The Keeping Room (2014) / Daniel Barber

A la fin de la guerre de sécession, dans le Sud, deux sœurs et leur esclave, réfugiées dans leur maison, sont attaquées par deux déserteurs de l’armée du Nord.

« Home invasion » westernien, le film de Barber va au delà de son genre pour être aussi un grand film sur la guerre sans jamais la montrer.

Sam Worthington, en terrifiant bad guy, est excellent tout comme le trio d’actrices.

Barber confirme qu’après le génial « Harry Brown » , il est un réalisateur à suivre.

Excellent.

CAB

Electric Boogaloo (2014) / Mark Hartley

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Documentaire sur la saga de la CANNON sans Menahem Golan et Yoram Globus

Antithèse de « The Go-Go Boys » , « Electric Boogaloo » donne la parole à ceux qui ont fait la Cannon, ses réalisateurs, acteurs, techniciens … dans un impressionnant défilé de personnalités.

Illustré par de très nombreux extraits de films, ce documentaire est un voyage réjouissant et passionnant dans une époque révolue où Zefirelli pouvait dire que sa collaboration avec la Cannon était le zénith de sa carrière et où Godard était produit par ceux qui ont fait la carrière de Chuck Norris.

Ultra sympathique.

CAB

The Go-Go Boys (2014) / Hilla Medalia

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Le récit de l’ascension et de la chute de Menahem Golan et Yoram Globus créateurs de la mythique société de production Cannon.

De facture ultra classique, ce documentaire s’attache plus à l’aventure humaine que fut la Cannon qu’aux films produits par la compagnie.

C’est plutôt intéressant mais un peu trop hagiographique à mon goût contrairement au très bon « Electric Boogaloo » .

Les dernières séquences, empruntes d’une certaine mélancolie, sont les meilleures.

CAB

American Sniper (2014) / Clint Eastwood

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La vie de Chris Kyle (Bradley Cooper, parfait), soldat américain membre des Navy Seal, mais surtout sniper légendaire en Irak.

Papy Clint prouve qu’il est toujours en forme et qu’il possède toujours un indéniable sens de la mise en scène.

Loin de la polémique débile qui a accompagné la sortie du film, Eastwood signe un film sur un drogué de la guerre qui a pour seul défaut d’arriver après le génial « Démineurs » .

Classique et efficace.

CAB

Warsaw 44 (2014) / Jan Komasa

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1944, alors que les soviétiques se trouvent aux portes de Varsovie un groupe de jeunes polonais rejoint l’armée clandestine et participe au soulèvement de Varsovie.

Quel drôle de film … S’y côtoient le romantisme le plus exacerbé, une touchante naïveté mais aussi une sauvagerie absolue.

Komasa entraine ses jeunes acteurs dans ce qui ressemble, au départ, à une bluette avec son triangle amoureux pour ensuite mieux basculer dans les pires horreurs de la guerre où rien ne nous est épargné.

Formellement, le film est très beau et son réalisateur signe des séquences complètement barrées comme un baiser durant lequel les balles évitent les amoureux !!! ou encore une séquence d’explosion suivie d’une pluie de sang, et autres matières, sacrément soufflante (sic). On citera aussi une scéne d’amour sur de la techno !!!

Bref il y a du bon et du moins bon dans cet OVNI à rapprocher du « Stalingrad » de Bondarchuk.

CAB

Inherent Vice (2014) / Paul Thomas Anderson

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Dans les années 70, un détective privé, gros fumeur de joints, mène l’enquête à la demande de son ex, en même temps on s’en fout parce qu’il n’y a pas de scénario.

PTA (que j’adore, précisons le) en voulant réaliser un film qui se veut être un (très) long trip, se vautre dans les grandes largeurs avec ce grand n’importe quoi certes très beau formellement mais qui a oublié d’avoir un script..

Ok c’est sympa de faire travailler des acteurs qui se font rares (Martin Short, Eric Roberts …) mais cette succession de séquences à caméos assortis de dialogues interminables sans queue ni tête est tout bonnement pénible.

Censé être drôle, le film se complait dans un vulgarité que n’aurait pas renié Max Pécas (Jena Malone racontant sa rencontre avec Owen Wilson, Josh Brolin mimant un acte sexuel avec ses doigts etc.).

Phoenix arbore un air hagard pendant tout le film et Del Toro et Reese Whitherspoon passent faire coucou en en faisant des tonnes.

Pour couronner le tout on a droit à une sorte de personnage imaginaire (Sortilege (sic)) apparaissant devant un Joaquin Phoenix défoncé, faisant avancer, parfois, le peu de récit.

Le summum étant atteint par la citation « Sous les pavés la plage » à la fin du générique de fin (LOL).

2h28 d’ennui absolu.

CAB

Jamie Marks Is Dead (2014) / Carter Smith

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Jamie Marks est retrouvé mort près d’une rivière. Adam et Gracie, deux élèves de son école, obsédés par cet évènement, voient apparaître son fantôme …

Après l’excellent « The Ruins » , le prometteur Carter Smith signe cet étrange film sur l’adolescence et l’éveil à l’âge adulte.

Malheureusement, malgré de vraies qualités de mise en scène, le film devient totalement abscons faute d’un scénario qui tienne la route et finit par ressembler à du Lynch (ceci n’est pas un compliment).

Raté.

CAB

It Follows (2014) / David Robert Mitchell

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Après avoir fait l’amour, une jeune fille est poursuivie par une entité cherchant à la tuer. Le seul moyen de s’en débarrasser étant de coucher avec quelqu’un d’autre et de lui transmettre la « chose ».

Abusivement comparé à John Carpenter (ce n’est pas parce que c’est filmé en scope dans une banlieue américaine que c’est du Carpenter) ce second film de David Robert Mitchell est terriblement maniéré.

Entre zooms très lents (aussi lents que sa créature) et plans filmés à la verticale, le metteur en scène se regarde beaucoup filmer et ce malgré la beauté de ses cadres.

Pour faire intello un des personnage lit « l’Idiot » et en cite des passages tout du long du film (sic).

Il y avait surement quelque chose de plus intéressant à faire avec cette GROSSE métaphore et c’est vraiment dommage car certaines séquences sont très réussies (La séquence d’ouverture, la plage, le fauteuil roulant …).

Bien en deçà de sa hype.

CAB

’71 (2014) / Yann Demange

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Un soldat britannique, abandonné par son unité, se retrouve seul dans le Belfast de l’IRA.

Ce premier film, 100 % anglais, du français Yann Demange est une véritable réussite.

Visuellement magnifique, et d’une rare violence, ce survival urbain bénéficie d’un scénario très efficace qui, au delà de l’action pure, renvoie dos à dos les deux camps.

On regrette juste l’excès de shaky cam zoomée dans certaines séquences.

Une découverte.

CAB

Bande de filles (2014) / Céline Sciamma

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Marieme rencontre une bande de filles qui vont changer sa vision du monde.

C’est surtout le récit d’une émancipation (et d’une intégration) que nous fait suivre Sciamma.

C’est souvent très réussi, parfois beaucoup trop appuyé mais c’est plutôt intéressant malgré les défauts récurrents d’un certain cinéma français (naturalisme à outrance, succession de saynètes qui donnent un aspect décousu à l’ensemble etc.).

Sciamma a un vrai sens de la mise en scène et utilise joliment les musiques (la fameuse séquence sur « Diamonds » très belle).

Pas mal du tout.

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Cold in July: Juillet de sang (2014) / Jim Mickle

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Un citoyen modèle (Michael C. « Dexter » Hall) abat un cambrioleur et doit vivre avec sa culpabilité tandis que le père du défunt (Sam Shepard grandiose) apparaît dans sa vie … Et puis il y a aussi Don Johnson dedans.

Avec ce film très original Jim Mickle entre dans la cour des cinéastes à suivre. En osant les ruptures de tons et de genres les plus abruptes, le réalisateur mène le spectateur vers des aventures (en magnifique scope) aussi noires que (parfois) drôles.

Le trio d’acteurs est excellent et on se régalera les oreilles avec la musique Carpenterienne en diable de Jeff Grace.

Une excellente surprise.

CAB

Exodus (2014) / Ridley Scott

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Le film qui donne envie de revoir les « 10 commandements » .

Ridley Scott s’échoue lamentablement sur les rives du Nil avec ce film paresseux et bâclé.

Entre le casting totalement à la rue (Christian Bale est grotesque, comme souvent, Sigourey Weaver, John Turturro et Ben Kingsley viennent payer leurs impôts, Joel Edgerton grimace jusqu’à plus soif) une direction artistique très laide et une quasi absence d’idées de mise en scène il n’y a pas grand chose à sauver.

La traversée de la mer rouge est un franche rigolade et les plaies d’Égypte frôlent le bis italien (mention aux maquillages totalement ratés).

La seule bonne idée c’est de montrer que Dieu est un être sauvage qui commet les pires horreurs pour aider le peuple élu.

Le plus triste c’est que c’est ce film qu’il a dédié à son frère …

CAB

Fury (2014) / David Ayer

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L’odyssée d’un tank américain en Allemagne pendant les dernières heures de la seconde guerre guerre mondiale.

Ayer quitte son Los Angeles et ses flics pour se plonger dans les horreurs de la guerre et signer son meilleur film.

Le réalisateur fait de ses soldats des bêtes (qui exécutent froidement un prisonnier ou violent)
dès qu’ils sortent du cocon protecteur de leur tank.

C’est réalisé et interprété impeccablement malgré l’utilisation un peu excessive des balles traçantes.

Dommage qu’Ayer n’aille pas au bout de ses idées dans les dernières séquences.

Une réussite.

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Foxcatcher (2014) / Bennett Miller

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L’histoire des frères Schultz, champions de lutte, et leurs rapports avec le magnat John du Pont qui décida de financer une équipe comprenant les meilleurs lutteurs américains pour les JO de Séoul en 1988.

De ce fait divers, qui défraya la chronique, Bennet Miller tire un film dont la maitrise est impressionnante. Ses 134 minutes tournant autour des rapports entre ses trois personnages principaux, sont de bout en bout passionnantes.

Miller filme les luttes physiques et psychologiques de ses protagonistes d’une mise en scène démentielle.

Du trio d’acteurs, on préfèrera un excellent Mark Ruffalo à un Steve Carell trop dans le numéro d’acteur tout comme Channing Tatum (qui s’en sort un peu mieux).

Bref c’est un très, très grand film.

CAB

Gone Girl (2014) / David Fincher

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La femme de Nick Dunne disparaît mystérieusement. Que s’est il passé ?

Fincher prouve une nouvelle fois qu’il est un des cinéastes américains les plus passionnant avec cet ovni, cynique, surprenant mais aussi très drôle, sur le couple et notre société du spectacle.

Le duo Affleck / Pike est parfait tout comme la savoureuse galerie de seconds rôles.

On regrettera tout de même quelques très grosses ficelles scénaristiques.

Assez bluffant néanmoins.

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Night Call (2014) / Dan Gilroy

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A la recherche d’un travail à tout prix, Lou (Jake Gyllenhaal tout en roulements d’yeux) devient par un concours de circonstances cameraman à la recherche des faits divers les plus sordides.

Pour Gilroy, Los Angeles est une jungle dans laquelle la hyène Lou est prête à tout pour obtenir un travail et décrocher les images les plus racoleuses.

Typique des films autour de la crise économique aux USA, « Nightcrawler » est plutôt efficace et va jusqu’au bout de sa démonstration et de sa critique du cirque médiatique.

Et puis même si Gyllenhaalen en fait des tonnes, on est ravi de revoir Bill Paxton et René Russo.

Pas mal.

CAB

Saint Laurent (2014) / Bertrand Bonello

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Dix ans de la vie de Yves Saint-Laurent en une succession de saynètes et de moments de vie.

Après le film de Jalil Lespert plus proche du téléfilm policé et écrasé par le haut patronage de Pierre Bergé, Bonello donne sa version du mythe.

Autant le dire tout de suite, ce film est très largement supérieur grâce à une très belle mise en scène (les séquences de boite de nuit, le processus créatif, le split screen etc.) et une direction artistique impeccable. Bonello fait preuve d’une véritable audace formelle beaucoup trop rare dans le cinéma français contemporain.

Il est néanmoins dommage que le film soit sur-référencé (l’extrait des « Damnés » , Dominique Sanda etc.) et que les séquences finales avec Helmut Berger (en Saint-Laurent vieux) ou à Libération soient très ratées.

On pourra aussi reprocher à Bonello de ne pas avoir de véritable scénario et d’enchainer les séquences sans vraie trame, même s’il ressort, in fine, de cet assemblage un peu hétéroclite, une petite musique pas désagréable du tout.

Gaspard Ulliel, dans le rôle titre, est très bon dans un registre finalement assez différents de celui de Pierre Niney, Jérémie Renier éclipse facilement un très fade Galienne et même Léa Seydoux est bonne (dans un rôle certes minuscule). La révélation du film étant la sculpturale (et excellente danseuse) Aymeline Valade.

Une réussite aussi ambitieuse que complexe.

CAB

Un homme très recherché (2014) / Anton Corbijn

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Un tchétchène entré illégalement en Allemagne se retrouve au cœur d’un jeu d’espions.

L’ex clipper Corbijn adapte Le Carré dans ce film beaucoup moins embrouillé que « La taupe » .

C’est donc du Le Carré pur et dur avec ses manipulations et coups à trois bandes dans un univers où les espions ne vivent que par et pour leur travail et où les diverses agences s’affrontent au lieu de collaborer.

Le film est globalement réussi même s’il est aussi un peu ennuyeux car il ne s’y passe finalement pas grand chose faute à l’absence de véritables enjeux dramatiques.

Corbijn filme avec sobriété loin de ses clips et c’est une bonne chose.

Le casting est épatant dominé par un fantastique Philip Seymour Hoffman.

Dommage qu’une fois de plus on se dise à la fin : « Tour ça, pour ça … »

CAB

La planète des singes: l’affrontement (2014) / Matt Reeves

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Dix ans après le début de l’épidémie qui a éradiqué une grande partie de l’humanité, les singes, menés par Caesar, vont être confrontés à un groupe de survivants humains.

Autant le précédent opus était une réussite, autant cette suite est une cruelle déception.

Même si Matt Reeves filme plutôt bien (la caméra sur la tourelle du char pour un très bon plan séquence), il ne peut lutter contre le scénario du film totalement en bois et prévisible de bout en bout. Et que dire des personnages inexistants ou ultra caricaturaux qui pour couronner le tout, sont interprétés pas un cast à la rue (les singes en CGI jouent largement mieux).

On sera juste content de saluer le retour de Michael Seresin à la photo et la jolie partition de Giacchino.

Une cruelle déception.

CAB

American Nightmare 2: Anarchy (2014) / James DeMonaco

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Lors de la purge annuelle, (une nuit durant laquelle les crimes sont autorisés), plusieurs individus vont voir leurs destins s’entrecroiser.

Après le succès d’un premier opus de sinistre mémoire, James DeMonaco revient avec cette suite largement supérieure (ce qui n’était pas très compliqué).

Ce survival urbain fonctionne plutôt bien et recèle sa dose de séquences d’action assez efficaces filmés avec (un peu) moins d’afféteries par un DeMonaco qui ajoute un contenu politique pas très fin.

Ce n’est pas non plus un chef-d’œuvre mais dans le genre ça remplit à peu près le cahier des charges même si on a une fois de plus l’impression que DeMonaco n’exploite pas toutes les possibilités de son sujet.

CAB

Draft Day (2014) / Ivan Reitman

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C’est le jour de la draft de la NFL. Sonny (Kevin Costner excellent), general manager de Cleveland possède le très convoité premier choix. Comment va t’il l’utiliser alors qu’il doit reconstruire son équipe ?

Reitman tente de faire de cette journée le moment charnière de la vie d’un homme tant sur le plan professionnel que dans sa vie personnelle. L’intention est louable mais malheureusement la promesse n’est pas totalement remplie et la partie suspens sportif reste la plus efficace.

Le film est un peu mou et certains axes scénaristiques (vie privée, figure écrasante du père etc.) semblent de trop faute d’être exploités.

Reitman fait une utilisation du split screen plutôt sympa et la dernière séquence apporte un souffle salvateur et épique bienvenu.

Et pour finir, le score de Debney est vraiment bien.

Pas mal mais sutout destiné aux passionnées de sport US.

CAB

Edge of Tomorrow (2014) / Doug Liman

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Alors que se prépare un débarquement en France censé mettre fin à une invasion extraterrestre, Tom Cruise revit indéfiniment cette journée sur les plages de Normandie. Détient-il la clé de la victoire finale ?

Liman met en scène un scénario de Christopher McQuarrie extrêmement habile. Sorte de « Un jour sans fin » à la mode fantastique, le film retrace le parcours d’un personnage lâche qui devoir aller à l’encontre de sa nature et devenir un héros. Mais son héroïsme sera anonyme car quasiment personne ne peut savoir que c’est lui qui agit.

Ici les allers et retours dans le temps sont très bien exploités, parfois drôles, parfois dramatiques mais jamais redondants.

Cruise est très bon et le duo qu’il forme avec Emily Blunt (en reine des pompes) fonctionne parfaitement.

Liman emballe le tout de manière intelligente.

Très sympathique et efficace.

CAB

Godzilla (2014) / Gareth Edwards

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Le gros lézard revient pour aider les humains à combattre deux gros monstres. Bon il y a aussi une histoire de trauma mais on s’en fout on veut voir de la baston.

Après un « Monsters » de sinistre mémoire, Edwards se voyait confier la nouvelle version des aventures de Godzilla.

Le film est vraiment très beau et la mise en scène plutôt intelligente. Mais tout ceci est plombé par un scénario en bois qui enchaine avec virtuosité (sic) les trous de script.

Il y a bien une séquence cool (les parachutes) mais elle est totalement gratuite ce qui est symptomatique d’un film qui se la joue poseur en ne montrant pas la plupart des séquences de combats des monstres.

Pas terrible.

CAB

Sabotage (2014) / David Ayer

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Les membres d’un commando de la DEA (dirigé par Arnold) sont abattus les uns après les autres après la disparition de 10 millions de dollars qu’ils avaient volé à un cartel.

Ayer clame qu’il a eu de gros soucis avec ses producteurs (et cela se ressent terriblement) mais cela ne suffit pas forcément à excuser ce très gros ratage.

Une fois de plus il multiplie les artifices de mise en scène ridicules (paluches sur des armes, plans à la Call of Duty) sur une très moche photo vidéo.

Le script en bois enchaine les invraisemblances pour aboutir à une fin ridicule. Mais le principal soucis réside dans le perso de Schwarzie qui n’est finalement qu’une grosse concession commerciale.

Les gunfight sont laids et illisibles et on est juste surpris par l’ultra violence du film qui verse parfois dans le gore.

Et pour finir, on aura une pensée pour Olivia Williams qui doit toujours se demander ce qu’elle est venue faire dans cette galère.

CAB

X-Men: Days of Future Past (2014) / Bryan Singer

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En (très) gros Wolverine voyage en 1973 pour empêcher la quasi extinction des mutants et de la race humaine.

Singer revient aux affaires dans ce nouvel opus des aventures des X-Men.

X-Men, c’est la seule franchise de super-héros qui possède un réel fond et un génial méchant en la personne de Magnéto.

Les premières séquences renvoient à l’ouverture du premier film de la saga et Singer poursuit une œuvre cohérente.

C’est aussi un blockbuster qui déménage de bout en bout et n’est pas laid contrairement à beaucoup d’autres films contemporains.

Bref c’est du tout bon.

CAB

Pompéi (2014) / Paul W.S. Anderson

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Un gladiateur, dont les parents ont été assassinés par l’horrible Corvus (Kiefer Sutherland), se retrouve à Pompéi quelques jours avant l’éruption du Vésuve, c’est vraiment pas de chance.

Ça commence exactement comme « Conan » , ça se poursuit comme « Spartacus » enfin plutôt « Gladiator » , mais au bout du compte il s’agit juste d’un pseudo film catastrophe à l’eau de rose prétexte à un vague « revenge movie » vu et revu.

Anderson se contente d’enfiler les combats de gladiateurs comme des perles et nous assomme à force de se répéter passant à côté d’un film qui aurait pu être beaucoup plus intéressant.

Bon il y a quelques moments assez réussis et spectaculaires dans la partie « éruption » mais pas assez à mon goût.

Tout juste distrayant.

CAB

RoboCop (2014) / José Padilha

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Bon ben c’est le remake du film iconique de Verhoeven.

Le brésilien Padhila réalise son premier film à Hollywood et s’attaque à un mythe. Autant le dire tout de suite c’est une hérésie.

Le film dans l’ensemble est totalement aseptisé et perd tout le sel de l’original. La plus grande idée du scénariste étant de faire du personnage de Murphy (Nancy Allen dans le film de Verhoeven) un noir; c’est tout dire … Les scènes d’action font plus penser à un jeu vidéo qu’à du cinéma et sont, en outre, très peu lisibles.

Samuel L. Jackson vient cachetonner dans une numéro grotesque comme la plupart du casting (mais que vient faire Gary Oldman dans cette galère ?).

Pour couronner le tout le film n’a pas une once d’humour et n’est pas aussi décapant que l’était l’original.

Un ratage.

CAB

Yves Saint Laurent (2014) / Jalil Lespert

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Le biopic, très officiel, de la vie de Yves Saint Laurent ou plutôt de sa relation avec Pierre Bergé.

C’est aussi un excellent film de promotion pour la comédie française.

Le gros problème du film est qu’il est totalement vampirisé par la performance impressionnante de Niney (Gallienne est pâle à côté) à chacune de ses apparitions, et elles sont nombreuses bien sûr, on ne peut s’empêcher de se dire « c’est incroyable il est Saint Laurent ». Que ce soit dans les gestes ou les intonations de voix c’est saisissant. Mais cela fait systématiquement sortir du récit.

A cela, on peut ajouter l’absence criante de mise en scène de Lespert qui illustre platement les divers épisodes de son récit (notamment les défilés filmés comme à la télé (sic)) et ne s’attache jamais à nous montrer ce qu’était le génie de Saint Laurent.

Lespert ne doit pas beaucoup aimer les femmes quand on voit ce qu’il fait des ses personnages féminins cantonnés à des rôles caricaturaux et surtout interprétés de manière désastreuse par le duo Marie de Villepin / Charlotte le Bon, l’une plus nulle que l’autre.

Sinon le film est très beau et on ne s’ennuie pas mais tout ça manque de vie, de chair et d’émotion et ne reste qu’une succession de séquences.

Les dernières séquences sont ce qu’il y a de plus réussi.

On attend donc le film de Bonello (ou pas).

CAB