If…. (1968) / Lindsay Anderson

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Un groupe d’élève, dans un collège britannique, s’élève contre l’ordre établi.

Anderson transpose les révolutions de 68 dans le cadre d’une institution anglaise codifiée dont il fait une métaphore de la société britannique.

Ponctué de cartons annonçant ses chapitres successifs, « If… » , alterne noir et blanc et couleur, séquences oniriques et réalistes sans jamais perdre le spectateur.

Malcolm McDowell, dans son premier rôle pour le grand écran (sa précédente apparition dans un film de Ken Loach ayant été coupée), illumine le film de sa présence.

On citera la géniale (et douloureuse) séquence de la punition, acmé du film avant son « explosion » finale qui fait basculer le récit (dans tous les sens du terme…).

Remarquable.

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L’Étrangleur de Boston (1968) / Richard Fleischer

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La traque du fameux étrangleur de Boston qui sévissait au début des années 60.

Richard Fleischer n’était pas qu’un simple « yes man » et le prouve avec ce génial film.

Sa mise en scène inspirée (notamment son utilisation révolutionnaire, et totalement justifiée, du split screen ) et un Tony Curtis prodigieux (sa première apparition dans le film est saisissante) dressent le portrait d’une Amérique malade au moment de l’assassinat de Kennedy.

Ultra top.

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Rosemary’s Baby (1968) / Roman Polanski

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Guy et Rosemary Woodhouse (John Cassavetes et Mia Farrow superbes) emménagent dans un immeuble qui aurait abrité des sorciers …

Polanski adapte avec brio l’excellent roman de Ira Levin et signe une brillante métaphore de la grossesse mais aussi un vrai film de terreur.

En jouant sur les deux tableaux (Polanski ne choisissant pas si ce que voit Rosemary est vrai ou non) le réalisateur signe un film à la fois drôle et terrifiant où l’ambiguïté plane de bout en bout.

Les performances des acteurs sont toutes jubilatoires (mention au génial couple Castevet (Ruth Gordon et Sidney Blackmer) de si délicieux petits vieux) et la mise en scène de Polanski aussi belle qui discrète.

Pour finir on citera l’anthologique séquence de fin qui est un très grand moment de cinéma.

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Baisers volés (1968) / François Truffaut

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Troisième film du cycle des aventures d’Antoine Doinel.

Jean-Pierre Léaud est un personnage anachronique dans la France d’avant Mai 68, inadapté social et amoureux,  il tente de trouver une place dans la société.

Truffaut signe un manifeste du film d’auteur bourré d’improvisations, léger, drôle et délicieux. Les plans séquences sont toujours aussi ensorcelants et les dialogues remarquablement bien écrits.

Le jeu de chat et de la souris que se livrent Léaud et Claude Jade est assez savoureux et l’apparition de Delphine Seyrig (mariée à Michael Lonsdale dans le film) un enchantement.

Un petit bonheur de cinéma même si on peut considérer que c’est un Truffaut mineur.

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The Swimmer (1968) / Frank Perry

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Burt Lancaster décide de rejoindre sa maison à travers une « rivière » formée par les piscines des ses voisins, la Lucinda River, qu’il nomme ainsi en hommage à son épouse.

Totalement métaphorique de bout en bout, porté par un casting admirable (Lancaster livre la performance d’une vie) et une mise en scène inspirée de Perry (et de Sydney Pollack qui reprit le film).

Un film fort et inclassable.

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Je t’aime je t’aime (1968) / Alain Resnais

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Claude (Rich prodigieux) se suicide après la mort de sa femme mais survit. Il est sélectionné par un groupe de scientifiques pour une expérience de voyage dans le temps qui ne se déroule pas vraiment comme prévue …

Resnais, dans ce film peu connu, déconstruit son récit de manière formidable et retrace une histoire d’amour dans un quasi désordre ordonné (sic).
Bien évidemment le montage y est fantastique et les acteurs (et actrices) parfait(e)s.

Un très grand film.

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Les vierges de Satan (1968) / Terence Fisher

Un scénario de Richard Matheson pour ce film de la Hammer dans lequel Christopher Lee incarne pour une fois un gentil luttant contre une secte satanique.

Une nouveel fois Fisher par sa mise en scène signe un petit bijou du cinéma fantastique.

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Les bérets verts (1968) / Ray Kellog & John Wayne

The Duke co-réalise ce film à gros budget à la gloire de l’armée Américaine.

Néanmoins ce soit disant film de propagande se permet de raconter aussi un Alamo au Vietnam.

Du grand spectacle Hollywoodien naïf et maladroit comme il pouvait l’être.

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Il était une fois dans l’ouest (1968) / Sergio Leone

Le plus beau casting d’yeux bleus au monde, le lyrisme de Leone, une incroyable science du cadre, un travail sur le son époustouflant, une musique inoubliable bref … une merveille.

Pour l’anecdote le plan final de « Il était une fois en Amérique » est déjà là dans « Il était une fois dans l’Ouest ».

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