Polytechnique (2009) / Denis Villeneuve

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Récit du massacre de l’école Polytechnique de Montréal en 1989.

Dans un magnifique scope en noir et blanc, Villeneuve déconstruit habilement son récit et nous entraine dans les pas de son tueur et de ses victimes en faisant, déjà, preuve d’une sacrée maîtrise.

Les trois acteurs principaux sont remarquables.

Glaçant.

CAB

Harry Brown (2009) / Daniel Barber

 

Harry Brown (Michael Caine bouleversant) a tout perdu et n’a donc plus rien à perdre après le meurtre de son seul ami.

L’inconnu Barber livre un premier film impressionnant à la géniale mise en scène.

Ce revenge movie, dont le protagoniste est un papy, contient de multiples séquences géniales (l’intro, l’achat des armes, le tunnel …) et est toujours aussi prenant à la deuxième vision.

Une très grande réussite du cinéma anglais contemporain.

CA

Terminator renaissance (2009) / McG

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En 2018 la résistance, et John Connor (Christian Bale, tout en sobriété, non je déconne), est sur le point de lancer l’assaut final contre Skynet.

McG relance la franchise Terminator en situant, enfin, son film dans le futur. Dans un style assez réaliste, assez proche de l’univers du roman de Cormac McCarty « La route » , il enchaine plans séquences virtuoses et séquences d’actions trépidantes.

Cette renaissance se raccroche plutôt bien aux autres films de la série et est plutôt agréable à suivre grâce notamment au personnage de Sam Worthington.

Sympathique.

CAB

Escapade fatale (director’s cut) (2009) / David Twohy

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Un jeune couple est en lune de miel à Hawaï mais visiblement un couple de meurtriers sévit sur les lieux.

Le postulat de départ était plutôt intéressant mais Twohy, malgré ses très belles images et certaines idées de mise en scène, ne peut pas lutter et sombre en même temps que son film.

Jovovich est exécrable dans la première partie du film et étrangement bonne ensuite.

Le passage du thriller au survival est tout de même assez surprenant.

L’archétype du thriller à multiples rebondissements dont le scénario est bien pourri.

CAB

Un prophète (2009) / Jacques Audiard

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L’ascension de Malik (Tahar Rahim parfait) en prison entre mafia corse et barbus.

Audiard réussit son coup avec ce film de prison. Bon on est quand même assez loin de « Brubaker » ou « Cool hand Luke » mais c’est pas mal du tout.

Le casting est parfait (mention à Arestrup) mais comme souvent Audiard s’embarrasse d’effets de mise en scène voyants et superfétatoires (la caméra subjectif à travers l’œilleton, des ralentis malheureux, le fantôme) .

Le scénario (bien qu’un peu trop long) se tient plutôt bien, dommage qu’une séquence clé du film doive sa résolution à un rêve (sic).

Probablement le meilleur film d’Audiard (en tout cas c’est bien mieux que « De rouille et d’os« ).

CAB

Very Bad Trip (2009) / Todd Phillips

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LA comédie surprise de 2009 repose sur une fausse bonne idée (l’éllipse de la « nuit de folie »).

A l’arrivée le film est très peu drôle et la meilleure séquence reste son générique de fin avec ses photos (sic) montrant (enfin) tout ce que l’on vient de nous raconter laborieusement pendant 95 interminables minutes.

A oublier.

CAB

Enter the Void (2009) / Gaspard Noé

Le film monstre de Noé tourné à Tokyo, 2h41 de trip d’un brio technique bluffant (ce pourrait être aussi une longue bande démo pour Buf).

Noé est un grand formaliste, certes ultra voyant, mais il oublie régulièrement le spectateur en négligeant le scénario et en montrant tout.

Intéressant et atypique, le film contient quand même quelques grands moments.

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Universal Soldier: Régénération (2009) / John Hyams

 

Excellente série B réalisée par le fiston de Peter Hyams (qui d’ailleurs signe la magnifique photo du film).

Van Damme et Lundgren reprennent les armes pour 93″ d’action non stop.

A noter un impressionnant plan séquence avec Van Damme, la mise en scène élégante et sans fioriture et la très belle direction artistique du film.

Une sacrée surprise.

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Lebanon (2009) / Samuel Maoz

 

La guerre du Liban de 1982 du point de vue d’un tank Israélien.

Tout comme ses acteurs le sont dans le tank, Maoz est lui aussi prisonnier de son dispositif.

La sensation de claustrophobie est très bien rendue mais le film avance de manière aussi chaotique que son véhicule.

Assez vain comparé à l’excellent « Beast » de Kevin Reynolds.

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L’enfer d’Henri-Georges Clouzot (2009) / Serge Bromberg & Ruxandra Medrea

 

Documentaire sur le film maudit de Clouzot.

Le matériel restant de cette œuvre mythique éclipse totalement les quelques velléités de mise en forme des réalisateurs sans parler des séquences jouées par Bérénice Béjo et Jacques Gamblin qui tombent totalement à plat.

Les recherches plastiques et visuelles de Clouzot sont impressionnantes.

On aurait tellement voulu voir ce flm illuminé par l’incroyable beauté de Romy Schneider.

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L’élite de Brooklyn (2009) / Antoine Fuqua

Un formidable casting (Richard Gere, Don Cheadle, Ethan Hawke, Wesley Snipes et Ellen Barkin) d’acteurs au top dans ce film sur les vies de trois policiers à New York.

Fuqua réussit sa fresque et signe un film passionnant et dense.

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Chloé (2009) / Atom Egoyan

Remake du « Nathalie » de Anne Fontaine, joliment dirigé par Atom Egoyan.

Le trio d’acteurs Liam Neeson, Julianne Moore et la superbe Amanda Seyfried évolue dans de magnifiques cadres.

Et puis Neeson, Moore et Seyfried c’est quand même beaucoup plus glamour que Depardieu, Ardant et Béart !

Une réussite.

CAB

The Box (2009) / Richard Kelly

Un postulat de départ intéressant (une nouvelle de Richard Matheson) au final un indescriptible fatras.

Heureusement grâce à cette troisième pénible « expérience » Richard Kelly accède à la catégorie des « cinéastes » (sic) dont on peut s’abstenir de voir les films.

Tout ceci ne fait que confirmer que « Donnie Darko » est très largement surestimé.

CAB

2012 (2009) / Roland Emmerich

Spectaculaire bien sûr (et heureusement), mais 30 dernières minutes insupportables et grotesques.

Comme toujours avec Emmerich le chienchien survit et comme d’habitude il n’y a pas de réalisateur aux commandes du film.

Sans oublier une fin alternative dans les bonus qui vaut son pesant de cacahuètes.

CAB