Six hommes pour sauver Harry (1986) / Alan Smithee (Stuart Rosenberg)

Son frère ayant été kidnappé, avec l’ambassadeur américain, par un trafiquant de drogue en Colombie, un homme et cinq de ses amis partent pour le secourir avec l’aide d’un mercenaire (Robert Duvall).

A l’origine, c’était un projet de Samuel Fuller que reprit Stuart Rosenberg et qui s’inscrit dans la veine des films Reaganien de sauvetage d’otages au Vietnam ou dans d’autres contrées exotiques comme « Uncommon valor » , « Rambo II » ou encore « Missing in action » .

Le résultat est catastrophique et on comprend assez vite pourquoi le film est signé Alan Smithee. Le script est indigent, la mise en scène inexistante et la distribution va du médiocre (Mark Harmon) au n’importe quoi (Duvall en roue libre qui cachetonne).

On sauvera la séquence assez drôle du casting des mercenaires.

Et on retrouvera Elpidia Carrillo dans le quasi même rôle que celui qu’elle tiendra dans « Predator » .

Un gros ratage.

CAB

Le 4ème pouvoir (1985) / Serge Leroy

Un grand reporter (Philippe Noiret) et la présentatrice vedette du journal télévisé (Nicole Garcia), qui était son ex-amante, sont sur la piste d’une affaire impliquant le gouvernement.

Sur fond de conflit en Syrie (déjà en 1985 !), le film de Leroy est un honnête thriller journalistique (co-écrit par Françoise Giroud) où s’affrontent deux conceptions du journalisme; celle de la presse écrite et de l’éthique, et celle de la télévision, nouveau monstre médiatique.

Noiret et Garcia (en ersatz de Christine Ockrent) forment un joli couple.

Pas mal.

CAB

Les spécialistes (1985) / Patrice Leconte

Deux détenus en cavale (Bernard Giraudeau et Gérard Lanvin) vont tenter le casse du siècle dans un casino niçois.

Rondement mené par Patrice Leconte, et dans le très beau scope d’Eduardo Serra , ce film d’action « made in france » est franchement sympathique.

Les dialogues sont enlevés (on sent la patte de Michel blanc) et Giraudeau et Lanvin forment un duo charismatique.

Dommage que le final dans la carrière soit un peu bâclé, car le casse, en lui-même, est une vraie réussite de mise en scène.

CAB

L’homme aux yeux d’argent (1985) / Pierre Granier-Deferre

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Un homme (Alain Souchon) sort de prison et retourne dans le village où il a grandi, pour récupérer le butin qu’il a caché. Mais deux policiers (Jean-Louis Trintignant et Lambert Wilson) veulent, à tout prix, le coincer.

Ce sympathique polar rural bénéficie d’une distribution haut de gamme : Alain Souchon parfait, Jean -Louis Trintignant habillé comme un pasteur dans un rôle d’ordure, Lambert Wilson, peroxydé, qui n’hésite pas à terroriser un enfant pour obtenir une information et Tanya Lopert dans le beau (et seul) personnage féminin, essayant de donner un nouveau départ à sa vie.

Pas mal.

CAB

Urgence (1985) / Gilles Béhat

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Un groupuscule néonazi prépare un attentat et tue un journaliste qui enquêtait sur eux. Mais ce dernier a laissé un étrange message à sa sœur …

Gilles Béhat signe un thriller politique très « eighties » (il y a même Marc Scalia au générique) dont on retiendra le formidable méchant campé par Bernard-Pierre Donnadieu.

Cette course contre la montre est pas mal exécutée, malgré un affreux Richard Berri et un scénario assez bancal.

Une sympathique tentative de film de genre pas totalement réussie.

CAB

Le retour des morts vivants (1985) / Dan O’Bannon

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Les zombies de « la nuit des morts vivants » étaient enfermés dans des containers et stockés dans un entrepôt. Quand deux employés libèrent accidentellement le gaz dudit baril on se doute que la suite ne sera pas une romcom.

Scénariste talentueux ( « Alien », « Tonnerre de feu » , « Total recall »…) O’Bannon signe son film de zombies et se rattache habilement, à la mythologie créée par Romero.

Mais là où O’Bannon fait fort, c’est qu’il réussit à combiner son film de genre avec de la pure comédie.

Respectueux du genre mais sachant aussi s’en éloigner (les zombies parlent et pensent), ce « retour » est tout autant un excellent film de morts-vivants bourré d’idées, qu’une comédie vraiment très drôle.

Culte.

CAB

Fletch aux trousses (1985) / Michael Ritchie

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Fletch est un journaliste d’investigation. Alors qu’il enquête sur un trafic de drogues, un homme d’affaires lui propose de l’assassiner contre 50 000 $. Ça sent l’embrouille.

Ode à la gloire de Chevy Chase, cette comédie policière ravira tous les amateurs de la star. Pour les autres c’est beaucoup plus difficile (voire pénible).

Assez poussif dans son intrigue, plutôt lourd et surtout très répétitif, le film se résume à une succession de numéros et de punchline (trop rarement drôles) de Chase.

Bof.

CAB

Le docteur et les assassins (1985) / Freddie Francis

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Le docteur Rock (Timothy Dalton) a besoin de cadavres frais pour pouvoir poursuivre ses études anatomiques. Pour ce faire, il fait appel à des profanateurs de sépultures.

Le mythique Freddie Francis (cinéaste phare de la Hammer) adapte ce fameux fait divers comme John Landis le fit en 2010.

Malgré son casting XXL (Timothy Dalton, Jonathan Pryce, Julian Sands, Patrick Stewart, Twiggy, Stephen Rea) et sa très belle direction artistique, Francis échoue dans son entreprise en signant un film beaucoup répétitif.

En s’attachant à suivre les assassins, Francis passe à côté de son véritable sujet qui était plutôt du côté du docteur qui veut faire évoluer la médecine malgré les interdits législatifs et religieux.

Dommage.

CAB

Série noire pour une nuit blanche (1985) / John Landis

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Ed Okin (Jeff Goldblum) n’arrive pas à dormir, son boulot l’ennuie et sa femme le trompe … Une nuit au volant de sa voiture, il sauve Diana (Micelle Pfeiffer) des mains d’assassins Iraniens.

Cette comédie policière de Landis vaut surtout pour son prodigieux casting et ses multiples cameos de réalisateurs ou scénaristes.

Malheureusement le film manque de rythme et n’accroche jamais vraiment même si l’entreprise est vraiment très sympathique.

Dommage.

CAB

Drôles d’espions (1985) / John Landis

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Deux espions un peu losers (Chevy Chase et Dan Aykroyd) sont envoyés en URSS comme leurre pour couvrir la véritable mission de deux agents expérimentés.

Cette sympathique comédie doit beaucoup au duo Chase / Aykroyd qui s’en donnent à cœur joie.

On y retrouve tous les ingrédients du cinéma de Landis : une mise en scène soignée et intelligente, une top musique de Elmer Bernstein mais aussi une impressionnante série de caméos (Frank Oz, Terry Gilliam, Costa-Gavras, Ray Harryhausen, Bob Hope, Joel Coen, Sam Raimi, Michael Apted, B.B. King, Larry Cohen, Martin Brest et Bob Swaim (oui celui de « la balance » ) excusez du peu.

Bref c’est du cinéma cool, typique des années 80 et vraiment bien foutu.

CAB

À double tranchant (1985) / Richard Marquand

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Jack Forrester (Jeff Bridges) est accusé du meurtre sauvage de sa femme. Il est défendu par Teddy Barnes (Glenn Close) ancienne adjointe du redoutable procureur Thomas Krasny (Peter Coyote).

Ce troisième script de Joe Eszterhas met en place une mécanique très (trop ?) huilée qu’il recyclera maintes fois dans « Basic Instinct » , « Music Box » , « Jade » etc.

L’ouverture du film est d’ailleurs la même que celle de « Jade » et la machine à écrire deviendra la boîte à musique de « Music Box » .

Le film est vraiment bien produit et surtout remarquablement interprété. Marquand signe une mise en scène assez anonyme et se fait plaisir en glissant l’affiche du « Retour du Jedi » au détour d’un plan.

Prévisible de bout en bout mais efficace sans plus.

CAB

Comment claquer un million de dollars par jour? (1985) / Walter Hill

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Un jouer de baseball de troisième division (Richard Pryor) hérite de 300 millions de dollars d’un arrière grand oncle. Mais pour les recevoir il va devoir dépenser 30 millions de dollars en 30 jours sans jamais acquérir de biens.

Pour cette cinquième adaptation du roman éponyme Hill se retrouve derrière la caméra pour cette comédie.

Hill tente de mettre en place (comme dans « 48 hrs ») un duo noir/blanc mais le personnage interprété par John Candy disparait assez vite au profit de Pryor qui vampirise littéralement l’écran et s’en donne à cœur joie.

Typique de la comédie des années 80, le film est aussi totalement hystérique avec ses personnages hurlant chacune de leurs répliques.
Son principal intérêt résidant dans l’ingéniosité mise en place par Pryor pour dépenser ses 30 millions. Malheureusement c’est le seul enjeu dramatique et le film tourne très vite en rond.

Bof.

CAB

Poulet au vinaigre (1985) / Claude Chabrol

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Les turpitudes de notables dans une petite ville de province tentant d’exproprier une veuve et son fils de leur maison.

Avec jubilation et intelligence, Chabrol poursuivait son étude des mœurs et coutumes de la bourgeoisie provinciale et inventait le génial inspecteur Lavardin (Jean Poiret grandiose).

Plus qu’une simple enquête policière, le film est aussi une passionnante étude des rapports hommes / femmes où ces dernières mènent très souvent la danse.

La mise en scène de Chabrol est diablement intelligente et on sent l’influence d’Hitchcock dans les cadres utilisés.

Les dialogues sont bien sûr aussi savoureux que le jeu des comédiens (Michel Bouquet, Stéphane Audran, Pauline Lafont…).

Brillant et drôle, un excellent exemple de très bon cinéma français.

CAB

L’année du dragon (1985) / Michael Cimino

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Stanley White (Mickey Rourke) est un policier raciste vétéran de la guerre du Vietnam. En s’attaquant aux triades à Chinatown, il poursuit cette guerre qu’il a perdu.

Cinq ans après l’échec de « La porte du paradis », Cimino revenait derrière la caméra avec ce polar coécrit par Oliver Stone.

Le film est assez déséquilibré, il contient quelques fulgurances (les scènes d’action, le voyage en Thaïlande) mais aussi d’étranges ruptures de ton.

La thématique sur l’identité est ce qu’il y a de plus réussi  même si c’est parfois un peu trop appuyé. Et visuellemnt le film est très beau grâce à la photo de Alex Thomson et une direction artistique superbe.

L’année du dragon est totalement inscrit dans la filmographie de Cimino mais elle n’atteint pas les sommets de « Voyage au bout de l’enfer » ou de la « Porte du paradis ».

Un des problème du film réside dans l’interprétation de Rourke qui surjoue son personnage et est difficilement supportable. On voit bien que Cimino en a fait le contraire d’un John Lone  tout en retenue.

Un film bancal mais tout de même intéressant.

CAB

Witness: Témoin sous surveillance (1985) / Peter Weir

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Un enfant amish (Lukas Haas impressionnant) est témoin d’un meurtre. Le policier John Book (Harrison Ford) est chargé de le protéger lui et sa mère (Kelly McGillis lumineuse).

Pour son premier film américain Peter Weir signe un petit bijou.

De la magnifique séquence d’ouverture (la découverte d’un monde à travers les yeux d’un enfant puis la perte de son innocence) à la sublime séquence de la construction d’une grange, Weir donne une magistrale leçon de mise en scène dans ce film extrêmement dense sur la vie, sur deux mondes que tout oppose mais pas tant que ça, et aussi une très belle histoire d’amour.

Pour parachever le tout, John Seale photographie ses séquences chez les Amish comme des toiles de Vermeer et Maurice Jarre compose une BO synthétique qui colle parfaitement au film.

Au milieu d’un formidable casting, on peut apercevoir au détour de quelques plans un jeune débutant nommé Viggo Mortensen.

Génial.

CAB

Mad Max: au-delà du dôme du tonnerre (1985) / George Miller

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Max débarque à Bartertown où la civilisation tente de se reconstruire sous le joug de la terrible Entity (Tina Turner).

Ce dernier opus, à ce jour, est assez embarrassant. Marqué par le décès sur le tournage de son ami et producteur Byron Kennedy, Miller dirigea les séquences d’action laissant le reste du film à l’inconnu George Ogilvie et ça se ressent.

Alors oui le film est superbe visuellement et s’inscrit totalement dans la suite des thématiques abordées dans les deux premiers films (Max est devenu une figure mythique). Il y a aussi de belles idées (Masterblaster notamment) et finalement la présence des enfants est plutôt une réussite.

Malheureusement, il y a aussi une Tina Turner assez mauvaise, une succession de séquences comiques pas du tout heureuses et finalement un film plutôt raté.

Vivement Mad Max: Fury Road !

CAB

Police fédérale, Los Angeles (1985) / William Friedkin

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Un polar métaphysique, une leçon de mise en scène, la plus belle poursuite de voitures au monde etc.

Un putain de chef d’œuvre.

CAB

La chair et le sang (1985) Paul Verhoeven

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Le Renaissance submerge le moyen âge et Vehroeven restitue très bien cette période charnière.

Néanmoins le film est très bancal, un peu foutraque et fait plus penser à l’ébauche de ce qu’il aurait pu être.

CAB

Runaway Train (1985) / Andreï Konchalovski

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Deux prisonniers (Jon Voight & Eric « cabot » Roberts) s’évadent d’une prison en Alaska. Ils n’auraient jamais du monter sur ce train devenu fou …

Konchalovski réalise ce film Cannon Group d’après une histoire de Kurosawa qui permet un magnifique duel de cabots entre Voight et Roberts en roue libre et en mode hystérique.

Comme souvent avec la Cannon, le projet sur le papier était alléchant, malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances.

La mise en scène du train (comme un personnage maléfique), les derniers plans et les magnifiques paysages d’Alaska sauvent un peu l’ensemble.

CAB

L’honneur des Prizzi (1985) / John Huston

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Nicholson (sobrissime), tueur à gages mafieux, tombe éperdument amoureux de Kathleen Turner elle aussi tueuse à gages mais peut on vraiment l’être dans un tel milieu ?

Huston signe avec jubilation son avant dernier film (à 79 ans).

Un très grand film sur l’amour, la famille dans lequel tous les mafieux sont de vieux messieurs (presque) respectables. William Hickey dans le rôle de Don Corrado Prizzi y est génial tout comme Angelica Huston en amoureuse déchue.

Les dernières séquences du film amenant à son inéducable dénouement sont une pure merveille sans parler du géniallissime dernier plan.

Une merveille.

Lifeforce – L’étoile du mal (1985) / Tobe Hooper

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Des astronautes découvrent dans la queue de la comète de Halley un vaisseau spatial dans lequel se trouvent d’étranges créatures et accessoirement 3 humains dans des sarcophages dont Mathilda May nue (« tenue » qu’elle arborera pendant les 3/4 du film).

Hooper après le succès de « Poltergeist » réalisa trois film pour la Cannon dont celui ci qui fut le plus gros budget de la compagnie à l’époque.

Bien qu’écrit par les scénariste de « Alien » et « Blue Thunder« , le film est un vrai gros nanard luxueux.

A mi-chemin entre le film de vampires (de l’espace) et celui de zombies, Hooper navigue à vue entre les genres au milieu d’un sacré bordel. Ce qui ne l’empêche pas de réaliser, quand même, quelques séquences sympathiques et de faire de GROS clins d’œil (la porte du vaisseau en forme de cercueil).

Les SFX de John Dykstra sont très réussis (et mythiques à l’époque) et la musique de Mancini (oui celui de la « Panthère rose« ) , à la tête de London Symphony Orchestra, géniale.

Nanard oui mais sympathique.

CAB

Vampire, vous avez dit vampire? (1985) / Tom Holland

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Il semblerait que le voisin de Charley soit un vampire sanguinaire. Mais qui va le croire ?

Holland, pour son premier film, réussit l’exploit de transposer le film de vampires dans le monde contemporain.

Parmi les nombreuses excellentes idées du film il y a un Chris Sarandon aussi séducteur sous sa forme humaine que repoussant en vampire, les rapports entre Charley et sa petite amie, les références (le personnage de Roddy McDowall / Peter Vincent est savoureux) et l’humour.

Vraiment sympathique et en plus très soigné.

CAB

Peur bleue (1985) / Daniel Attias

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Un loup garou terrorise une petite ville américaine. Un garçon paralysé, sa sœur et leur oncle vont tenter de combattre le mal.

Produit par Dino De Laurentiis, écrit par Stephen King (d’après une de ses nouvelles), le film est totalement emblématique des années 80.

Même si les héros sont des enfants, il contient une bonne dose de violences et n’épargne aucun de ses personnages (aujourd’hui il est rare de faire mourir une femme enceinte ou un enfant).

La séquence de la chasse dans le brouillard est très réussie comme la plupart des apparitions de la créature créée par Carlo Rambaldi.

Les rapports frère sœur y sont joliment traités même si le film souffre d’être à cheval sur deux genres mais ça en fait aussi son originalité.

Pas mal du tout.

CAB

Re-Animator (1985) / Stuart Gordon

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Le docteur West (Jeffrey Combs quel cabot !) a inventé un sérum pour réanimer les morts, ça va saigner !

Stuart Gordon et Brian Yuzna adaptent (très, très librement) H.P. Lovecraft et signent un Frankenstein des temps modernes.

Gore, violent et drôle (le docteur Hill et sa tête) le film est un petit régal dans le genre .

Charles Band signe une musique sympathique et pompe allégrement le thème de Herrmann pour « Psychose ».

Et puis il y a Barbara Crampton !

Culte.

CAB

Le justicier de New York (1985) / Michael Winner

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Donc Bronson re-revient dans ce troisième épisode pour venger la mort d’un camarade de régiment et accessoirement décimer un gang à la mitrailleuse lourde.

Le film commence pas mal avec un retournement de situation (cette fois ci il doit tuer pour la police) et quelques bonnes idées de mise en scène (surement dues au scénario de Don Jakoby qui a signé le film sous un pseudo après avoir vu le résultat final).

Après ça se gatte terriblement avec un final débile de pseudo guerre civile dans un quartier de New York.

Une cata.

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Le prix de l’exploit (1985) /John Badham

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Deux frères se retrouvent après le décès tragique de leur père. L’ainé (Costner à moustache) entraine le cadet dans une course à vélo dans le Colorado mais pas que …

Faux film de sport (les séquences de courses sont superbement filmées) mais vrai drame familial, « American Flyers » est aussi une ode à une Amérique encore sauvage (sublimée par la photo de Donald Peterman) et une très jolie histoire de fraternité.

Badham évite les écueils d’un sujet qui pouvait être casse-gueule et signe un film émouvant et sensible (un peu daté quand même).

Une réussite méconnue.

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Révolution (director’s cut) (1985) / Hugh Hudson

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Al Pacino dans le tumulte de la révolution américaine tente de sauver son connard de fils et on se demande bien pourquoi !

Des motivations psychologiques foireuses, une mise en scène caméra à l’épaule qui fait un excellent vomitif, une Nastassja Kinski en bourgeoise grotesque cherchant son petit frisson dans la révolution et pour couronner le tout une voix off épouvantable de Pacino (voulu par Hudson dans le director’s cut) soulignant lourdement toute l’action et se livrant à de la philosophie de pacotille (on est bien loin de Malick ).

Malgré une très belle première séquence de bataille, les personnages de Sutherland et de son fils malheureusement pas exploités et la volonté de se mettre au niveau des destins individuels pour conter la grande Histoire; « Revolution » est un beau foirage principalement dû à un scénario calamiteux.

Dire que la version sortie en salles fait 15 minutes de plus …

CAB

Rambo II: La mission (1985) / George P. Cosmatos

Sur une histoire de James Cameron (si, si) le regretté Cosmatos signe le grand film d’action qui redéfinira les codes du genre.

Sublimement éclairé par l’immense Jack Cardiff (The Red Shoes, Under the Capricorn, The Vikings, The Barefoot Contessa etc.) un Stallone plus monolithique que jamais refait la guerre du Vietnam pour y trouver sa rédemption.

Superbement réalisé, ultra efficace, un film qui vaut bien plus que sa réputation de soit disant pamphlet pro Reagan.

CAB

Chorus Line (1985) / Richard Attenborough

Attenborough s’attaque à la comédie musicale et réalise un petit bijou dans son décor quasi unique et en temps réel.

Maitrisé de bout en bout ce film aux formidables numéros musicaux est un enchantement.

La séquence des résultats de l’audition est tout simplement merveilleuse.

Une très grande comédie musicale.

CAB