Un homme de trop (1967) / Costa-Gavras

Pendant la seconde guerre mondiale, des résistants libèrent 12 prisonniers. Revenus dans leur maquis, ils se rendent compte qu’ils n’ont pas 12 hommes mais 13. Qui est cet homme de trop ?

Comme « Compartiment tueurs » , Costa-Gavras signe une seconde oeuvre sur un groupe de personnages dont le casting est maousse costaud (Charles Vanel, Claude Brasseur, Jacques Perrin, François Périer, Gérard Blain, Jean-Claude Brialy, Michel Piccoli etc. .

Invisible pendant très longtemps, et produit par Harry Saltzman (mythique producteur des premiers James Bond), le film ne tient malheureusement pas sa promesse de départ. Costa-Gavras ne semblant pas très intéressé par son suspense initial qu’il ne développe pas assez à mon goût. Son intérêt se tourne plutôt vers d’autres thématiques assez passionnantes : comme peut-on ne pas s’engager en temps de guerre ou encore : quand on est considéré comme un traître, même si on est innocent, on est de toute manière condamné.

Malheureusement, son film part dans tous les sens, ne fait qu’effleurer ses trop nombreux sujets et se conclu en eau de boudin.

Il possède, tout de même, quelques séquences très réussies comme celles, très fortes, avec le milicien, qui ne donne pas une image très reluisante de la résistance et de jolis moments de mise en scène.

Un intéressant ratage.

CAB

Le bal des vampires (1967) / Roman Polanski

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Le professeur Abronsius et son assistant sont à la recherche de vampires dans une contrée éloignée.

Polanski signe un véritable film de vampires à l’incroyable inventivité qui respecte les codes du genre mais aussi une comédie très réussie.

Chez Polanski, l’humour (souvent absurde) passe par la mise en scène (brillante ici). Le film est d’ailleurs quasi exempt de dialogues et c’est un vrai tour de force. On notera aussi que le mot vampire n’est jamais prononcé.

Dans le rôle de l’assistant, le metteur en scène est formidable tout comme le très savoureux Jack MacGowran dans celui du professeur et que dire de Sharon Tate …

La direction artistique est somptueuse (les décors notamment) tout comme la photo de Slocombe.

Bref c’est un régal.

CAB

Le samouraï (1967) / Jean-Pierre Melville

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Jeff (Delon impassible et génial) tueur à gages assassine un patron de club de jazz mais la persévérance de du commissaire (François Périer) met à mal ses plans.

Le samouraï représente la quintessence du cinéma de Melville avec ses truands possédant un code de l’honneur.

Melville signe un chef d’œuvre de sa géniale séquence d’ouverture où tout bouge sans bouger, ses 10 premières minutes sans dialogues, à sa magistrale poursuite dans le métro.

CAB

Frankenstein créa la femme (1967) / Terence Fisher

Troisième opus de la saga Frankenstein par les studios Hammer.

Et nouveau coup de maître car cette fois ci le Baron devient lui même sa propre créature et tente de créer une femme parfaite.

Passionnant et toujours bouleversant quant au sort des créatures du terrible Baron.

CAB

Sept secondes en enfer (1967) / John Sturges

Sur un scénario de Edward Anhalt (auteur de Jeremiah Johnson, l’étrangleur de Boston etc.), Sturges nous narre ce qui est arrivé après le fameux règlement de compte à OK Corral qu’il a lui même dirigé en 1957.

James Garner, Jason Robards et Robert Ryan campent les figures mythiques de Wyatt Earp, Doc Holliday et Ike Clanton.

Splendidement photographié par Lucien Ballard et bénéficiant d’un score magistral de Jerry Goldsmith, Sturges signe une grande réussite dont l’ouverture magistrale est un grand moment de cinéma.

Jon Voight fait ici une de ses premières apparitions sur le grand écran.

CAB

Hombre (1967) / Martin Ritt

 

Excellent western engagé du non moins excellent Martin Ritt.

Face à la lâcheté des hommes et au racisme Paul Newman incarne une figure tragique dans ce western très noir magnifiquement photographié par l’immense James Wong Howe.

CAB