La bande à Baader (2008) / Uli Edel

Récit de la création et des attentats de la fraction armée rouge en RFA à la fin des années 60 jusqu’à 1977.

Avec d’assez gros moyens, Uli Edel signe ce biopic de la première époque de cette tristement célèbre organisation terroriste qui ensanglanta l’Allemagne pendant de longues années.

La reconstitution est très soignée, les acteurs bons mais le film est assez répétitif, très didactique et surtout manque de point de vue.

Dommage car c’était un sujet en or bien mieux traité par Margarethe von Trotta et Volker Schlöndorff pour ne citer qu’eux.

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Intraçable (2008) / Gregory Hoblit

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Un agent du FBi (Diane Lane) enquête sur un serial killer qui diffuse ses meurtres sur internet.

Un petit thriller sympathique dont les ingénieux meurtres sont dans la lignée de « Saw » et qui dénonce (un peu) le voyeurisme sur le net.

Hoblit fait le boulot et Diane Lane excellente.

Efficace sans jamais être génial.

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Angles d’attaque (2008) / Peter Travis

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Le président américain est victime d’un attentat. Cet évènement est raconté du point de vue de ses différents protagonistes (et de son casting de folie : William Hurt, Sigourney Weaver, Forest Whitaker, Matthew Fox, Dennis Quaid, Zoe Saldana, Edgar Ramirez, Saïd Taghmaoui, Eduardo Noriega excusez du peu !).

Travis, futur réalisateur du très bon « Dredd » ) , utilise plutôt habilement son dispositif qui, loin de l’enfermer, lui permet de faire avancer son récit en dévoilant, à chaque nouvelle vision de l’attentat, de nouveaux éléments qui en change la perception.

Alors certes il y a quelques grosses facilités de script et la partie avec Forest Whitaker est vraiment, et de loin, la plus faible (d’autant plus qu’il joue en pleurnichant), mais dans le genre c’est plutôt une très bonne surprise. Et en bonus il y a une poursuite en voiture très impressionnante et totalement lisible.

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Les Ruines (2008) (unrated) / Carter Smith

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Un groupe de touristes va visiter une pyramide maya où le frère d’un d’entre eux effectue des fouilles.

Viscéral et étouffant, « The ruins » est une très grande réussite du film d’horreur contemporain (photographié par Darius Khondji et co-roduit par Ben Stiller s’il vous plaît !).

Un excellent huis clos de terreur en plein air.

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Il divo (2008) / Paolo Sorrentino

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La vie de Giulio Andreotti dans l’Italie contemporaine.

Ce film représente la quintessence du cinéma ou plutôt du système Sorrentino : une caméra toujours en mouvement dans les angles les plus improbables, une hystérie constante et une absence de trame narrative construite.

C’est donc aussi horripilant que (parfois) bluffant.

Toni Servillo, l’alter ego de Sorrentino, est excellent dans le rôle titre.

Bref beaucoup d’esbroufe pour un sujet en or.

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Mensonges d’état (2008) / Ridley Scott

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Leonardo di Caprio, en super agent secret au moyen orient, lutte contre les terroristes tout en passant beaucoup de temps au téléphone avec Russell Crowe (son chef).

Scott signe un sympathique film d’espionnage/action (assez classique) malheureusement gâché par une love story totalement ridicule.

C’est, comme toujours chez Scott, très bien foutu et le duo Crowe Caprio fonctionne à merveille.

Pas si mal pour un Scott mineur.

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C’est dur d’être aimé par des cons (2008) / Daniel Leconte

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En 2007 se tient le procès de Charlie Hebdo pour avoir publié des caricatures de Mahomet. Daniel Leconte suit la préparation du procès et son déroulement.

Aussi passionnant qu’un thriller, rebondissements inclus, cet excellent documentaire nous plonge dans les coulisses du monde judiciaire et donne la parole aux deux parties. Les interventions de Francis Szpiner sont exemplaires du travail d’acrobate (et de mauvaise foi) qu’il a effectué dans cette affaire. A contrario Malka et Kiejman, avocats de la défense, font preuve de malice et expliquent les réels enjeux de ce procès.

Essentiel pour comprendre les évènements récents et ses racines.

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Le prix du silence (2008) / Rod Lurie

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La journaliste Rachel Armstrong (Kate Beckinsale aussi excellente que belle) révèle l’identité d’un agent de la CIA impliqué dans une manipulation du gouvernement américain.

Lurie signe 2 ans avant « Fair Game » un film librement inspiré de l’affaire Valerie Plame.

Jamais sorti en salles, à cause de la faillite de sa société de production, le film est malheureusement passé inaperçu. Il s’inscrit totalement dans la filmographie de Lurie en étant un quasi remake de son excellent « Manipulations » réalisé 8 ans plus tôt. Une fois de plus il dresse les portraits de deux femmes fortes (Kate Beckinsale et la remarquable Vera Farmiga en agent du FBI) prêtes à tout pour des questions de principes (la protection des sources ici).

Le casting est impeccable de Matt Dillon à Angela Bassett en passant par Noah Wyle (oui le Carter de ER) et un très savoureux Alan Alda que l’on a plaisir à revoir.

Lurie affine son dispositif de mise en scène dans un très joli scope, notamment dans une séquence (que je ne spoile pas) remarquable dans l’utilisation du hors champ.

Son director trademark est visiblement le thé grec que l’on retrouve aussi dans « Manipulations« .

Ultra efficace et jusqu’au-boutiste, ce « Nothing but the truth » vaut vraiment le détour.

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Au bout de la nuit (2008) / David Ayer

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Une histoire de flics corrompus (signée Ellroy) à Los Angeles avec du Keanu Reeves dedans.

Ayer scénariste de « Training Day » réalise une fois de plus un polar sur la corruption de la police à LA.

La bonne nouvelle c’est que Reeves est plutôt très bon dans le film, la mauvaise c’est qu’il n’y a rien de nouveau sous la plume d’Ellroy.

Le début du film est vraiment formidable mais la suite devient ultra classique et l’histoire est beaucoup trop prévisible même si les dernières séquences rehaussent un peu le niveau.

Gabriel Beristain signe une très belle photo et la mise en scène de Ayer est sobre (loin de celle de « End of Watch » dieu merci).

Pour les fans, Docteur House joue le rôle d’un terrible officier de la police des polices.

Décevant.

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Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008) / Steven Spielberg

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Indiana Jones est de retour et cette fois c’est avec son fiston.

Alors oui c’est peut être moins bien que les autres (certains effets numériques sont assez ratés, la séquence « Tarzan » est assez nulle, Shia LaBeouf est terne) mais c’est tout de même vachement bien.

L’introduction du film est grandiose et Spielberg nous régale avec sa science de la mise en scène (à ce titre les séquences de poursuites sont exemplaires).

Cate Blanchett y campe une super méchante et l’envol final de la soucoupe volante (au look rétro) a ce quelque chose de majestueux que l’on ne voit que trop rarement au cinéma.

Un film qui se bonifie à chaque vision.

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Che – 2ème partie – Guerilla (2008) / Steven Soderbergh

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Soderbergh rate un film sur deux, celui est effectivement (un peu) plus réussi que le précédent opus.

En abandonnant son scope et en adoptant un style semi documentaire, Soderbergh saisit enfin l’essence de son personnage et de son inévitable chute.

Cette photocopie en négatif du premier film est tout de même beaucoup trop longue et lente.

Et filmer la mort du Che en caméra subjective c’est VRAIMENT pas possible !

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Che – 1ère partie – L’Argentin (2008) / Steven Soderbergh

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Benicio Del Toro incarne (habite même) le personnage du Che dans cette « sorte » de biopic.

En scope pour cette première partie qui narre la révolution Cubaine avec de gros moyens et de manière très « classique ».

Malheureusement l’absence de point(s) de vue et de mise en perspective politique rendent le film très très chiant.

Les inserts en noir et blanc filmés façon « arty » achèvent un film qui pète plus haut que sa pseudo ambition.

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Quantum of Solace (2008) / Marc Forster

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Une suite directe de Casino Royale qui n’est qu’une succession de poursuites et de combats piètrement réalisés par un Marc Foster surestimé.

La séquence de la Tosca est un foirage absolu sans parler de celle de l’avion …

Amalric est bien fade après le génial méchant interprété par Mads Mikkelsen dans l’opus précédent.

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The Dark Knight: Le Chevalier noir (2008) / Christopher Nolan

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Largement supérieur au premier opus et pas que grâce à Heath Ledger.

Le film reste néanmoins assez confus dans l’ensemble et souffre d’énormes problèmes de transition sans parler sa durée une fois de plus (il y a bien 30 minutes de trop).

Pas mal quand même.

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Démineurs (2008) / Kathryn Bigelow

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La vie d’une escouade de démineurs en Irak.

Un très grand film de Bigelow sur la guerre (en général) et son addiction, porté par un très très grand Jeremy Renner.

Remarquable.

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Two Lovers (2008) / James Gray

Gray est grand pour arriver à me faire aimer une « comédie » romantique.

Comme toujours, il traite de la famille et de l’impossibilité de dénouer les liens du sang. A ce titre la dernière séquence est tout aussi éloquente que sublime.

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L’étrange histoire de Benjamin Button (2008) / David Fincher

Une belle prouesse technique pour cette histoire abracadabrantesque durant laquelle il ne se passe (presque) rien.

Pitt et Blanchett (qui ressemble à s’y méprendre à Carla Bruni !) sont très bons.

Fincher est ultra sobre et atteint un joli moment d’émotion dans le dernier tiers du film.

Une sorte de « Forrest Gump » par franchement raté ni totalement réussi mâtiné de Paul-Thomas Anderson mais sans le talent de ce dernier.

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Les Insurgés (2008) / Edward Zwick

 

L’histoire vraie de frères Bielski qui résistèrent aux nazis en Biélorussie.

Zwick nous questionne : « Dans une époque barbare, peut on survivre sans le devenir soi même ? »

Très efficace malgré quelques ralentis incongrus un film qui vaut largement plus que sa mauvaise presse à l’époque de sa sortie.