Alien – Le 8ème passager (1979) (theatrical cut) / Ridley Scott

L’équipage d’un vaisseau cargo, transportant du minerai, doit affronter une créature redoutable.

Quand j’étais (très) jeune, Ridley Scott savait faire de sacré putain de bons films comme « Blade Runner » et cette petite merveille qu’est « Alien ».

Avec ses élégants travellings dans ses couloirs déserts, sa créature que l’on devine bien plus qu’on ne la voit, son casting impeccable, sa musique de maestro Jerry Goldsmith, sa maman … « Alien » transcende son genre et devient un classique instantané.

Génial.

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I… comme Icare (1979) / Henri Verneuil

Le président d’un état fictif est assassiné. Un procureur (Yves Montand) rejette les conclusions de la commission d’enquête dont il était membre. La vérité serait-elle autre ?

Verneuil s’empare de l’assassinat de JFK (la commission Warren, le film de Zapruder etc.) pour un faire un excellent thriller.

On se demande même parfois s’il ne s’est pas beaucoup inspiré du génial « Parallax View » de Pakula notamment lors de la séquence de l’expérience de Milgram.

Montand, parfait, porte le film et sa quête de vérité jusqu’à à se brûler les ailes (la très longue, et belle, dernière séquence).

Très bien.

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La guerre des polices (1979) / Robin Davis

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La Brigade territoriale et l’antigang traquent Sarlat, un dangereux criminel. Au lieu de collaborer, ils ne cessent se mettre des batons dans les roues.

Archétype du polar français des années 70/80 avec manipulations politiques à la clé, le film de Davis déroule lourdement et de manière répétitive son script de course contre la montre sans trop de rythme.

Bof.

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Chromosome 3 (1979) / David Cronenberg

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Un homme constate que sa petite fille revient avec des traces de coups après avoir rendu visite à sa mère (Samantha Eggar) internée dans l’étrange institution du docteur Raglan (Oliver Reed).

Quatrième long métrage de Cronenberg, « The brood » (la (bien nommée) progéniture), brasse toutes les obsessions du cinéaste.

Le film est assez répétitif, enchainant un peu trop mécaniquement séquences de meurtres et de thérapie.

Pas mal quand même.

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Le mors aux dents (1979) / Laurent Heynemann

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Jeux de pouvoirs et chantages autour d’une arnaque aux courses de chevaux.

Heynemann réunit la fine fleur des acteurs français (Galabru, Dutronc, Piccoli, Garcia, Blanche, Bertin etc.) dans ce film assez efficace autour d’une machination et de ses multiples implications.

Le film renvoie aux nombreux scandales politiques qui ont émaillé les années 70 lorsque la classe politique était encore truffée d’ancien collabos.

Pas mal, même si la réalisation est assez neutre.

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Meurtres en cascade (1979) / Jonathan Demme

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Dépressif après la mort de sa femme, un agent secret semble être la cible d’un mystérieux assassin.

En bon élève appliqué, Demme signe son petit Hitchcock illustré. On y trouve beaucoup de rouge comme dans « Marnie » et surtout beaucoup de « Vertigo » .

Miklós Rózsa se met au diapason et fait son Herrmann (et c’est super cool et mythique).

Sur-référencé, le film souffre d’un scénario bancal aux multiples incohérences.

Un exercice de style un peu vain dont le titre français est totalement crétin.

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Le syndrome chinois (1979) / James Bridges

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Une reporter est le témoin de ce qui semble être un grave incident dans une centrale nucléaire.

Bridges s’inscrit dans la veine des films de complot des années 70 et y injecte une dose de film catastrophe.

Un superbe Jack Lemmon y donne la réplique à une Jane Fonda parfaite.

Un film engagé et maîtrisé de bout en bout.

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Apocalypse Now (1979) / Francis Ford Coppola

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Pendant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard (Martin Sheen, habité par son rôle), se voit confier la mission d’assassiner le Colonel Kurtz (Brando, prodigieux) militaire régnant sur une tribu de guerriers indigènes.

D’une inventivité visuelle folle, le film de Coppola est une plongée aux cœurs des ténèbres, une odyssée métaphorique au plus profond de l’âme humaine.

Coppola transcende ici le film de guerre et signe un pur chef d’œuvre.

Démentiel.

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Les chiens (1979) / Alain Jessua

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Un médecin (Victor lanoux) nouvellement installé dans une ville de banlieue constate chez ses patients le grand nombre de blessures dues à des morsures de chiens …

Jessua signe un film prémonitoire avec sa banlieue sinistre où la sécurité de ses habitants est un enjeu essentiel. Il dresse le portrait d’un communauté qui se protège des agressions grâce aux chiens du dresseur Morel (Gérard Depardieu) et est prète à tout pour conserver ce « privilège ».

Très politique, le film vaut surtout pour son ambiance à la limite du fantastique mais souffre d’un manque de rigueur dans son écriture et d’un certain manichéisme.

Pour les fans, on y retrouve aussi une toute jeune et jolie Fanny Ardant.

Ambitieux mais pas totalement réussi.

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Mad Max (1979) / George Miller

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Max cause la mort du chef d’un gang de motards. Ces derniers veulent se venger.

L’excellent George Miller signe un premier long qui fait date.

Dès la remarquable séquence d’ouverture on sait que le film sera hors normes. Radical, génialement mis en scène avec sa caméra au ras de bitume, Miller nous narre la perte d’humanité de son héros (Mel Gibson parfait).

Une date.

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Winter Kills (1979) / William Richert

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Un drôle de film au casting géant (Jeff Bridges, John Huston, Anthony Perkins, Eli Wallach, Sterling Hayden, Ralph Meeker, Toshiro Mifune, Richard Boone et même Elizabeth Taylor (non créditée au générique)) qui s’amuse à déconstruire la / les théorie(s) du complot suite à l’assassinat de Kennedy.

Très cérébral, parfois lourd mais surtout déconcertant.

Une curiosité.

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Tueurs de flics (1979) / Harold Becker

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Becker relate un fameux fait divers et la suite de procès qui s’ensuivit.

Malgré James Woods et John Savage le film est globalement très très chiant et souffre d’un manque total de mise en scène.

Absence de point de vue et enchainement de séquences manquant cruellement de liant.

Un ratage.

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Dracula (1979) / John Badham

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Le Comte Dracule (Frank Langella) débarque bruyamment en Angleterre et se confronter à Sir Laurence Olivier (dans un rôle dans la lignée de celui de « Boys from Brazil » mais avec l’accent hollandais cette fois ci), ça va saigner (désolé).

Badham (13 ans avant Coppola) tente de faire du fameux Comte un personnage romanesque et mélancolique et ainsi de s’affranchir des précédentes versions. Il y arrive partiellement.

Le film est esthétiquement superbe grâce à la photo de Gilbert Taylor en quasi noir et blanc et certaines trouvailles visuelles très réussies (comme la séquence entre Dracula et Mina supervisée par Maurice Binder), d’autres sont un peu ringardes avec leurs effets spéciaux très datés.

La partition de Williams (dirigeant le LSO) est magnifique).

Une réussite.

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Série noire (1979) / Alain Corneau

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Un Vrp (Dewaere hystérique) rencontre par hasard une jeune fille (Marie Trintignant) prostituée par sa vieille tante, et si il la libérait ?

Corneau et George Perec adaptent Jim Thompson pour ce film noir (très, très noir).

Situé dans des banlieues glauques (déjà en 1979) l’univers qu’ils dépeignent est d’une noirceur absolue et mène inexorablement leurs personnages vers un destin dramatique et vain.

Bernard Blier y campe un savoureux, et ignoble, patron.

Le gros soucis du film est le jeu de Dewaere totalement en roue libre, on assiste plus à une performance d’acteur qu’à un rôle.

Intéressant néanmoins.

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Kramer contre Kramer (1979) / Robert Benton

 

Le film dossier par excellence servi par d’excellents comédiens (surtout Justin Henry dans le rôle du petit garçon qui est époustouflant).

Malheureusement l’ensemble est assez plat et dénué de toute émotion.
Benton est un bien meilleur scénariste que réalisateur.
Un film qui passe à côté de son « grand sujet » mais qui n’est pas non plus déshonorant.

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Elle (1979) / Blake Edwards

Un film « sérieux » et profond de Edwards qui ne s’interdit pas quelques gags savoureux.

Dudley Moore (en pleine crise de la quarantaine) et Julie Andrews forment un couple formidable.

Comme souvent avec Edwards la mise en scène est minutieuse et élégante.

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