N’oublie pas que tu vas mourir (1995) / Xavier Beauvois

Benoît (Xavier Beauvois himself), étudiant en histoire de l’art, apprend qu’il est séropositif lors de son incorporation pour le service militaire. Refusant la maladie, il plonge dans l’enfer de la drogue …

Métaphoriquement, Beauvois entraîne son petit bourgeois de héros à la découverte d’un monde qui’il ne voyait pas et qui débute par une très parlante scène de suicide raté dans des toilettes (tel un camé se shootant).

Divisé en trois parties, le film fait enchaîne à la descente aux enfers de son héros, sa rédemption par l’amour et l’art, dans une Italie lumineuse, où se situent les plus belles séquences avant une fin toute aussi déconcertante que son héros.

Beauvois soigne sa mise en scène et s’entoure d’excellents partenaires parmi lesquels Roschdy Zem, Chiara Mastroianni, Emmanuel Salinger, Bulle Ogier ou encore Cédric Kahn et Jean Douchet.

On citera aussi la superbe musique de John Cale qui reprend la construction de film (piano pour la première partie et quatuor à cordes pour l’Italie).

Toujours aussi atypique et singulier, 22 ans après sa première vision.

CAB

Planète hurlante (1995) / Christian Duguay

Sur une planète minière, ravagée par une guerre opposant un cartel minier à une alliance de scientifiques, évoluent d’impitoyables robots enfouis sous le sable : les screamers.

Dan O’Bannon (scénariste d’ « Alien » ) adapte une nouvelle de Philip K. Dick pour ce film de SF du québécois Christian Duguay.

Une sympathique série B regorgeant d’idées (les différentes formes des robots, les décors …) et plutôt bien mise en scène (la première attaque des screamers).

Dommage que le derniers tiers soit beaucoup moins réussi.

CAB

Clockers (1995) / Spike Lee

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Strike deale, a un ulcère et aime les trains. Un jour son mentor lui demande d’assassiner un autre dealer…

Spike Lee reprenait ce film qui devait être, à l’origine, réalisé par Martin Scorsese dont l’empreinte est assez présente.

Dès le très beau générique (des photos de victimes de meurtres sur la chanson « People in Search of a Life ») les intentions de Lee son claires.

Lyrique et optimiste, Lee signe un film rondement mené où ses tics de mise en scène sont un peu moins présents.

Cool.

CAB

Génération sacrifiée (1995) / Albert Hughes & Allen Hughes

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Anthony (Larenz Tate, le génial O-Dog de « Menace II society » ) part faire la guerre au Vietnam contre l’avis de ses amis et de sa famille. De retour , il doit trouver un moyen de subvenir aux besoins de sa famille.

Après le succès de « Menace II society » les frères Hughes se lançaient dans une fresque épique et trop ambitieuse sur les noirs dans les années 70 tout en voulant faire leur « Voyage au bout de l’enfer » .

Brassant beaucoup trop de thématiques (le film de guerre, le film politique, le film de gangster et le film de casse), « Dead Presidents » s’éparpille dans tous les sens sans jamais vraiment traiter les sujets qu’il ambitionnait d’aborder.

Dommage.

CAB

Kiss of Death (1995) / Barbet Schroeder

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Un ancien prisonnier (David Caruso) participe au coup de trop et voit sa vie basculer.

Schroeder remake le « Carrefour de la mort » de Hathaway et signe un petit polar très noir.

Nerveux et efficace, le film bénéficie d’un casting prestigieux de Nicolas Cage, hyper sobre (non je déconne), à Samuel L. Jackson en passant par Helen Hunt, Stanley Tucci (en procureur impitoyable) et Ving Rhames.

La mise en scène de Scroeder est très chiadée.

Plutôt pas mal.

CAB

Copycat (1995) / Jon Amiel

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Plusieurs années après avoir échappé à un serial killer, une psychologue (Sigourney Weaver), spécialiste des tueurs en série et agoraphobe, doit aider la police à appréhender un meurtrier.

Sans révolutionner le genre, ce thriller de Amiel est ultra efficace, bien servi par son duo d’actrices et par un William McNamara glaçant en tueur à gueule d’ange.

En plus il y a de très jolis plans séquences et une magnifique photo de László Kovács.

Vraiment bien.

CAB

Seven (1995) / David Fincher

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Brad Pitt et Morgan Freeman enquêtent sur les meurtres d’un serial killer s’inspirant des sept péchés capitaux.

Fincher entrait dans la cour des grands avec ce thriller plutôt malin, ultra référencé et surtout très soigné (la photo de Darius Khondji est superbe).

Le scénario de Andrew Kevin Walker est original et renouvelait le genre du film de serial killer.

Là où le bas blesse, c’est que le personnage de Brad Pitt est beaucoup trop caricatural (tout comme son jeu) et que l’antagonisme avec Freeman, de ce fait, est beaucoup trop appuyé.

C’est dommage parce que la mise en scène classieuse de Fincher est superbe et le film passionnant.

Et pour finir le score de Shore est top.

Vraiment bien.

CAB

Alerte! (1995) / Wolfgang Petersen

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Un virus de type Ebola apparaît dans une petite ville des États Unis. Comment le contenir ? Telle est la mission de Dustin Hoffman.

Mêlant film catastrophe, romance et action, ce film, de l’excellent William Petersen, se perd dans les méandres d’un script aux très grosses ficelles.

La partie romantique entre Rene Russo et Hoffman n’est pas vraiment passionnante et surtout très convenue. Les séquences d’action paraissent elles très gratuites notamment l’ultra laborieuse poursuite en hélicoptères.

Bref, malgré un très beau casting (en sus de Russo et Hoffman on retrouve Kevin Spacey (période roux), Cuba Gooding Jr., Donald Sutherland et Patrick Dempsey) le film peine à décoller et à prendre la pleine mesure de son sujet.

Malgré tout, Petersen arrive à signer quelques belles séquences grâce à une mise en scène hyper fluide et excelle en mêlant les destins individuels à la grande histoire.

Intéressant mais raté.

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Usual Suspects (1995) / Bryan Singer

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C’est l’histoire de truands qui doivent remplir une mission pour le terrible Keyser Söze. Mais qui est donc ce mystérieux truand sanguinaire ?

C’est surtout un film que tout le monde a vu et qui a fait date avec ses retournements finaux.

Même lorsque l’on connait la fin, le film reste toujours efficace et très bien mené grâce au scénario de McQuarrie et à la mise en scène de singer.

Et comme souvent John Ottman (au montage et à la musique) compose une superbe partition.

Une indéniable réussite parsemée d’indices sur qui est qui.

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Une journée en enfer – Die Hard 3 (1995) / John McTiernan

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Mc Tiernan revient aux commandes de ce troisième opus des aventures de John McClane dans lequel il devient le jouet d’un certain Simon (Jeremy Irons savoureux) accompagné de l’électricien ;) Zeus (Samuel L. Jackson).

Après s’être attaqué à la verticalité dans « Die Hard » le réalisateur entraîne son héros dans l’horizontalité de la jungle urbaine de New York.

A l’origine ce script devait être une des suites de « l’Arme fatale » ce qui explique le côté buddy movie de l’ensemble.

Néanmoins le film fonctionne très bien (l’attaque de la Fed est une grand moment de mise en scène) et contient sa dose d’humour savoureux. On peut quand même regretter une fin grotesque (il en existe une autre pas plus concluante d’ailleurs) et une tendance au « too much » dans le dernier acte.

Efficace et plaisant.

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Le village des damnés (1995) / John Carpenter

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L’enfant roi de Carpenter est un monstre dans cet excellent remake du classique des années 60 de Wolf Rilla.

Peut être l’œuvre la plus émouvante de Carpenter et c’est quand même le seul film au monde avec Superman et Luke Skywalker.

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La haine (1995) / Mathieu Kassovitz

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Le deuxième film de Kassovitz est aussi intéressant qu’horripilant.

Régurgitant une flopée de référence à des films cultes (Scarface, Taxi driver etc..) le réalisateur nous offre le meilleur quand il s’affranchit de ces dernières.

Toujours aussi manichéen il signe un film qui a fait date et fut le reflet d’une époque.

Intéressant.

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Mort ou vif (1995) / Sam Raimi

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Un Western de commande voulu et produit par Sharon Stone.

Raimi essaye de s’extirper du cahier des charges et y réussit dans quelques séquences mais l’ensemble est un peu mou.

Le casting est sympa et le côté BD assez réjouissant.

C’est le dernier film de Woody Strode dont le cameo au début du film est prémonitoire.

Sympathique et divertissant mais Raimi a fait beaucoup mieux.

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Jade (1995) / William Friedkin

Eszterhas recycle « Basic Instinct » mais heureusement Friedkin transcende le tout et signe une nouvelle poursuite en voitures impressionnante.

Détesté par beaucoup, un film bien meilleur que sa mauvaise réputation.

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Braveheart (1995) / Mel Gibson

Pour sa deuxième réalisation, Gibson livre un film, sauvage, lyrique, romanesque, christique (déjà) et signe les plus belles batailles à l’écran depuis « Spartacus« .

5 Oscar mérités pour ce très grand film.

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Showgirls (1995) / Paul Verhoeven

Verhoeven et le très surestimé Eszterhas sévissent à nouveau avec ce remake inavoué du « Eve » de Mankiewicz.

Vulgaire et kitsch, doté un casting à côté de la plaque ce film est un petit bijou de mauvais gout qui recèle des dizaines de répliques inoubliables.

Une perle !

CAB

Waterworld (1995) / Kevin Reynolds


Un beau bordel et un festival de faux raccords.
Kevin Reynolds foire son film dans les grandes largeurs et pourtant les 40 premières minutes étaient très prometteuses.


L’archétype du film maudit (décors détruits pendant le tournage, budget qui a explosé…).

CAB