La main sur le berceau (1992) / Curtis Hanson

Un médecin se suicide après avoir été accusé de harcèlement par une patiente (Annabella Sciorra). Sa veuve (Rebecca De Mornay), enceinte, perd l’enfant qu’elle portait et décide de se venger …

Dans les années 90, la cellule familiale américaine est souvent menacée ( « Liaison fatale », « La nurse » etc.) et Hanson apporte sa pierre à l’édifice en jouant sur l’opposition entre la vie et la mort, dès l’habile montage en parallèle qui ouvre film.

Terriblement vicieux et efficace.

CAB

Jurassic World (2015) / Colin Trevorrow

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Nouveau parc, nouveaux dinosaures, dont un très méchant génétiquement modifié, et bien sûr nouvelle catastrophe en prévision.

Dès l’apparition des vélociraptors dressés, on se dit que Colin Trevorrow a tout faux et la suite ne fait que le confirmer.

Détruisant méticuleusement les mythes créés dans les excellents premiers opus de Spielberg et sans aucune magie, le film enchaine les séquences poussives sans la moindre idée de mise en scène.

Le casting est à la rue (il faut dire qu’il n’y a pas de personnages) et les dinosaures semblent bien moins beaux que dans les films d’origine.

Dire qu’ils se sont mis à quatre pour écrire ça …

CAB

La planète des singes: l’affrontement (2014) / Matt Reeves

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Dix ans après le début de l’épidémie qui a éradiqué une grande partie de l’humanité, les singes, menés par Caesar, vont être confrontés à un groupe de survivants humains.

Autant le précédent opus était une réussite, autant cette suite est une cruelle déception.

Même si Matt Reeves filme plutôt bien (la caméra sur la tourelle du char pour un très bon plan séquence), il ne peut lutter contre le scénario du film totalement en bois et prévisible de bout en bout. Et que dire des personnages inexistants ou ultra caricaturaux qui pour couronner le tout, sont interprétés pas un cast à la rue (les singes en CGI jouent largement mieux).

On sera juste content de saluer le retour de Michael Seresin à la photo et la jolie partition de Giacchino.

Une cruelle déception.

CAB

La planète des singes: Les origines (2011) / Rupert Wyatt

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Un jeune scientifique met au point un remède contre la maladie d’Alzheimer qu’il teste sur des singes.

L’ambition du film était énorme (faire un prequel du génial « Planète des singes » de Schaffner) et franchement casse gueule.

Grâce à un scénario habile qui se raccroche à la mythologie de la saga (Caesar construisant une maquette de la statue de la liberté, la mission vers Mars, les noms des divers protagonistes etc.) et à l’inspiration de son metteur en scène le film devient un blockbuster intelligent.

Alors certes ce n’est pas du même niveau que le chef d’œuvre de Schaffner mais le film est parfois émouvant (si, si), son début se déroule à un rythme effréné, il est ultra efficace et contient de purs moments de mise en scène (la pluie de feuilles, la révolte des singes etc.) et sa séquence post générique de fin super tripante.

Une franche réussite.

CAB