Le professionnel (1981) / Georges Lautner

Un agent secret, évadé des geôles d’un dictateur Africain, revient en France pour se venger de ceux qui l’ont piégé.

Belmondo n’est pas que un héros invincible et le film de Lautner le prouve dès son ouverture avec son Bébel drogué et subissant divers sévices jusqu’à sa célèbre fin.

En face de lui, Hossein est génial dans un rôle de méchant impitoyable. Le côté politique du film est bienvenu (le dictateur africain combattu puis protégé par le pouvoir) et les nombreuses péripéties donnent à l’ensemble un rythme soutenu.

Dommage que Belmondo passe vraiment trop facilement au travers des mailles du filet tendu par ses poursuivants.

Les Audiard (père et fils) se font plaisir avec des répliques cultes : « Joss Beaumont, espionnage et châtaigne ! » ou encore le célébrissime « Et un couscous poulet, un » etc.

Et pour finir, le mythique thème de Morricone n’a pas été composé pour ce film mais pour « Maddalena » en 1971 et a été recyclé et réarrangé par le maestro, dix ans après sa première utilisation.

Du bon boulot.

CAB

Pour la peau d’un flic (1981) / Alain Delon

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Une mère demande à un ancien policier devenu détective privé (Alain Delon) de retrouver sa fille.

Véhicule à la gloire d’Alain Delon acteur, mis en scène par Alain Delon réalisateur, coécrit par Alain Delon scénariste et produit par Alain Delon; cette première réalisation de la star n’est franchement pas terrible.

A part une poursuite sur le périphériques très réussie (signée Rémy Julienne), l’ensemble souffre d’une mise en scène anonyme, d’un scénario partant dans tous les sens et surtout d’une utilisation répétitive du « Bensonhurst Blues » de Oscar Benton comme seule musique.

Le trio Delon, Michel Auclair et Anne Parillaud (en secrétaire cinéphile) ne manque pas de charme et les dialogues sont assez drôles.

Les « amateurs » reconnaîtront Brigitte Lahaie au détour d’une séquence.

Bof.

CAB

Sanglantes confessions (1981) / Ulu Grosbard

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Dans les années 40, un policier (Robert Duvall) enquête sur le meurtre du Dahlia Noir et découvre que son frère (Robert de Niro), prêtre navigant dans les hautes sphères de l’église, semble mêlé à cette affaire.

« Et si on réunissait les deux Robert les plus célèbres du cinéma américain ? ». C’est probablement ce que se sont dit les producteurs de ce film assez impersonnel et globalement très chiant.

Grosbard ne s’attache que très peu à l’enquête policière pour se focaliser sur la relation entre les deux frères. Malheureusement les personnages sont taillés à la serpe et les comportements erratiques de Duvall ne sont qu’une des failles d’un scénario faiblard.

Bof.

CAB

Garde à vue (1981) / Claude Miller

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Le soir du 31 Décembre, un inspecteur de police convoque un notaire soupçonné du meurtre de deux petites filles.

Claude Miller orchestre l’affrontement deux monstres sacrés du cinéma français dans ce huis-clos étouffant.

Lino Ventura campe un commissaire, sûr de son fait face à un Michel Serrault qui prouvait qu’il était aussi un prodigieux acteur dramatique. Au milieu de ce fantastique duo, Romy Schneider, toujours aussi lumineuse, interprète un personnage essentiel.

Michel Audiard signe des dialogues qui font mouche, et pour une fois pas trop sur-écrits, et Miller un très beau film magnifiquement éclairé par Bruno Nyutten dont les séquences hors du commissariat sont toujours pertinentes.

Top.

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Eaux profondes (1981) / Michel Deville

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Mélanie (Isabelle Huppert) flirte ouvertement avec d’autres hommes devant son mari (Jean-Louis Trintignant) qui reste stoïque, jusqu’au jour où …

Deville orchestre un savant jeu de chat et de la souris entre un mari et son épouse dans cette adaptation d’un roman de Patricia Highsmith.

Huppert rayonne, souvent vêtue de rouge, face à un Trintignant fabuleux de sang froid, sans oublier leur petite fille finalement beaucoup plus mature que sa mère.

Les dialogues sont subtils et la mise en scène de Deville très belle, marquée une nouvelle fois par de superbes (et audacieux) raccords.

Bref c’est du tout bon.

CAB

La malédiction finale (1981) / Graham Baker

Damien Thorn (Sam Neil) poursuit son ascension dans les hautes sphères du pouvoir alors que la seconde venue de Jésus sur terre se profile…

Ce dernier épisode de la série (la « Malédiction IV » ne méritant pas dêtre citée), grâce au scénario de Andrew Birkin (oui le frère de l’autre), évite d’être une redite des précédents opus.

Le meilleur (le massacre des innocents, la chasse, la réunion des adeptes) y côtoie le médiocre (certains meurtres pourris, de grosses incohérences) et le film donne une impression globale de gâchis.

La direction artistique est somptueuse et Goldsmith compose sa plus belle musique.

Le final (même s’il est un peu bâclé) est grandiose.

Cool quand même grâce à la musique de maestro Jerry qui donne au film une ampleur qui n’est pas forcément à l’écran.

CAB

Le loup-garou de Londres (1981) / John Landis

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Deux étudiants américains se promenant dans la lande anglaise se font attaquer par un loup garou…

Le génie de Landis c’est de transcender un genre, ici le film d’horreur, et d’y ajouter du tragique, du romanesque mais aussi de l’humour sans jamais que cela paraisse artificiel.

Et puis il y a aussi : – la mythique transformation signée Rick Baker qui est toujours aussi impressionnante et nous fait ressentir les souffrances du héros.

– la direction artistique de Leslie Dilley ultra soignée, ce qui est rare pour le genre.

– David Naughton et Griffin Dunne qui forment un magnifique duo.

Bref c’est génial.

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Taps (1981) / Harold Becker

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Une académie militaire doit fermer et être vendue par des promoteurs immobiliers. Ses élèves se rebellent.

Ce film est surtout réputé pour être le premier de Sean Penn et le second de Tom Cruise.

Becker ne fait malheureusement pas grand chose de sa trame de révoltes des enfants et évite soigneusement d’en faire une bande de fanatiques ce qui aurait été, au moins, un véritable un point de vue.

Dès lors, cette histoire, très lente, devient assez banale et se traine jusqu’à sa conclusion ultra classique.

On sauvera George C. Scott en général directeur de l’académie, une direction artistique très soignée (la très belle photo de Owen Roizman), des acteurs excellents (Timothy Hutton en sus de ceux cités) et les deux jolis travelling qui ouvrent et ferment le film.

Raté.

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Scanners (1981) / David Cronenberg

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Un savant (Patrick McGoohan) kidnappe un scanner (une personne dotée de pouvoirs psychiques) et l’envoie infiltrer une organisation de scanners dirigée par le terrible Darryl Revok (Michael Ironside).

Après plusieurs films plus ou moins réussis (« Chromosome 3 », « Rage » et « Frissons » pour ne citer que les plus connus), Cronenberg signe enfin une vraie réussite tant sur le fond que la forme.

Sur une trame classique (l’affrontement des deux scanners rappelle bien évidemment Abel et Caïn) et débarrassé de ses afféteries, Cronenberg mêle habilement thriller et fantastique. Sous le signe du double, le scénario avance vers son inexorable fin. On peut néanmoins regretter que le récit parte un peu dans tous les sens vers la fin.

Mis en scène sobrement mais très efficacement (ah ces travelling super classes), « Scanners » s’inscrit
dans les thématiques de son auteur et ouvre une période faste pour Cronenberg (« Videodrome » , « Dead Zone » , « The Fly » etc.).

Howard Shore monte aussi en puissance avec un score mêlant orchestre et électronique.

Toujours aussi efficace malgré ses imperfections.

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Looker (1981) / Michael Crichton

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Le Docteur Larry Roberts (Albert Finney), fameux chirurgien plastique, opère quatre mannequins déjà quasi parfaites. La police s’intéresse à lui après le décès de deux d’entre elles.

Crichton, dans son style habituel, réalise un thriller de science fiction assez visionnaire sur le pouvoir de manipulation des images. Il y annonce les dangers des images de synthèse et les manipulations qu’elles peuvent entrainer (ici dans des spots publicitaires).

C’est très beau grâce à la magnifique photo de Paul Lohmann (« Nashville « , « Time after time  » …) et à de très jolis décors.

Finney et Coburn dans les deux rôles principaux sont très bons.

Le film pèche néanmoins par son scénario assez faiblard et incohérent. Dommage.

CAB

Il faut tuer Birgitt Haas (1981) / Laurent Heynemann

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Athanase (Noiret, parfait) est le chef du « Hanger » une cellule d’espions chargée de missions jugées sensibles. Il doit éliminer la terroriste allemande Birgit Haas et faire passer cet assassinat pour un crime passionnel. Dans ce jeu de dupes, Bauman (Rochefort, très bien) servira de pion (à son insu).

Cette tentative de film d’espionnage à la française est plutôt une réussite dans sa description d’un homme pris dans une manipulation qui le dépasse. C’est aussi un film politique sur comment tenter d’échapper à son passé quand on fut membre des fractions armées rouges.

Dommage que le scénario ne tienne pas les promesses du début du film et qu’Heynemann s’autorise quelques facilités. Il y a néanmoins une véritable vision du réalisateur et le film bascule assez efficacement vers le drame humain.

La Bo de Philippe Sarde est vraiment très belle (à la baguette du London Symphony Orchestra en prime).

Pas mal.

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Le dragon du lac de feu (1981) / Matthew Robbins

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Un apprenti sorcier va affronter un terrible dragon et tenter de sauver un village.

Matthew Robbins (scénariste de « Sugarland Express », « THX 1138 », « Rencontres du troisième type« , « Mimic » etc.) réalise ce film Disney qui n’en est pas vraiment un avec ses bébés dragons dévorant un pied, ses sous entendus constants ou sa scène de nudité.

Robbins a l’intelligence de filmer les premières apparitions de sa créature comme dans « Alien » en en montrant le minimum faisant de la découverte de ce magnifique dragon (créé par Tippett et Muren) un formidable moment.

Bon il y a aussi de drôles de raccourcis scénaristiques, une musique parfois géniale parfois bizarrement ratée de Alex North mais l’ensemble se révèle très sympathique et fort distrayant.

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La ferme de la terreur (1981) Wes Craven

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Martha et son époux vivent dans une ferme à côté d’une communauté Hittite (des Amish en gros) dirigée par le terrible Isaiah. Le mari de notre héroïne meurt dans de mystérieuses circonstances. Ne serait ce pas l’œuvre de cette créature maléfique qu’est l’incubus ?

Ce troisième long méconnu de Craven marque son passage dans un cinéma un peu moins bricolé et craspec.

Le film est plutôt réussi artistiquement mais balance entre beaucoup trop de genres (le psycho killer, le film de démon, le « whodunit ») pour réussir dans son entreprise.

Pourtant placer l’histoire dans une communauté religieuse n’est pas une mauvaise idée tout comme faire des personnages principaux un groupe de femmes (qui d’ailleurs passent les deux tiers du film en lingerie à la demande des producteurs !!!), mais le scénario est définitivement trop foutraque et le twist final du grand n’importe quoi.

Sharon Stone y fait une de ses première apparition et James Horner signe une partition mythique avec de jolis chœurs inspirés du « The Omen » de Jerry Goldsmith.

Pour l’anecdote, Craven filme une séquence dans une baignoire qu’il reprendra quasi in-extenso dans « les griffes de la nuit« .

Honnête (pour le genre) sans plus.

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Les chariots de feu (1981) / Hugh Hudson

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L’histoire (vraie) de coureurs britanniques de 1919 jusqu’au jeux olympiques de Paris de 1924.

Ce n’est pas juste un film de sport, c’est bien plus que ça. C’est un très beau film sur l’amitié, la religion mais aussi un film sur lequel plane constamment l’ombre de la première guerre mondiale et dans lequel une nouvelle génération va prendre le pouvoir et lutter contre des traditions millénaires bref c’est un film extrêmement dense.

Hudson met en scène avec brio ses acteurs tous formidables (Ben Cross, Ian Charleson, Ian Holm, John Gielgud, Lindsay Anderson (oui le réalisateur de « If »), Nigel Davenport et Nigel Havers).

Les séquences de courses sont remarquablement filmées (Hudson les déstructure et de ne s’attarde pas uniquement sur leur déroulement).

Et puis  on a rarement vu une aussi belle séquence d’introduction qui, en un sublime plan séquence, présente et caractérise ses personnages principaux.

Une franche réussite.

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Mad Max 2: le défi (1981) / George Miller

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Max, loup solitaire, erre sur les routes à la recherche de d’essence objet de toutes les convoitises. Jusqu’au jour où il découvre l’existence d’une communauté vivant autour d’un puits de pétrole qu’ils protègent des assauts du terrible Humungus.

Après un premier épisode qui était déjà une claque, Miller fait encore plus fort dans ce deuxième opus.

Son héros est déjà un mythe et pour récupérer son humanité perdue, il devra perdre sa carapace (sa voiture).

Des looks géniaux inventés pour le film aux poursuites formidablement mises en scène Miller maîtrise son film de bout en bout.

Inégalé et inégalable.

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Une étrange affaire (1981) / Pierre Granier-Deferre

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Louis (Gérard Lanvin), cadre ambitieux,  travaille aux « Magasins ». Un jour Malair (Piccoli impérial) est nommé PDG et décide de le prendre sous son aile. Mais à quel prix ?

Cette adaptation (par Christopher Frank)  d’un roman de Jean-Marc Roberts est une belle réussite dans le genre du drame psychologique.

Granier-Deferre filme sans effets ses excellents comédiens (Jean-François Balmer et Jean-Pierre Kalfon en « aides de camp » de Piccoli sont formidables et Nathalie Baye parfaite en femme abandonnée) et les intrusions de plus en plus pernicieuses dans la vie de son « héros ».

Les figures paternelles planent constamment sur ce film qui parle aussi de soumission, d’ambition, d’entreprise, d’amour et où le rire est souvent (très) jaune.

Un bel exemple de cinéma français réussi et populaire.

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Halloween II (1981) Rick Rosenthal

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Sequel assez insipide du film de Carpenter qui se situe exactement dans le prolongement de la fin du premier opus.

Rosenthal transforme Halloween en un banal psycho killer et le scénario (de Carpenter et Hill) est assez abracadabrandesque.

Ne subsistent qu’une assez belle direction artistique, une caméra fluide et un main title de Carpenter meilleur que l’original.

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Les années de plomb (1981) / Margarethe von Trotta

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La relation entre deux sœurs (de la génération post seconde guerre mondiale) politiquement engagées, une journaliste, l’autre terroriste.

Avec finesse, et au travers d’une construction en puzzle, von Trotta brosse le portrait d’une génération et d’une famille dans une Allemagne encore hantée par son passé.

Les relations entre sœurs (Barbara Sukowa et Jutta Lampe parfaites) sont remarquablement décrites et les séquences en prison glaçantes.

La dernière scène est superbe.

Un excellent film (qui montre que von Trotta vaut beaucoup mieux que son « Hannah Arendt« ).

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Le choc des titans (1981) / Desmond Davis

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Persée va devoir affronter la Méduse et le Kraken pour sauver Andromède.

Effectivement on est très loin de  » Jason et les argonautes  » mais rien que pour la séquence de la Méduse et le côté désuet (mais charmant) le film vaut la chandelle.

Ray Harryhausen n’avait pas son pareil pour inventer des créatures inoubliables et c’est encore le cas ici.

Et puis il y a Laurence Olivier (et Ursula Andress qui n’a qu’une réplique de tout le film !) et un score génial de Laurence Rosenthal.

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Blow Out (1981) / Brian de Palma

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Jack (Travolta impeccablement gominé mais surtout très bon) ingénieur du son assiste par inadvertance à ce qui semble être un assassinat politique.

De palma utilise toute la grammaire cinématographique (plans séquences, split screen, lentilles bifocales, découpages et cadres géniaux) dans cet excellent film sur le cinéma, les doubles dans une Amérique toujours hantée par l’assassinat de Kennedy.

Impressionnant, lyrique et même émouvant.

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Les aventuriers de l’arche perdue (1981) / Steven Spielberg

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La naissance d’un mythe.

Indémodable et à la mise en scène ultra maitrisée.

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Evil Dead (1981) / Sam Raimi

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Filmé génialement (et avec des bouts de ficelles) par Raimi, « Evil Dead » réinvite les codes du film d’horreur gore.

La mise en scène est constamment inventive Raimi plaçant sa caméra dans les angles les plus fous. Le travail sur le son est tout aussi formidable.

Souvent copié, jamais égalé.

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C’est ma vie, après tout! (1981) / John Badham

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Richard Dreyfuss, tétraplégique après un accident de voiture, se bat pour pouvoir disposer de sa vie.

Un très beau film (dont le scénario est signé Reginald Rose), de l’injustement sous estimé John Badham, sur l’euthanasie dans lequel Dreyfuss (complètement drogué à l’époque) est magnifique.
Entouré de John Cassavetes, Christine Lahti et de l’excellent Bob Balaban il nous fait basculer du rire aux larmes en un clin d’œil.

Bouleversant et sans aucun pathos.

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Coup de torchon (1981) / Bertrand Tavernier

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1938, en AOF, Cordier (Noiret au top), policier lâche et humilié par tous va prendre sa revanche de manière éclatante.

De son casting en tout point parfait (Eddy Mitchell (ah nono !), Isabelle Huppert, Stéphane Audran, Guy Marchand (poil au !), Gérard Hernandez, François Perrot) aux dialogues savoureux de Aurenche en passant par les majestueux mouvements de la steadycam de Pierre-William Glenn ou les trouvailles de Alexandre Trauner (l’éclipse), cette adaptation de Jim Thompson est une réussite.

Son « héros » se croyant investi d’une mission divine tel un nouveau Christ descendu sur terre applique de manière impitoyable leurs châtiments à ceux qui ont eu le tort de s’opposer à lui.

Jubilatoire.

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La femme d’à côté (1981) : François Truffaut

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Bernard (Depardieu parfait) vit avec sa femme et son fils dans les environs de Grenoble, le jour où Mathilde (Fanny Ardant toujours horripilante), son ancien grand amour, s’installe dans la maison en face de la sienne le destin bascule…

Un superbe drame romanesque sur l’amour fou élégamment mis en scène par Truffaut.

Henri Garcin dans le rôle du mari de Ardant est excellent et le procédé narratif employé une réussite.

La musique de Delerue est sublimement tragique.

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Malevil (1981) / Christian de Chalonge

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Après une catastrophe nucléaire un groupe de survivants (Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jacques Villeret, Robert Dhéry) s’organise et s’oppose au groupe du directeur général (Jean-Louis Trintignant).

Cette adaptation du roman éponyme de Robert Merle est une réussite, ou comment faire un film de SF sans SFX. Mais aussi comment réaliser une grande métaphore politique sous couvert de film de genre.

Il fut un temps où le cinéma français était ambitieux et ses réalisateurs inspirés.

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Le prince de New York (1981) / Sidney Lumet

L’histoire vraie d’un policier désabusé (formidable Treat Williams) qui collabore avec les affaires intérieures afin de mettre à jour un vaste réseau de corruption.

Pendant désenchanté de  « Serpico » , ce film méconnu est tout simplement GRAND.

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Outland… loin de la terre (1981) / Peter Hyams

Un superbe western spatial (remake du « Train sifflera trois fois ») avec un Sean Connery au sommet de sa forme.

La mise en.scène de Hyams est élégante et intelligente, dans son décor dément de mine de l’espace, dont il utilise tous les coins et recoins avec brio dans une succession de scènes d’anthologie (la poursuite, l’arrivée des tueurs etc.).

Mais « Outland » c’est aussi un film politique, bref génial.

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Absence de malice (1981) / Sidney Pollack

 

L’antithèse des « Hommes du président ».

Les journalistes peuvent aussi être un danger pour les libertés individuelles et Pollack le démontre habilement grâce à Paul Newman , Sally Field, le trop rare Bob Balaban et l’immense Wilford Brimley dans une séquence d’anthologie.

Un Pollack certes mineur mais un Pollack quand même.

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Meurtres à la St-Valentin (1981) / George Mihalka

 

Slasher culte plutôt bien réalisé aux séquences de meurtres plus impressionnantes et créatives les unes que les autres.

Mihalka a d’excellentes idées comme situer son film dans une ville minière,d’ajouter un triangle amoureux et ne pas faire de ses personnages des stéréotypes d’étudiants avinés.

La relative célébrité de ce film provient de ses fameuses neuf minutes de séquences gore coupées suite à l’assassinat de John Lennon qui avait traumatisé l’Amérique et rendu la MPAA beaucoup plus vigilante.

Une réussite (dans son genre).

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Noces de sang (1981) / Carlos Saura

 

Premier volet du triptyque consacré au flamenco par Saura avec Antonio Gades, « Noces de sang » nous enchante avec sa caméra ultra mobile, la beauté de ses chorégraphies et ses plans séquences étourdissants.

La première partie quasi documentaire consacrée aux rituels des danseurs est formidable.

Une très grande réussite qui sera surpassée par le sublime « Carmen » du même duo deux ans plus tard.

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Le Facteur sonne toujours deux fois (1981) / Bob Rafelson


Un remake plutôt réussi qui vaut beaucoup plus que sa fameuse scène de la cuisine.
Rafelson filme sobrement l’histoire de ces deux amants maudits brillamment interprétés par Jack Nicholson et Jessica Lange et magnifiquement éclairés par Sven Nykvist.

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La Fièvre au corps (1981) / Lawrence Kasdan


Kasdan signe son premier film et réinvente le film noir tout en en respectant les codes.

Une merveille illuminée par la présence de Kahtleen Turner qui n’a jamais été aussi belle et aussi garce et un formidable  William Hurt.


Mention spéciale pour Ted Danson et bien sûr le superbe score de John Barry.

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Wolfen (1981) / Michael Wadleigh

Unique film de fiction réalisé par Waldeigh (réalisateur de Woodstock).

Une plongée au cœur des mythes fondateurs de l’Amérique sublimée par les cadres et la splendide photo de Gerry Fisher.

Albert Finney est impérial et la musique de Horner somptueuse.

Une très belle réussite.

CAB