L’amour à mort (1984) / Alain Resnais

Un homme (Pierre Arditi) meurt, puis ressucite sous les yeux de sa compagne (Sabine Azéma). Leur vie en est bouleversée …

Resnais signe une oeuvre à la forme quasi expérimentale (avec ses intermèdes musicaux sur fond de neige qui tombe la nuit) où il oppose deux visions du couple l’une mortifère (Azéma et Arditi) et l’autre lumineuse (Fanny Ardant et André Dussollier en pasteurs).

Parfois un peu trop théorique, voire théologique, « L’Amour à mort » n’en est pas moins très beau et envoûtant.

CAB

Alien: Covenant (2017) / Ridley Scott

C’est la suite de « Prometheus » qui se situe avant « Alien » (si j’ai bien compris) …

Le soucis c’est que je trouve que Katherine Waterston est le sosie de Valérie Lemercier. Après une telle révélation difficile d’apprécier un nouveau film de la saga « Alien » d’autant plus que Ridley Scott s’ingénue à faire n’importe quoi (Ridley la caméra embarquée sur l’Alien c’est pas possible).

Même Fassbender devient mauvais devant une telle vacuité.

Sniff.

CAB

La main sur le berceau (1992) / Curtis Hanson

Un médecin se suicide après avoir été accusé de harcèlement par une patiente (Annabella Sciorra). Sa veuve (Rebecca De Mornay), enceinte, perd l’enfant qu’elle portait et décide de se venger …

Dans les années 90, la cellule familiale américaine est souvent menacée ( « Liaison fatale », « La nurse » etc.) et Hanson apporte sa pierre à l’édifice en jouant sur l’opposition entre la vie et la mort, dès l’habile montage en parallèle qui ouvre film.

Terriblement vicieux et efficace.

CAB

La prisonnière espagnole (1997) / David Mamet

Un ingénieur a inventé un procédé top secret qui assurera la fortune de la société pour laquelle il travaille. Nombreux sont ceux qui veulent s’en emparer…

Mamet pousse au bout son concept de film d’arnaque(s) avec un scénario bien alambiqué et de multiples rebondissements.

Le film est assez ludique (qui arnaque qui ?) et assez plaisant à voir malgré une conclusion un peu bâclée.

Sympathique.

CAB

Engrenages (1987) / David Mamet

Confrontée à la vacuité de sa vie, une psychiatre (Lindsay Crouse) plonge dans le monde des arnaqueurs …

Ce premier film de Mamet met en place ses thématiques et son système de mise en scène et réunit une troupe d’acteurs à laquelle il restera fidèle.

Au delà d’un classique film d’arnaque, « Engrenages » narre le voyage initiatique de son héroïne au terme duquel elle se révélera à elle-même.

Dommage que le film faiblisse dans son dernier tiers et soit un peu moins subtil que ne l’est l’excellent « Homicide« .

CAB

Le mystère Von Bulow (1990) / Barbet Schroeder

Accusé de tentative d’homicide sur sa riche épouse (Glenn Close), Klaus Von Bulow (Jeremy Irons) engage l’avocat Alan Dershowitz (Ron Silver) pour renverser le jugement en appel.

Basé sur une histoire vraie, Schroeder et Nicholas Kazan (qui signe l’ingénieux script) ne font pas un classique film de procès mais racontent surtout la lente désagrégation d’un couple.

C’est diablement efficace et porté par trois acteurs en état de grâce.

Vraiment bien.

CAB

Homicide (1991) / David Mamet

Le détective Gold (Joe Mantegna) enquête sur le meurtre d’un vielle femme juive …

Mamet entraîne le spectateur dans la quête d’identité , ou plutôt d’appartenance, de son héros.

Au cours de son enquête, le détective Gold va prendre conscience d’un héritage qu’il ignorait jusqu’à présent et du poids qu’il peut représenter si on l’embrasse pour de mauvaises raisons.

Excellent.

CAB

Hôtel Terminus: Klaus Barbie, sa vie et son temps (1988) / Marcel Ophüls

Ophüls retrace, dans son style inimitable, et sur 4h27, la vie de Klaus Barbie jusqu’à son procès en 1987.

Avec sa mine facétieuse et ses questions toujours pertinentes, le réalisateur se promène dans son film, et aux quatre coins du monde, et livre une oeuvre somme sur la résistance, la collaboration, les pays d’Amérique Latine où se sont réfugiés les bourreaux avec le concours des services secrets américains.

Non dénué d’humour, « Hôtel Terminus » est aussi un film touchant où l’on croise Bertrand Tavernier et son résistant de père et où a lieu la rencontre au sommet entre Lanzmann et Ophüls.

Comme toujours avec Ophüls, le choix de la musique (ici une comptine allemande qui ponctue le film) est remarquable.

Génial.

CAB

Sans pitié (1986) / Richard Pearce

Un flic de Chicago (Richard Gere), traque en Louisiane l’assassin de son partenaire en capturant sa compagne (Kim Basinger).

Entre le polar et le survival dans le bayou, « Sans Pitié » navigue à vue et ne tire pas partie du décor de la Louisiane.

Basinger, dans un rôle ultra cucul, se contente de porter gracieusement la chemise mouillée aux côtés d’un Richard Gere faisant le minimum syndical.

On pourra sauver, à la rigueur, le gunfight final et la drôle de musique synthétique de Silvestri.

Vraiment pas terrible.

CAB

Last Seduction (1994) / John Dahl

Une femme (Linda Fiorentino) vole l’argent, d’un deal de drogue, de son mari (Bill Pullman) et se cache dans la petite ville de Beston où elle rencontre un gros benêt (Peter Berg).

Dernier film de la trilogie de la « garce » de John Dahl, « Last Seduction » est le pire de la série.

Alors ok, Linda Fiorentino est excellente en femme fatale hyper-sexuée, mais où se trouve l’enjeu quand, en face, tous les personnages masculins sont, au mieux, de sombre crétins (mention spéciale au pauvre Peter Berg, qui a d’ailleurs bien fait de devenir réalisateur) qui ne voient rien venir alors que les ficelles sont énooormes.

Prévisible et soporifique.

CAB

Red Rock West (1993) / John Dahl

Complètement fauché, un ancien Marines (Nicolas Cage) est confondu avec un tueur à gages et est engagé pour tuer la femme (Lara Flynn Boyle) du patron du bar local (J.T. Walsh). Ça se complique quand le vrai tueur (Dennis Hopper) débarque …

Dahl poursuit son exploration du film noir après l’excellent « Kill me again » .

Le scénario est malin (Cage n’arrive jamais à quitter la ville) et les twists ne sont pas artificiels.

Hopper nous livre une prestation de psychopathe Texan assez rigolote et Cage est excellent.

Une réussite.

CAB

Kill Me Again (1989) / John Dahl

Un détective privé (Val Kilmer) est engagé par une femme (Joanne Whalley, Madame Kilmer à l’époque) pour la protéger de son psychopathe de compagnon (Michael Madsen) avec lequel elle vient de dérober une importante somme d’argent à la mafia.

Dès ce premier film, John Dahl, clame son amour pour le film noir et en livre une relecture fidèle au genre.

Le trio d’acteurs est excellent, notamment Joanne Whaley en garce (personnage récurrent dans l’univers de Dahl), dommage que le final soit bâclé.

A noter k’excellente musique de William Olvis.

Une bonne surprise.

CAB

J.F. partagerait appartement (1992) / Barbet Schroeder

Après s’être séparée de son fiancé, une jeune femme (Bridget Fonda) recherche une colocataire. Hedra (Jennifer Jason Leigh) semble être la candidate parfaite …

Plus gros succès dans la carrière américaine de Schroeder, « Single White Female » est un habile thriller rondement mené autour de la gémellité avec ses jeux de miroirs constants.

La musique de Howard Shore est top et n’a d’ailleurs jamais été éditée (sniff).

Dommage que le final sombre un peu dans le grotesque.

Bien meilleur que dans mon souvenir.

CAB

Bad Influence (1990) / Curtis Hanson

Alors qu’il allait se faire agresser dans un bar, un yuppie (James Spader) est défendu par un homme (Rob Lowe) qui va bouleverser sa vie…

On a connu Curtis Hanson plus inspiré que dans ce thriller où Rob Lowe reprend son rôle de bad boy inauguré dans « Masquerade » et entraîne James Spader dans une spirale qui l’amènera à se révéler.

Le film est très daté et franchement pas très passionnant.

Bof.

CAB

La loi criminelle (1988) / Martin Campbell

Un avocat (Gary Oldman) obtient l’acquittement d’un homme soupçonné d’être un serial killer (Kevin Bacon).Mais est-il vraiment innocent ?

Énième film sur la conscience d’un avocat, cette « Loi criminelle » est très belle, très propre mais aussi assez chiante.

Restent une très belle partition synthétique de Jerry Goldsmith et deux excellents comédiens.

Bof.

CAB

L’hôpital (1971) / Arthur Hiller

Un meurtrier sévit dans un hôpital sur fond de mouvement social et de crise d’identité de son directeur (George C. Scott).

Pour Paddy Chayefsky, auteur du script, producteur et même voix off, l’hôpital est une métaphore de la société américaine.

Alcoolique et en plein divorce au moment du tournage, George C. Scott se livre à une mise en abîme qui force l’admiration. Malheureusement son histoire d’amour avec Diana Rigg est beaucoup trop artificielle pour fonctionner.

Le film est surtout très abscons et peine à convaincre totalement.

CAB

Un Faux mouvement (1991) / Carl Franklin

Trois criminels dérobent et massacrent des dealers à Los Angeles. Ils prennent la route pour l’Arkansas où les attendent le shérif local (Bill Paxton, remarquable) et deux policiers de Los Angeles…

Sur un scénario de Billy Bob Thornton (qui joue d’ailleurs un des criminels), Carl Franklin réalise un polar autour l’attente, dont le récit suit en parallèle ses protagonistes jusqu’à l’inéluctable confrontation finale.

Au delà des conventions du genre, Franklin injecte dans son film des considérations raciales qui, loin de le détourner de son sujet, lui confèrent une profondeur insoupçonnée.

La fin est magnifique.

Top.

CAB

Un baiser avant de mourir (1991) / James Dearden

Un arriviste (Matt Dillon) camoufle en suicide l’assassinat de la fille d’un riche industriel (Max von Sydow). Sa sœur jumelle (Sean Young) mène l’enquête ne croyant pas à la version officielle.

Dearden (scénariste de « Liaison Fatale » ) remake un film de 1956 d’après un roman de Ira Levin.

Dès sa fracassante séquence inaugurale, on se dit que le film sera bien meilleur que tous ces petits thrillers qui sont apparus à la fin des années 80 et au début des années 90.

Dearden mène très habilement son récit, en y injectant une petite touche sociale, sans user de twists superflus jusqu’à une conclusion presque touchante.

Dillon en crapule est excellent et Howard Shore signe une superbe BO.

Vraiment pas mal.

CAB

Masquerade (1988) / Bob Swaim

Une richissime héritière (Meg Tilly) tombe amoureuse d’un skipper (Rob Lowe) qui a plutôt l’air de lorgner sur sa fortune …

Auréolé du succès international de « La balance » , Bob Swaim retournait aux Etats-unis pour y poursuivre sa carrière et y signait ce petit thriller.

Cousu de fil blanc, « Masquerade » enchaîne les twists sans jamais être palpitant.

Les filles se consoleront avec Rob Lowe (assez monolithique, mais au fessier musculeux) et Doug Savant (le Matt de « Melrose Place ») dans deux contre emplois et les garçons avec Meg Tilly et Kim Cattrall.

Le meilleur du film reste la très belle musique de John Barry.

Bof.

CAB

Les noces rouges (1973) / Claude Chabrol

Dans une ville de province, l’épouse (Stéphane Audran, splendide) du député maire (Claude Piéplu, parfait) trompe son mari avec le premier adjoint (Michel Piccoli, excellent) dont la femme, dépressive, est constamment malade.

Au député de droite strict et obsédé par sa carrière, au point de délaisser son épouse, Chabrol oppose le jouisseur de gauche.

Mais au delà d’une critique de la bourgeoisie, Chabrol signe ici, et surtout, une très belle histoire d’amour placée sous le signe du tragique.

Top.

CAB

La servante écarlate (1990) / Volker Schlöndorff

Dans un futur proche, les Etats-Unis sont sous le joug d’une dictature religieuse où les femmes fertiles deviennent des servantes (esclaves), vêtues de rouge, en charge d’assurer la pérennité de la race humaine…

27 ans avant la série éponyme, le roman de Margaret Atwood était adapté par Harold Pinter et porté sur le grand écran par Volker Schlöndorff.

Avec, en outre, un casting XXL (Faye Dunaway, Robert Duvall, Elizabeth McGovern, Natasha Richardson) on pouvait s’attendre à un excellent brûlot politique, malheureusement ce n’est pas le cas.

Le film est terriblement bancal et navigue sans cesse entre la dénonciation et le thriller et, in fine, ne traite pas vraiment son passionnant postulat de départ.

Schlöndorff ne montre son talent qu’à de trop rares occasions (tout le début du film et la séquence d’exécution).

Dommage.

CAB

Que la bête meure (1969) / Claude Chabrol

Un homme (Michel Duchaussoy) tente de retrouver le chauffard qui a tué son fils…

Excellent revenge movie français, où Chabrol démontre son art de la mise en scène, notamment lors d’une géniale séquence de dîner, en plan séquence, ponctuée par l’arrivée fracassante de Jean Yanne (dans un rôle d’anthologie).

CAB

Le boucher (1970) / Claude Chabrol

Un boucher (Jean Yanne) et une institutrice (Stéphane Audran) se rencontrent à un mariage alors que des femmes sont assassinées dans la région…

Ni véritable étude de mœurs, ni film policier, « Le boucher » est un film assez singulier qui trace son chemin vers son final très réussi.

Ponctué par les sonneries des cloches du village, le film préfère s’attacher à ses deux héros qu’à son intrigue policière et est aussi une dénonciation de ce que les guerres font aux hommes.

Pas mal.

CAB

Casque d’or (1952) / Jacques Becker

Manda (Serge Reggiani), un ancien voyou, tombe fou amoureux de Marie (Simone Signoret) dans une guinguette. Mais son souteneur (Raymond Bussières) et un chef du gang (Claude Dauphin) ne l’entendent pas de cette oreille.

Véritable descente aux enfers d’un homme qui était sur la voie de la rédemption, « Casque d’or » est aussi, et surtout, une histoire d’amour tragique et bouleversante.

Becker y signe une valse de cinéma ensorcelante qui est une petit bijou de mise en scène, comme l’est aussi son terrible final.

Superbe.

CAB

La règle du jeu (1939) / Jean Renoir

A l’orée de la seconde guerre mondiale, un groupe d’aristocrate se rend en Sologne pour une partie de campagne entre chasse et marivaudages.

Renoir (qui se distribue d’ailleurs un rôle de deus ex machina) signe un film somme où les bourgeois sont aussi statiques que les automates du Marquis de la Chesnaye, où une simple partie de chasse se transforme en véritable massacre grâce au génie de la mise en scène, un film où la profondeur de champ est superbement utilisée.

Cette fausse comédie de mœurs est placée sous le signe des doubles et oppose, à l’immobilisme des aristocrates, la vitalité des domestiques.

Annonciateur de la disparition du vieux monde (le dernier plan où les bourgeois ne sont plus que des ombres) « La règle du jeu » est une pure merveille.

CAB

Le charme discret de la bourgeoisie (1972) / Luis Buñuel

Trois couples (Bulle Ogier, Fernando Rey, Delphine Seyrig, Paul Frankeur, Jean-Pierre Cassel et Stéphane Audran) tentent désespérément de dîner mais, à chaque fois, un événement les en empêche.

Buñuel nous livre une critique acerbe de la bourgeoisie à la forme très originale.

Frôlant le fantastique (en invoquant les fantômes du passé) tout en restant toujours loufoque, le film est aussi un manifeste surréaliste (mais pas trop quand même).

A noter l’extraordinaire travail sur le son et les six acteurs principaux tous excellents.

CAB

Six hommes pour sauver Harry (1986) / Alan Smithee (Stuart Rosenberg)

Son frère ayant été kidnappé, avec l’ambassadeur américain, par un trafiquant de drogue en Colombie, un homme et cinq de ses amis partent pour le secourir avec l’aide d’un mercenaire (Robert Duvall).

A l’origine, c’était un projet de Samuel Fuller que reprit Stuart Rosenberg et qui s’inscrit dans la veine des films Reaganien de sauvetage d’otages au Vietnam ou dans d’autres contrées exotiques comme « Uncommon valor » , « Rambo II » ou encore « Missing in action » .

Le résultat est catastrophique et on comprend assez vite pourquoi le film est signé Alan Smithee. Le script est indigent, la mise en scène inexistante et la distribution va du médiocre (Mark Harmon) au n’importe quoi (Duvall en roue libre qui cachetonne).

On sauvera la séquence assez drôle du casting des mercenaires.

Et on retrouvera Elpidia Carrillo dans le quasi même rôle que celui qu’elle tiendra dans « Predator » .

Un gros ratage.

CAB

No Country for Old Men – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (2007) / Joel et Ethan Coen

Un chasseur (Josh Brolin) trouve deux millions de dollars abandonnés, dans le désert, par des trafiquants de drogue qui se sont entre-tués. Malheureusement, pour lui, un tueur à gages (Javier Bardem) doit les récupérer.

A sa sortie, le film m’avait passablement énervé. Cette seconde vision n’altère pas beaucoup cette impression.

« No country … » est beaucoup trop bavard et surtout les Coen veulent absolument faire Auteur à tout prix quitte à frustrer le spectateur avec une fin en eau de boudin.

Alors oui la mise en scène est très belle, oui le personnage de Bardem terrifiant (et vraiment too much), oui le casting est fabuleux mais il me reste toujours un fort goût d’inachevé pour ce film qui aurait pu être juste dément.

Dommage.

CAB

Que le meilleur l’emporte (1964) / Franklin J. Schaffner

Lors de la convention d’un parti politique, les deux favoris (Henry Fonda et Cliff Robertson) s’affrontent en coulisses.

Schaffner met en scène des coulisses, très métaphoriques (placards, toilettes ou encore salle de bains, où un candidat, nu devant un de ses concurrents, négocie des voix) de la politique où tout est finalement question de morale.

Malgré son aspect théâtral (c’est une adaptation d’une pièce de Gore Vidal qui d’ailleurs signe le scénario), le film se suit comme un thriller où tous les coups sont permis.

Vraiment bien.

CAB

Ave César (2016) / Joel & Ethan Coen

Eddie Mannix (Josh Brolin), chef de production chez Capitol Pictures doit gérer bien des problèmes avec ses stars.

Les frères Coen se font plaisir en réalisant une série de séquence iconiques de l’âge d’or des studios Hollywoodiens (le péplum, les comédies musicales etc…).

Malheureusement ils oublient le spectateur en route à cause d’un script anodin.

Bof.

CAB

Comancheria (2016) / David Mackenzie

Deux frères (Chris Pine et Ben Foster) cambriolent de petites banques texanes pour racheter le ranch familial. Un Texas ranger (Jeff Bridges) et son adjoint mènent l’enquête…

Une très bonne surprise, ancrée dans l’Amérique de la crise, et portée par une fantastique distribution.

MacKenzie confère à son film un ton original où la violence n’est jamais très loin.

Petit bémol pour l’envahissante musique de Nick Cave et Warren Ellis qui sonne toujours pareil.

Vraiment bien.

CAB

Traque à Boston (2016) / Peter Berg

Récit des attentats du marathon de Boston et de la chasse à l’homme qui s’ensuivit.

C’est carré et bien foutu (la séquence des caméras de surveillance est top) mais ça ressemble beaucoup plus à un documentaire qu’à un film de cinéma, comme le prouve l’irruption du réel à la fin.

Et les discours sur l’amour pour lutter contre les terroristes, je n’en peux plus …

Pas mal quand même.

CAB

Life: Origine inconnue (2017) / Daniel Espinosa

L’équipage de la station spatiale internationale récupère des échantillons en provenance de Mars au sein desquels se trouve une forme de vie inconnue …

Prenez « Gravity » , ajoutez une grosse pincée de « Alien » et vous obtenez « Life » .

Visuellement superbe, bourré de plans séquences assez bluffants, le film vaut aussi pour sa créature aussi belle que terrifiante (surtout dans ses premières phases).

Divertissant.

CAB

Voyage à travers le cinéma français (2016) / Bertrand Tavernier

Tavernier se raconte et nous raconte un pan du cinéma Français.

Pendant français du génial « Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain », le film de Tavernier, tout en étant passionnant et informatif, n’atteint jamais le niveau de son illustre prédécesseur en terme d’analyse et pèche par une forme assez bancale (l’irruption inutile de Frémaux à la fin).

Le film aurait dû s’appeler « Voyage à travers MON cinéma français ».

CAB

Vampyr (1932) / Carl Theodor Dreyer

Un homme, passionné par l’occulte, atterrit dans une auberge où la fille du tenancier est atteinte d’un mal étrange…

Ce premier film parlant de Dreyer est un petit chef d’oeuvre d’inventivité où le réalisateur ne cesse d’innover avec sa caméra.

Des plans en caméra subjective du point de vue d’un cadavre dans un cercueil, aux effets d’ombres chinoises en passant par la fabuleuse séquence où le héros devient un fantôme, « Vampyr » est un régal technique mais aussi une excellente histoire de vampires.

Superbe.

CAB

Get Out (2017) / Jordan Peele

Rose présente son petit ami (noir) à sa famille lors d’un weekend à la campagne mais il y a quelque chose qui cloche dans cette famille…

Précédé d’une hype délirante, le film de Peele est un très médiocre thriller (légèrement) horrifique, se cachant derrière une pseudo dénonciation du racisme ordinaire, où la subtilité est totalement absente.

Lourdingue, artificiel et naze.

CAB

Le convoyeur (2004) / Nicolas Boukhrief

Un homme (Albert Dupontel) intègre La Vigilante, une compagnie de transports de fonds qui a subi plusieurs braquages. Quelles sont ses véritables motivations ?

Boukhrief signe un très bon thriller à l’excellent casting de contre emplois (Beléand, Dujardin et surtout un monstrueux Dupontel).

C’est plutôt bien filmé malgré un final un peu bâclé et quelques passages un peu lourdingues.

Pas mal du tout.

CAB

N’oublie pas que tu vas mourir (1995) / Xavier Beauvois

Benoît (Xavier Beauvois himself), étudiant en histoire de l’art, apprend qu’il est séropositif lors de son incorporation pour le service militaire. Refusant la maladie, il plonge dans l’enfer de la drogue …

Métaphoriquement, Beauvois entraîne son petit bourgeois de héros à la découverte d’un monde qui’il ne voyait pas et qui débute par une très parlante scène de suicide raté dans des toilettes (tel un camé se shootant).

Divisé en trois parties, le film fait enchaîne à la descente aux enfers de son héros, sa rédemption par l’amour et l’art, dans une Italie lumineuse, où se situent les plus belles séquences avant une fin toute aussi déconcertante que son héros.

Beauvois soigne sa mise en scène et s’entoure d’excellents partenaires parmi lesquels Roschdy Zem, Chiara Mastroianni, Emmanuel Salinger, Bulle Ogier ou encore Cédric Kahn et Jean Douchet.

On citera aussi la superbe musique de John Cale qui reprend la construction de film (piano pour la première partie et quatuor à cordes pour l’Italie).

Toujours aussi atypique et singulier, 22 ans après sa première vision.

CAB

La dernière vague (1977) / Peter Weir

Un avocat (Richard Chamberlain) défend cinq aborigènes accusés d’avoir assassiné un des leurs selon un rituel ancestral.

Entre thriller et fantastique, Weir embrasse ses thématiques de prédilection : la relation de l’homme à la nature ici sous un aspect mystique et les croyances ancestrales contre la civilisation.

Dans une ambiance apocalyptique où l’eau est omniprésente, Chamberlain devra se découvrir pour résoudre son enquête.

Même si le film est imparfait, il possède de très beaux moments.

CAB

Highlander (director’s cut) (1986) / Russell Mulcahy

Les immortels s’affrontent, à travers les époques, à coup de sabre et d’épée pour obtenir la récompense suprême : « le prix ».

Gros succès en France, mais échec partout ailleurs, ce second film de Mulcahy est devenu culte pour toute la génération.

La première partie est franchement réussie grâce à ses transitions habiles entre les époques, ses flashbacks et surtout grâce à Sean Connery, réjouissant en mentor de Christophe Lambert, qu’il éclipse par la même occasion.

Ensuite ça se gâte pas mal à cause de séquences d’action illisibles et de l’hystérie du méchant Kurgan.

Comme beaucoup de films de cette époque, ça a surtout très mal vieilli.

Gerry Fisher à la photo fait le boulot tout comme Michael Kamen à la partition.

Ça se laisse néanmoins voir.

CAB

La bande à Baader (2008) / Uli Edel

Récit de la création et des attentats de la fraction armée rouge en RFA à la fin des années 60 jusqu’à 1977.

Avec d’assez gros moyens, Uli Edel signe ce biopic de la première époque de cette tristement célèbre organisation terroriste qui ensanglanta l’Allemagne pendant de longues années.

La reconstitution est très soignée, les acteurs bons mais le film est assez répétitif, très didactique et surtout manque de point de vue.

Dommage car c’était un sujet en or bien mieux traité par Margarethe von Trotta et Volker Schlöndorff pour ne citer qu’eux.

CAB

Mélodie pour un meurtre (1989) / Harold Becker

L’inspecteur Keller (Al Pacino), alcoolique et fraîchement divorcé, enquête sur un serial killer qui pourrait être la femme (Ellen « hot » Barkin) qu’il vient de rencontrer.

Becker signe un (tout) petit thriller « sexy » (scénarisé par Richard Price), genre à la vogue à cette époque, qui doit sa réputation à la présence de Pacino mais aussi à la révélation Ellen Barkin.

Assez prévisible, le film est très plat et pas vraiment mis en scène.

Les meilleures séquences sont celles entre Pacino et John Goodman qui s’en donnent à cœur joie.

Bof.

CAB

Rogue One (2016) / Gareth Edwards

Les rebelles mettent en place une mission suicide pour récupérer les plans de la terrible étoile noire de l’Empire.

Après l’épouvantable « Réveil de la force » , Disney décline sa franchise avec une série de films autour de l’univers de Star Wars dont « Rogue One » est le premier.

Situé juste avant « Star Wars » , « Rogue One » est une bonne surprise se rattachant à la tradition Hollywoodienne classique des films de guerre pour être une sorte de « Douze salopards » intergalactique.

Malgré un début très poussif, le film prend de l’ampleur et décolle vraiment dans sa deuxième partie.

Alors oui le Peter Cushing en CGi est affreux (voire même embarrassant), Forest Whitaker est en perdition, le moine shaolin est ridicule, Vader est filmé n’importe comment (on dirait qu’il a un bec dans la plupart des plans et il ne dégage aucune sensation de puissance) mais malgré cela, Gareth Edwards mène beaucoup mieux sa barque que Abrams et raccroche plutôt bien son film à la trilogie originale.

Très efficace.

CAB

The Keeping Room (2014) / Daniel Barber

A la fin de la guerre de sécession, dans le Sud, deux sœurs et leur esclave, réfugiées dans leur maison, sont attaquées par deux déserteurs de l’armée du Nord.

« Home invasion » westernien, le film de Barber va au delà de son genre pour être aussi un grand film sur la guerre sans jamais la montrer.

Sam Worthington, en terrifiant bad guy, est excellent tout comme le trio d’actrices.

Barber confirme qu’après le génial « Harry Brown » , il est un réalisateur à suivre.

Excellent.

CAB

The Act of Killing (2012) / Joshua Oppenheimer, Anonymous & Christine Cynn

En 1965, les militaires Indonésiens ont utilisé de petits voyous comme escadrons de la mort pour éliminer les communistes. Quarante ans plus tard, le réalisateur fait rejouer ces scènes de massacres par les bourreaux dans le genre cinématographique de leur choix.

Qui pourrait croire que le sympathique papy du film ait été un meurtrier sanguinaire, imaginant des techniques de mise à mort plus efficaces que tirer une balle dans la tête. C’est ce « bourreau ordinaire », et ses acolytes, que nous font rencontrer les réalisateurs de ce documentaire hors norme.

Mais ce film dresse aussi le portrait d’un pays où un groupe paramilitaire compte trois millions de membres, où le rédacteur en chef d’un journal collecte des informations pour les militaires et les escadrons de la mort et le raconte sans ciller… , un pays où la plupart des techniciens indonésiens du film ne veulent pas que leur nom apparaisse au générique et surtout un pays où la corruption est partout.

Dommage que toute la partie reconstitution soit assez artificielle et relève beaucoup plus du gimmick pour film qui n’en avait pas besoin.

La dernière séquence où le papy/bourreau tente d’expier physiquement ses péchés est un moment de cinéma totalement hallucinant.

Un film complètement dingue.

CAB

Tu ne tueras point (2016) / Mel gibson

L’histoire vraie d’un infirmier de l’armée américaine qui reçut la médaille d’honneur, la plus haute distinction militaire Américaine, pendant la seconde guerre mondiale sans jamais tirer le moindre coup de feu.

Gibson continue de tracer un sillon très singulier dans le Hollywood contemporain avec ce film de guerre ultra violent bien ancré dans les thématiques de son auteur.

En terme de mise en scène, Gibson est toujours au top, malgré le côté un peu « cheap » du film (certaines incrustations bien pourries).

Le seul bémol du film est pour moi l’interprétation d’Andrew Garfield avec laquelle j’ai beaucoup de mal.

Pas mon préféré de Mad Mel, mais son film est un sacré tour de force aux images dantesques.

CAB

Premier contact (2016) / Denis Villeneuve

Des vaisseaux spatiaux apparaissent sur différents endroits du globe. Une linguiste (Amy Adams excellente) est chargée d’interpréter le langage de ces visiteurs …

Ultra attendu, le film de Villeneuve est un drôle d’objet qui ne tient pas toutes ses promesses.

Très (trop ?) ambitieux, « Premier Contact » mêle une grande histoire et l’intime dans un ensemble qui peut en décontenancer certains, mais dont la partie SF est très réussie et magnifiquement mise en image.

Le soucis du film se trouve, pour moi, dans l’absence totale d’émotion ressentie alors que certaines séquences devraient être bouleversantes.

Alors même si on peut gloser des heures sur la grosse ficelle scénaristique qui est le pivot du film, il n’en reste pas moins que l’oeuvre de Villeneuve est un objet filmique assez unique qui hante le spectateur longtemps après sa vision.

CAB

Un jour dans la vie de Billy Lynn (2016) / Ang Lee

Billy Lynn, héros de la guerre en Irak, est en tournée de promotion pour l’armée aux Etats-Unis avant de retourner au front.

Ang Lee s’attaque à la guerre d’Irak dans ce film qui fait furieusement penser à « Mémoires de nos pères » de Eastwood, en beaucoup moins bien.

Mis en scène de manière beaucoup trop ostentatoire, « Billy Lynn » avance avec ses très gros sabots (le personnage de Kristen Stewart aussi grotesque et inutile que le jeu de son actrice) et se moque de ses spectateurs avec ses flashbacks Irakiens (assez laids) qui ne sont, in fine, qu’une fausse promesse.

Lourdingue.

CAB

Les amours d’une blonde (1965) / Milos Forman

Le directeur d’une usine, où sont employées les jeunes filles de la région, demande à ce que l’armée envoie une garnison pour remonter le moral de ses ouvrières. Or ce sont des hommes mariés qui débarquent… alors que Andula, une jeune ouvrière, cherche le grand amour.

Forman poursuit son portrait, doux amer, de la jeunesse Tchèque avec ce roman d’apprentissage d’une jeune fille mélant avec un certain brio la comédie et le drame.

La longue séquence du bal illustre à merveille l’approche quasi documentaire du réalisateur entre scènes jouées et moments captés sur le vif. Bal durant lequel se trouve une séquence où un personnage essaye de rattraper son alliance entre les jambes des danseurs qui fait furieusement penser à l’ouverture de « Indiana Jones et le temple maudit » .

Une fois de plus, Forman conclue formidablement son film.

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L’as de pique (1964) / Milos Forman

Petr, un adolescent tchèque, débute dans la vie professionnelle entre premiers amours et conflits avec ses parents.

Premier long métrage de Forman, « L’as de pique » est une comédie dramatique sous influence de la nouvelle vague. D’aspect quasi documentaire le film suit les pérégrinations de son héros qui marquent son entrée dans la vie adulte.

Forman fait déjà preuve d’une maîtrise formelle qui culmine dans la séquence finale absolument géniale.

Un joli film.

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Les Gens de Dublin (1987) / John Huston

Deux sœurs reçoivent famille et amis le soir de l’épiphanie.

John Huston adapte James Joyce pour ce qui fut son dernier film, avec son fils Tony au scénario et sa fille Angelica dans le rôle principal.

Merveilleusement mis en scène, par un Huston très malade et en fauteuil roulant, « The dead » est un monument d’émotion et de subtilité, entre rires et larmes, qui atteint son acmé lors d’un monologue de fin qui touche au sublime.

Une pépite.

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Le fils de Saul (2015) / László Nemes

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Saul (magnifique Géza Röhrig), Sonderkommando à Auschwitz, décide de donner une sépulture à un enfant mort dans les chambres à gaz…

Nemes, s’appuyant sur un incroyable travail de documentation, plonge son spectateur dans l’enfer des camps de concentration sans jamais céder au voyeurisme ou à la complaisance.

La prouesse du film réside dans son dispositif de mise en scène totalement justifié et maîtrisé (de longs plans séquences). Son cadre carré nous met à la place de ce que voit, ou plutôt refuse de voir, Saul qui pour survivre dans cet enfer doit faire abstraction de ce qui l’entoure et se donner un but à atteindre / une raison de (sur)vivre.

Saul est dépeint comme un ouvrier d’une machine de mort, immense usine de la destruction à la mécanique implacable, un être déshumanisé qui ne peut plus rien ressentir.

Le travail sur la bande son est stupéfiant.

On a rarement vu un premier film aussi impressionnant.

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Poklosie (2012) / Wladyslaw Pasikowski

Émigré aux Etats-Unis, Franciszek revient en Pologne revoir son frère après le décès de leur père. Les habitants du village, où se trouve la demeure familiale, semblent tous s’être ligués contre son frère. Pourquoi ?

Tel le personnage principal, qui traverse une forêt sombre au début, le film plonge la Pologne contemporaine dans son passé le plus noir (ce qui a entraîné de grosses polémiques au moment de sa sortie).

« Poklosie » est un film sur la mémoire, sur la prise de conscience des drames du passé, et sur comment essayer de se faire pardonner.

Ici, celui par qui le drame arrive, n’est pas l’expatrié mais le paisible paysan Polonais qui fait une découverte qui changera sa vie à tout jamais.

Les deux comédiens principaux sont formidables et Pawel Edelman (chef op des derniers Polanski ou de « Katyn » ) signe une très belle photo, en scope, de la campagne polonaise et de ses champs cimetières …

Une très bonne surprise.

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Z (1969) / Costa-Gavras

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Dans un pays fictif, dirigé par les militaires, un homme politique en exil (Yves Montand) revient pour participer à un rassemblement contre le nucléaire.

Première collaboration entre Costa Gavras et Jorge Semprun, « Z » est un coup de maître.

Sous couvert d’un thriller, les auteurs signent un grand film politique formellement très réussi (toute la chorégraphie lors du meeting, la gestion de l’espace et du temps, les flash-back…)

Excellent.

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Aliens – Le retour (1986) (theatrical cut) / James Cameron

Cinquante sept ans après les événements du premier opus, Ripley est de nouveau confrontée au Xénomorphe, sauf que cette fois-ci, il a fait des petits…

Ridley Scott avait créé un mythe, Cameron lui réalise un film hyper-fun dont l’excellente idée est de se démarquer de l’original.

Au milieu de son film d’action, super efficace, il n’hésite pas à glisser quelques considérations bienvenues sur le rôle de mère.

Un vrai plaisir de cinéma à chaque nouvelle vision.

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Terreur aveugle (1971) / Richard Fleischer

Une jeune femme, devenue aveugle après un accident de cheval, est traquée par un tueur.

Avec un sens incroyable des détails, Fleischer signe un petit bijou de tension et de mise en scène et prouve encore une fois qu’il est un véritable auteur.

Génial.

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Un homme de trop (1967) / Costa-Gavras

Pendant la seconde guerre mondiale, des résistants libèrent 12 prisonniers. Revenus dans leur maquis, ils se rendent compte qu’ils n’ont pas 12 hommes mais 13. Qui est cet homme de trop ?

Comme « Compartiment tueurs » , Costa-Gavras signe une seconde oeuvre sur un groupe de personnages dont le casting est maousse costaud (Charles Vanel, Claude Brasseur, Jacques Perrin, François Périer, Gérard Blain, Jean-Claude Brialy, Michel Piccoli etc. .

Invisible pendant très longtemps, et produit par Harry Saltzman (mythique producteur des premiers James Bond), le film ne tient malheureusement pas sa promesse de départ. Costa-Gavras ne semblant pas très intéressé par son suspense initial qu’il ne développe pas assez à mon goût. Son intérêt se tourne plutôt vers d’autres thématiques assez passionnantes : comme peut-on ne pas s’engager en temps de guerre ou encore : quand on est considéré comme un traître, même si on est innocent, on est de toute manière condamné.

Malheureusement, son film part dans tous les sens, ne fait qu’effleurer ses trop nombreux sujets et se conclu en eau de boudin.

Il possède, tout de même, quelques séquences très réussies comme celles, très fortes, avec le milicien, qui ne donne pas une image très reluisante de la résistance et de jolis moments de mise en scène.

Un intéressant ratage.

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Compartiment tueurs (1965) / Costa Gavras

Un homme meurt assassiné dans un compartiment de train alors que les autres passagers dorment. Un à un les témoins de ce meurtre sont tués alors que la police mène l’enquête.

Dans un beau scope en noir et blanc, Costa-Gavras réalise son premier long au casting impressionnant (Signoret, Montand, Trintignant, Piccoli, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Charles Denner, Daniel Gélin, Pierre Mondy etc.).

Son film policier est plutôt réussi formellement (notamment la poursuite finale) mais pèche par son scénario alambiqué qui donne à l’ensemble un côté totalement confus.

On voit, néanmoins, affleurer, ça et là, quelques considérations politiques qui seront au cœur des meilleurs films de son auteur.

Bof.

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Alien – Le 8ème passager (1979) (theatrical cut) / Ridley Scott

L’équipage d’un vaisseau cargo, transportant du minerai, doit affronter une créature redoutable.

Quand j’étais (très) jeune, Ridley Scott savait faire de sacré putain de bons films comme « Blade Runner » et cette petite merveille qu’est « Alien ».

Avec ses élégants travellings dans ses couloirs déserts, sa créature que l’on devine bien plus qu’on ne la voit, son casting impeccable, sa musique de maestro Jerry Goldsmith, sa maman … « Alien » transcende son genre et devient un classique instantané.

Génial.

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Prometheus (2012) / Ridley Scott

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L’humanité serait-elle la création d’extra-terrestres ? Un équipage s’envole pour une planète très lointaine pour répondre à cette question…

33 ans après « Alien » , Ridley Scott revenait aux affaires pour cette nouvelle suite que tout le monde attendait avec (beaucoup trop d’) impatience.

Malgré un premier tiers très réussi et une direction artistique somptueuse, « Prometheus » se vautre malheureusement par la suite.

Son scénario se délite au fur et à mesure, pour devenir un gros bordel qui emprunte des raccourcis hallucinants sans jamais apporter la moindre réponse et on se dit que avec tout le blé qu’il y a sur l’écran ils auraient pu bosser un peu plus le script.

A vouloir trop en faire Scott nous assène une multitude de péripéties (dont le ridicule crash du vaisseau ou l’affrontement final, avec une créature ratée, digne de l’affreux « Alien 4 » de Jeunet) et ne traite même pas son (éventuel) sujet, qui se perd dans l’espace (ou dans sa suite).

Fassbender est une fois de plus impeccable et est un des rares à émerger de ce fatras.

In fine, « Prometheus » n’est ni un remake, ni une prequel, c’est un film qui s’inscrira (peut être un jour) dans la trilogie (le film de Jeunet étant une bouse) et qui recèle néanmoins quelques trop rares séquences très réussies qui nous rappellent que Scott était un sacré metteur en scène.

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Samson et Dalila (1949) / Cecil B. DeMille

Samson, en rejetant l’amour de Dalila, ne réalise pas les conséquences dramatique de son geste et de son aveuglement amoureux.

Pour DeMille, « Samson et Dalila » est une histoire d’amour tragique et flamboyante en technicolor où il peut donner libre cours à sa démesure et à son sens du spectacle.

Victor Mature, dans le rôle titre, campe, à ma grand surprise, un Samson convaincant face à une non moins excellente Hedy Lamarr.

La séquence finale dans temple, de l’humiliation de Samson à sa destruction, est un grand moment.

Kitschement Top.

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Planète hurlante (1995) / Christian Duguay

Sur une planète minière, ravagée par une guerre opposant un cartel minier à une alliance de scientifiques, évoluent d’impitoyables robots enfouis sous le sable : les screamers.

Dan O’Bannon (scénariste d’ « Alien » ) adapte une nouvelle de Philip K. Dick pour ce film de SF du québécois Christian Duguay.

Une sympathique série B regorgeant d’idées (les différentes formes des robots, les décors …) et plutôt bien mise en scène (la première attaque des screamers).

Dommage que le derniers tiers soit beaucoup moins réussi.

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Quo Vadis (1951) / Mervyn LeRoy

Un commandant romain succombe aux charmes d’une esclave convertie au christianisme tandis que le terrible Néron règne sans partage sur Rome.

Au premier abord, ce qui marque le plus, c’est l’opulence des moyens à l’image : les cohortes de figurants, les décors gigantesques, la très belle direction artistique de Cedric Gibbons.

Mais c’est surtout Peter Ustinov qui vampirise totalement le film, incarnant un Néron complètement barré dans un énorme numéro de cabotinage. Il faut dire que le fade Robert Taylor ne fait pas le poids face à un tel monstre; contrairement à Leo Genn campant un génial Petronius ou encore Patricia Laffan incarnant une Poppée lascive et diabolique.

Les dialogues, truffés d’allusions sexuelles et souvent à double sens sont assez savoureux et les deux grands morceaux de bravoure (l’incendie de Rome et le massacre des chrétiens) sont très réussis.

Un vrai film de Noël.

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I… comme Icare (1979) / Henri Verneuil

Le président d’un état fictif est assassiné. Un procureur (Yves Montand) rejette les conclusions de la commission d’enquête dont il était membre. La vérité serait-elle autre ?

Verneuil s’empare de l’assassinat de JFK (la commission Warren, le film de Zapruder etc.) pour un faire un excellent thriller.

On se demande même parfois s’il ne s’est pas beaucoup inspiré du génial « Parallax View » de Pakula notamment lors de la séquence de l’expérience de Milgram.

Montand, parfait, porte le film et sa quête de vérité jusqu’à à se brûler les ailes (la très longue, et belle, dernière séquence).

Très bien.

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Le professionnel (1981) / Georges Lautner

Un agent secret, évadé des geôles d’un dictateur Africain, revient en France pour se venger de ceux qui l’ont piégé.

Belmondo n’est pas que un héros invincible et le film de Lautner le prouve dès son ouverture avec son Bébel drogué et subissant divers sévices jusqu’à sa célèbre fin.

En face de lui, Hossein est génial dans un rôle de méchant impitoyable. Le côté politique du film est bienvenu (le dictateur africain combattu puis protégé par le pouvoir) et les nombreuses péripéties donnent à l’ensemble un rythme soutenu.

Dommage que Belmondo passe vraiment trop facilement au travers des mailles du filet tendu par ses poursuivants.

Les Audiard (père et fils) se font plaisir avec des répliques cultes : « Joss Beaumont, espionnage et châtaigne ! » ou encore le célébrissime « Et un couscous poulet, un » etc.

Et pour finir, le mythique thème de Morricone n’a pas été composé pour ce film mais pour « Maddalena » en 1971 et a été recyclé et réarrangé par le maestro, dix ans après sa première utilisation.

Du bon boulot.

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Le 4ème pouvoir (1985) / Serge Leroy

Un grand reporter (Philippe Noiret) et la présentatrice vedette du journal télévisé (Nicole Garcia), qui était son ex-amante, sont sur la piste d’une affaire impliquant le gouvernement.

Sur fond de conflit en Syrie (déjà en 1985 !), le film de Leroy est un honnête thriller journalistique (co-écrit par Françoise Giroud) où s’affrontent deux conceptions du journalisme; celle de la presse écrite et de l’éthique, et celle de la télévision, nouveau monstre médiatique.

Noiret et Garcia (en ersatz de Christine Ockrent) forment un joli couple.

Pas mal.

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Flagrant désir (1986) / Claude Faraldo

Une femme meurt noyée. Est-ce un meurtre ou un suicide ? Un inspecteur américain (Sam Wasterston), en mission d’observation en France, est chargé de l’enquête et doit affronter une grande famille Bordelaise au secret bien caché…

Le premier tiers, et notamment le meurtre inaugural sur une très belle musique de Gabriel Yared, est une vraie réussite.

Ensuite, ça se gâte franchement, à cause d’un McGuffin crétin, et le film bascule définitivement dans le ridicule avec une séquence de balancelle totalement insupportable pour finir en apothéose sur une conclusion stupide.

Faraldo laisse son casting prestigieux en roue libre, Marisa Berenson est épouvantablement mauvaise tout comme la superbe Lauren Hutton et même Bernard-Pierre Donnadieu passe à côté de son personnage de patriarche.

Un flagrant nanar.

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Les spécialistes (1985) / Patrice Leconte

Deux détenus en cavale (Bernard Giraudeau et Gérard Lanvin) vont tenter le casse du siècle dans un casino niçois.

Rondement mené par Patrice Leconte, et dans le très beau scope d’Eduardo Serra , ce film d’action « made in france » est franchement sympathique.

Les dialogues sont enlevés (on sent la patte de Michel blanc) et Giraudeau et Lanvin forment un duo charismatique.

Dommage que le final dans la carrière soit un peu bâclé, car le casse, en lui-même, est une vraie réussite de mise en scène.

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Peur sur la ville (1975) / Henri Verneuil

Le commissaire Letellier (Jean-Paul Belmondo) enquête sur des meurtres de femmes commis par l’affreux Minos.

Une vraie réussite au rythme haletant où Bébel course Minos sur les toits de Paris puis enchaîne une poursuite en voiture pour terminer par la fameuse séquence du métro, le tout, sans fond vert et avec de vrais cascadeurs (dont Belmondo lui-même) qui accomplissent de véritables prouesses.

Et surtout, à la différence de la plupart des polars de Delon, celui-ci a un vrai bon metteur en scène derrière la caméra et Belmondo ne fait pas (encore) son numéro.

Bref, c’est vraiment bien et il y a même Léa Massari.

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Le battant (1983) / Alain Delon

Condamné pour vol à main armée et meurtre d’un bijoutier, Alain Delon, sort de prison bien décidé à récupérer les diamants volés huit ans auparavant.

Cette deuxième réalisation de Delon est largement supérieure à « Pour la peau d’un flic » .

Plus ludique, le film (dédié à René Clément) enchaîne les clins d’œil : la cage d’oiseau, la musique et le décor de l’appartement du « Samouraï« , ou encore l’insupportable et omniprésente chanson de « Pour la peau d’un flic » diffusée par un auto radio et coupée tout de suite alors que le personnage dit « ah non merde pas encore ! ».

Delon campe un personnage anachronique seul survivant d’une caste dont la plupart de ses membres sont soit morts, soit retirés des affaires.

Le scénario de Christopher Frank est complexe comme il faut et ménage ses surprises.

François Périer est une fois de plus parfait et Anne Parillaud joue une hallucinante femme objet.

Un film reflet d’une une époque.

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Pour la peau d’un flic (1981) / Alain Delon

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Une mère demande à un ancien policier devenu détective privé (Alain Delon) de retrouver sa fille.

Véhicule à la gloire d’Alain Delon acteur, mis en scène par Alain Delon réalisateur, coécrit par Alain Delon scénariste et produit par Alain Delon; cette première réalisation de la star n’est franchement pas terrible.

A part une poursuite sur le périphériques très réussie (signée Rémy Julienne), l’ensemble souffre d’une mise en scène anonyme, d’un scénario partant dans tous les sens et surtout d’une utilisation répétitive du « Bensonhurst Blues » de Oscar Benton comme seule musique.

Le trio Delon, Michel Auclair et Anne Parillaud (en secrétaire cinéphile) ne manque pas de charme et les dialogues sont assez drôles.

Les « amateurs » reconnaîtront Brigitte Lahaie au détour d’une séquence.

Bof.

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Traitement de choc (1973) / Alain Jessua

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Plaquée et au bout du rouleau, une femme (Annie Girardot) décide de faire une cure anti-âge révolutionnaire dans la clinique du Docteur Devilers.

Luttant contre le vieillissement, quel qu’en soit le prix, les bourgeois de Jessua forment une véritable secte de privilégiés au sein de laquelle, la femme célibataire (Girardot), l’homosexuel (Robert Hirsch) ou encore la main d’oeuvre étrangère n’ont pas leur place.

Un vrai film de genre réussi aux dialogues savoureux et souvent drôles.

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Le choc (1982) / Robin Davis

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Un tueur à gages (Alain Delon) veut se retirer après un dernier contrat. Mais l’organisation pour laquelle il travaille n’est pas du même avis.

Delon peut s’en donner à cœur joie dans ce nanar de luxe, adapté de Manchette, aux dialogues souvent rigolos (mais est-ce volontaire ?)

Catherine Deneuve tente d’y interpréter une paysanne mariée à un Philippe Léotard alcoolique (comme dans la vraie vie, ce qui procure un certain malaise).

Davis filme avec les pieds et ose même la scène d’amour sur peaux de bêtes devant la cheminée.

On sauvera le thème musical de Philippe Sarde.

Naze.

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L’indic (1983) / Serge Leroy

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Le bras droit (Thierry Lhermitte) d’un parrain Corse en cavale (Bernard-Pierre Donnadieu), rencontre une jeune femme (Pascale Rocard) à l’enterrement d’un truand. Un inspecteur de police (Daniel Auteuil) va tenter de la faire devenir une indic…

Bien filmé (l’assassinat de la séquence d’ouverture), « L’indic » tient à la route et enchaîne ses multiples péripéties.

On regrettera néanmoins le côté bluette d’une partie du film (surement une concession commerciale pour ne pas faire de Lhermitte un personnage trop négatif).

Donnadieu est encore une fois excellent dans un rôle de méchant prêt à tout pour venger son frère.

Sympa.

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L’homme aux yeux d’argent (1985) / Pierre Granier-Deferre

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Un homme (Alain Souchon) sort de prison et retourne dans le village où il a grandi, pour récupérer le butin qu’il a caché. Mais deux policiers (Jean-Louis Trintignant et Lambert Wilson) veulent, à tout prix, le coincer.

Ce sympathique polar rural bénéficie d’une distribution haut de gamme : Alain Souchon parfait, Jean -Louis Trintignant habillé comme un pasteur dans un rôle d’ordure, Lambert Wilson, peroxydé, qui n’hésite pas à terroriser un enfant pour obtenir une information et Tanya Lopert dans le beau (et seul) personnage féminin, essayant de donner un nouveau départ à sa vie.

Pas mal.

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Poussière d’ange (1987) / Edouard Niermans

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Un flic alcoolique (Bernard Giraudeau), rencontre une jeune fille paumée (Fanny Bastien) qui semble ne pas être celle qu’elle prétend être …

Niermans signe un polar original, qui m’avait pas mal impressionné au moment de sa sortie.

La réussite de « Poussière d’ange » réside autant dans son scénario, co-écrit par un certain Jacques Audiard, démarrant comme une comédie pour basculer ensuite dans le drame le plus noir, que dans la mise en scène inspirée de Niermans.

Le film ménage son mystère jusqu’au bout et devient franchement touchant grâce au personnage de Fanny Bastien.

Giraudeau est parfait.

A (re)découvrir.

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Anthropoid (2016) / Sean Ellis

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Récit de l’opération Anthropoïd, qui visait à assassiner le boucher de Prague, Reinhard Heydrich pendant la seconde guerre mondiale.

Ce remake de « Sept hommes à l’aube » de Lewis Gilbert, se suit comme un thriller, parfois ultra violent voire franchement dégueulasse.

C’est certes bien foutu mais il manque ce petit quelque chose qui transcenderait le film.

Le casting, mêlant acteurs britanniques et tchèques, tient la route hormis Charlotte le Bon totalement hors du coup.

Pas mal.

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Taj Mahal (2015) / Nicolas Saada

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Novembre 2008 : une jeune fille (Stacy Martin) se retrouve coincée dans sa chambre de l’hôtel Taj Mahal à Bombay pendant une attaque terroriste.

A trop vouloir intellectualiser son sujet, Saada se perd en route et n’arrive pas à maintenir son parti pris de l’événement vu à travers les yeux de son héroïne (les péripéties des parents sont très ratées et Louis-Do de Lencquesaing un miscast absolu). En outre, pour aérer son film, Saada nous sert de manière répétitive des « beauty shots » d’indiens qui donnent vraiment l’impression d’être là pour faire du minutage.

En revanche tout ce qui concerne le hors champs est vraiment réussi et l’apparition finale des terroristes sur les écrans des caméras de surveillance est une excellente idée.

Dommage car il y avait matière pour faire bien mieux.

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Désordre (1986) / Olivier Assayas

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Trois membres d’un groupe de rock tuent, accidentellement, un homme. Leur destin en sera à jamais bouleversé.

Pour son premier long métrage, Assayas réunit la fine fleur des jeunes acteur français des années 80 (Wadeck Stanczak (génialement habité par son rôle), Corinne Dacla, Ann-Gisel Glass, Simon de la Brosse, Lucas Belvaux ou encore Rémi Martin).

Faisant déjà preuve d’une belle maîtrise de la mise en scène (ses ellipses audacieuses), Assayas évoque la perte de l’insouciance et le passage à l’âge adulte et signe, in fine, un beau film d’amour.

A noter, la jolie partition de Gabriel Yared.

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L’addition (1984) / Denis Amar

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Emprisonné pour un délit mineur, Richard Berry devient la victime du vilain maton interprété par Richard Bohringer.

Cette tentative française de film carcéral pâtit d’un scénario qui ne cesse d’accabler artificiellement le pauvre Berry (qui n’a décidément jamais de chance) et de séquences d’ouverture et de fin qui sonnent terriblement faux.

Amar, derrière la caméra, assure le strict minimum.

Sinon, Bohringer est parfait, dans un rôle à sa mesure, et Farid Chopel campe un terrifiant méchant au côté duquel, on trouve un tout jeune Vincent Lindon.

Mouais.

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Anaconda, le prédateur (1997) / Luis Llosa

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En Amazonie, une équipe de documentaristes est prise en otage par un chasseur voulant capturer le plus grand serpent vivant…

Ce petit « Jaws » où un serpent remplace le requin, n’est pas la pire des innombrables photocopies du film de Spielberg.

Alors oui John Voight nous sert un affreux numéro de cabotinage, le serpent numérique n’est pas très réussi, le scénar est bourré d’invraisemblances mais néanmoins on éprouve un petit plaisir coupable à la vision de ce luxueux nanar.

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Les longs manteaux (1986) / Gilles Béhat

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En Bolivie, un géologue français (Giraudeau, parfait) se retrouve pris entre l’armée et un groupe paramilitaire qui tente d’assassiner un écrivain qui vient d’être libérer après la chute de la junte.

Béhat signe enfin son western, assez proche du « Train sifflera trois fois » , avec son train que tout le monde attend, son village investi par de sanguinaires tueurs prêts à tout pour assassiner un symbole de liberté.

En faisant se dérouler l’action sur deux plans (le village et le train) Béhat fait monter la tension jusqu’à son explosif et surprenant final.

Vraiment bien.

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Rue barbare (1984) / Gilles Béhat

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Un ancien malfrat (Bernard Giraudeau) secourt une jeune fille qui vient de se faire agresser par des truands, à la tête desquels se trouve l’impitoyable Hagen (Bernard-Pierre Donnadieu).

Un an avant « Urgence » , Donnadieu campait déjà un rôle de méchant d’anthologie dans cette adpatation d’un roman de David Goodis.

Dans un décor de banlieue (déjà) abandonnée où règnent les voyous, un homme seul va oser résister.

Véritable western urbain, « Rue barbare » se rattache à la tradition du genre tout en ayant un côté BD assez sympathique (les looks des personnages).

Son casting est aussi une vraie réussite (Jean-Pierre Kalfon en rocker coké sur le retour, Jean-Pierre Sentier et ses couteaux, Christine Boisson ou encore Corinne Dacla).

Malgré ses maladresses et son côté assez daté, le film de Béhat reste néanmoins une tentative originale pour le cinéma français.

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Urgence (1985) / Gilles Béhat

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Un groupuscule néonazi prépare un attentat et tue un journaliste qui enquêtait sur eux. Mais ce dernier a laissé un étrange message à sa sœur …

Gilles Béhat signe un thriller politique très « eighties » (il y a même Marc Scalia au générique) dont on retiendra le formidable méchant campé par Bernard-Pierre Donnadieu.

Cette course contre la montre est pas mal exécutée, malgré un affreux Richard Berri et un scénario assez bancal.

Une sympathique tentative de film de genre pas totalement réussie.

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X-Men: Apocalypse (2016) / Bryan Singer

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Apocalypse, le tout premier mutant, ressuscite. Les X-Men vont avoir du pain sur la planche.

Ce nouvel épisode de la franchise est une déception par rapport au précédent opus réalisé, lui aussi, par Singer.

Le film est visuellement très beau mais les atermoiements de Magneto (une marque de fabrique de la franchise) finissent par lasser le spectateur, même si ses scènes sont souvent les meilleures grâce à la présence magnétique (sic) de Fassbender.

L’intrusion de Logan n’est qu’un clin d’œil assez gratuit et puis Jennifer Lawrence est décidément totalement insupportable.

Pas nul mais il est temps de se ressaisir Bryan.

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La guerre des polices (1979) / Robin Davis

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La Brigade territoriale et l’antigang traquent Sarlat, un dangereux criminel. Au lieu de collaborer, ils ne cessent se mettre des batons dans les roues.

Archétype du polar français des années 70/80 avec manipulations politiques à la clé, le film de Davis déroule lourdement et de manière répétitive son script de course contre la montre sans trop de rythme.

Bof.

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Le syndicat du crime 2 (1987) / John Woo

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Les héros du premier épisode son de retour pour une nouvelle vengeance.

Si on fait abstraction de son scénario rocambolesque (qui fait notamment revenir Chow Yun-Fat par le biais d’un frère jumeau (sic)), cette suite est plutôt sympathique grâce à son rythme effréné et sa fusillade finale démente qui est un vrai morceau d’anthologie.

Du bon Woo.

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Le retour de la momie (2001) / Stephen Sommers

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Imhotep revient et se lance à la poursuite du bracelet du Roi Scorpion.

Après un premier opus fort réussi, Sommers remet le couvert pour cette suite.

Pour le meilleur, le film renforce le côté tragique du personnage d’Imhotep, les séquences avec les armées d’Anubis sont super cool tout comme les flash-back qui ponctuent le récit et puis il y a aussi le roi scorpion…

Malheureusement le film décalque beaucoup trop l’original (la tempête de sable remplacée par une vague immense etc.) et la réincarnation de Rachel Weisz en Nefertiti est limite risible.

Sympa tout de même.

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À toute épreuve (1992) / John Woo

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Deux policiers font équipe pour se débarrasser d’un terrible parrain.

Dernier film Hongkongais de Woo avant de céder aux sirènes d’Hollywood, « Hard Boiled » marque l’apogée de son auteur.

Sans temps morts, ce polar est une très belle réussite qui enchaîne les morceaux de bravoure (le salon de thé ou le mythique plan séquence de l’hôpital).

Top.

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Représailles (1985) / Sean S. Cunningham

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A la suite du décès accidentel de leurs parents, un frère et sa sœur sont recueillis par un oncle. Ils deviennent vite la cible d’une bande de voyous.

Après le succès de « Vendredi 13 » , Cunningham réalisait ce drôle de film qui mélange allègrement le drame, le film d’horreur et le thriller.

Le film se suit sans déplaisir mais est globalement assez mal foutu et la promesse d’une sorte de revenge movie avec des adolescents n’est jamais vraiment tenue.

Sinon on y retrouve de jeunes débutants nommés Eric Stoltz et James Spader.

Une curiosité.

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Le nombre 23 (2007) / Joel Schumacher

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Un homme (Jim Carrey) devient obsédé par un livre dans lequel il croit reconnaître sa vie …

Schumacher signe un thriller à tiroirs et à multiples rebondissements qui fait terriblement penser à « Shutter Island » .

Comme le film de Scorsese, c’est tiré par les cheveux et franchement pas terrible malgré un excellent Jim Carrey.

Bof.

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Summer of Sam (1999) / Spike Lee

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En 1977 à New-York, la vie d’un groupe d’italo-américains alors que le fameux tueur en série, le fils de Sam, sévit…

Film sur le soupçon et la paranoïa menant inexorablement au conflit et à l’intolérance, « Summer of Sam » est aussi le film le plus musical de Lee.

Où comment mêler la grande et la petite histoire et en faire un sujet personnel.

Vraiment bien.

CAB

8MM (1999) / Joel Schumacher

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Un détective privé (Nicolas Cage) est engagé par une veuve pour retrouver une jeune femme figurant dans un snuff movie découvert dans le coffre de son défunt mari.

Sur un script du scénariste de « Se7en« , Schumacher signe une plongée bien crapoteuse dans le milieu du snuff.

Le film tient plutôt bien la route, malgré un côté petite famille américaine assez horripilant, pendant les deux premiers tiers mais fini par s’éparpiller dans ses trente dernières minutes

Sur le sujet, on préfèrera le « Hardcore » de Paul Schrader.

Pas mal pour du Schumacher.

CAB

La 25ème heure (2002) / Spike Lee

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Les 24 dernières heures d’un homme (Edward Norton) avant son incarcération pour une peine de 7 ans de prison.

Placé sous le signe, omniprésent, du 11 Septembre, le film de Lee brosse le portrait d’une Amérique malade et d’un New York d’une infinie tristesse.

Norton y campe un magnifique personnage poignant et Lee, inspiré comme rarement, signe son meilleur film et par la même occasion au moins deux séquences d’anthologie (la mythique scène du « fuck you » et les dernières minutes du film totalement bouleversantes).

Superbe.

CAB

Zu, les guerriers de la montagne magique (1983) / Tsui Hark

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En plein milieu de guerres tribales chinoises, des guerriers et un moine s’associent pour lutter contre une entité diabolique.

Hark signe un film d’art martial aux combats impressionnant situé dans la Chine moyenageuse .

D’une grande inventivité « Zu » reste une référence du genre par son incursion dans le fantastique et son côté délirant totalement assumé.

Et puis un film dans lequel un simple drap peut devenir une créature magique ne peut être que génial.

CAB

Le syndicat du crime (1986) / John Woo

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Un ancien gangster tente de se réconcilier avec son policier de frère tandis qu’un nouveau caïd humilie un tueur à gages.

Avec le Syndicat du crime, Woo signait son premier polar sous le signe de Jean-Pierre Melville et mettait en place la matrice de ses films à venir.

En se donnant un rôle clé, il devenait lui-même le savoureux deus ex machina de son film.

Vraiment bien.

CAB

The Blade (1995) / Tsui Hark

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Amputé d’un bras, un forgeron cherche à se venger de l’assassin de son père.

Considéré comme la quintessence du cinéma de Tsui Hark et comme une relecture totale du wu xia pan (film de sabre chinois) « The Blade » est un émerveillement à chaque nouvelle vision.

Réinventant le genre, Hark entraîne sa caméra au cœur même de ses incroyables combats faisant fi des lois de la gravité.

Un film unique.

CAB

Clockers (1995) / Spike Lee

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Strike deale, a un ulcère et aime les trains. Un jour son mentor lui demande d’assassiner un autre dealer…

Spike Lee reprenait ce film qui devait être, à l’origine, réalisé par Martin Scorsese dont l’empreinte est assez présente.

Dès le très beau générique (des photos de victimes de meurtres sur la chanson « People in Search of a Life ») les intentions de Lee son claires.

Lyrique et optimiste, Lee signe un film rondement mené où ses tics de mise en scène sont un peu moins présents.

Cool.

CAB

American Nightmare 3: Élections (2016) / James DeMonaco

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Où l’on retrouve un des protagonistes du second opus qui est chargé de la sécurité d’une sénatrice candidate à la Maison Blanche qui veut abolir la fameuse purge annuelle.

La série prend une tournure encore plus politique dans ce troisième épisode. C’est assez bourrin, moins bien que le second volet mais ça se laisse voir.

CAB

Independence Day: Resurgence (2016) / Roland Emmerich

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Vingt ans après la première invasion, les aliens reviennent tout casser.

Le premier épisode n’était pas terrible malgré sa promesse de bon gros blockbuster bien bourrin. Pour cette suite Emmerich réalise l’exploit de faire bien pire.

Globalement illisible, le film se signale par son script totalement nul (dire qu’il se sont mis à cinq pour écrire ça !).

Le casting est à la ramasse entre Jeff Goldblum et ses vannes moisies, Charlotte Gainsbourg qui devait avoir des arriérés d’impôts, Liam Hemsworth moins expressif que les extra-terrestres ou encore le pauvre Bill Pullman dans un rôle totalement con.

Les effets spéciaux sont, heureusement, réussis sauf certaines incrustations qui ont l’air de sortir de films des années 50.

Une belle daube.

CAB