Engrenages (1987) / David Mamet

Confrontée à la vacuité de sa vie, une psychiatre (Lindsay Crouse) plonge dans le monde des arnaqueurs …

Ce premier film de Mamet met en place ses thématiques et son système de mise en scène et réunit une troupe d’acteurs à laquelle il restera fidèle.

Au delà d’un classique film d’arnaque, « Engrenages » narre le voyage initiatique de son héroïne au terme duquel elle se révélera à elle-même.

Dommage que le film faiblisse dans son dernier tiers et soit un peu moins subtil que ne l’est l’excellent « Homicide« .

CAB

Les Gens de Dublin (1987) / John Huston

Deux sœurs reçoivent famille et amis le soir de l’épiphanie.

John Huston adapte James Joyce pour ce qui fut son dernier film, avec son fils Tony au scénario et sa fille Angelica dans le rôle principal.

Merveilleusement mis en scène, par un Huston très malade et en fauteuil roulant, « The dead » est un monument d’émotion et de subtilité, entre rires et larmes, qui atteint son acmé lors d’un monologue de fin qui touche au sublime.

Une pépite.

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Le syndicat du crime 2 (1987) / John Woo

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Les héros du premier épisode son de retour pour une nouvelle vengeance.

Si on fait abstraction de son scénario rocambolesque (qui fait notamment revenir Chow Yun-Fat par le biais d’un frère jumeau (sic)), cette suite est plutôt sympathique grâce à son rythme effréné et sa fusillade finale démente qui est un vrai morceau d’anthologie.

Du bon Woo.

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Hidden (1987) / Jack Sholder

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Un extra terrestre, se servant du corps d’humains comme hôte, sème le chaos et vole de très belles voitures. Deux inspecteurs le poursuivent.

Sholder mêle habilement le buddy movie et le fantastique dans ce film qui reçu le grand prix du festival d’Avoriaz présidé cette année là par Sidney Lumet.

Dès son excellente intro, Sholder nous entraine à la poursuite de son ET jouisseur sans jamais baisser de rythme.

C’est bourré de très bonnes idées, souvent drôle et le duo formé par Kyle MacLachlan et Michael Nouri fonctionne à merveille.

Une réussite.

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Hellraiser, le pacte (1987) / Clive Barker

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Une mystérieuse boite permet à un homme d’accéder à un monde maléfique où il meurt. Plusieurs années après, son frère et son épouse emménagent dans la maison du défunt …

Variation gore autour du sadomasochisme, « Hellraiser » a la plupart des défauts d’un premier film : mise en scène pas toujours inspirée, budget limité, acteurs pas vraiment dirigés.

Néanmoins il y a quelque chose d’intéressant dans cette histoire (reconstruite en flashbacks) d’une femme ressuscitant son amant maléfique et surtout Barker arrive à créer un véritable univers dès que les Cénobites entrent en scène (malheureusement trop rarement).

Et surtout il y a une partition magnifique de Christopher Young.

Imparfait mais culte.

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Angel Heart – Aux portes de l’enfer (1987) / Alan Parker

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Un privé (Mickey Rourke) doit retrouver un ancien chanteur qui n’a pas honoré une dette.

Parker signe un film devenu culte et mélange habilement le polar le plus classique et le fantastique.

Même si certaines ficelles sont aussi grosses que des câbles c’est « diablement » bien mené et ça fonctionne toujours aussi bien.

La photo de Michael Seresin est sublime et de Niro et Rourke s’en donnent à cœur joie (un peu trop parfois).

Top.

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Les envoûtés (1987) John Schlesinger

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Après le décès de sa femme, Cal Jamison (Martin Sheen) psychologue de la police, s’installe à New York avec son fils. Visiblement ce dernier intéresse des adeptes de la Santeria, un culte très étrange.

Une ouverture coup de poings, des enfants sacrifiés, un New York livré aux adeptes de cultes étranges, l’univers des croyants (le titre original du film) de Schlesinger est un cauchemar sans fin.

Schlesinger met habilement en scène ce film qui transcende son genre même s’il fait quelques concessions malheureuses dans son dernier tiers.

La séquence de fin est assez réjouissante.

Une réussite.

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Un ticket pour deux (1987) / John Hugues

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Alors qu’une tempête de neige sévit, un publicitaire (Steve Martin, top) tente de rejoindre sa famille à Chicago. Il se retrouve accompagné par un représentant (John Candy, top) en accroches de rideaux de douches…

Sur un postulat ultra vu et connu (deux personnes que tout oppose doivent cohabiter ensemble), Hughes signe une jolie comédie et mêle avec talent humour et émotion.

Les deux acteurs principaux s’en donnent à cœur joie grâce à un script distillant quelques morceaux de bravoure (la séquence dans la voiture, la scène des « fuck » etc.).

Hugues, outre ses talents de scénariste, montre, une fois de plus, qu’il est aussi un excellent metteur en scène.

Ultra sympathique (même si on peut préférer « Uncle Buck » ).

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Hope and Glory: La guerre à sept ans (1987) / John Boorman

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Boorman nous narre son enfance pendant la seconde guerre mondiale dans un Londres sous le blitz.

C’est un très joli film sur l’enfance dont le ton est léger voire drôle.

Boorman se raconte et glisse quelques clins d’œils savoureux (les figurines du chevalier et de Merlin, l’équipe de tournage).

Les personnages sont tous très forts et bien définis et le spectateur ne peut qu’avoir de l’empathie pour eux. On citera Ian Bannen, génial, en grand père à la tête d’un gynécée (ses filles se prénomment Faith, Hope, Grace et Charity qui représentent tout ce que sa femme considère avoir perdu après son mariage).

Bannen est d’ailleurs présent dans une très belle scène de cricket qui est aussi un moment de transmission entre trois générations.

C’est agréable, plaisant et intelligent malgré une petite perte de rythme dans le dernier tiers.

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L’Irlandais (1987) / Mike Hodges

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Martin Fallon (Mickey Rourke période pas du tout sobre, mais vraiment pas du tout), artificier de l’IRA fait malencontreusement exploser un bus scolaire à la place d’un convoi de l’armée anglaise en Irlande. Caché à Londres il essaye de quitter l’Angleterre. Pour se faire il doit tuer un rival de Meehan (Alan Bates).

Hodges récupéra le film après le départ de Franc Roddam et le désavoua à sa sortie.

On sent effectivement qu’il y eut un certains nombres de problèmes avec les producteurs.

La première partie du film fonctionne très bien notamment grâce à une galerie de personnages très réussis (Alan Bates en chef de gang thanatopracteur, Bob Hoskins en prêtre ancien membre de l’armée).

Ensuite, et malheureusement, cela se gâte avec une histoire d’amour ridicule et de curieux enchainements de séquences où on sent vraiment qu’il manque quelque chose pour faire le lien.

Un ratage dont on sauvera le superbe score de Bill Conti (qui d’ailleurs remplaça John Scott).

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Le cri du hibou (1987) / Claude Chabrol

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Robert (Christophe Malavoy, impeccable), espionne Juliette (Mathilda May) la nuit. Un jour, il se décide à la rencontrer mais Patrick (Jacques Penot, faux), le fiancé de Juliette, devient très très jaloux.

Chabrol en adaptant un roman de Patricia Highsmith signe une œuvre assez atypique.

Le film est un pur thriller dans lequel le « héros » (Hitchcockien) est pris dans les mailles d’un piège qui se referme sur lui. Héros qui finalement semble être une figure de la mort …

Chabrol s’amuse avec certaines figures de style comme la lentille bifocale ou lors de la première rencontre entre May et Malavoy où ce dernier est littéralement en feu et ose aussi un très joli plan de grue plein de sens. Il termine même son film par le même plan que Carpenter dans « Prince des ténèbres « .

Le casting est très inégal (Penot et Thévenet sont très mauvais) et outre les deux acteurs principaux on citera le toujours excellent Jean-Pierre Kalfon.

Le film est assez inégal mais est pour moi comme une madeleine de Proust et comme le dit Kalfon dans le film : « Prenez une madeleine, c’est bon pour la mémoire ».

CAB

Masques (1987) / Claude Chabrol

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Le journaliste Roland Wolf (Robin Renucci) passe un weekend chez l’animateur de télévision Christian Legagneur (Philippe Noiret, carnassier) pour écrire la biographie de ce dernier. Il y rencontre Catherine (Anne Brochet) la filleule souffrante de Legagneur.

Un Chabrol très en verve s’attaque aux animateurs de télévision (un ersatz de Jacques Martin à la tête d’une « école des fans » pour troisième âge).

Noiret nous sert un numéro de haut vol en salaud mielleux. Face à lui Renucci cache son jeu et mène l’enquête dans une demeure habitée par une savoureuse galerie de personnages (Bernadette Lafont en masseuse cartomancienne (sic), Monique Chaumette secrétaire et bonne etc.).

C’est drôle, malin et toujours très bien mis en scène par un Chabrol qui se permet même de citer « Network ».

Sympathique.

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Creepshow 2 (1987) / Michael Gornick

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L’équipe de « Creepshow » revient (Stephen King et Romero à l’écriture) mais cette fois si c’est Michael Gornick (le chef opérateur de Romero) qui est derrière la caméra.

Comme souvent avec les films à sketchs il y a du bon et du moins bon.

La première histoire (Old Chief Wood’nhead) souffre d’un manque de rythme flagrant et n’exploite pas les possibilités qu’offrait son sujet.

La seconde (The raft), bien que classique, est une franche réussite dont la dernière séquence est toujours aussi efficace malgré l’effet pas très spécial de la nappe flottante carnivore (si, si).

Le dernier sketch (The Hitchhiker) est une métaphore assez drôle (et terrifiante) sur la culpabilité. C’est du pur Stephen King (qui d’ailleurs fait une apparition savoureuse).

Gornick, dont ce fut le seul film de cinéma, n’est globalement pas très inspiré et n’apporte pas grand chose avec sa mise en scène très plate.

Sympathique.

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Princess Bride (1987) / Rob Reiner

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C’est un conte mais pas que …

Reiner montre une fois plus que c’est un excellent cinéaste avec cette adaptation d’un livre (et d’un scénario) du non moins excellent William Goldman.

En s’appropriant (et en respectant) les codes des contes, il nous offre à voir une pépite qui fourmille d’idées et qui est constamment drôle sans jamais négliger l’histoire et ses personnages. A ce titre les allers-retours entre l’époque contemporaine et le conte lui même lu par le grand père sont formidables.

Du casting parfait on citera Wallace Shawn hilarant, Peter Falk ou encore Billy Crystal dans une performance dont lui seul à le secret.

Bref c’est un régal.

CAB

Le sicilien (1987) / Michael Cimino

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Salvatore Giuliano, bandit et idéaliste, s’oppose à la mafia, au gouvernement et à la noblesse Sicilienne pour pouvoir donner de la terre aux pauvres.

Cimino adapte le roman de Puzo, qui était une histoire secondaire de la saga du Parrain, pour en faire une fresque romanesque narrant le destin d’un homme qui s’est opposé à tous. Il marche ainsi dans les pas de Francesco Rosi qui dirigea en 1962 un film sur le même personnage.

Surfant sur le succès de « Highlander », Christophe Lambert fut engagé pour jouer le rôle titre et Cimino a toujours reconnu que c’était sa plus grande erreur. On ne peut pas vraiment le contredire même si son jeu, avec le recul, n’est pas si catastrophique mais il n’incarne jamais véritablement son personnage.

Le film, si souvent dénigré, n’est pas le naufrage annoncé et contient de nombreux très beaux moments.

Cimino filme son héros christique, pris dans une spirale de violence qu’il ne peut contrôler, avec lyrisme dans de magnifiques paysages Siciliens magnifiés par la caméra d’Alex Thomson. Il dresse aussi le constat d’un monde qui change.

Une nouvelle fois Mansfield signe une très belle BO aussi tragique que le destin du personnage principal.

Néanmoins, on peut effectivement critiquer le scénario qui dans la deuxième moitié du film opère un revirement assez incompréhensible du héros.

Malgré tout, le film fonctionne et vieillit plutôt bien.

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Pacte avec un tueur (1987) / John Flynn

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Un policier auteur à succès (Brian Dennehy) traverse une crise d’inspiration. Un jour il rencontre un tueur à gages psychopathe (James Woods) persuadé que le récit de sa vie d’assassin au service d’un puissant homme politique sera son prochain best seller.

Ce polar réalisé par John Flynn (auteur du très intéressant « Rolling Thunder« ) a plutôt une excellente réputation.

Mais comme le dit l’adage, une bonne idée ne suffit pas forcément à faire un bon scénario et donc un bon film. Flynn n’est pas très inspiré dans sa mise en scène plan-plan et le film se résume à une vague enquête policière sans vraiment creuser les quelques pistes intéressantes qu’il ne fait qu’effleurer.

Les deux comédiens principaux tirent leur épingle du jeu et c’est à peu près tout.

Une déception.

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La veuve noire (1987) / Bob Rafelson

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Une jeune femme (Theresa Russell, toute en sensualité) épouse de riches hommes puis les tue. Une enquêtrice fédérale (Debra Winger, toute en frustration) découvre par hasard la supercherie et décide de la traquer.

Rafelson, avec économie, dresse les portraits de deux femmes que tout oppose et qui sont en même temps les deux facettes d’un même personnage. Russel en mante religieuse est vêtue la plupart du temps de rouge, Winger de bleu mais ces codes couleurs s’inversent quand la chasseuse devient à son tour une proie.

Alors certes ce n’est pas forcément subtil et le scénario de Ron Bass (« Rainman », « Gardens of stone » ..) a quelques facilités bien utiles et un final hautement prévisible.

On retiendra que ce film marqua le retour aux affaires du génial chef opérateur Conrad Hall 10 ans après son dernier film, que Michael Small signe une très belle BO et que Sami Frey et Dennis Hopper interprètent les rôles des malheureux époux.

Efficace mais Rafelson a fait beaucoup mieux.

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Running Man (1987) / Paul Michael Glaser

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Ceci est un film inspiré d’une nouvelle de Stephen King et du « Prix du danger » de Yves Boisset, c’est surtout une grosse merde.

Mis en scène avec les pieds par Paul Michael Glaser (oui le Starsky de la série!) ce film est une catastrophe du début à la fin.

Arnold doit encore se demander ce qu’il est venu faire dans cette galère aussi ridicule que molle (un comble pour un film d’action) digne d’un épisode de série télé raté.

Mentions spéciales aux grotesques tueurs pourchassant nos héros dont les costumes sont plus ridicules les uns que les autres et au look général du film d’un cheap …

Sinon il y a Paula Abdul qui a chorégraphié les numéros musicaux tout pourris du film.

Nullissime.

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L’arme fatale (1987) / Richard Donner

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Les aventures de Mel Gibson et Danny Glover contre de méchants trafiquants de drogue et accessoirement anciens membres des forces spéciales au Vietnam.

Une fois de plus, l’Amérique panse ses plaies du Vietnam et Donner et Shane Black réinventent le buddy movie dans ce film qui fut une date. Souvent copié, jamais égalé ce premier opus est une réussite totale.

Dès la géniale séquence d’introduction on sait qu’il y a derrière la caméra un véritable auteur qui ne se contentera pas de remplir un cahier des charges. A ce titre, on peut aussi citer la première scène avec Gibson qui dit quasiment tout sur le personnage.

Les deux héros ne sont pas des coquilles vides mais de vrais personnages attachants.

Et Gary Busey en Mr Joshua c’est culte.

Une réussite qui vieillit très, très bien.

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Sous le soleil de Satan (1987) / Maurice Pialat

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Donissan (Depardieu habité) jeune prêtre doute de sa vocation, son chemin vers la sainteté sera rempli d’obstacles.

Pialat adapte génialement l’œuvre de Bernanos dans ce film âpre, exigeant mais magnifique.

Comme toujours les comédiens sont formidables (Bonnaire en jeune fille libre dans la continuité de « A nos amours ») et le réalisateur en directeur de conscience de Donissan est génial.

La photo du film de Willy Kurant est une splendeur (commencée par Luciano Tovoli qui fut viré) et l’utilisation de la musique de Dutilleux parfaite.

Les séquences du maquignon ou avec l’enfant sont deux immenses morceaux de cinéma.

Un très grand film.

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Predator (1987) / John McTiernan

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Dans une jungle d’Amérique du sud, un commando doit récupérer l’équipage d’un hélicoptère qui s’est écrasé mais ils deviennent les proies du terrible Predator.

Mc Tiernan signe la référence absolue du film d’action dans ce petit bijou à l’incroyable inventivité.

Les hommes de Schwarzenegger avec leurs multiples GROS symboles phalliques (énormes mitraillettes, couteaux ou cigares ;) ) ne sont rien (malgré la géniale démonstration de force initiale) face à la ruse du chasseur extraterrestre.

Sans aucuns temps morts, le film enchaine avec brio les séquences d’anthologies concoctées par l’excellent script de Jim Thomas (et Shane Black qui interprète d’ailleurs un des membre du commando) devant la caméra d’un réalisateur en état de grâce.

Kevin Peter Hall sous le costume de l’alien (création de Stan Winston) réussit à habiter son personnage et lui confère une véritable identité.

Et que dire de la superbe BO de Silvestri.

Génial.

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Prince des ténèbres (1987) / John Carpenter

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Carpenter signe une petite pépite ou comment représenter le mal ultime grâce à un miroir et de l’eau.

Un modèle d’écriture et de mise en scène à l’économie (dans tous les sens du terme) dont le crescendo dramatique est redoutablement efficace.

Big John en profite pour nous offrir son meilleur score, un formidable final et un dernier plan tout simplement génial.

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Les incorruptibles (1987) / Brian de Palma

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De Palma transcende un scénario « classique » grâce aux arabesques de sa mise en scène (plans séquences, cadrages et mouvements d’appareils virtuoses).

Le casting est impeccable et les morts de Malone et Wallace sont des moments bouleversants.

Une réussite.

Les mois d’avril sont meurtriers (1987) / Laurent Heynemann

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Jean-Pierre Marielle (génial en flic intègre obsédé par la justice et hanté par la mort de sa fille) joue au jeu du chat et de la souris avec Gravier (Jean-Pierre Bisson un putain d’acteur) un brillant assassin.

Heynemann (ancien assistant de Tavernier) adapte le roman éponyme de Robin Cook qu’il ancre dans des banlieues délabrées qu’il filme avec une très grande élégance avec une caméra très mobile.

En 88 minutes, il signe un film passionnant, affrontement psychologique entre deux monstres magnifiquement servi par ses deux interprètes principaux.

Un excellent polar psychologique français.

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Evil Dead 2 (1987) / Sam Raimi

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Raimi donne une suite déjantée à son premier opus dont la mise en scène est toujours aussi inventive.

Autant le premier était un modèle d’horreur viscérale, ce deuxième épisode est une merveille d’humour.

Avec ses moyens beaucoup plus conséquents, Raimi s’en donne à cœur joie enchainant les morceaux de bravoure (la main de Ash, le miroir, le final …).

Ash (génialement interprété par Bruce Campbell) est à jamais le héros de cinéma qui prend le plus de coups et de liquides divers et (très) variés en pleine figure.

Réjouissant.

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Traquée (1987) / Ridley Scott

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Un policier (Tom Berenger carré), bon père de famille marié à Lorraine Bracco, doit protéger le témoin (Mimi Rogers <3) d’un meurtre.

Scott, période néons clippesques, réalise ce petit polar qui est aussi une histoire de choc des classes et une jolie histoire d’amour impossible.

Ce fut longtemps un de mes films de chevet, c’est efficace (ultra daté maintenant) un peu gnangnan mais ça marche.

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Aux frontières de l’aube (1987) / Kathryn Bigelow

Caleb séduit par la jolie Mae se retrouve embrigadé par une famille de vampires sur les routes de l’Arizona. Il n’a qu’un but s’échapper pour retrouver sa sœur et son père.

Bigelow pour son deuxième film signe une œuvre rock’n roll avec ses vampires new look.

Efficace.

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Dear America: Letters Home from Vietnam (1987) / Bill Couturié

Excellent documentaire (produit par HBO) sur la guerre du Vietnam.

Uniquement composé d’images d’archives et d’extraits de lettres de jeunes soldats (lus par la fine fleur des acteurs américains) envoyés au front.

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Good Morning, Vietnam (1987) / Barry Levinson

 

Deux ans avant « le cercle des poètes disparus » Robin Williams se dressait déjà contre l’autorité.

Levinson réalise un film amer sur le Vietnam qui au delà de son aspect comique montre progressivement l’enlisement du conflit grâce à des séquences musicales remarquables.

La scène où Williams rencontre des soldats partant pour le front (et une mort quasi certaine) est une très belle réussite.

Un classique où l’improvisation a été le maître mot durant le tournage.

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Sens unique (1987) / Roger Donaldson

 

Nouveau remake du livre « The Big Clock » de Kenneth Fearing (déjà porté à l’écran par John Farrow dans « La grande horloge » et Alain Corneau dans l’excellent « Police Python 357« ).

Donaldson réalisateur médiocre réussit néanmoins son coup grâce à un scénario habile (le fameux twist final) et une belle pléiade d’acteurs (Costner, Hackman, Will Patton et Sean Young qui n’a jamais été aussi belle et sexy).

Un bon petit thriller.

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Les Sorcières d’Eastwick (1987) / George Miller

 

Une splendeur pour les yeux et les oreilles, une mise en scène ultra léchée de Miller, des actrices au top (Nicholson n’ayant toujours pas digéré « Shining »).

Malheureusement le film n’est pas du tout fin mais se laisse néanmoins regarder sans déplaisir.

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RoboCop (1987) / Paul Verhoeven

Le Hollandais violent est de retour avec ce film bien plus profond que ce que l’on pourrait en penser.

Des passages déchirants (la visite de la maison, Robocop sous les tirs de la police), une remarquable utilisation de la caméra subjective, la longue séquence de la « fabrication » de Robocop et la magnifique musique de Poledouris.

Un excellent film.

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Extreme Prejudice (1987) / Walter Hill

Hill en fils spirituel de Peckinpah réalise sa version 80’s de la « Horde Sauvage » avec la collaboration de Milius. Goldsmith en profite pour composer sa meilleure BO des années 80.

Un film qui en a et qui a aussi et accessoirement une des meilleures intro du monde.

CAB