Les noces rouges (1973) / Claude Chabrol

Dans une ville de province, l’épouse (Stéphane Audran, splendide) du député maire (Claude Piéplu, parfait) trompe son mari avec le premier adjoint (Michel Piccoli, excellent) dont la femme, dépressive, est constamment malade.

Au député de droite strict et obsédé par sa carrière, au point de délaisser son épouse, Chabrol oppose le jouisseur de gauche.

Mais au delà d’une critique de la bourgeoisie, Chabrol signe ici, et surtout, une très belle histoire d’amour placée sous le signe du tragique.

Top.

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Traitement de choc (1973) / Alain Jessua

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Plaquée et au bout du rouleau, une femme (Annie Girardot) décide de faire une cure anti-âge révolutionnaire dans la clinique du Docteur Devilers.

Luttant contre le vieillissement, quel qu’en soit le prix, les bourgeois de Jessua forment une véritable secte de privilégiés au sein de laquelle, la femme célibataire (Girardot), l’homosexuel (Robert Hirsch) ou encore la main d’oeuvre étrangère n’ont pas leur place.

Un vrai film de genre réussi aux dialogues savoureux et souvent drôles.

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Scorpio (1973) / Michael Winner

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Cross (Burt Lancaster impeccable) est un vétéran de la CIA chargé de l’assassinat d’hommes politiques s’opposant aux intérêts américains. Il opère avec le français Scorpio (Alain Delon). Un jour, la CIA ordonne à ce dernier de tuer Cross.

Un Winner dans la veine des films d’espionnage paranoïaques des années 70 dont le principal intérêt réside dans l’affrontement entre de vieux espions (survivants de la seconde guerre mondiale) et une nouvelle génération symbolisée par Delon.

Le script est assez efficace même si la fin (très réussie) est un peu trop vite expédiée à mon goût.

Pas mal mais Winner a fait beaucoup mieux.

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Les copains d’Eddie Coyle (1973) / Peter Yates

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Eddie Coyle (Mitchum remarquable) est un trafiquant d’armes qui risque de finir sa vie en prison. Afin d’éviter ce funeste destin, il décide de collaborer avec la police.

Yates nous surprend avec ce magnifique drame policier d’une noirceur totale, mis en scène avec sobriété et efficacité.

Ancré dans les 70’s, le film avance inéluctablement vers ses terribles dernières séquences.

Peter Boyle y tient un de ses meilleur rôle.

Sublime.

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Soleil vert (1973) / Richard Fleischer

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En 2022 la terre est surpeuplée et dévastée par l’effet de serre. Les ressources naturelles ont quasiment disparu. Un policier (Charlton Heston) enquête sur le meurtre d’un dirigeant de la toute puissante compagnie Soylent qui fabrique de la nourriture à base de planctons.

L’excellent Fleischer réalise ce film emblématique de la science fiction moderne.

Doté d’un univers cohérent et remarquablement mis en scène, « Soleil vert » déroule son implacable, et non moins excellent, script jusqu’à son inéluctable conclusion (à ce titre la scène de l’émeute est annonciatrice du dénouement).

Le duo formé par Heston et Edward G. Robinson (qui était mourant et dont ce fut le dernier film) est une des nombreuses réussites du film.

Toujours aussi génial.

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Mondwest (1973) / Michael Crichton

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Delos est un parc d’attractions du futur dans lequel les visiteurs peuvent vivre dans un western, dans la Rome antique ou à l’époque des chevaliers entourés de robots plus vrais que nature. Jusqu’au jour où …

Crichton en visionnaire s’attaque cette fois ci la société des loisirs dans ce pré « Jurassic Park » très efficace.

Westworld est un monde dans lequel on peut tuer des robots (presque) impunément, où coucher avec une prostituée synthétique est un moment glauque. C’est surtout un lieu où les robots ne se laissent finalement pas faire.

Yul Brynner en « Terminator » avant la lettre est glaçant et tant qu’à faire Crichton invente aussi la future vision infrarouge du « Predator » .

Vraiment bien et en plus c’est un premier film.

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Le cercle noir (1973) / Michael Winner

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L’inspecteur Lou Torrey (Charles Bronson) est muté de New York à Los Angeles où il découvre un vaste complot de la mafia.

Un an avant « Un justicier dans la ville  » Bronson et Winner faisaient équipe dans ce polar très ancré dans l’Amérique post Vietnam.

Pour une fois Bronson ne joue pas le papy flingueur et évolue dans un Los Angeles de hippies, black panthers etc. que tout oppose à un New York dirigé par des vieillards mafieux.

C’est bien foutu, efficace grâce à un script malin qui tient la route.

Les dernières lignes de dialogues annoncent de manière prémonitoire le prochain film du tandem.

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Le piège (1973) / John Huston

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Mackintosh demande à l’agent secret Rearden (Paul Newman, top) de voler des diamants. C’est le début d’une mission périlleuse.

Trois ans après son excellent « Lettre du Kremlin » Huston revenait au film d’espionnage avec cette adaptation d’un roman signée par un jeune scénariste nommé Walter Hill.

Huston dépeint une nouvelle fois un monde sans pitié où les espions doivent beaucoup sacrifier pour atteindre leur but. Le film est beaucoup moins cynique et complexe que « la lettre du Kremlin » probablement à cause de la présence de Newman.

Le meilleur réside dans les séquences dans la prison et dans le portrait d’une organisation qui planifie les évasion au sein de laquelle se trouve un personnage féminin formidable.

Maurice Jarre compose une jolie ritournelle pour ce sympathique film qui malheureusement faiblit dans sa deuxième partie.

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La nuit américaine (1973) / François Truffaut

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Le récit du tournage de « Je vous présente Paméla » réalisé par Ferrand (interprété par Truffaut génial).

Une magnifique déclaration d’amour au cinéma par un Truffaut au sommet de son art. La mise en scène (et mise en abime) est d’une suprême intelligence.

Drôle, touchant le film est aussi servi par sa pléiade d’acteurs magnifiquement dirigés (Léaud, Bisset, Aumont, Baye, Menez, Stévenin etc.)

Le plus beau film du monde et même de l’univers sur le cinéma.

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Lucky Luciano (1973) / Francesco Rosi

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Rosi (contrairement au titre de son film) ne réalise pas un biopic sur Luciano mais dresse un portrait et une histoire de la mafia.

Gian Maria Volonte habite remarquablement son personnage et Rosi donne un ton semi documentaire plutôt intéressant dans ce film traversé de fulgurances.

Intéressant.

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La dernière corvée (1973) / Hal Ashby

 

Le troisième film de Ashby se situe totalement dans la veine des road movies des années 70.

Sur un script de Robert Towne, les marins de la Navy Jack Nicholson et Otis Young escortent le jeune Randy Quaid vers la prison militaire où l’attend une peine de 8 années.

Cette balade douce amère dans l’hiver Américain s’achève sur une fin poignante.

Un film drôle et touchant mais un peu bavard.

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Le flic ricanant (1973) / Stuart Rosenberg

 

Très bon polar de Rosenberg avec Walter Matthau et Bruce Dern.

Rosenberg dresse dans ce film un portrait désenchanté de la société Américaine des années 70 en pleine déliquescence.

Une belle réussite dont la séquence d’ouverture est un choc.

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Jesus Christ Superstar (1973) / Norman Jewison

Les derniers jours de la vie de Jésus (version hippie) sont assez déroutants et pour tout dire un peu chiants et on attend avec impatience la crucifixion d’autant plus que les chansons ne sont pas terribles non plus.

Néanmoins, même si l’ensemble est ultra daté, on retiendra la mise en scène de Jewison, la belle photo de Douglas Slocombe et les dix dernières minutes qui nous donnent enfin à voir un beau numéro musical.

Bof.

CAB.

Magnum Force (1973) / Ted Post

En réponse à la célèbre critique de Pauline Kael, qui traitait « L’inspecteur Harry » de film fasciste, Michael Cimino et « big » John Milius signent le scénario ce deuxième opus dans lequel « Dirty Harry » devient « Clean Harry »…

Malheureusement Ted Post n’a pas le talent de Don Siegel même si le film se laisse voir.

A noter les motards de ce film qui ont surement beaucoup inspiré James Cameron pour le T 1000 de « Terminator 2 » et surtout  le générique de Lalo Schifrin qui est tout simplement mythique.

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Le Fantôme de Cat Dancing (1973) / Richard C. Sarafian

Western hivernal formidablement photographié par Harry Stradling Jr.

Sarafian continue d’explorer ses thématiques (la poursuite, l »épouse disparue …). Burt Reybolds et Lee J. Cobb dominent le casting.

Moins impressionnant que « Man in the wilderness » mais un beau western romantique in fine.

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Echec à l’organisation (1973) / John Flynn

Revenge movie sympathique (d’après un roman de Donald E. Westlake) dans lequel Robert Duvall s’attaque à l’organisation de Robert Ryan.

Très 70’s et pas si loin de Peckinpah (Fielding à la musique).

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Pat Garrett et Billy le Kid (1973) (version turner 1988) / Sam Peckinpah

Un des 5 meilleurs westerns de tous les temps.

Une séquence d’ouverture mémorable, un casting impeccable, Peckinpah au sommet de son art, bref un chef d’œuvre.

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