Incendies (2010) / Denis Villeneuve

incendies-title-card

A la lecture du testament de leur mère, deux jumeaux se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à leur père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.

Villeneuve pour son premier gros film adapte la célèbre pièce de Mouawad. Il faut reconnaître que l’histoire est une métaphore, à la symbolique très lourde sur le conflit Libanais.

Pourtant, grâce à sa mise en scène, le réalisateur parvient à nous captiver tout au long de cette odyssée dans la mémoire d’un pays et d’une famille.

Les acteurs sont tous épatants.

Éprouvant et glaçant.

CAB

L’affaire Rachel Singer (2010) / John Madden

the-debt-title-card

1965 : Trois agents du Mossad sont envoyés à Berlin Est pour capturer un criminel de guerre nazi.
1997 : La fille de deux de ces agents, publie un livre sur cette incroyable opération.

Deux avant « Zero dark thirty » , Jessica Chastain interprétait déjà un agent secret, ici aux côtés de Sam Worthington et de Marton Csokas; rôles tenus par Helen Mirren, Tom Wilkinson et Ciarán Hinds (déjà agent du Mossad dans l’excellent « Munich » ) en 1997.

Madden signe un thriller efficace, remake d’un film israélien (que je n’ai pas, encore, vu) dont l’adaptation est due à Matthew Vaughn et Jane Goldman.

Rondement menée, l’histoire alterne les séquences contemporaines et les flash backs pour éclairer les zones d’ombre d’un script plutôt original.

Derrière la caméra, Madden fait le job (notamment dans une très impressionnante séquence de baston) soutenu par une très belle direction artistique.

Dommage que le dernier tiers du film sombre dans du grand guignol assez ridicule.

Pas mal.

CAB

Frozen (2010) / Adam Green

frozen-title-card

Trois skieurs se retrouvent coincés sur un télésiège à la fermeture des pistes. Comment vont ils pouvoir en descendre ?

Ce « Frozen » fait partie de ces films se limitant à être des exercices de style comme « Buried« , et comme souvent cela tourne à vide.

Le scénario, prisonnier de son dispositif (3 personnages sur un télésiège), est laborieux de bout en bout tout comme la mise en scène de Green ne sachant pas varier ses points de vue.

Les péripéties sont assez ridicules (les loups) et les personnages assènent de longues séquences de dialogues ridicules pour faire du minutage.

93 interminables minutes.

CAB

Demain, quand la guerre a commencé (2010) / Stuart Beattie

tomorrow-when-the-war-began-title-card
Une bande de jeunes ados australiens partent camper quand ils reviennent de leur périple ils se rendent compte que visiblement leur pays a été envahi.

C’est un remake déguisé de l' »Aube Rouge » de John Milius et adapté d’un livre, pour ados, qui a visiblement été un gros succès.

Le syndrome « Twilight » ou « Hunger Games » a frappé une nouvelle fois.

Autant le film de Milius était sans concession autant ici c’est light et édulcoré et ressemble plus à un soap ou une série sur les ados.

C’est mis en scène platement sans idées aucunes notamment dans de rares séquences d’action poussives (la poursuite en camion).

Le film est crétin et ses personnages des archétypes énOOOOrmes se mettant systématiquement dans des situations ultra dangereuses que les scénaristes résolvent grâce à des raccords bien pratiques.

Le meilleur moment résidant dans une discussion sur les garçons entre deux des protagonistes au volant d’une citerne censée servir à faire exploser un pont alors qu’un groupe de soldats s’approchent d’elles et que leurs comparses tentent désespérément de les prévenir par radio; radio qu’elles ont bien entendu coupée préalablement parce que une des fille a dit « chéri » à un des garçons qu’elle aime mais comme elle ne veut pas que ça se sache … vous suivez toujours ?

Bref c’est très mauvais.

CAB

Robin des Bois / unrated director’s cut (2010) / Ridley Scott

robin-hood-2010-title-card

Helgeland et Scott sont aux commandes de ce qui semblerait être une sorte de prequel des aventures de Robin des bois avec Russel Crowe dans le rôle titre.

On voit bien l’intention des scénaristes mais aussi bonne soit elle, elle n’atteint jamais son but.

Le film part dans tous les sens alternant entre le film social (le discours de Robin premier socialiste de l’histoire !), la grande fresque épique avec batailles et tout le toutim en passant par la comédie romantique tout en étant une sorte de remake moyenâgeux de « Gladiator« . Le meilleur restant son somptueux générique de fin.

C’est surtout du grand n’importe quoi mis en scène sans grande conviction par un Scott en petite forme.

Crowe nous ressort son jeu de mâchoires crispées et chaque apparition de Léa Seydoux est un festival de moue boudeuse et de jeu à contre temps.

Distrayant mais totalement raté.

CAB

Freddy – Les griffes de la nuit (2010) / Samuel Bayer

a-nightmare-on-elm-street-2010-title-card

C’est donc le remake du film éponyme réalisé par Wes Craven en 1984.

Michael Bay à la production et Samuel Bayer (un clippeur) derrière la caméra sont à la tête de ce projet aberrant dans lequel joue une certaine Rooney Mara.

C’est un ratage total de bout en bout, le réalisateur faisant tout ce qu’il ne faut surtout pas faire en terme de mise en scène.

On pourrait à la limite sauver le nouveau maquillage de Freddy mais on ne peut s’empêcher de penser à l’interprétation de Robert Englund dans le film original.

Un film inutile.

CAB

La Conspiration (2010) / Robert Redford

the-conspirator-title-card

Un très beau film de Reford scandaleusement jamais sorti en salles en France.

« La conspiration » relate le procès inique des organisateurs du complot ayant mené à l’assassinat de Lincoln.

James McAvoy, Robin Wright et Kevin Kline y sont impeccables et la référence finale au Washington Post est savoureuse.

Un très beau film.

CAB

Tucker & Dale fightent le mal (2010) / Eli Craig

tucker-and-dale-vs-evil

Tucker & Dale sont deux « bouseux » mais surtout de vrais amis. Lorsqu’ils rencontrent une bande d’étudiants en goguette, les apriori vont faire basculer un week-end en cauchemar.

Attention ceci est une comédie, gore certes, assez bien fichue qui retourne les règles du slasher movie autour de la notion de point de vue.

Dans la veine de « Cabin in the woods » le film est très réussi et trace aussi le portrait de deux « best friends ».

Vraiment sympathique.

CAB

Les chemins de la liberté (2010) / Peter Weir

the-way-back-title-screen

 

Un film d’aventures retraçant l’évasion du goulag et la marche de prisonniers Polonais de la Sibérie à l’Inde (véridique ou non, la controverse court toujours).

La reconstitution du goulag est très réussie et le film passionnant de bout en bout.

Weir signe son retour, après 8 ans d’absence, dans ce film qui brasse toutes ses thématiques habituelles.

Ed Harris est impeccable comme toujours, Colin Farrell signe un grand numéro de n’importe quoi tandis que Saoirse Ronan est une véritable révélation illuminant toutes ses séquences.

On regrettera une fin un peu bâclée.

CAB

Crime d’amour (2010) / Alain Corneau

crime-d-amour-title-screen

 

Isabelle (Ludivine Sagnier pas du tout crédible et très mauvaise) cadre dans une grosse société est en admiration devant Christine (Kristin Scott Thomas carnassière et excellente) sa patronne. mais les aléas de la vie d’entreprise vont mettre fin à cette belle entente.

Dernier film de Corneau totalement inscrit dans son œuvre autour des manipulations en tous genres.

C’est assez efficace mais filmé un peu platement.

Une tentative tout de même assez réussie de thriller à twist dans un cinéma français souvent pas assez aventureux.

On attend de voir le remake de de Palma.

CAB

Monsters (2010) / Gareth Edwards

L’entreprise était louable (un road movie et un film d’ET) mais … lorsqu’un réalisateur se laisse dicter sa mise en scène par sa caméra numérique on court à la catastrophe.
95% des plans de ce film sont composés de la même manière, un objet flou au premier plan et un arrière plan net et bien évidemment Edwards zoome et dé-zoome afin d’inverser l’effet et de prouver ainsi que « Oui ma caméra elle est super moderne ! ».

Le couple de héros a un comportement erratique (tiens visitons une pyramide Maya alors que nous sommes dans une zone infestée d’aliens) et l’héroïne est incontinente, surtout dans les situations les plus périlleuses ….

Le summum étant atteint lors d’une improbable séquence d’accouplement d’aliens (sic) précédant le baiser (attendu pendant 92 interminables minutes) de nos deux héros.

Sinon il y a parfois de belles images.

CAB

Essential Killing (2010) / Jerzy Skolimowski

 

Un survival (un peu top « auteurisant ») viscéral et sans concessions.

Gallo est formidable (et sobre si si) et Skolimowski signe un film haletant dans de magnifiques paysages Polonais enneigés.

Néanmoins à force de ne rien vouloir expliquer on risque se perdre et d’exclure ses spectateurs.

Un fim étrange qu’il faudra revoir.

CAB

The Killer Inside Me (2010) / Michael Winterbottom

Winterbottom adapte un roman de Jim Thompson de manière ultra classique.

Casey Affleck s’empare d’un rôle de salaud avec une certaine jubilation sans jamais trop forcer le trait.

La critique s’était emballée à sa sortie alors que ce film n’a vraiment rien d’original à part son ultra violence assez complaisante.

Pas mal sans plus.

CAB

The Ward (2010) / John Carpenter

 

Même s’il n’atteint pas le niveau de ses grands films, Big John est toujours là et nous offre un petit film d’horreur à « l’ancienne » dans lequel son fameux sens du cadre s’exprime à merveille.

Efficace et bien plus réussi (sur un sujet similaire) que le « Shutter Island » de Scorsese.

CAB

Cadavres à la pelle (2010) John Landis

 

Le grand retour de John Landis au cinéma avec cette comédie savoureuse (remake d’un film d’horreur des années 70) relatant les aventures de deux déterreurs de cadavres dans l’Angleterre du 19ème siècle.

Comme d’habitude le film comporte son lot de guest stars comme Ray Harryhausen, Costa Gavras ou encore l’immense Christopher Lee.

Ultra sympatique.

CAB

The Ghost Writer (2010) / Roman Polanski


La critique en avait dit monts et merveilles alors que ce n’est qu’un (tout petit) petit thriller certes signé Polanski .

A 76 ans papy Roman filme toujours très bien mais dans quel but ? Son scénario est faiblard avec ses pseudo implications politiques.

Honnête sans plus, ils sont loin les « Chinatown » et « Rosemary’s Baby ».

CAB