Kill Me Again (1989) / John Dahl

Un détective privé (Val Kilmer) est engagé par une femme (Joanne Whalley, Madame Kilmer à l’époque) pour la protéger de son psychopathe de compagnon (Michael Madsen) avec lequel elle vient de dérober une importante somme d’argent à la mafia.

Dès ce premier film, John Dahl, clame son amour pour le film noir et en livre une relecture fidèle au genre.

Le trio d’acteurs est excellent, notamment Joanne Whaley en garce (personnage récurrent dans l’univers de Dahl), dommage que le final soit bâclé.

A noter k’excellente musique de William Olvis.

Une bonne surprise.

CAB

Mélodie pour un meurtre (1989) / Harold Becker

L’inspecteur Keller (Al Pacino), alcoolique et fraîchement divorcé, enquête sur un serial killer qui pourrait être la femme (Ellen « hot » Barkin) qu’il vient de rencontrer.

Becker signe un (tout) petit thriller « sexy » (scénarisé par Richard Price), genre à la vogue à cette époque, qui doit sa réputation à la présence de Pacino mais aussi à la révélation Ellen Barkin.

Assez prévisible, le film est très plat et pas vraiment mis en scène.

Les meilleures séquences sont celles entre Pacino et John Goodman qui s’en donnent à cœur joie.

Bof.

CAB

La septième prophétie (1988) / Carl Schultz

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Alors que les signes annonciateurs de l’apocalypse se multiplient, un couple (Michael Biehn et Demi Moore) attend la naissance imminente de son premier enfant…

Un soupçon d’apocalypse, une pincée de mysticisme et une grosse dose de « Rosemary’s baby » tels sont les ingrédients du film de Schultz.

Malheureusement la mayonnaise ne prend pas après un début plutôt prometteur et quelques bonnes idées (le personnage d’ange déchu, les flashbacks, les inversions des rôles) qui n’empêchent pas le film de devenir franchement grotesque dans son dernier tiers.

Bof.

CAB

Elephant (1989) / Alan Clarke

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Une succession de meurtres, en Irlande du nord, sans dialogues.

Ce film court, réalisé pour la BBC, se rapproche plus d’une performance artistique que d’une véritable œuvre de fiction.

En enchaînant ad nauseam les exécutions sans jamais rien expliquer, Clarke dénonce l’absurdité du conflit Nord Irlandais et renvoie dos à dos tous les protagonistes.

Le film est entièrement filmé à la steadycam, ce qui lui confère une touche « Kubrickienne ». C’est d’ailleurs ce dispositif qu’a repris Gus Van Sant dans son film éponyme.

Un OFNI*.

CAB

*OFNI : Objet Filmique Non Identifié

La mouche II (1989) / Chris Walas

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Martin Brundle, fils du héros de « La Mouche », grandit (très, très vite) enfermé par une corporation qui veut qu’il achève les fameux telepods de son père.

Sur le papier, donner une suite à l’excellent film de Cronenberg avait tout de l’hérésie. Et pourtant Chris Walas se sort plutôt bien de ce projet casse gueule.

Toute la partie sur l’enfance de Martin Brundle est très réussie et parfois même émouvante. Porté par la magnifique partition de Christopher Young, le film prend ensuite un tour plus classique dans l’horreur pure et dure et remplit son cahier des charges à coup d’effets chocs.

Wallas possède un vrai sens du tragique qu’il applique avec une redoutable efficacité.

Vraiment pas mal (mode « madeleine de Proust » On).

CAB

Mes meilleurs copains (1989) / Jean-Marie Poiré

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Cinq amis passent un weekend à la campagne à l’occasion de la venue en France de Bernadette l’amour de jeunesse de certains d’entre eux.

Autant le dire tout de suite c’est le meilleur film de Poiré.

Même s’il pompe éhontément le génial « Les copains d’abord » de Kasdan, le film ne se borne pas à n’être qu’une comédie de souvenirs de l’adolescence.

Derrière le rire pointe parfois le drame comme avec les deux personnages des Jean-Pierre, Darroussin (culte) et Bacri (génial en homo).

Très sympathique.

CAB

Boris Godounov (1989) / Andrzej Zulawski

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1874 : Modeste Moussorgski assiste, à Saint-Pétersbourg, à la première de son opéra Boris Godounov qui retrace le règne et la chute du tsar (Ruggero Raimondi fabuleux) rongé par la culpabilité.

Il fut un temps où les films d’opéra, produits par Daniel Toscan du Plantier, étaient très en vogue.

A l’origine, « Boris » devait être réalisé par Andreï Tarkovski, qui décéda en cours de production. Toscan proposa ensuite le film a Andrzej Wajda qui, n’ayant pas du tout l’oreille musicale, fut remplacé par Zulawski.

L’âme slave du réalisateur se fond parfaitement dans l’opéra de Moussorgski.

Beaucoup moins hystérique que la plupart de ses films, le Boris de Zulawski bénéficie d’une somptueuse direction artistique (notamment les décors splendides et les costumes qui ont visiblement beaucoup inspiré le « Dracula » de Coppola).

Zulawski s’amuse en faisant apparaître parfois dans le champ des projecteurs ou l’équipe technique sans que cela ne vienne perturber le récit.

Il se permet même quelques anachronismes (les soldats soviétiques armés) au service de sa parabole sur le totalitarisme.

Jouant avec l’espace (la scène de l’opéra, les extérieurs et le plateau de cinéma) dans de superbes mouvements d’appareil, Zulawski signe ce qui est probablement son meilleur film et qui reste tout aussi fort que lorsque que je l’ai vu, il y a 27 ans (sic), dans une salle de cinéma …

CAB

Dead Bang (1989) / John Frankenheimer

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Un flic en perdition (Don « Miami Vice » Johnson) enquête sur deux meurtres qui le mènent sur la piste des suprématistes blancs.

Frankenheimer signe un polar nerveux dont les deux meurtres ouvrant le film sont deux petits bijoux de mise en scène.

Le film s’égare un peu en route et donne, parfois, l’impression que le réalisateur n’a accepté de le faire que pour cette séquence d’introduction et son génial final dans les grottes (superbe décor de Ken Adam).

Néanmoins, « Dead Bang » est Frankenheimerien en diable par son personnage principal pris au piège (et aveuglé) par son obsession le poussant à toutes les extrémités (la jubilatoire séquence avec le psy sosie de Woody Allen).

Vraiment pas mal.

CAB

Hellraiser II, les écorchés (1989) / Tony Randel

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Kirsty (survivante du premier opus) se retrouve dans un hôpital psychiatrique; mais les cénobites rodent toujours.

Clive Barker passe la main au monteur Tony Randel pour ce deuxième épisode qui reprend quasiment tous les personnages de premier opus.

Devant le succès rencontré par le personnage de Pinehead, les producteurs ont décidé de le faire apparaître beaucoup plus souvent à l’écran et creusent (un peu) ses origines.

Le film démarre comme une sorte de Frankenstein pour ensuite basculer dans une descente aux enfers assez cheap faute de moyens.

Le scénario est proche du grand n’importe quoi mais il y a quelques moments sympas et des séquences à la limite du supportable.

Malgré tout, le film a une certaine ampleur grâce au génial score de Christopher Young (avec des chœurs !).

Sinon le master de l’édition Arrow est plutôt pas mal malgré des passages hyper granuleux.

CAB

Music Box (1989) / Costa Gavras

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Le père d’une avocate (Jessica Lange remarquable) est accusé de crimes contre l’humanité. Sa fille décide de le défendre envers et contre tout.

Le tandem Eszterhas/ Costa Gavras avait tout de la mauvaise idée et pourtant c’est probablement le meilleur scénario de l’auteur de « Basic Instinct » .

S’inscrivant totalement dans la lignée des films politiques de Gavras, « Music Box » est un très bon cru à la mise en scène aussi épurée qu’efficace.

En bonus Philippe Sarde signe une très belle partition aux accents hongrois.

Excellent.

CAB

Jusqu’au bout du rêve (1989) / Phil Alden Robinson

Kevin Costner entend des voix qui lui ordonnent de construire un terrain de baseball sur ses champs de maïs…

Phil Alden Robinson signe un film somme de l’americana en y ajoutant une touche de merveilleux.

Les 15 dernières minutes sont bouleversantes, le score  de James Horner est immense, c’est l’avant dernier film d’un Burt Lancaster impérial et c’est aussi, et surtout, une petite merveille brillamment mise en scène.

C’est surtout le seul film au monde où deux types se lançant un balle de baseball, te font pleurer comme un madeleine.

Superbe.

CAB

Délit d’innocence (1989) / Peter Yates

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Un homme (Tom « Magnum » Selleck) est injustement condamné à 6 ans de prison par deux flics pourris. Comment va il survivre en prison alors que sa femme cherche à l’innocenter ?

L’excellent idée de ce film est de faire qu’un homme bon et intègre va devoir devenir un criminel pour pouvoir se disculper.

Yates, à la mise en scène très inspirée, réussit à donner un nouveau souffle à un genre ultra vu et revu, et signe, notamment, une géniale séquence de règlement de comptes dans la cour de la prison.

F. Murray Abraham campe un très beau personnage de mentor de Selleck.

Les scènes hors de la prison sont très réussies et le temps qui passe est parfaitement géré grâce à des ellipses très efficaces.

On regrette presque que les excellentes scènes en prison ne soient pas plus nombreuses.

Pour couronner le tout Fraker est à la photo et Shore à la musique.

Une réussite.

CAB

Haute sécurité (1989) / John Flynn

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Emprisonné pour un délit mineur, Stallone est subitement transféré dans l’établissement disciplinaire du terrible Drumgoole (Donald Sutherland, tout en rictus). Ce dernier veut lui faire payer l’humiliation qu’il eu à subir quand Franck s’échappa de sa prison.

A la fin des années 80, le héros américain redevient humain et ce film en est le parfait exemple. C’est un festival d’humiliations pour un Stallone, totalement maso, qui passe les 3/4 du film à subir divers sévices sans jamais broncher.

Sutherland en gardien d’une prison métaphore de l’enfer en fait des caisses et que dire de sa première apparition sous une lumière rouge si ce n’est qu’elle est vraiment too much.

Flynn signe une mise en scène nerveuse pour cette sorte de best of, ultra violent, des films de prison.

Efficace malgré son script cousu de fil blanc.

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L’oncle Buck (1989) / John Hughes

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L’oncle Buck, un quarantenaire vivant comme un ado, doit s’occuper des trois enfants de son frère …

Symptomatique des films de John Hughes, cette comédie est un vraie réussite.

Le regretté John Candy, dans le rôle titre, fait preuve d’un abattage impressionnant et habite le film de sa présence ultra sympathique.

C’est drôle, enlevé et malin. Le scénario est très bien écrit et possède de vrais personnages qui existent (Macaulay Culkin en gamin ayant réponse à tout, l’adolescente rebelle, la voisine etc.).

Hughes alterne avec brio gags visuels et dialogues réjouissants.

Bref c’est du tout bon.

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L’ami retrouvé (1989) / Jerry Schatzberg

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Henry Strauss (Jason Robards), vieil avocat juif New Yorkais, se rend à Stuttgart pour récupérer une partie des biens de sa famille. Ce voyage ravive les souvenirs de son adolescence en 1932 et de son amitié avec Konrad von Lohenburg.

Schatzberg et Harold Pinetr adaptent le célèbre roman de Fred Uhlman.

Avec intelligence et subtilité, Schatzberg nous plonge littéralement (et par le biais d’un long tunnel) dans les souvenirs d’un vieil homme qui a vécu la montée du nazisme et qui se trouve au seuil de sa vie.

Les inserts de bribes de flashbacks lors des séquences contemporaines sont les pièces d’un puzzle qui va se reconstruire au fur et à mesure du voyage de son héros en Allemagne.

C’est aussi un très beau film sur l’amitié entre un juif et un aristocrate allemand qui assistent à l’inexorable arrivée au pouvoir de Hitler et ce par petites touches de plus en plus présentes.

A noter le petit rôle tenu par le grand Alexandre Trauner.

Un très beau film bien trop méconnu.

CAB

Les banlieusards (1989) / Joe Dante

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Une bande de banlieusards (Tom Hanks, Carrie Fisher, Bruce Dern) est intriguée par leurs étranges nouveaux voisins les Klopek.

Joe Dante signe une satire virulente de la vie de la banlieue américaine dans cette comédie parfois un peu « too much ».

Les personnages sont très réussis, notamment un Bruce Dern d’anthologie en militaire d’opérette ou encore Corey Feldman en spectateur de la comédie humaine de la banlieue.

Comme souvent avec Dante les références cinématographiques sont légions (la séquence à la Sergio Leone est grandiose).

Certains gags sont franchement savoureux comme le chien des Klopek qui se nomme Landru mais d’autres sont assez lourdingues.

Jerry Goldsmith signe une géniale musique qui fut longtemps le Graal des collectionneurs de BOF.

Bref c’est un film très sympathique et distrayant qui manque malheureusement de finesse.

CAB

L’arme fatale 2 (1989) / Richard Donner

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Riggs et Murtaugh sont de retour dans cette suite toujours dirigée par Donner et dans laquelle ils vont affronter de vilains Afrikaners.

Exit Shane Black (scénariste du premier épisode qui souhaitait faire mourir Gibson à la fin du n°2) et c’est bien dommage car cette sequel devient un film banal débarrassé de tous les aspects qui faisaient de son prédécesseur une excellente surprise (Riggs a un comportement quasi normal, l’humour est omniprésent et surtout lourdingue, Joe Pesci fait son apparition , et son numéro etc.)

Manichéenne en diable, cette suite est sauvée par la très belle mise en scène de Donner qui ouvre génialement son film par une poursuite dantesque et dirige remarquablement ses séquences d’action.

On aurait presque envie de rire quand on se rend compte de la manière grotesque utilisée par les scénaristes pour lier cet opus au premier.

Point de salut sans scénario.

Un terrible gâchis.

CAB

Simetierre (1989) Mary Lambert

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Une petite famille emménage dans une maison dans le Maine située non loin d’un cimetière pour animaux et d’un mystérieux cimetière indien aux pouvoirs étranges. La mort du chat familial va être le début d’une cauchemar sans fin.

Mary Lambert adapte l’excellent et traumatisant roman de Stephen King qui a lui même signé le scénario.

Le film, lui,  est un bordel bien dégueulasse et dérangeant (notamment dans ses dernières séquences). Lambert avec force grands angles filme ça sans aucun génie et réussit l’exploit de rendre son film très chiant. L’unique réussite étant de rendre plutôt bien à l’écran la phobie de King pour les camions.

De ses flash back ratés à son interprétation calamiteuse, ce Simetierre est un naufrage de bout en bout.

CAB

Society (1989) / Brian Yuzna

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Bill est un ado qui se sent différent des autres membres de sa famille. Un jour l’ex petit ami de sa sœur lui fait écouter une cassette qui va bouleverser sa vie …

C’est la première réalisation de Yuzna le célèbre producteur du gorissime « Re-Animator » et on ne peut pas dire que le film brille par sa poésie.

Entre teen movie et film d’horreur bien crade, Yuzna mène tant bien que mal sa barque dans cette très féroce satire sociale où les très riches dévorent (littéralement) les pauvres. Alors oui ce n’est pas du tout fin, les acteurs sont plutôt très mauvais et c’est filmé platement.

Il y avait quelque chose à exploiter avec ces parents totalement pervers et incestueux qui sont plutôt drôles d’ailleurs et le discours sur le sexe et la lutte des classes est assez intéressant.

Les fameuses séquences finales (entre Jerome Bosch et Dali) sont impressionnantes et permettent à Screaming Mad George (crédité pour ses surrealistic makeup designer and creator) de donner libre cours à son imagination délirante dans un feu d’artifice de chairs et de mutations.

Pas terrible mais totalement culte.

CAB

M.A.L., mutant aquatique en liberté (1989) / Sean S. Cunningham

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Un groupe de militaires installe des missiles dans une base sous marine jusqu’au moment où ils découvrent une caverne qui contient un très méchant animal.

Dans la lignée de « Leviathan » « Deepstar six » est une sympathique série B fauchée produite par le duo Kassar / Vajna.

Doté d’un casting de seconds (voire troisièmes) couteaux et d’effets pas très spéciaux (la créature est un peu lourdingue malgré Nicotero, Walas et Shostrom), le film attire néanmoins la sympathie du spectateur.

Le mélange des genres du film catastrophe et d’horreur fonctionne pas mal.

Honnête sans plus.

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Leviathan (1989) / George P. Cosmatos

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Par 3 500 mètres de fond, un groupe de mineurs (mené par Peter Weller) découvre l’épave du Leviathan un cargo soviétique. Il ne fallait pas l’explorer !

En 1989, les studios américains sortirent trois films « sous-marins » : « Abyss » de James Cameron, « Deep star six » de Sean S. Cunningham et ce « Leviathan » de Cosmatos. L’histoire n’en retiendra qu’un…

Pourtant l’équipe technique réunie avait de la gueule, David Peoples au scénario, Alex Thompson à la photo, Ron Cobb à la direction artistique, Stan Winston, Alec Gillis Tom Woodruff, et Nick Allder à la création de la créature et aux effets spéciaux et Jerry Goldsmith à la musique.

Malheureusement on se retrouve devant un nanar ultra luxueux qui mélange « Alien » et « The thing » et qui souffre surtout d’un scénario peu original voire ridicule (le final est un sommet de nullité) et d’une créature ridicule.

Le film se laisse néanmoins voir et puis il y a Amanda Pays …

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Indiana Jones et la dernière croisade (1989) / Steven Spielberg

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Indy part à la recherche du Graal mais aussi de son père (dans tous les sens du terme).

Après la noirceur de l’épisode précédent, Spielberg et Lucas reviennent aux sources de leur personnage et le font définitivement entrer en tant que mythe dans l’imagerie populaire.

Drôle, intelligent, mise en scène avec brio bref un vrai bonheur de cinéma.

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Blue Steel (1989) / Kathryn Bigelow

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Megan (Jamie Lee Curtis sculpturale) jeune policière abat un malfaiteur au cours de sa première mission.
Malheureusement pour elle, l’arme de ce dernier est récupéré par un trader psychopathe (Ron Silver habité).
S’ensuit un jeu de cache cache.

Bigelow réalise un thriller très années 90 (avec ses jolies lumières bleutées, son trader figure absolue du mal) autour du fétichisme des armes.

Le scénario de Eric Red est plutôt malin dans sa première partie mais les grosses ficelles du derniers tiers gâchent un peu le plaisir du spectateur.

La catharsis finale quasi fantasmatique est assez sympa même si elle est un peu trop voyante.

Pas mal quand même.

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Nocturne indien (1989) / Alain Corneau

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Rossignol, (si si je vous jure que c’est son nom) interprété par Anglade, erre en Inde à la recherche de son ami Xavier qui a disparu.

Corneau adapte le roman de Antonio Tabucchi prétexte à un voyage initiatique dans une Inde mystérieuse et peu avenante.

Bon c’est quand même un film bien chiant, assez lent et très contemplatif.

Le summum est atteint dans une fin ultra prévisible et un peu foutage de gueule mais c’est surement dans le livre.

Bof, bof.

CAB

L’adieu au roi (1989) / John Milius

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Voilà un film qu’on aurait tellement voulu adorer, Milius derrière la caméra, Pierre Schoendoerffer pour l’histoire, Nick Nolte et l’excellent et mésestimé Nigel Havers au casting et Basil Poledouris à la partition.

A l’arrivée, le film n’a malheureusement aucun souffle, contrairement à son score génial, et se traine tout du long.

Restent quelques trop rares belles séquences.

CAB

Monsieur Hire (1989) / Patrice Leconte

Monsieur Hire (Michel Blanc), misanthrope, est soupçonné du meurtre d’une jeune femme tandis qu’il passe ses journées à épier par sa fenêtre la belle Alice (Sandrine Bonnaire).

Une très jolie adaptation de Simenon par Leconte qui prouve qu’il est un excellent directeur d’acteurs (Michel Blanc est formidable) et un excellent réalisateur dramatique aussi.

Une réussite.

CAB

Glory (1989) / Edward Zwick

 

Ce film qui retrace l’odyssée du premier régiment de soldats noirs pendant la guerre de Sécession est une franche réussite.

Zwick évite tout manichéisme et offre à Matthew Broderick un magnifique rôle dans ce film qui dépeint formidablement bien la boucherie qu’était la guerre de sécession.

L’assaut de Fort Wagner est un pur moment de cinéma.

CAB

Né un quatre juillet (1989) / Oliver Stone

Un des meilleurs Stone (si ce n’est le meilleur) servi par une magnifique performance de Tom Cruise dans le rôle de Ron Kovic vétéran de la guerre du Vietnam paraplégique qui devint un de ses plus fervent opposant.

Et que dire de la partition de John Williams.

Les 30 premières minutes de ce film sont un sommet d’émotion.

CAB

Outrages (1989) / Brian de Palma

De Palma réalise « son » film sur le Vietnam qui retrace l’histoire (vraie) de l’enlèvement d’une vietnamienne par un groupe de G.I.

Une succession de séquences virtuoses (le tunnel, l’attaque dans le village, le pont …) au service de la steadycam mais aussi de son propos.

Certaines séquences sont insoutenables et Michael J.Fox trouve son meilleur rôle alors que Sean Penn cabotine (comme souvent).

Éprouvant mais réussi, un des derniers bons de Palma avec « Carlito’s Way« .

CAB