Sans pitié (1986) / Richard Pearce

Un flic de Chicago (Richard Gere), traque en Louisiane l’assassin de son partenaire en capturant sa compagne (Kim Basinger).

Entre le polar et le survival dans le bayou, « Sans Pitié » navigue à vue et ne tire pas partie du décor de la Louisiane.

Basinger, dans un rôle ultra cucul, se contente de porter gracieusement la chemise mouillée aux côtés d’un Richard Gere faisant le minimum syndical.

On pourra sauver, à la rigueur, le gunfight final et la drôle de musique synthétique de Silvestri.

Vraiment pas terrible.

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Highlander (director’s cut) (1986) / Russell Mulcahy

Les immortels s’affrontent, à travers les époques, à coup de sabre et d’épée pour obtenir la récompense suprême : « le prix ».

Gros succès en France, mais échec partout ailleurs, ce second film de Mulcahy est devenu culte pour toute la génération.

La première partie est franchement réussie grâce à ses transitions habiles entre les époques, ses flashbacks et surtout grâce à Sean Connery, réjouissant en mentor de Christophe Lambert, qu’il éclipse par la même occasion.

Ensuite ça se gâte pas mal à cause de séquences d’action illisibles et de l’hystérie du méchant Kurgan.

Comme beaucoup de films de cette époque, ça a surtout très mal vieilli.

Gerry Fisher à la photo fait le boulot tout comme Michael Kamen à la partition.

Ça se laisse néanmoins voir.

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Aliens – Le retour (1986) (theatrical cut) / James Cameron

Cinquante sept ans après les événements du premier opus, Ripley est de nouveau confrontée au Xénomorphe, sauf que cette fois-ci, il a fait des petits…

Ridley Scott avait créé un mythe, Cameron lui réalise un film hyper-fun dont l’excellente idée est de se démarquer de l’original.

Au milieu de son film d’action, super efficace, il n’hésite pas à glisser quelques considérations bienvenues sur le rôle de mère.

Un vrai plaisir de cinéma à chaque nouvelle vision.

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Flagrant désir (1986) / Claude Faraldo

Une femme meurt noyée. Est-ce un meurtre ou un suicide ? Un inspecteur américain (Sam Wasterston), en mission d’observation en France, est chargé de l’enquête et doit affronter une grande famille Bordelaise au secret bien caché…

Le premier tiers, et notamment le meurtre inaugural sur une très belle musique de Gabriel Yared, est une vraie réussite.

Ensuite, ça se gâte franchement, à cause d’un McGuffin crétin, et le film bascule définitivement dans le ridicule avec une séquence de balancelle totalement insupportable pour finir en apothéose sur une conclusion stupide.

Faraldo laisse son casting prestigieux en roue libre, Marisa Berenson est épouvantablement mauvaise tout comme la superbe Lauren Hutton et même Bernard-Pierre Donnadieu passe à côté de son personnage de patriarche.

Un flagrant nanar.

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Poussière d’ange (1987) / Edouard Niermans

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Un flic alcoolique (Bernard Giraudeau), rencontre une jeune fille paumée (Fanny Bastien) qui semble ne pas être celle qu’elle prétend être …

Niermans signe un polar original, qui m’avait pas mal impressionné au moment de sa sortie.

La réussite de « Poussière d’ange » réside autant dans son scénario, co-écrit par un certain Jacques Audiard, démarrant comme une comédie pour basculer ensuite dans le drame le plus noir, que dans la mise en scène inspirée de Niermans.

Le film ménage son mystère jusqu’au bout et devient franchement touchant grâce au personnage de Fanny Bastien.

Giraudeau est parfait.

A (re)découvrir.

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Désordre (1986) / Olivier Assayas

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Trois membres d’un groupe de rock tuent, accidentellement, un homme. Leur destin en sera à jamais bouleversé.

Pour son premier long métrage, Assayas réunit la fine fleur des jeunes acteur français des années 80 (Wadeck Stanczak (génialement habité par son rôle), Corinne Dacla, Ann-Gisel Glass, Simon de la Brosse, Lucas Belvaux ou encore Rémi Martin).

Faisant déjà preuve d’une belle maîtrise de la mise en scène (ses ellipses audacieuses), Assayas évoque la perte de l’insouciance et le passage à l’âge adulte et signe, in fine, un beau film d’amour.

A noter, la jolie partition de Gabriel Yared.

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Les longs manteaux (1986) / Gilles Béhat

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En Bolivie, un géologue français (Giraudeau, parfait) se retrouve pris entre l’armée et un groupe paramilitaire qui tente d’assassiner un écrivain qui vient d’être libérer après la chute de la junte.

Béhat signe enfin son western, assez proche du « Train sifflera trois fois » , avec son train que tout le monde attend, son village investi par de sanguinaires tueurs prêts à tout pour assassiner un symbole de liberté.

En faisant se dérouler l’action sur deux plans (le village et le train) Béhat fait monter la tension jusqu’à son explosif et surprenant final.

Vraiment bien.

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Le syndicat du crime (1986) / John Woo

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Un ancien gangster tente de se réconcilier avec son policier de frère tandis qu’un nouveau caïd humilie un tueur à gages.

Avec le Syndicat du crime, Woo signait son premier polar sous le signe de Jean-Pierre Melville et mettait en place la matrice de ses films à venir.

En se donnant un rôle clé, il devenait lui-même le savoureux deus ex machina de son film.

Vraiment bien.

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Le lendemain du crime (1986) / Sidney Lumet

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Un femme (Jane Fonda) se réveille à côté d’un cadavre sans se souvenir de ce qui s’est passé …

Conçu comme un véhicule à Oscar pour Fonda, ce Lumet a une très mauvaise réputation qui, malheureusement, n’est pas usurpée.

Difficile de sauver autre chose que la photo de Bartkowiak tant le script est du grand n’importe quoi et le film très très ennuyeux.

Même Jane Fonda est mauvaise et souffre de la comparaison avec Jeff Bridges ou Raul Julia.

A noter une des premières apparition de Kathy Bates sur le grand écran.

A oublier.

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Le sixième sens (1986) / Michael Mann

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L’ex inspecteur Will Graham (William Petersen) reprend du service pour capturer un serial kiler qui assassine sauvagement des familles.

Mann adapte le « Dragon rouge » de Thomas Harris et met à l’écran, pour la première fois, Hannibal Lecter (Lektor ici) interprété par Brian Cox.

Le film est typique de Mann et des années 80 avec ses gros filtres bleus hyper visibles. Son côté « arty » peut être assez horripilant même si certains plans sont tout simplement sublimes (la photo de Dante Spinotti y est pour beaucoup).

On soulignera aussi une utilisation catastrophique de chansons venant invariablement plomber des séquences entières.

Bref c’est très, très beau mais aussi assez chiant (un comble pour un thriller).

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¡Trois amigos! (1986) / John Landis

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Trois acteurs au chômage (Chevy Chase, Steve Martin et Martin Short) se retrouvent par un concours de circonstances au Mexique pour sauver un village des griffes du bandit El Guapo.

Landis rend hommage aux grands westerns ( « Les sept mercenaires » , « La horde sauvage » …) et clame une nouvelle fois son amour du cinéma et de son pouvoir dans une séquence finale très réussie.

Une comédie vraiment drôle grâce, notamment, à l’abattage du trio d’amigos et bourrée d’idées (le singing bush, les costumes …).

Ultra sympathique.

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Comme un chien enragé (1986) / James Foley

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1978, en Pennsylvanie, la fascination exercée par un père absent (Christopher Walken en truand machiavélique) sur ses deux fils (Sean et Chris Penn).

Foley signait un coup d’éclat (jamais vraiment confirmé) avec ce remarquable film, inspiré d’une histoire vraie, brillamment scénarisé par Nicholas Kazan.

Dès l’excellente séquence d’ouverture (annonciatrice du drame à venir) on décèle un vrai talent de mise en scène que le reste du film ne fera que confirmer. Foley conférant aussi un inattendu (et touchant) souffle romanesque à ce fait divers.

L’affrontement Penn / Walken donne lieu à plusieurs scènes d’anthologie parfois à la limite du cabotinage soutenu par un très bon casting (Mary Stuart Masterson, Kiefer Sutherland, Crispin Glover et Millie Perkins).

On distinguera aussi la magnifique photo de Juan Ruiz Anchía.

Mention spéciale au crétin de traducteur du titre français totalement débile et si loin de ce qu’est ce film.

Un film qui me suit depuis mon adolescence et que j’aime d’amour.

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Poltergeist II (1986) / Brian Gibson

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La famille Freeling revient et il y a toujours de vilains esprits qui veulent s’emparer de Carol Anne.

Pour cette suite exit Spielberg et Hooper et bienvenue au tâcheron Brian Gibson.

Ça commence plutôt bien avec une cérémonie indienne sur la musique totalement démente de Jerry Goldsmith. Ensuite il y l’apparition d’un personnage de pasteur diabolique (formidable méchant interprété par Julian Beck), une séquence très belle avec des papillons, un flashback bien foutu, des effets spéciaux made in ILM (le nuage de lait, les fantômes de « Raiders of the lost ark » et deux montres (ratés) conçus par H.R. Giger.

Mais il y a aussi un humour foireux, un script foutraque et un derniers tiers totalement nul.

Le premier montage faisait 130 minutes et les 90 minutes qui ont survécu souffrent surement du charcutage des producteurs ainsi que du décès de Julian Beck qui disparaît totalement du dernier tiers du film.

Globalement, le film est beaucoup moins fin que son prédécesseur et perd tout ce qui faisait son intérêt.

Raté.

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La brûlure (1986) / Mike Nichols

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Nichols porte à l’écran le roman autobiographique de Nora Ephron (scénariste de « Quand Harry rencontre Sally » notamment) sur sa rupture avec Carl Bernstein (le journaliste des « Hommes du président« ).

Ce qui surprend de prime abord c’est le rythme du film qui enchaine avec virtuosité les ellipses pour faire avancer son récit.

L’écran est vampirisé par les deux acteurs principaux, Meryl Streep, une fois de plus parfaite, et un Jack Nicholson sobre et charmeur entourés par une pléiade de seconds rôles savoureux (R. Masur, J. Daniels, M. Stapleton, Milos Forman et un débutant nommé Kevin Spacey).

Le film est assez drôle et doux amer. Bon ce n’est pas le meilleur film de son réalisateur mais Nichols a un véritable talent de metteur en scène qui transparait dans certaines séquences, ici un dîner où la tension monte jusqu’à son apogée.

Pas mal du tout.

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Mona Lisa (1986) / Neil Jordan

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George (Bob Hoskins) à sa sortie de prison devient le chauffeur de la prostituée Simone. Cette dernière est à la recherche de Cathy, prostituée comme elle.

Jordan signe une plongée dans un Londres glauque et corrompu, peuplé de putes, de macs et de vieux pervers pendant British  de « Taxi Driver« ; même si les thématiques des deux films sont très différentes.

Hoskins dans le rôle titre est absolument génial (il remporta d’ailleurs un prix d’interprétation à Cannes plus que mérité pour ce rôle) et bouleversant dans les dernières séquences du film. Le duo qu’il forme avec l’excellente Cathy Tyson fonctionne remarquablement bien.

Michael Caine, dans un petit rôle, livre aussi une performance marquante et Kenny Baker (oui le R2D2 de « Star Wars« ) fait une apparition.

Et la chanson de Nat King Cole est si belle…

Un excellent film.

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Inspecteur Lavardin (1986) / Claude Chabrol

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Lavardin (Jean Poiret) est de retour pour enquêter sur la mort d’un écrivain catholique marié à  son ancien grand amour (Bernadette Lafont).

Chabrol donne une suite à son « Poulet au vinaigre » et cette fois ci l’inspecteur est présent dès le début du récit qui ne se contente pas d’être une simple enquête policière autour de notables de province.

Par petites touches, Chabrol distille des informations visant à éclairer la personnalité de Lavardin (et par la même occasion il se permet aussi un joli pied de nez final) et signe aussi un film sur la famille.

Comme toujours le portrait des notables de province, notamment Jean-Luc Bideau en patron de discothèque, est aussi savoureux que corrosif.

Poiret s’en donne à cœur joie et prouve, une nouvelle fois, quel grand acteur il était.

L’ensemble est mis en scène de manière intelligente par un Chabrol Hitchcokien en diable osant un audacieux flashback dans le dernier tiers du film.

Une réussite.

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Massacre à la tronçonneuse 2 (1986) / Tobe Hooper

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La famille de cannibales dégénérés est de retour et va devoir affronter l’oncle d’une de leurs victimes du premier épisode campé par Dennis Hopper.

Plus de 10 ans après le premier opus Hooper donne une suite à son film culte et surprend tout le monde en signant un comédie horrifique.

Au script on retrouve L.M. Kit Carson scénariste de « Paris Texas » et du remake américain de « A bout de souffle » et on se dit WTF !

Effectivement le film est un joyeux bordel où les personnages gesticulent et hurlent dans tous les sens. Hooper a eu de gros problèmes avec ses mythiques producteurs Menahem Golan et Yoram Globus de la non moins fameuse Cannon et cela se ressent.

Il y a néanmoins de magnifiques décors et Tom Savini s’en donne à cœur joie dans la tripaille et les découpages en tout genre.

Sinon c’est assez inintéressant et globalement raté.

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L’amie mortelle (1986) / Wes Craven

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Paul est un petit génie qui a fabriqué un robot BB. Il débarque dans une petite ville et se lie d’amitié avec Samantha qui est maltraitée par son père.

Craven réalise sa version de Frankenstein dans ce film très années 80. A mi chemin entre le teen movie et le film d’horreur cette amie mortelle peine à trouver le juste ton.

La mise en scène est peu inspirée et on peut sauver un meurtre assez rigolo avec un ballon de basket la photo de Philip H. Lathrop (chef op de Blake Edwards ou encore de « On achève bien les chevaux ») et la musique de Charles Bernstein.

Tout juste distrayant.

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Stand by me – Compte sur moi (1986) / Rob Reiner

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Excellente adaptation de la nouvelle de Stephen King.

Un film marqué par la mort dès ses premières images mais qui traite aussi magnifiquement de l’enfance, de la perte d’innocence mais aussi et surtout de l’amitié.

Le casting d’enfants est impeccable et Richard Dreyfuss dans le rôle du narrateur formidable.

Un très « joli » film.

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Welcome in Vienna – Partie 2: Santa Fe (1986) / Axel Corti

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Deuxième partie de la fresque de Corti s’attachant à la vie des émigrés juifs Autrichiens à New York ou comment la terre promise ne l’est pas tant que ça.

Corti insère de manière très intelligente des images d’archives qui se fondent parfaitement dans son très joli noir et blanc.

Cet épisode souffre un peu du budget serré mis à la disposition de son réalisateur mais reste néanmoins très intéressant.

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Welcome in Vienna – Partie 1: Dieu ne croit plus en nous (1982) / Axel Corti

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Première partie du triptyque d’Axel Corti sur le destin des juifs Autrichiens durant la seconde guerre mondiale.

Ce premier opus se situe en 1938 et raconte les périples d’un groupe de juifs autrichiens voulant émigrer vers les États Unis et se trouvant confrontés à une bureaucratie kafkaïenne (les scènes en France sont emblématiques).

Une première partie passionnante sur une facette méconnue de cette époque.

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Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986) / John Carpenter

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Le film le plus « fun » de Carpenter.
Un hommage aux films de Hong-Kong dans lequel Kurt Russel livre une prestation ultra savoureuse dans un rôle de anti héros toujours en retard sur l’action.

Un vrai plaisir de cinéma.

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From beyond: Aux portes de l’au-delà (1986) / Stuart Gordon

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Le pervers docteur Pretorius a inventé un appareil stimulant le sixième sens et accessoirement a ouvert une porte vers un univers parallèle peuplé de créatures bien dégueulasses … ça va charcler !

L’équipe de « Re-animator » revient aux affaires pour une nouvelle (et toujours aussi vague) adaptation de Lovecraft.

Gordon s’en donne à cœur joie dans la représentation d’un monde délirant avec ses créatures Lovecraftiennes (Mark Shostrom se fait plaisir) et sa psychiatre qui devient totalement nympho (Barbara Crampton <3).

Culte une fois de plus.

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Delta Force (1986) / Menahem Golan

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De très méchants terroristes arabes détournent un avion américain mais heureusement Chuck Norris veille !

Golan filme avec les pieds un casting en perdition venu cachetonner (Lee Marvin, Hanna Schygulla, Martin Balsam et Shelley Winters en tête).

Le film est globalement assez dégueulasse (Schygulla en hôtesse de l’air allemande devant identifier les passagers juifs) et totalement ridicule (la moto de Chuck notamment).

Même le thème de Silvestri devient insupportable à force d’être utilisé.

Un naufrage total.

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Hitcher (1986) / Robert Harmon

C. Thomas Howell prend en stop Rutger Hauer et c’est une grosse erreur !

Un formidable thriller écrit par Eric Red et magnifiquement éclairé par John Seale.

On attendait beaucoup de Robert Harmon qui n’a jamais réitéré ce coup de maître.

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L’Amour sorcier (1986) / Carlos Saura

 

Dernier volet de la trilogie avec Antonio Gades ce film est l’adaptation d’un ballet de Manuel de Falla.

Moins innovant que les deux précédents volets, ce drame de l’amour se déroulant dans un village gitan n’en est pas moins envoutant par ses magnifiques chorégraphies.

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Deux flics à Chicago (1986) / Peter Hyams

 

 

Un buddy cop movie typique des années 80.
Rythme soutenu mais l’enquête policière laisse trop la place aux scènes comiques du duo Billy Crystal Gregory Hines.

Sympatique et filmé avec classe par Hyams.

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