Que la bête meure (1969) / Claude Chabrol

Un homme (Michel Duchaussoy) tente de retrouver le chauffard qui a tué son fils…

Excellent revenge movie français, où Chabrol démontre son art de la mise en scène, notamment lors d’une géniale séquence de dîner, en plan séquence, ponctuée par l’arrivée fracassante de Jean Yanne (dans un rôle d’anthologie).

CAB

Z (1969) / Costa-Gavras

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Dans un pays fictif, dirigé par les militaires, un homme politique en exil (Yves Montand) revient pour participer à un rassemblement contre le nucléaire.

Première collaboration entre Costa Gavras et Jorge Semprun, « Z » est un coup de maître.

Sous couvert d’un thriller, les auteurs signent un grand film politique formellement très réussi (toute la chorégraphie lors du meeting, la gestion de l’espace et du temps, les flash-back…)

Excellent.

CAB

Macadam cowboy (1969) / John Schlesinger

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Persuadé de faire fortune à New York, en tant que prostitué pour de riches femmes, un texan (Jon Voight génial) va rapidement perdre ses illusions.

Dans les années 70, il n’y a plus de rêve américain et, même si en route on trouve un ami, les espoirs se fracassent sur le mur d’une nouvelle ère. C’est le constat que font les réalisateurs du Nouvel Hollywood auquel se joint le britannique Schlesinger.

Dustin Hoffman et Jon Voight forment un superbe duo, Schelsinger signe une très belle mise en scène et de magnifiques flashbacks et puis il y a aussi la géniale chanson de Harry Nilsson.

Un très grand film.

CAB

Willie Boy (1969) / Abraham Polonsky

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Willie Boy (Robert Blake) est un indien qui rentre dans sa réserve pour retrouver son amour (Katharine Ross, très grimée). Il tue accidentellement le père de cette dernière. Le couple maudit prend la fuite poursuivit par le sheriff Cooper (Robert Redford).

Polonsky (scénariste du génial « Coup de l’escalier » ) fut une des victimes de la fameuse liste noire.

Cette seconde réalisation (21 ans après son premier film !) est un drôle de western totalement ancré dans les 70’s. Alors que le spectateur s’attend à une œuvre sur la place des indiens, Polonsky emprunte un autre chemin qui fait le lien avec « l’Homme qui tua Liberty Valance ». Ce n’est plus la légende de l’Ouest qui intéresse les journalistes. A cet égard le dernier dialogue du film est éloquent.

Polonsky voulait retirer toutes les scories de son scénario ce qui rend le film parfois assez abrupte voire déconcertant.

Conrad Hall à la photo signe une de ses plus belles photo et compose une succession de cadres splendides.

Parfois horripilant mais au final passionnant. Une curiosité.

CAb

La jeunesse du massacre (1969) / Fernando Di Leo

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Une classe d’adolescents délinquants violente et assassine sa professeur. Que s’est-il réellement passé ?

Sous couvert d’une enquête policière, Di Leo signe un film éminemment politique dressant le constat amer d’une jeunesse italienne en perdition.

La mise en scène coup de poing, à base de très gros plans et de caméra portée, est en totale adéquation avec le propos de son auteur.

On regrettera juste une conclusion un peu hâtive et facile, mais il y a dans ce film quelque chose de très intéressant et d’assez unique en son genre, même si ce n’est pas une totale réussite.

CAB

Butch Cassidy et le Kid (1969) / George Roy Hill

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Sur un génial scénario de William Goldman et devant la caméra très inspirée de George Roy Hill, Redford et Newman, au sommet de leur charisme, campent Butch Cassidy et the Sundance Kid.

Les dialogues sont savoureux de bout en bout, le film est drôle et brillant et ose une fantastique poursuite pendant 25 minutes sans jamais être ennuyeux.

Les années 70 vont débuter et maintenant les héros meurent à la fin.

Du très grand très cinéma dont la fin est une des plus belle de l’histoire du cinéma.

CAB

La horde sauvage (1969) / Sam Peckinpah

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Dès son générique Peckinpah annonce la couleur avec ses enfants cruels et ses cowboys vieillissants.

Un western magnifique sur l’amitié.

Dans le top 10.

CAB

Les damnés / La caduta degli dei (Götterdämmerung) (1969) / Luchino Visconti

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En s’attachant à décrire la chute d’une famille aristocrate allemande sous le régime nazi, Visconti en profite pour projeter sur l’écran toutes les formes de décadence et ne nous épargne rien, inceste, pédophilie…

Le film est empreint d’une théâtralité et d’une hystérie parfois difficilement supportables et filmé avec une quantité de zooms intempestifs indigestes

Helmut Berger est magnifique et cabotine comme un diable à ses côtés seul Dirk Bogarde tire son épingle du jeu.

Les dernières scènes sont ridicules et on ne sauverait presque que la fameuse séquence de la nuit des longs couteaux, orgie baroque assez joliment mise en scène.

Un film surfait.

CAB

Le chagrin et la pitié – Chronique d’une ville française sous l’occupation (1969) / Marcel Ophüls

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Ophüls invente une nouvelle forme de documentaire et retrace, pendant 4h10 passionnantes, le destin de Français sous l’occupation.

Ou comment la grande et la petite histoire se rencontrent.

Un film qui fit scandale en son temps et auquel Claude Lanzmann doit beaucoup.

Formidable.

CAB

L’armée des ombres (1969) / Jean-Pierre Melville

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Melville adapte le roman de Kessel et signe le film de référence sur la résistance.

Ou le destin d’un groupe de résistants (Lino Ventura, Paul Meurisse, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel) entre trahisons, exécutions et évasions.

Le film est admirable de bout en bout et enchaine les moments d’anthologie (l’éprouvante exécution du traître, le couloir de la prison, la tentative d’évasion de l’hôpital Allemand (avec un travail extraordinaire sur le son qui est d’ailleurs celui de « Odds Against Tomorrow« ) ou bien les dernières minutes du film).

Génial.

CAB

L’arrangement (1969) / Elia Kazan

Kazan adapte son roman (largement) autobiographique où comment après un accident de voiture, un publicitaire remet en question sa vie.

Kirk Douglas dans le rôle titre est impeccable et Faye Dunaway sublimissime (la scène du raisin est d’anthologie).

Profond et génial.

CAB

Qui tire le premier? (1969) / Budd Boetticher

 

Dernier western et dernière fiction de Boetticher, ce film retrace l’itinéraire d’un très jeune chasseur de primes qui va croiser successivement le Juge Roy Bean, Jesse James et Billy the Kid.

Totalement désenchanté, ce film annonce l’arrivée des westerns des années 70.

Totalement atypique dans la filmographie de Boetticher et très surprenant.

CAB