Le battant (1983) / Alain Delon

Condamné pour vol à main armée et meurtre d’un bijoutier, Alain Delon, sort de prison bien décidé à récupérer les diamants volés huit ans auparavant.

Cette deuxième réalisation de Delon est largement supérieure à « Pour la peau d’un flic » .

Plus ludique, le film (dédié à René Clément) enchaîne les clins d’œil : la cage d’oiseau, la musique et le décor de l’appartement du « Samouraï« , ou encore l’insupportable et omniprésente chanson de « Pour la peau d’un flic » diffusée par un auto radio et coupée tout de suite alors que le personnage dit « ah non merde pas encore ! ».

Delon campe un personnage anachronique seul survivant d’une caste dont la plupart de ses membres sont soit morts, soit retirés des affaires.

Le scénario de Christopher Frank est complexe comme il faut et ménage ses surprises.

François Périer est une fois de plus parfait et Anne Parillaud joue une hallucinante femme objet.

Un film reflet d’une une époque.

CAB

Pour la peau d’un flic (1981) / Alain Delon

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Une mère demande à un ancien policier devenu détective privé (Alain Delon) de retrouver sa fille.

Véhicule à la gloire d’Alain Delon acteur, mis en scène par Alain Delon réalisateur, coécrit par Alain Delon scénariste et produit par Alain Delon; cette première réalisation de la star n’est franchement pas terrible.

A part une poursuite sur le périphériques très réussie (signée Rémy Julienne), l’ensemble souffre d’une mise en scène anonyme, d’un scénario partant dans tous les sens et surtout d’une utilisation répétitive du « Bensonhurst Blues » de Oscar Benton comme seule musique.

Le trio Delon, Michel Auclair et Anne Parillaud (en secrétaire cinéphile) ne manque pas de charme et les dialogues sont assez drôles.

Les « amateurs » reconnaîtront Brigitte Lahaie au détour d’une séquence.

Bof.

CAB