un casse pour le compte de la femme d’un parrain de la mafia russe.

Hillcoat s’embarque dans un polar très noir et à force de vouloir traiter beaucoup trop de sujets se perd en route à cause de ce scénario beaucoup trop touffu (il y a la matière pour 3 ou 4 films).

C’est dommage car sa mise en scène est redoutablement efficace et le film est visuellement somptueux.

Kate Winslet est (enfin) excellente dans un rôle de « marraine » juive russe avec l’accent et la choucroute sur la tête qui va bien.

Dommage.

CAB

Sanglantes confessions (1981) / Ulu Grosbard

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Dans les années 40, un policier (Robert Duvall) enquête sur le meurtre du Dahlia Noir et découvre que son frère (Robert de Niro), prêtre navigant dans les hautes sphères de l’église, semble mêlé à cette affaire.

« Et si on réunissait les deux Robert les plus célèbres du cinéma américain ? ». C’est probablement ce que se sont dit les producteurs de ce film assez impersonnel et globalement très chiant.

Grosbard ne s’attache que très peu à l’enquête policière pour se focaliser sur la relation entre les deux frères. Malheureusement les personnages sont taillés à la serpe et les comportements erratiques de Duvall ne sont qu’une des failles d’un scénario faiblard.

Bof.

CAB

La diagonale du fou (1984) / Richard Dembo

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Le titre de champion du monde d’échecs oppose un vieil apparatchik juif (Michel Piccoli, parfait) soutenu par Moscou à un jeune dissident (Alexandre Arbatt).

Couvert de récompenses (Oscar du film étranger, prix Louis Delluc et Golden Globe), ce premier film se suit comme un thriller dans lequel s’affronte deux mondes où le jeu est un acte politique et où il faut gagner quelqu’en soient le prix ou les moyens.

Pas mal du tout.

CAB

Couvre-feu (1998) / Edward Zwick

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Après la capture d’un dangereux terroriste, New York subit une vague d’attentats meurtriers. Que vont faire les autorités ?

Diablement prémonitoire en cette période d’état d’urgence, le film de Zwick est un thriller politique qui fonctionne très bien dans sa première partie.

Malheureusement la suite du film ne tient pas les promesses du début et le scénario prend de gros raccourcis pour finir de manière convenue.

Denzel Washington, Annette Bening et Bruce Willis forment un impeccable trio aux côtés d’un très bon Sami Bouajila.

A noter la superbe séquence des « pagers ».

CAB

Garde à vue (1981) / Claude Miller

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Le soir du 31 Décembre, un inspecteur de police convoque un notaire soupçonné du meurtre de deux petites filles.

Claude Miller orchestre l’affrontement deux monstres sacrés du cinéma français dans ce huis-clos étouffant.

Lino Ventura campe un commissaire, sûr de son fait face à un Michel Serrault qui prouvait qu’il était aussi un prodigieux acteur dramatique. Au milieu de ce fantastique duo, Romy Schneider, toujours aussi lumineuse, interprète un personnage essentiel.

Michel Audiard signe des dialogues qui font mouche, et pour une fois pas trop sur-écrits, et Miller un très beau film magnifiquement éclairé par Bruno Nyutten dont les séquences hors du commissariat sont toujours pertinentes.

Top.

CAB

Le grand pardon (1982) / Alexandre Arcady

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Le « Parrain » chez les séfarades.

En toute modestie (sic), Alexandre Arcady plagie allègrement le chef d’œuvre de Coppola.

Malgré son gros budget, son succès populaire (2 millions d’entrées) et son casting maousse costaud (Gainsbourg fait même une apparition), le réalisateur, qui n’a pas une seule idée de mise en scène, ne fait jamais décoller son film qui se traine tout autant que sa poussive poursuite en voiture.

Hanin en fait des caisses et le film devient franchement douteux quand, dans les dernières séquences, on découvre que le méchant, campé par Bernard Giraudeau, est gay…

Parfois ridicule voire même drôle malgré lui, « Le grand pardon » est un bon gros nanar (culte pour beaucoup).

CAB

Eaux profondes (1981) / Michel Deville

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Mélanie (Isabelle Huppert) flirte ouvertement avec d’autres hommes devant son mari (Jean-Louis Trintignant) qui reste stoïque, jusqu’au jour où …

Deville orchestre un savant jeu de chat et de la souris entre un mari et son épouse dans cette adaptation d’un roman de Patricia Highsmith.

Huppert rayonne, souvent vêtue de rouge, face à un Trintignant fabuleux de sang froid, sans oublier leur petite fille finalement beaucoup plus mature que sa mère.

Les dialogues sont subtils et la mise en scène de Deville très belle, marquée une nouvelle fois par de superbes (et audacieux) raccords.

Bref c’est du tout bon.

CAB

Péril en la demeure (1985) / Michel Deville

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Le professeur de guitare (Christophe Malavoy) de la fille des Tombsthay (Nicole Garcia et Michel Piccoli) se retrouve au centre d’un jeu de manipulations…

Deville s’empare d’un genre (le thriller) et se l’approprie totalement pour en faire un film ludique et sensuel à la mise en scène inspirée.

Jouant avec les raccords, Deville installe brillamment un climat d’angoisse et de suspicion joliment accompagné par les œuvres de Schubert et Granados.

Aux acteurs déjà cités, et parfaits, on ajoutera Anémone et Richard Bohringer tous les deux excellents et Anaïs Jeanneret aka Madame Bolloré.

Un vrai bon film d’auteur (dans le bon sens du terme).

CAB

Ronde de nuit (1984) / Jean-Claude Missiaen

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Deux policiers (Gérard Lanvin et Eddy Mitchell) enquêtent sur la mort d’un député.

Ancien journaliste de cinéma et grand cinéphile devant l’éternel, Missiaen signe ici un polar engagé, bourré de clins d’œil où Eddy Mitchell donne l’impression de sortir de la dernière séance.

Les dialogues sont passablement ringards (mais drôles), les bagarres pas très bien chorégraphiées mais il y a aussi plusieurs séquences vraiment mises en scène et surtout, derrière l’humour pointe aussi une noirceur qui baignera toute la fin du film.

Face au duo de stars, Lisette Malidor campe une tueuse au sang froid terrifiante.

Comme très souvent à cette époque il y a un petit fond politique pas désagréable et malgré le côté bâclé de l’ensemble on ne peut que saluer l’ambition de Missiaen qui rend son film fort sympathique.

CAB

Dead Bang (1989) / John Frankenheimer

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Un flic en perdition (Don « Miami Vice » Johnson) enquête sur deux meurtres qui le mènent sur la piste des suprématistes blancs.

Frankenheimer signe un polar nerveux dont les deux meurtres ouvrant le film sont deux petits bijoux de mise en scène.

Le film s’égare un peu en route et donne, parfois, l’impression que le réalisateur n’a accepté de le faire que pour cette séquence d’introduction et son génial final dans les grottes (superbe décor de Ken Adam).

Néanmoins, « Dead Bang » est Frankenheimerien en diable par son personnage principal pris au piège (et aveuglé) par son obsession le poussant à toutes les extrémités (la jubilatoire séquence avec le psy sosie de Woody Allen).

Vraiment pas mal.

CAB

La balance (1982) / Bob Swaim

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Une prostituée (Nathalie Baye Césarisée©) et son truand de fiancé (Philippe Léotard Césarisé©) sont forcés par la police à devenir des balances afin de coincer un caïd (Maurice Ronet).

Grand vainqueur des Césars 1983, et gros succès public, le film de Swaim a très mal vieilli.

Ultra décousu et pas très bien filmé, « La Balance » ne vaut que pour sa dénonciation de certaines méthodes policières.

Son casting royal est très inégal (Ronet est parfait, Berry à côté de la plaque).

Bof.

CAB

Made in France (2015) / Nicolas Boukhrief

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Un journaliste infiltre les milieux intégristes jusqu’au jour où il apprend que sa cellule djihadiste, préparant des attentats, va passer à l’acte.

Boukhrief n’a pas voulu faire un film à thèse mais un thriller et malheureusement ce n’est pas très réussi.

A ne jamais vouloir se mouiller, le réalisateur plombe son sujet et déroule un script sans surprises au contraire de l’excellent « La désintégration » de Philippe Faucon qui abordait en sus les aspects sociétaux d’un même sujet.

C’est vraiment dommage parce qu’artistiquement le film est très réussi, qu’il est ambitieux et que les acteurs principaux sont excellents (à part Dimitri Storoge).

Une déception.

CAB

Sicario (2015) / Denis Villeneuve

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Une agent du FBI (Emily Blunt) est détachée dans une unité spéciale pour lutter contre les narcos à la frontière des États-Unis et du Mexique.

Villeneuve confirme tout le bien que l’on pensait de lui après l’excellent « Prisoners » .

Au delà de ses trois géniales séquences phares (l’ouverture du film, la frontière et le tunnel), Villeneuve livre une trés grande leçon de mise en scène renvoyant dos à dos les trafiquants et les forces de l’ordre.

La photo de Deakins est d’une beauté époustouflante et Benicio Del Toro n’a pas été aussi bon depuis très longtemps.

Toujours aussi puissant à la deuxième vision.

CAB

L’aventure intérieure (1987) / Joe Dante

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Un pilote de l’air force se retrouve miniaturisé et injecté dans le corps d’un vendeur hypocondriaque alors qu’une bande de truands essaye de le récupérer.

Cette comédie de science-fiction est réjouissante. Dante montre comment deux individus, que tout oppose, sont forcés a cohabiter et comment ils vont tous les deux sortir transformés (et meilleurs) de cette expérience.

La galerie de personnages secondaires est réjouissante (Cowboy, Scrimshaw, Igoe ou encore le Dr. Canker) et ILM signe de superbes effets spéciaux.

Bref c’est super sympa et maestro Goldsmith est à la baguette.

CAB

De battre mon coeur s’est arrêté (2004) / Jacques Audiard

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Un petit escroc (Romain Duris) balance entre sa vie actuelle (héritée de son père) ou une carrière de pianiste comme sa défunte mère.

Jouant sur les genres (drame et thriller), Audiard ne choisit pas vraiment et signe un film bancal assez peu passionnant dont le final frôle le grotesque.

Bof.

CAB

Meurtres en cascade (1979) / Jonathan Demme

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Dépressif après la mort de sa femme, un agent secret semble être la cible d’un mystérieux assassin.

En bon élève appliqué, Demme signe son petit Hitchcock illustré. On y trouve beaucoup de rouge comme dans « Marnie » et surtout beaucoup de « Vertigo » .

Miklós Rózsa se met au diapason et fait son Herrmann (et c’est super cool et mythique).

Sur-référencé, le film souffre d’un scénario bancal aux multiples incohérences.

Un exercice de style un peu vain dont le titre français est totalement crétin.

CAB

Prisoners (2013) / Denis Villeneuve

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Deux fillettes sont enlevées dans une banlieue de Pennsylvanie. La police arrête très vite un suspect, mais où se trouvent les enfants ?

Avec son scénario habile, son casting haut de gamme (Jackman et Gyllenhaal sont géniaux) et sa mise en scène au cordeau (et sans effets), Villeneuve nous entraine dans la descente aux enfers de ses personnages et maintient une incroyable tension pendant 2h33.

Le film ne se résume pas qu’à une simple enquête policière c’est aussi le portrait d’une Pennsylvanie glauque, d’une communauté peuplée de détraqués et surtout de personnages qui existent vraiment à l’écran et sont confrontés à de terribles choix moraux (ce sont eux les prisonniers du titre).

Impressionnant.

CAB

L’organisation (1971) / Don Medford

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Un groupe de révolutionnaires vole une organisation de gros trafiquants de drogue. L’inspecteur Tibbs (Sidney Poitier) mène l’enquête.

Troisième film de Poitier dans le rôle de l’inspecteur Tibbs (dont le célèbrissime « Dans la chaleur de la nuit » ) cette « Organisation » est bien poussive.

Don Medford ne fait pas grand chose de son postulat de départ plutôt original. Son film se traine, ponctué par quelques séquences d’actions pas très nerveuses et passe à côté du film de complot qu’il aurait pu être.

Mou du genou.

CAB

Kiss of Death (1995) / Barbet Schroeder

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Un ancien prisonnier (David Caruso) participe au coup de trop et voit sa vie basculer.

Schroeder remake le « Carrefour de la mort » de Hathaway et signe un petit polar très noir.

Nerveux et efficace, le film bénéficie d’un casting prestigieux de Nicolas Cage, hyper sobre (non je déconne), à Samuel L. Jackson en passant par Helen Hunt, Stanley Tucci (en procureur impitoyable) et Ving Rhames.

La mise en scène de Scroeder est très chiadée.

Plutôt pas mal.

CAB

L’homme qui voulait savoir (1988) / George Sluizer

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Trois ans après la disparition de sa femme, sur une aire d’autoroute, une homme cherche à savoir ce qui s’est passé.

Jusqu’où un homme peut-il aller pour connaître la vérité ? Tel est le postulat du film de Sluizer.

Grâce à une déconstruction habile du récit mélangeant les temporalités, et sans jamais perde le spectateur, le réalisateur nous entraîne dans la quête éperdue de son héros.

Bernard-Pierre Donnadieu y est fabuleux dans un rôle glaçant.

Une très bonne surprise.

CAB

La vie de David Gale (2003) / Alan Parker

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David Gale (Kevin Spacey) fervent opposant à la peine de mort se retrouve dans le couloir de la mort accusé du meurtre et du viol de sa meilleure amie elle aussi activiste.

Dernier film de Parker, ce thriller à twists, (un peu) engagé est totalement abracadabrantesque.

On ne retrouve pas la patte du réalisateur dans cette improbable histoire chaussant d’énormes sabots. Le gros problème étant que la révélation finale est totalement artificielle voire grotesque et ne colle jamais avec le personnage principal.

Sinon c’est bien foutu et Kate Winslet est pour une fois supportable.

CAB

Fenêtre sur Pacifique (1990) / John Schlesinger

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Un couple (Matthew Modine et Melanie Griffith) achète une maison à San Francisco et décide d’en louer une partie pour rembourser leur prêt. Un de leur locataire (Michael Keaton) s’évertue à leur rendre la vie bien compliquée …

Schlesinger s’amuse beaucoup avec ce thriller pas très finaud mais drôlement efficace surtout lorsqu’il dépeint l’engrenage dans lequel sont pris ses héros.

Par la suite le film bascule malheureusement dans un grand guignol qui n’était pas forcément nécessaire, même si on peut comprendre cette intention de catharsis finale.

Mineur, pour Schelsinger, mais remarquablement mis en scène.

CAB

Angel Heart – Aux portes de l’enfer (1987) / Alan Parker

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Un privé (Mickey Rourke) doit retrouver un ancien chanteur qui n’a pas honoré une dette.

Parker signe un film devenu culte et mélange habilement le polar le plus classique et le fantastique.

Même si certaines ficelles sont aussi grosses que des câbles c’est « diablement » bien mené et ça fonctionne toujours aussi bien.

La photo de Michael Seresin est sublime et de Niro et Rourke s’en donnent à cœur joie (un peu trop parfois).

Top.

CAB

Les envoûtés (1987) John Schlesinger

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Après le décès de sa femme, Cal Jamison (Martin Sheen) psychologue de la police, s’installe à New York avec son fils. Visiblement ce dernier intéresse des adeptes de la Santeria, un culte très étrange.

Une ouverture coup de poings, des enfants sacrifiés, un New York livré aux adeptes de cultes étranges, l’univers des croyants (le titre original du film) de Schlesinger est un cauchemar sans fin.

Schlesinger met habilement en scène ce film qui transcende son genre même s’il fait quelques concessions malheureuses dans son dernier tiers.

La séquence de fin est assez réjouissante.

Une réussite.

CAB

Inherent Vice (2014) / Paul Thomas Anderson

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Dans les années 70, un détective privé, gros fumeur de joints, mène l’enquête à la demande de son ex, en même temps on s’en fout parce qu’il n’y a pas de scénario.

PTA (que j’adore, précisons le) en voulant réaliser un film qui se veut être un (très) long trip, se vautre dans les grandes largeurs avec ce grand n’importe quoi certes très beau formellement mais qui a oublié d’avoir un script..

Ok c’est sympa de faire travailler des acteurs qui se font rares (Martin Short, Eric Roberts …) mais cette succession de séquences à caméos assortis de dialogues interminables sans queue ni tête est tout bonnement pénible.

Censé être drôle, le film se complait dans un vulgarité que n’aurait pas renié Max Pécas (Jena Malone racontant sa rencontre avec Owen Wilson, Josh Brolin mimant un acte sexuel avec ses doigts etc.).

Phoenix arbore un air hagard pendant tout le film et Del Toro et Reese Whitherspoon passent faire coucou en en faisant des tonnes.

Pour couronner le tout on a droit à une sorte de personnage imaginaire (Sortilege (sic)) apparaissant devant un Joaquin Phoenix défoncé, faisant avancer, parfois, le peu de récit.

Le summum étant atteint par la citation « Sous les pavés la plage » à la fin du générique de fin (LOL).

2h28 d’ennui absolu.

CAB

Copycat (1995) / Jon Amiel

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Plusieurs années après avoir échappé à un serial killer, une psychologue (Sigourney Weaver), spécialiste des tueurs en série et agoraphobe, doit aider la police à appréhender un meurtrier.

Sans révolutionner le genre, ce thriller de Amiel est ultra efficace, bien servi par son duo d’actrices et par un William McNamara glaçant en tueur à gueule d’ange.

En plus il y a de très jolis plans séquences et une magnifique photo de László Kovács.

Vraiment bien.

CAB

Terreur sur le Britannic (1974) / Richard Lester

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Le Britannic, un cargo luxueux, et ses 1 200 passages, en route pour les États-Unis, embarque des explosifs que le criminel Juggernaut menace de faire exploser en pleine mer s’il n’obtient pas une très grosse rançon..
Fallon « the champion » (Richard Harris, grandiose) et son équipe de démineurs (dont David Hemmings) vont avoir du pain sur la planche.

Lester signe film catastrophe au suspens haletant et y injecte une dose de comédie (avec le personnage de Roy Kinnear) s’intégrant parfaitement au récit.

Magistralement réalisé, un film atypique, méconnu et formidable.

CAB

Hannibal Lecter – Les origines du mal (unrated) (2007) / Peter Webber

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L’enfance du célèbre docteur cannibale.

Que sauver de ce naufrage absolu ?? Rien à vrai dire.

D’un mauvais roman de Harris, Webber tire un bon vieux nanar.

On y retrouve pêle-mêle, un Gaspard Ulliel ridicule, un Dominic West cachetonnant, une Gong Li qui se demande bien ce qu’elle vient faire ici dans un grand n’importe quoi grotesque de bout en bout.

Catastrophique.

CAB

Dragon rouge (2002) / Brett Ratner

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Remake de « Manhunter » de Michael Mann avec un très beau casting Anthony Hopkins, Edward Norton, Bill Duke, Emily Watson, Philip Seymour Hoffman, Harvey Keitel, Mary-Louise Parker et Ralph Fiennes n’en jetez plus !

Ratner en réalisateur appliqué rempli le cahier des charges même si le film est assez lourd et pompeux.

Efficace et moins chiant que le film de Mann.

CAB

Hannibal (2001) / Ridley Scott

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Une ancienne victime de Hannibal Lecter échafaude un plan pour prendre sa revanche sur le vilain docteur.

Dès la première séquence totalement WTF on se dit que l’on se trouve face à un superbe nanar.

Du maquillage tout pourri, du pauvre Gary Oldman, à sa dernière séquence grotesque, en passant par ses flash backs sous amphétamines (ralenti, flou et filtres orange en prime) ce navet boursouflé, dans son écrin de film de série A, est un naufrage absolu.

Scott filme n’importe comment et en faisant de Lecter une caricature de lui-même, commet l’irréparable.

Et dire que David Mamet et Steven Zaillian ont écrit cette « chose ».

Beurk.

CAB

Le sixième sens (1986) / Michael Mann

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L’ex inspecteur Will Graham (William Petersen) reprend du service pour capturer un serial kiler qui assassine sauvagement des familles.

Mann adapte le « Dragon rouge » de Thomas Harris et met à l’écran, pour la première fois, Hannibal Lecter (Lektor ici) interprété par Brian Cox.

Le film est typique de Mann et des années 80 avec ses gros filtres bleus hyper visibles. Son côté « arty » peut être assez horripilant même si certains plans sont tout simplement sublimes (la photo de Dante Spinotti y est pour beaucoup).

On soulignera aussi une utilisation catastrophique de chansons venant invariablement plomber des séquences entières.

Bref c’est très, très beau mais aussi assez chiant (un comble pour un thriller).

CAB

Le silence des agneaux (1991) / Jonathan Demme

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Une jeune rookie du FBI, Clarice Starling (Jodie Foster oscarisée®), doit se faire aider par le terrible serial killer Hannibal Lecter (Anthony Hopkins oscarisé®) pour arrêter le non moins terrifiant Buffalo Bill (Ted Levine pas oscarisé®).

Carton planétaire et multi Oscarisé® donc (meilleur acteur, meilleure actrice, film, réalisateur et scénario) le thriller de Jonathan Demme supporte plutôt bien l’épreuve du temps.

Grâce au très efficace roman de Thomas Harris, Demme met élégamment en scène la plongée (cf la séquence d’ouverture) dans l’horreur de son héroïne.

La BO de Shore est top et on regrettera juste que les deux tueurs soient ultra caricaturaux (surtout Bill).

CAB

L’Étrangleur de Boston (1968) / Richard Fleischer

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La traque du fameux étrangleur de Boston qui sévissait au début des années 60.

Richard Fleischer n’était pas qu’un simple « yes man » et le prouve avec ce génial film.

Sa mise en scène inspirée (notamment son utilisation révolutionnaire, et totalement justifiée, du split screen ) et un Tony Curtis prodigieux (sa première apparition dans le film est saisissante) dressent le portrait d’une Amérique malade au moment de l’assassinat de Kennedy.

Ultra top.

CAB