Les Gens de Dublin (1987) / John Huston

Deux sœurs reçoivent famille et amis le soir de l’épiphanie.

John Huston adapte James Joyce pour ce qui fut son dernier film, avec son fils Tony au scénario et sa fille Angelica dans le rôle principal.

Merveilleusement mis en scène, par un Huston très malade et en fauteuil roulant, « The dead » est un monument d’émotion et de subtilité, entre rires et larmes, qui atteint son acmé lors d’un monologue de fin qui touche au sublime.

Une pépite.

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L’extase et l’agonie (1965) / Carol Reed

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Ou comment Michel-Ange (Charlton Heston) peint le plafond de la chapelle Sixtine et sa relation conflictuelle avec le pape Jules II (Rex Harrison).

Le film est une grosse machine qui oscille constamment entre ses deux personnages principaux : le pape Jules II plus guerrier qu’homme d’église et Michel-Ange en artiste tourmenté par les affres de la création.

A l’arrivée, Carol Reed n’arrive pas vraiment à trouver le ton juste entre les séquences de foules et les moments plus intimistes (la peinture de la fresque) et signe un très surprenant prologue documentaire sur l’œuvre sculptée de Michel-Ange.

Il y a des moments de pur kitsch (Michel-Ange au somment de la montagne trouvant l’inspiration pour « Dieu donnant la vie à Adam ») et aussi quelques sympathiques séquences humoristiques mais qui n’ont pas vraiment grand chose à faire ici.

Il manque surtout une structure narrative au film qui n’est souvent qu’une répétition des mêmes scènes.

Malgré tout, les séquences avec Michel-Ange peignant sont réussies et le film dégage un charme certain même s’il est un peu trop académique (dans le mauvais sens du terme).

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Le dragon du lac de feu (1981) / Matthew Robbins

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Un apprenti sorcier va affronter un terrible dragon et tenter de sauver un village.

Matthew Robbins (scénariste de « Sugarland Express », « THX 1138 », « Rencontres du troisième type« , « Mimic » etc.) réalise ce film Disney qui n’en est pas vraiment un avec ses bébés dragons dévorant un pied, ses sous entendus constants ou sa scène de nudité.

Robbins a l’intelligence de filmer les premières apparitions de sa créature comme dans « Alien » en en montrant le minimum faisant de la découverte de ce magnifique dragon (créé par Tippett et Muren) un formidable moment.

Bon il y a aussi de drôles de raccourcis scénaristiques, une musique parfois géniale parfois bizarrement ratée de Alex North mais l’ensemble se révèle très sympathique et fort distrayant.

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Cléopâtre (1963) Joseph L. Mankiewicz

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Commencé par Rouben Mamoulian, repris par Mankiewicz et terminé par Darryl F. Zanuck ce film mythique de 4h08 (dont la version originale durait 6h00) souffre de tous les aléas rencontrés qui en ont fait le film le plus cher de son époque.

Elizabeth Taylor est aussi sublime qu’insupportable, Richard Burton transpire l’alcool à chaque plan alors que Rex Harrison est impérial.

Un film pharaonesque, fastueux, bancal et boursouflé qui recèle quelques grands moments de cinéma comme la fameuse arrivée de Cléopâtre à Rome, le meurtre de César ou la bataille navale.

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L’honneur des Prizzi (1985) / John Huston

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Nicholson (sobrissime), tueur à gages mafieux, tombe éperdument amoureux de Kathleen Turner elle aussi tueuse à gages mais peut on vraiment l’être dans un tel milieu ?

Huston signe avec jubilation son avant dernier film (à 79 ans).

Un très grand film sur l’amour, la famille dans lequel tous les mafieux sont de vieux messieurs (presque) respectables. William Hickey dans le rôle de Don Corrado Prizzi y est génial tout comme Angelica Huston en amoureuse déchue.

Les dernières séquences du film amenant à son inéducable dénouement sont une pure merveille sans parler du géniallissime dernier plan.

Une merveille.

La chevauchée sauvage (1975) / Richard Brooks

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Un western très original et truculent qui narre une course à cheval à travers les États Unis.

Casting haut de gamme : Gene Hackman, Candice Bergen, James Coburn, Ben Johnson, Ian Bannen et même Jan-Michael Vincent, magnifique photo de Harry Stradling Jr et très belle musique de Alex North.

Le vieil Ouest est à bout de souffle, ses cowboys épuisés par une course harassante mais les valeurs demeurent envers et contre tout.

Excellent.

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Good Morning, Vietnam (1987) / Barry Levinson

 

Deux ans avant « le cercle des poètes disparus » Robin Williams se dressait déjà contre l’autorité.

Levinson réalise un film amer sur le Vietnam qui au delà de son aspect comique montre progressivement l’enlisement du conflit grâce à des séquences musicales remarquables.

La scène où Williams rencontre des soldats partant pour le front (et une mort quasi certaine) est une très belle réussite.

Un classique où l’improvisation a été le maître mot durant le tournage.

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Spartacus (1960) / Stanley Kubrick

Dalton Trumbo au scénario, Saul Bass au générique, Kubrick derrière la caméra : trio gagnant pour un grand film politique au formidable casting.

Les scènes de foule sont  impressionnantes (et sans trucages numériques) sans parler du mémorable travelling sur les cadavres après la bataille.

 

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