Anaconda, le prédateur (1997) / Luis Llosa

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En Amazonie, une équipe de documentaristes est prise en otage par un chasseur voulant capturer le plus grand serpent vivant…

Ce petit « Jaws » où un serpent remplace le requin, n’est pas la pire des innombrables photocopies du film de Spielberg.

Alors oui John Voight nous sert un affreux numéro de cabotinage, le serpent numérique n’est pas très réussi, le scénar est bourré d’invraisemblances mais néanmoins on éprouve un petit plaisir coupable à la vision de ce luxueux nanar.

CAB

Les longs manteaux (1986) / Gilles Béhat

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En Bolivie, un géologue français (Giraudeau, parfait) se retrouve pris entre l’armée et un groupe paramilitaire qui tente d’assassiner un écrivain qui vient d’être libérer après la chute de la junte.

Béhat signe enfin son western, assez proche du « Train sifflera trois fois » , avec son train que tout le monde attend, son village investi par de sanguinaires tueurs prêts à tout pour assassiner un symbole de liberté.

En faisant se dérouler l’action sur deux plans (le village et le train) Béhat fait monter la tension jusqu’à son explosif et surprenant final.

Vraiment bien.

CAB

X-Men: Apocalypse (2016) / Bryan Singer

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Apocalypse, le tout premier mutant, ressuscite. Les X-Men vont avoir du pain sur la planche.

Ce nouvel épisode de la franchise est une déception par rapport au précédent opus réalisé, lui aussi, par Singer.

Le film est visuellement très beau mais les atermoiements de Magneto (une marque de fabrique de la franchise) finissent par lasser le spectateur, même si ses scènes sont souvent les meilleures grâce à la présence magnétique (sic) de Fassbender.

L’intrusion de Logan n’est qu’un clin d’œil assez gratuit et puis Jennifer Lawrence est décidément totalement insupportable.

Pas nul mais il est temps de se ressaisir Bryan.

CAB

Le retour de la momie (2001) / Stephen Sommers

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Imhotep revient et se lance à la poursuite du bracelet du Roi Scorpion.

Après un premier opus fort réussi, Sommers remet le couvert pour cette suite.

Pour le meilleur, le film renforce le côté tragique du personnage d’Imhotep, les séquences avec les armées d’Anubis sont super cool tout comme les flash-back qui ponctuent le récit et puis il y a aussi le roi scorpion…

Malheureusement le film décalque beaucoup trop l’original (la tempête de sable remplacée par une vague immense etc.) et la réincarnation de Rachel Weisz en Nefertiti est limite risible.

Sympa tout de même.

CAB

La momie (1999) / Stephen Sommers

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Un aventurier réveille accidentellement la momie du terrible Imhotep …

Reboot du classique de 1932, cette momie est une franche réussite réunissant une impeccable direction artistique, des effets spéciaux made in ILM, un score dantesque de maître Jerry, un humour potache et même quelques passages frôlant le gore.

Bref c’est super sympathique (ah cette séquence d’ouverture en Egypte ancienne) et mené tambour battant par le sous estimé Stephen Sommers.

CAB

Zu, les guerriers de la montagne magique (1983) / Tsui Hark

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En plein milieu de guerres tribales chinoises, des guerriers et un moine s’associent pour lutter contre une entité diabolique.

Hark signe un film d’art martial aux combats impressionnant situé dans la Chine moyenageuse .

D’une grande inventivité « Zu » reste une référence du genre par son incursion dans le fantastique et son côté délirant totalement assumé.

Et puis un film dans lequel un simple drap peut devenir une créature magique ne peut être que génial.

CAB

Spectre (2015) / Sam Mendes

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James Bond est sur la piste d’une mystérieuse organisation criminelle nommée Spectre.

Après le plan séquence d’ouverture bien foutu, le film bascule très vite dans le ridicule avec une improbable séquence d’hélicoptère ou encore une poursuite en voiture mollassonne dans Rome qui fait plus penser à un circuit touristique.

Comme la plupart des nouveaux films de super-héros, le film se prend beaucoup trop au sérieux et son scénario enchaîne les incohérences.

Cerises sur le gâteau, Léa Seydoux a une tronche de travesti dans la séquence du train et Waltz nous ressort une fois de plus un grand numéro de cabotinage.

Bref c’est pas terrible du tout.

CAB

Star wars: Episode III – La revanche des sith (2005) / George Lucas

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Troisième opus de la saga de Lucas ou comment Anakin devient Darth Vader.

Dès la grandiose bataille spatiale qui ouvre le film on se dit que Lucas a tout bon.

D’une noirceur surprenante, ce grand drame shakespearien est un régal du début à la fin.

Le voyage d’Anakin vers le côté obscur de la force devient un itinéraire poignant qui culmine dans les dernières séquences.

Lucas, en état de grâce, signe une succession de scènes impressionnantes dont le summum est atteint dans la magnifique séquence de l’ordre 66, très grand moment de cinéma, ou encore dans le duel hautement symbolique dans l’enceinte du sénat.

Une grande réussite qui gomme les quelques imperfections (mineures) des épisodes précédents et qui conclu en beauté une prélogie mal aimée (à tort).

CAB

Star wars: Episode II – L’attaque des clones (2002) / George Lucas

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Anakin a grandi et n’est pas du tout un adolescent calme.

Lucas signe l’épisode le plus romanesque de la saga et ça fonctionne plutôt bien. Il enchaine les morceaux de bravoure (l’usine des clones, la bataille dans l’arène, le duel avec Yoda, les charges sismiques …) et le spectateur assiste impuissant à la chute inexorable de la République et en parallèle au voyage vers le côté obscur d’Anakin. L’inversion des valeurs des épisodes IV, V et VI est très bien traitée (les stormtroopers sont les gentils).

Après avoir fait jouer Peter Cushing dans « La guerre des étoiles » Lucas offre un rôle à son comparse Christopher Lee, nouvelle preuve de sa cinéphilie.

Visuellement somptueux (le look rétro des vaisseaux est particulièrement réussi), le final du film reste un très grand moment de cinéma accompagnée par la géniale marche impériale d’un Williams beaucoup plus inspiré que dans l’épisode VII.

Jubilatoire.

CAB

Star wars: Episode I – La menace fantôme (1999) / George Lucas

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Premier opus de la nouvelle trilogie de Lucas qui se situe bien en amont de « La guerre des étoiles » .

Un film était tellement attendu qu’il a en déçu beaucoup et pourtant …

Alors oui il y a des éléments du film qui peuvent être horripilants (Jar Jar notamment), oui il est un peu enfantin mais Lucas a une vraie vision d’artiste et de metteur en scène.

Son récit est fluide et se suit avec plaisir, sa course de pods est un vrai morceau de bravoure et un bel hommage à « Ben-Hur » et surtout ça faisait des années que l’on avait pas vu un film de SF aussi fun.

Se bonifie à chaque nouvelle vision.

CAB

Jurassic World (2015) / Colin Trevorrow

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Nouveau parc, nouveaux dinosaures, dont un très méchant génétiquement modifié, et bien sûr nouvelle catastrophe en prévision.

Dès l’apparition des vélociraptors dressés, on se dit que Colin Trevorrow a tout faux et la suite ne fait que le confirmer.

Détruisant méticuleusement les mythes créés dans les excellents premiers opus de Spielberg et sans aucune magie, le film enchaine les séquences poussives sans la moindre idée de mise en scène.

Le casting est à la rue (il faut dire qu’il n’y a pas de personnages) et les dinosaures semblent bien moins beaux que dans les films d’origine.

Dire qu’ils se sont mis à quatre pour écrire ça …

CAB

L’ordre et la morale (2011) / Mathieu Kassovitz

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La prise d’otages d’Ouvéa du point de vu du commandant du GIGN Philippe Legorjus (interprété par Kassovitz himself).

Au delà du personnage qu’est devenu Kassovitz, il faut reconnaître, qu’outre être un excellent acteur, il peut être un sacré metteur en scène.

Malgré une bonne grosse dose de manichéisme, une certaine lourdeur et des moyens financiers limités, Kassovitz arrive à donner une certaine ampleur à son film et signe quelques séquences impressionnantes (l’attaque de la gendarmerie, l’assaut final …).

Historiquement contestable (Legorjus ayant changé plusieurs fois de versions) « l’Ordre et la Morale » n’en reste pas moins un bon film (français).

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Mad Max: Fury Road (2015) / George Miller

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Fury Road c’est le film qui te donne envie d’applaudir après la (démente) première séquence et ça, ça n’a pas de prix.

Miller conserve tous les codes de sa saga et fait preuve d’une inventivité constante tout du long de cette merveille.

Sa mise en scène renvoie à leurs études tous les tacherons qui sévissent aujourd’hui (Zack et Christopher si vous nous entendez).

Seul bémol, Tom Hardy à côté de la plaque (alors que Charliez Theron est parfaite) mais à sa décharge son rôle est ingrat et secondaire finalement.

Et ce putain de dernier plan qui dit tout.

Master George reste au firmament.

CAB

Les aventures du capitaine Wyatt (1951) / Raoul Walsh

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Dans les Everglades, le Capitaine Wyatt (Gary Cooper tout en charisme) et ses hommes doivent détruire un fort, aux mains de la terrible tribu des Séminoles.

Ce western de Raoul Walsh est une grande réussite. D’abord il se situe dans en environnement original pour le genre (les Everglades) et surtout n’est quasiment qu’une longue poursuite de 100 minutes.

Dans un technicolor magnifique, Walsh, signe un film haletant à la mise en scène totalement maitrisée.

C’est aussi le film qui donna naissance au célèbre Wilhelm scream (cri utilisé comme effet sonore dans plus de 300 films depuis 1951).

Triple top.

CAB

Exodus (2014) / Ridley Scott

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Le film qui donne envie de revoir les « 10 commandements » .

Ridley Scott s’échoue lamentablement sur les rives du Nil avec ce film paresseux et bâclé.

Entre le casting totalement à la rue (Christian Bale est grotesque, comme souvent, Sigourey Weaver, John Turturro et Ben Kingsley viennent payer leurs impôts, Joel Edgerton grimace jusqu’à plus soif) une direction artistique très laide et une quasi absence d’idées de mise en scène il n’y a pas grand chose à sauver.

La traversée de la mer rouge est un franche rigolade et les plaies d’Égypte frôlent le bis italien (mention aux maquillages totalement ratés).

La seule bonne idée c’est de montrer que Dieu est un être sauvage qui commet les pires horreurs pour aider le peuple élu.

Le plus triste c’est que c’est ce film qu’il a dédié à son frère …

CAB

En pleine tempête (2000) / Wolfgang Petersen

the-perfect-storm-title-cardUn groupe de marins, parti en mer pour une ultime pêche, se retrouve confronté à la tempête du siècle.

Petersen s’attaquait au film catastrophe (inspiré d’une histoire vraie) avant « Poseidon » et retrouve la mer de son génaial « Bateau » .

Le meilleur du film se trouve dans ses séquences de tempête vraiment impressionnantes et mises en scène avec talent. Petersen rend le sort funeste (annoncé dès la première séquence) des ses personnages poignant en créant une empathie pour eux dans des séquences de vie au port qui malheureusement, sont parfois beaucoup trop sirupeuses.

Le casting est impeccable (Clooney en capitaine courage, Whalberg en moussaillon Mastrantonio, Ironside, John C. Reilly et même Karen Allen) avec pour seule tâche une Diane Lane épouvantablement nulle, qui massacre chacune des scènes où elle apparaît.

Artistiquement c’est du béton avec John Seale et une jolie partition, larmoyante, de Horner (en pleine auto-citation).

Bref c’est très efficace et totalement énervant par moments.

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L’homme qui voulut être roi (1975) / John Huston

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Deux soldats de l’armée britannique (Sean Connery et Michael Caine, dans un numéro de duettistes de haut vol) décident de se rendre au Kafiristan afin d’en devenir les rois. Rudyard Kipling (Christopher Plummer excellent) est le témoin de cette quête insensée.

Huston signe une merveille de film d’aventure aussi drôle que dramatique (le final crépusculaire est un modèle du genre) sur le pouvoir, la religion et la folie des hommes.

La direction artistique est sublime et en plus il y a des matte painting de Albert Whitlock !

Chef d’œuvre.

CAB

Les Vikings (1958) / Richard Fleischer

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L’histoire de deux frères (Kirk Douglas et Tony Curtis), qui ne savent pas qu’ils le sont, tous les deux épris de la même femme (Janet Leigh) mais pas que …

C’est un film absolument génial où le héros n’est pas forcément celui que l’on croit. Un film dur et violent, psychologiquement très fort où le viol est un acte fondateur.

Fleischer prouve qu’il n’est pas un simple yes man mais un grand metteur en scène (la course sur les rames ou le superbe duel final sur le toit d’une chapelle) et en plus il bénéficie ici d’un scénario absolument génial de Calder Willingham (« Paths of Glory », « One-Eyed Jacks » , « The Graduate » , « Little Big Man » etc.).

C’est ultra dense, bourré d’idées (les mutilations parallèles de Douglas et Curtis, la mort du méchant expédiée, Curtis et Borgnine dans la séquence de la fosse… ) et très documenté.

Bref c’est formidable.

CAB

Le voyage fantastique (1966) / Richard Fleischer

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Pour sauver un transfuge de l’est, un sous marin, et son équipage, sont miniaturisés et injectés dans son corps pour détruire une caillot dans son cerveau.

Fleischer réalise une sorte de polar mâtiné de science fiction situé dans un corps humain extrêmement novateur.

Les multiples péripéties s’enchainent dans ce voyage aux effets spéciaux très malins et réussis.

Totalement culte, avec de sympathiques idées même si le scénario n’exploite pas toutes les possibilités qui s’offraient aux auteurs.

Et puis il y a Raquel Welch en combinaison moulante ;)

CAB

Medicine Man (1992) / John McTiernan

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Une biologiste (Lorraine Bracco en roue libre) est envoyée dans la jungle amazonienne pour assister le Docteur Robert Campbell (Sean Connery avec les cheveux de Jerry Goldsmith) qui a, visiblement, fait une découverte médicale de la plus haute importance.

Après « The hunt for red october » McTiernan dirige ce drôle de film à la fois comédie (romantique sur la fin) jouant sur l’antagonisme entre Bracco et Connery mais aussi film d’aventure vaguement écologiste.

La principale limite du film se situe dans le script du très surfait Tom Schulman (« Dead Poets Society » et « Honey, i shrunk the kids ») qui navigue dans tous les sens sans vraiment faire un choix malgré quelques dialogues savoureux.

C’est vraiment dommage car McTiernan signe une magnifique mise en scène toute en mouvements (la séquence de la promenade dans les arbres est à ce titre merveilleuse) portée par un très beau score de Jerry Goldsmith.

Malgré tout le film se laisse voir avec et n’est pas la daube annoncée.

CAB

Le convoi de la peur (1977) / William Friedkin

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Quatre hommes se retrouvent coincés dans un village perdu d’Amérique du Sud. Leur seule échappatoire : conduire, sur 300 kilomètres, des camions chargés de nitroglycérine pour éteindre un puits de pétrole en flammes.

Friedkin ose faire un remake du génial « Salaire de la peur » de Henri-Georges Clouzot et c’est vachement bien.

Après ses formidables quatre prologues, Friedkin place ses quatre personnages principaux (Bruno Cremer, Roy Scheider, Amidou et Francisco Rabal tous parfaits) dans une sorte d’enfer sur terre où déchus de tout, tous les moyens seront bons pour s’échapper.

Le scénario de Friedkin et Walon Green (auteur de la  » Horde sauvage« ) conserve la trame du film de Clouzot (surtout dans sa deuxième partie) mais thématiquement on sent l’empreinte de Friedkin.

Cette incroyable odyssée des camions monstres est un vrai tour de force qui enchaine les séquences d’anthologie.

Bref c’est un putain de film, totalement noir.

Et on notera la présence de Luis LLosa (réalisateur de « l’Expert » et de « Anaconda ») en assistant de production.

CAB

Pompéi (2014) / Paul W.S. Anderson

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Un gladiateur, dont les parents ont été assassinés par l’horrible Corvus (Kiefer Sutherland), se retrouve à Pompéi quelques jours avant l’éruption du Vésuve, c’est vraiment pas de chance.

Ça commence exactement comme « Conan » , ça se poursuit comme « Spartacus » enfin plutôt « Gladiator » , mais au bout du compte il s’agit juste d’un pseudo film catastrophe à l’eau de rose prétexte à un vague « revenge movie » vu et revu.

Anderson se contente d’enfiler les combats de gladiateurs comme des perles et nous assomme à force de se répéter passant à côté d’un film qui aurait pu être beaucoup plus intéressant.

Bon il y a quelques moments assez réussis et spectaculaires dans la partie « éruption » mais pas assez à mon goût.

Tout juste distrayant.

CAB

La kermesse des aigles (1975) / George Roy Hill

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Waldo Pepper (Redford) qui n’a été, à son grand dam, qu’instructeur de pilotes pendant la première guerre mondiale vivote en participant à des shows aériens.

Dernier film du duo George Roy Hill / Robert Redford après les magnifiques « Butch Cassidy et le Kid » et « L’arnaque » que son réalisateur place sous un signe funèbre dès son générique.

Le gros problème du film réside dans ses ruptures de tons, parfois très abruptes. Entre comédie et drame, Roy Hill et Goldman (au scénario) ne savent pas toujours sur quel pied danser.

Pourtant il y a de très belles idées, une jolie mise en scène et des séquences en avion époustouflantes (et sans CGI).

La dernière partie du film où Redford rencontre enfin sa chimère (un pilote allemand sorte de baron rouge) est formidable et nous fait encore plus regretter ce qu’aurait pu être le film.

Pas totalement réussi mais très intéressant.

CAB

Le Hobbit: La désolation de Smaug (2013) / Peter Jackson

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Les nains et Bilbo poursuivent leur interminable périple vers Erebor.

Bon ben c’est du Jackson avec un festival de raccords foireux (nuit/jour), des mouvements de caméras intempestifs et gratuits sur des décors numériques et un scénario totalement merdique.

Contrairement au premier opus il se passe ici enfin quelque chose mais tout ça est extrêmement laborieux et on a clairement l’impression que Jackson étire, une fois de plus, son film pour justifier la production de trois épisodes.

L’orgie d’images numériques frôle l’indigestion d’autant plus que ce le film n’est pas très beau. On sauvera tout de même le très joli dragon qui, inexplicablement, passe son temps à philosopher au lieu de se débarrasser de ses ennemis (sic).

Et sans se fouler pépère Jackson nous refourgue une fin quasi identique à celle du premier épisode.

CAB

L’extase et l’agonie (1965) / Carol Reed

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Ou comment Michel-Ange (Charlton Heston) peint le plafond de la chapelle Sixtine et sa relation conflictuelle avec le pape Jules II (Rex Harrison).

Le film est une grosse machine qui oscille constamment entre ses deux personnages principaux : le pape Jules II plus guerrier qu’homme d’église et Michel-Ange en artiste tourmenté par les affres de la création.

A l’arrivée, Carol Reed n’arrive pas vraiment à trouver le ton juste entre les séquences de foules et les moments plus intimistes (la peinture de la fresque) et signe un très surprenant prologue documentaire sur l’œuvre sculptée de Michel-Ange.

Il y a des moments de pur kitsch (Michel-Ange au somment de la montagne trouvant l’inspiration pour « Dieu donnant la vie à Adam ») et aussi quelques sympathiques séquences humoristiques mais qui n’ont pas vraiment grand chose à faire ici.

Il manque surtout une structure narrative au film qui n’est souvent qu’une répétition des mêmes scènes.

Malgré tout, les séquences avec Michel-Ange peignant sont réussies et le film dégage un charme certain même s’il est un peu trop académique (dans le mauvais sens du terme).

CAB

The White Dawn (1974) / Philip Kaufman

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En 1896, trois marins (Warren Oates, Timothy Bottoms et Louis Gossett Jr.) se retrouvent abandonnés sur la banquise arctique. Ils sont recueillis par des eskimos…

Kaufman signe ce film d’aventure entre « La légende de Jesse James » et son remake de « L’invasion des profanateurs de sépultures ».

Le film est quasi documentaire sur la vie des eskimos notamment dans ses impressionnantes séquences de chasses mais ne délaisse pas pour autant son aspect fictionnel.

L’intrusion des hommes blancs chez les « sauvages » aura un prix et Kaufman l’annonce tout du long du film avec le motif récurrent du sang tachant la neige.

Pour parachever le tout, Michael Chapman signe une jolie photo et Henry Mancini est à la partition.

Une réussite.

CAB

Princess Bride (1987) / Rob Reiner

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C’est un conte mais pas que …

Reiner montre une fois plus que c’est un excellent cinéaste avec cette adaptation d’un livre (et d’un scénario) du non moins excellent William Goldman.

En s’appropriant (et en respectant) les codes des contes, il nous offre à voir une pépite qui fourmille d’idées et qui est constamment drôle sans jamais négliger l’histoire et ses personnages. A ce titre les allers-retours entre l’époque contemporaine et le conte lui même lu par le grand père sont formidables.

Du casting parfait on citera Wallace Shawn hilarant, Peter Falk ou encore Billy Crystal dans une performance dont lui seul à le secret.

Bref c’est un régal.

CAB

L’ombre et la proie (1996) / Stephen Hopkins

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En 1895, en Afrique, le colonel Paterson (Val Kilmer) doit faire face à deux lions qui s’attaquent à ses ouvriers qui fabriquent un pont.

Ce film, basé sur une histoire vraie, est un projet qui passionnait William Goldman depuis des années et fut enfin réalisé en 1996; c’est aussi une sorte de « Jaws » avec des lions.

Hopkins retient d’ailleurs, les leçons de Spielberg en préférant suggérer plutôt que montrer.
La première attaque des lions en étant un parfait exemple.

Kilmer et Michael Douglas forment un duo de chasseurs qui fonctionne parfaitement.

Goldman regrettait, à raison, que Douglas, qui au départ n’était que le producteur du film, ait supprimé tout le caractère mythique de son personnage lorsqu’il décida d’interpréter finalement le rôle.

Goldsmith à la musique et Zsigmond à la photo parachèvent la réussite artistique de ce film qui tient très bien la route malgré quelques petites facilités dans son dernier tiers.

Ultra efficace.

CAB

Le monde fantastique d’Oz (2013) / Sam Raimi

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Un magicien (James Franco) est propulsé dans le monde merveilleux de Oz pour y affronter une méchante sorcière et devenir quelqu’un de bien.

Raimi et Disney inventent cette prequel au film de 1939 réalisé par Victor Fleming. En fait ce qui intéresse surtout le réalisateur c’est de faire un remake de son « Evil Dead III » en version très light bien sûr.

Le début en forme d’hommage aux pionniers du cinéma est réussi et emporte le spectateur , tel Ash, dans un monde étrange.

Raimi arrive à créer un univers assez beau et cohérent (avec son GROS budget) peuplé de créatures et de décors très, très colorés dans lequel se déroule une suite de séquences plus ou moins réussies (parmi les meilleures on citera le village de porcelaine).

Malheureusement, le film reste enfantin (Disney oblige) et déroule sans accroc son scénario de manière très mécanique.

Gentillet mais on peut préférer l’humour déjanté de « Army of darkness ».

CAB

Robin des Bois / unrated director’s cut (2010) / Ridley Scott

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Helgeland et Scott sont aux commandes de ce qui semblerait être une sorte de prequel des aventures de Robin des bois avec Russel Crowe dans le rôle titre.

On voit bien l’intention des scénaristes mais aussi bonne soit elle, elle n’atteint jamais son but.

Le film part dans tous les sens alternant entre le film social (le discours de Robin premier socialiste de l’histoire !), la grande fresque épique avec batailles et tout le toutim en passant par la comédie romantique tout en étant une sorte de remake moyenâgeux de « Gladiator« . Le meilleur restant son somptueux générique de fin.

C’est surtout du grand n’importe quoi mis en scène sans grande conviction par un Scott en petite forme.

Crowe nous ressort son jeu de mâchoires crispées et chaque apparition de Léa Seydoux est un festival de moue boudeuse et de jeu à contre temps.

Distrayant mais totalement raté.

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Kingdom of Heaven (director’s cut) (2005) / Ridley Scott

En salles j’avais été énormément déçu par ce film, et bien le director’s cut ne change pas beaucoup la donne.

Psychologie des personnages erratique, ralentis incessants et insupportables, scénario bancal, Orlando Bloom fadasse (comme d’hab), love story assez inutile, duel final grotesque et inutile et surtout une volonté d’inscrire le film dans l’histoire contemporaine totalement hors sujet.

C’est surtout la deuxième partie du film qui pose problème tant le début est prometteur.

Restent néanmoins le sens incroyable de l’image de Scott, des ellipses formidables (la bataille dans le désert) et deux formidables personnages : Saladin et le roi de Jérusalem (magnifiquement interprété par Norton).

Raté mais beau.

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Les duellistes (1977) / Ridley Scott

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Durant les campagnes Napoléoniennes deux officiers (Harvey Keitel et Keith Carradine) ne cessent de s’affronter en duel.

Pour son premier film, Scott adapte une nouvelle de Joseph Conrad et dresse le portrait de deux hommes que tout oppose et surtout leur définition de l’honneur.

Keitel est un homme du passé prisonnier de sa haine alors que Carradine, lui, avance dans sa vie au gré des évolutions de la société.

Scott a la remarquable idée de concevoir tous ses plans comme des tableaux de maitres (on sent l’influence de « Barry Lyndon« ) et c’est prodigieusement beau et surtout ce dispositif n’étouffe jamais le film.

Rarement premier film n’aura été une telle réussite.

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La bible (1966) / John Huston

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La genèse, Adam et Eve, l’arche de Noé, la tour de Babel, Abraham et Isaac devant la caméra de John Huston et produit par Dino de Laurentis.

Le film fut commencé par Bresson que Laurentis licencia assez vite pour le remplacer au pied levé par Huston. On se demande ce qu’il est bien venu faire dans cette galère.

D’une stupéfiante lenteur, le film est un sommet de kitsch dans lequel quelques gloires d’Hollywood viennent cachetonner, comme Ava Gardner ou un affreusement mauvais George C. Scott.

Seul Peter O’Toole tire son épingle du jeu dans un triple rôle d’ange très joliment mis en scène par Huston. C’est bien le seul moment de grâce de ce film pompier qui réussit l’exploit d’étirer toutes ses séquences au delà du supportable (15 minutes de Noé nourrissant les animaux !) et donc d’être extraordinairement chiant.

Très raté.

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Hunger Games: L’embrasement (2013) / Francis Lawrence

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C’est donc la suite de « Hunger Games » qui cartonne au box office.

En fait c’est quasi le même film que le précédent opus, seul le réalisateur change et malheureusement Francis Lawrence n’a pas le talent de Gary Ross.

L’action est terriblement poussive, la mise en scène sans grandes idées et on retrouve toujours ce côté totalement aseptisé du film (et surement des livres).

Le scénario est ultra prévisible de bout en bout et le côté hyper commercial de l’ensemble gâche les quelques bonnes idées.

Se laisse regarder sans plus (et en plus on ira probablement voir la suite).

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Les aventures de Tintin: Le secret de la licorne (2011) / Steven Spielberg

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Spielberg réussit l’impossible en adaptant Tintin et nous offre par la même occasion le cinquième opus des aventures d’Indiana Jones et une séquence de pirates d’anthologie.

Brillant, drôle, époustouflant, un nouveau coup de maître.

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La légende de Beowulf (2007) / Robert Zemeckis

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Le mythique guerrier Beowulf affronte le démon Grendel puis sa mère, sur plusieurs époques, pour sauver le village du roi Hrothgar.

Zemeckis poursuivait ses expérimentations dans l’anmation après « Polar express » avec ce film entièrement réalisé en images de synthèse et motion capture de ses comédiens (Anthony Hopkins, Angelina Jolie, Robin Wright, Ray Winstone, John Malkovitch, Alison Lohman et ce grand malade de Crispin Glover en Grendel).

Contrairement à son précédent opus, ce n’est pas du tout un film pour enfants, Beowulf est gore et rempli de sous entendus sexuels.

Que l’on aime ou non cette technique le film est plastiquement magnifique et permet à son réalisateur d’inventer des mouvements d’appareils incroyables (notamment un travelling arrière complètement fou).

Outre ses affrontements mythiques, Beowulf raconte aussi, et surtout, la fin d’un monde sur lequel régnaient des monstres mythologiques bientôt remplacés par la chrétienté.

La première partie est un peu répétitive et souffre d’un scénario qui avance parfois par accrocs alors que la seconde redonne un souffle épique au film grâce notamment à son superbe dragon.

Silvestri signe une jolie partition toute en chœurs et gros orchestre.

Vraiment intéressant même si le film n’est pas totalement abouti.

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Le territoire des loups (2011) / Joe Carnahan

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Joe Carnahan signe (enfin) son retour avec ce « survival » quasi intimiste brillamment interprété par Liam Neeson et qui vaut largement mieux que son titre français tout pourri.

Se déroulant en Alaska (mais tourné en Colombie Britannique) « The Grey » suit les survivants d’un crash d’avion poursuivis par des loups mais pas que ..

La photographie et les paysages sont splendides et le film passionnant de bout en bout.

Sa fin est tout simplement démente et le dernier plan après le générique de fin une claque.

Grandiose.

Seconde vision : 21/10/2013

Ce « Territoire des loups » reste toujours un magnifique film, Malickien (si, si) en diable (la nature est superbement filmée, les flash-back sur l’enfance etc.), emprunt de poésie et où la religion est omniprésente. Carnahan transcende le « survival » et suggère plus qu’il ne montre.

Grandiose (bis).

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Le dragon du lac de feu (1981) / Matthew Robbins

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Un apprenti sorcier va affronter un terrible dragon et tenter de sauver un village.

Matthew Robbins (scénariste de « Sugarland Express », « THX 1138 », « Rencontres du troisième type« , « Mimic » etc.) réalise ce film Disney qui n’en est pas vraiment un avec ses bébés dragons dévorant un pied, ses sous entendus constants ou sa scène de nudité.

Robbins a l’intelligence de filmer les premières apparitions de sa créature comme dans « Alien » en en montrant le minimum faisant de la découverte de ce magnifique dragon (créé par Tippett et Muren) un formidable moment.

Bon il y a aussi de drôles de raccourcis scénaristiques, une musique parfois géniale parfois bizarrement ratée de Alex North mais l’ensemble se révèle très sympathique et fort distrayant.

CAB

Greystoke, la légende de Tarzan (1984) / Hugh Hudson

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Les aventures de Tarzan (ChristopheR Lambert excellent si, si, si) entre l’Afrique et l’Angleterre.

Hudson confirmait son talent avec cette adaptation de Edgar Rice Burroughs signée Robert Towne et Michael Austin.

Son Tarzan devient un film violent où la mort est constamment présente. C’est aussi et surtout un très beau film sur la filiation bien plus qu’une critique du comportements d’humains violents et idiots.

Dans Greystoke, la société anglaise est aussi violente que la jungle africaine et Tarzan, quel que soit l’endroit où il se trouve, ne cesse de revivre les mêmes choses. On sent probablement la patte de Towne dans ce scénario extrêmement riche.

La mise en scène est sublime dans un scope magnifique de John Alcott. Rick Baker invente des maquillages de singes invisibles (donc géniaux) et John Scott une splendide partition. Les acteurs sont tous parfaits (mention à Ralph Richardson décédé peu de temps après le tournage en émouvant grand père qui retrouve une seconde jeunesse).

Un très très beau film.

CAB

À la poursuite d’Octobre Rouge (1990) / John McTiernan

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Le sous-marin Octobre Rouge part en mer sous les ordres de Sean Connery mais quel est sa véritable mission. Jack Ryan (Alec Baldwin maigre) enquête …

Cette première adaptation des best seller de Tom Clancy est donc un thriller techno honorable. On attendait quand même plus de Mc Tiernan mais le matériel de base ne permet pas trop les prouesses. En effet, il ne se passe pas grand chose durant le film les enjeux étant très rapidement explicités et les quelques séquences d’action font très rajoutées.

Une fois de plus l’utilisation de l’espace (l’intérieur du sous marin) par le réalisateur est très réussie.

Le final est assez raté (sans parler de l’horrible fond vert de la dernière séquence).

Il y a quand même une super musique de Poledouris et un début de film qui laissait augurer autre chose.

CAB

Predator (1987) / John McTiernan

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Dans une jungle d’Amérique du sud, un commando doit récupérer l’équipage d’un hélicoptère qui s’est écrasé mais ils deviennent les proies du terrible Predator.

Mc Tiernan signe la référence absolue du film d’action dans ce petit bijou à l’incroyable inventivité.

Les hommes de Schwarzenegger avec leurs multiples GROS symboles phalliques (énormes mitraillettes, couteaux ou cigares ;) ) ne sont rien (malgré la géniale démonstration de force initiale) face à la ruse du chasseur extraterrestre.

Sans aucuns temps morts, le film enchaine avec brio les séquences d’anthologies concoctées par l’excellent script de Jim Thomas (et Shane Black qui interprète d’ailleurs un des membre du commando) devant la caméra d’un réalisateur en état de grâce.

Kevin Peter Hall sous le costume de l’alien (création de Stan Winston) réussit à habiter son personnage et lui confère une véritable identité.

Et que dire de la superbe BO de Silvestri.

Génial.

CAB

Eaux troubles / Solitaire (2007) / Greg McLean

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Un groupe de touristes descend, en bateau, une rivière en Australie. Mais un (très) gros crocodile rode dans les parages.

Le réalisateur de « Wolf Creek » signe un nouveau film d’horreur cette fois ci dans de splendides paysages Australiens très joliment photographiés.

Produit par les frères Weinstein, avec un joli casting (Radha Mitchell, Sam Worthington, Michael Vartan et Mia Wasikowska) et une musique efficace de François Tétaz, le film enchaîne les morceaux de bravoures inhérents au genre (la première attaque, le final qui fait penser à « The Grey« ) tout en laissant ses personnages exister.

Un excellent film (de genre) à la mise en scène intelligente.

CAB

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008) / Steven Spielberg

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Indiana Jones est de retour et cette fois c’est avec son fiston.

Alors oui c’est peut être moins bien que les autres (certains effets numériques sont assez ratés, la séquence « Tarzan » est assez nulle, Shia LaBeouf est terne) mais c’est tout de même vachement bien.

L’introduction du film est grandiose et Spielberg nous régale avec sa science de la mise en scène (à ce titre les séquences de poursuites sont exemplaires).

Cate Blanchett y campe une super méchante et l’envol final de la soucoupe volante (au look rétro) a ce quelque chose de majestueux que l’on ne voit que trop rarement au cinéma.

Un film qui se bonifie à chaque vision.

CAB

Stand by me – Compte sur moi (1986) / Rob Reiner

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Excellente adaptation de la nouvelle de Stephen King.

Un film marqué par la mort dès ses premières images mais qui traite aussi magnifiquement de l’enfance, de la perte d’innocence mais aussi et surtout de l’amitié.

Le casting d’enfants est impeccable et Richard Dreyfuss dans le rôle du narrateur formidable.

Un très « joli » film.

CAB

Quantum of Solace (2008) / Marc Forster

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Une suite directe de Casino Royale qui n’est qu’une succession de poursuites et de combats piètrement réalisés par un Marc Foster surestimé.

La séquence de la Tosca est un foirage absolu sans parler de celle de l’avion …

Amalric est bien fade après le génial méchant interprété par Mads Mikkelsen dans l’opus précédent.

CAB

Hunger Games (2012) / Gary Ross

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Je n’en attendais rien et bien c’est plutôt une bonne surprise.
La description d’un monde fasciste et soumis aux règles de la télé réalité est très réussie.

Gary Ross (réalisateur des excellent « Pleasantville » et « Seabiscuit » ) n’y est surement pas pour rien.

En revanche, le derniers tiers est assez raté avec ses concessions commerciales (et très grand public).

Pas mal.

CAB

Casino Royale (2006) Martin Campbell

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Premier Bond avec Daniel Craig dans le rôle titre.

A part une séquence de Yamakazi un peu grotesque et la partie de poker beaucoup trop longue, le film rempli bien son cahier des charges et surtout il y a Eva Green (rhaaaaaaaaaa).

CAB

Escapade fatale (director’s cut) (2009) / David Twohy

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Un jeune couple est en lune de miel à Hawaï mais visiblement un couple de meurtriers sévit sur les lieux.

Le postulat de départ était plutôt intéressant mais Twohy, malgré ses très belles images et certaines idées de mise en scène, ne peut pas lutter et sombre en même temps que son film.

Jovovich est exécrable dans la première partie du film et étrangement bonne ensuite.

Le passage du thriller au survival est tout de même assez surprenant.

L’archétype du thriller à multiples rebondissements dont le scénario est bien pourri.

CAB

Jason et les Argonautes (1963) / Don Chaffey

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Jason part à la recherche de la fameuse toison d’or pour venger la mort de son père.

Ray Harryhausen considérait que c’était son meilleur film et il avait bien raison.

L’odyssée de Jason est parsemée de moments d’anthologies : le colosse Talos, les harpies, l’hydre et les fameux squelettes du duel final.

C’est un régal de bout en bout et en plus il y a Honor Blackman en Héra et une musique géniale de Bernard Herrmann.

CAB

La chair et le sang (1985) Paul Verhoeven

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Le Renaissance submerge le moyen âge et Vehroeven restitue très bien cette période charnière.

Néanmoins le film est très bancal, un peu foutraque et fait plus penser à l’ébauche de ce qu’il aurait pu être.

CAB

Willow (1988) / Ron Howard

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Les aventures du nain Willow devant sauver un bébé des griffes des sbires de la vilaine reine Bavmorda.

Howard (et surtout George Lucas) s’approprient les grands mythes (Moïse, le seigneur des anneaux etc.) pour signer un grand film d’aventure (une sorte de « Star Wars » (en moins bien quand même) dans un univers d’heroïc fantasy) de la fin des années 80 à la mode Lucasfilm.

Le film fut une révolution en son temps pour la première utilisation du morphing. Il faut dire que Phil Tippett, Dennis Murren et ILM s’en donnent à cœur joie avec le bestiaire du film.

Le personnage de Willow est attachant et le film se suit sans déplaisir même s’il est parfois un peu enfantin.

Peter Jackson s’en est plus qu’inspiré pour sa trilogie du « Seigneur des anneaux ».

Très efficace avec un petit côté madeleine …

CAB

Peur bleue (1999) / Renny Harlin

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Des scientifiques recherchent un remède contre la maladie d’Alzheimer (à base de cellules de cerveaux de requins) dans une base en pleine mer. Il ne fallait pas modifier génétiquement ces redoutables prédateurs !

Harlin n’est pas réputé pour sa finesse et il le prouve une fois de plus.

Bourrin mais efficace, cette peur bleue est artistiquement une réussite tout comme la musique de Trevor Rabin avec son clin d’œil musical à « Jaws« . Il est quand même drôle de remarquer que les requins mécaniques sont beaucoup plus réussis et crédibles que ceux en images de synthèses terriblement ratés.

La radicalité du film est plutôt intéressante (sauf pour le personnage de LL Cool J, concession à un public de tennagers).

Du pop corn crétin mais efficace.

CAB

Le choc des titans (1981) / Desmond Davis

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Persée va devoir affronter la Méduse et le Kraken pour sauver Andromède.

Effectivement on est très loin de  » Jason et les argonautes  » mais rien que pour la séquence de la Méduse et le côté désuet (mais charmant) le film vaut la chandelle.

Ray Harryhausen n’avait pas son pareil pour inventer des créatures inoubliables et c’est encore le cas ici.

Et puis il y a Laurence Olivier (et Ursula Andress qui n’a qu’une réplique de tout le film !) et un score génial de Laurence Rosenthal.

CAB

King Kong (extended cut) (2005) / Peter Jackson

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Peter Jackson ose le remake du génial  » King Kong  » de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack et ce pour notre plus grand (et long) malheur.

Entre humour malvenu (et lourdingue), miscasting (que sont venus faire dans cette galère Adrien Brody, Jack Black et Naomi Watts ?), incrustations toutes pourries et SFX ultra visibles (à part le Kong très réussi), séquences embarrassantes (les clowneries de Watts, Kong qui rigole…) Jackson se surpasse dans la médiocrité avec son ÉNORME budget.

Non content de « singer » l’original, Jackson se croit capable de surpasser  » Jurassic Park  » lors de ses interminables séquences de dinosaures et prouve une fois de plus son total absence de sens de la mise en scène (n’est pas Spielberg qui veut).

Les séquences finales à New York apportent un léger mieux et la direction artistique est plutôt réussie mais l’absence d’émotion et de poésie montre que Jackson n’a définitivement rien compris.

Une longue et interminable punition.

CAB

The Dark Knight Rises (2012) / Christopher Nolan

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Mais comment peut on foutre autant de fric dans un blockbuster sans avoir un scénario digne de ce nom (incohérences, confusions à gogo, ellipses pour sortir de situations foireuses et tutti quanti).

Le film est une fois de plus beaucoup trop long, la Catwoman version Hattaway n’éclipse pas Pfeiffer (et de loin) et les séquences avec mon amie Marion Cotillard sont vraiment embarrassantes (je ne mentionne même pas sa célèbre mort qui restera à tout jamais une séquence d’anthologie).

Le personnage de Bane est en revanche un superbe « vilain ».

Sinon Nolan fait le minimum syndical (à part la séquence d’ouverture) et le film n’est même pas beau contrairement aux deux précédents opus.

Bof, bof et re-bof (et merci Monsieur Nolan pour le mal de crane en sortant de la salle).

CAB

Un cri dans l’océan (1998) / Stephen Sommers

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Un groupe de mercenaires arraisonne un luxueux paquebot casino mais une fois à bord ils constatent que tous les passagers ont disparus. Mais qui est donc responsable de ce carnage ?

Avant « La momie » Stephen Sommers réalisait ce film assez jubilatoire.

Débutant comme un film catastrophe classique (présentation des personnages, mise en situation dans l’espace etc.) Sommers effectue un virage à 180° pour plonger le spectateur dans l’horreur.

Ayant retenu une partie des leçons d’ « Alien » (et d’ « Aliens » pour le groupe de mercenaires surarmés) il ne montre que très peu sa créature dans la première moitié du film pour , finalement, parvenir un déferlement d’action dans les corridors de l’immense navire nous permettant, enfin, de voir la fameuse créature conçue par le génial Rob Bottin.

Ponctué d’humour (Treat Williams interprète un personnage savoureux aux côtés de Famke Janssen pour la note glamour) le film est totalement fun.

Très cool.

CAB

The Dark Knight: Le Chevalier noir (2008) / Christopher Nolan

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Largement supérieur au premier opus et pas que grâce à Heath Ledger.

Le film reste néanmoins assez confus dans l’ensemble et souffre d’énormes problèmes de transition sans parler sa durée une fois de plus (il y a bien 30 minutes de trop).

Pas mal quand même.

CAB

Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986) / John Carpenter

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Le film le plus « fun » de Carpenter.
Un hommage aux films de Hong-Kong dans lequel Kurt Russel livre une prestation ultra savoureuse dans un rôle de anti héros toujours en retard sur l’action.

Un vrai plaisir de cinéma.

CAB

L’année de tous les dangers (1982) / Peter Weir

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En 1965 en Indonésie un jeune reporter (Mel Gibson) assiste à la chute de Sukarno et accessoirement tombe amoureux de Sigourney Weaver.

A mi-chemin entre le film sur les journalistes et la romance, « l’année … » ne trouve jamais le ton juste et se perd en cours de route.

Linda Hunt, en revanche, est parfaite dans un rôle d’homme (sic) qui lui a valu un oscar amplement mérité.

Dommage il y avait de quoi faire beaucoup mieux.

CAB

Les Immortels (2011) / Tarsem Singh

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La légende Thésée revue par les producteurs de « 300« .

Si tu aimes les pectoraux huilés ce film est pour toi, en revanche si tu aimes la mythologie et le bon cinéma …

Comme d’habitude avec Tarsem c’est visuellement très beau et truffé d’idées mais malheureusement c’est au service d’un néant absolu.

Le film fait globalement cheap (un comble), Rourke cabotine et passe son temps à trucider ses propres guerriers (sic).

Un ratage même si l’affrontement entre les dieux et les titans aurait pu être un sacré morceau de bravoure.

CAB

Indiana Jones et le temple maudit (1984) / Steven Spielberg

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Un roller coaster d’une incroyable drôlerie (Spielberg a totalement intégré la grande comédie US des années 40) mis en scène magistralement.

Le duo Capshaw / Ford fonctionne à merveille et la multitude de sous entendus est assez réjouissante.

L’épisode atypique de la saga avec ses fameuses séquences gore et une noirceur inhabituelle (mais pas trop) pour ce genre de film.

Du pur plaisir.

CAB

Les chemins de la liberté (2010) / Peter Weir

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Un film d’aventures retraçant l’évasion du goulag et la marche de prisonniers Polonais de la Sibérie à l’Inde (véridique ou non, la controverse court toujours).

La reconstitution du goulag est très réussie et le film passionnant de bout en bout.

Weir signe son retour, après 8 ans d’absence, dans ce film qui brasse toutes ses thématiques habituelles.

Ed Harris est impeccable comme toujours, Colin Farrell signe un grand numéro de n’importe quoi tandis que Saoirse Ronan est une véritable révélation illuminant toutes ses séquences.

On regrettera une fin un peu bâclée.

CAB

L’armée des ténèbres (director’s cut) (1992) / Sam Raimi

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Où Ash se retrouve au moyen âge à affronter des hordes de démons.

Dernier épisode (à ce jour) de la trilogie de Raimi.

Encore plus de moyens, encore plus de gags bref encore plus délirant.

La fin du director’s cut est excellente même si on peut regretter celle de la version sortie en salles.

Toujours un vrai plaisir.

CAB

Spider-Man (2002) / Sam Raimi

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Raimi réussit un tour de force avec ce blockbuster intelligent.

Tobey Maguire est formidable dans le rôle de Peter Parker comme d’ailleurs tout le casting (Defoe, Dunst, Franco, Harris et Robertson).

Et puis il y a aussi un des plus beaux baiser de l’histopire du cinéma (parenthèse midinette fermée).

CAB

Spider-Man 2 (2004) / Sam Raimi

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Deuxième opus des aventures du justicier à la toile (sic) et comme le disait mon ami Guillaume Enard c’est effectivement un film génial.

Le premier épisode est réussi mais un peu foutraque à la vision de cette suite.

La thématique grands pouvoirs, grande responsabilité est joliment traitée tout comme le dilemne cornélien du héros et donne lieu à des séquences magnifiques comme celle du métro.

Alfred Molina en Docteur Octopus est grandiose et Raimi s’en donne à cœur joie.

Génial.

CAB

Spider-Man 3 (2007) / Sam Raimi

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Dernier épisode de la trilogie de Raimi.

Le début du film est très réussi et Sandman est un très joli personnage.

Malheureusement à vouloir en mettre trop (trop de méchants, trop d’effets spéciaux, trop long …) le spectateur frôle l’indigestion.

Le moins bon des trois mais un film qui se laisse néanmoins regarder avec un plaisir coupable.

CAB

Captain America: First Avenger (2011) Joe Johnston

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Un film de super héros qui évite la plupart des écueils du genre en nous épargnant une succession de scènes d’action.

Les effets spéciaux sur Chris Evans avant sa transformation (filmée sans rien montrer excellente idée) sont déments.

Plutôt une très bonne surprise.

CAB

X-Men: Le commencement (2011) / Matthew Vaughn

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Prequel assez réussie de la saga.

Bon le film est vraiment trop long et n’atteint pas le niveau (et la profondeur) des autres volets.

Malgré tout l’ensemble est super efficace et Fassbender fait un super Magneto et confirme que c’est bien le personnage le plus intéressant de la série.

Vaughn fait le boulot mais a un peu tendance a vouloir nous en mettre plein les mirettes.

Pas mal.

CAB

Superman Returns (2006) / Bryan Singer

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Singer assume l’héritage du film de Donner dans ce reboot du héros au collant bleu.

Brandon Routh en Superman christique est parfait, tout comme Parker Posey (savoureuse), Kevin Spacey et quel plaisir de revoir Eva Marie Saint.

Un petit bémol pour Kate BOFsworth assez palote.

Le film est (une fois de plus) trop long mais le début en fanfare (la séquence de l’avion notamment) et le dernier tiers sont formidables et finissent par emporter l’adhésion spectateur.

CAB

L’adieu au roi (1989) / John Milius

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Voilà un film qu’on aurait tellement voulu adorer, Milius derrière la caméra, Pierre Schoendoerffer pour l’histoire, Nick Nolte et l’excellent et mésestimé Nigel Havers au casting et Basil Poledouris à la partition.

A l’arrivée, le film n’a malheureusement aucun souffle, contrairement à son score génial, et se traine tout du long.

Restent quelques trop rares belles séquences.

CAB

Fort Saganne (1984) / Alain Corneau

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Corneau réalise une grande fresque romanesque avec la fine fleur du cinéma français des années 80 (Gérard Depardieu, Philippe Noiret, Catherine Deneuve, Sophie Marceau, Florent Pagny, Robin Renucci, Michel Duchaussoy, Jean-Louis Richard, Pierre Tornade, Hippolyte Girardot).

Bon ce n’est pas du David Lean mais c’est pas mal du tout même si on peut reprocher au film de s’étirer un peu trop en longueur.

Un bel exemple de cinéma qualité France commercial mais non dénué d’ambitions.

La musique de Philippe sarde (à la tête du London Symphony Orchestra excusez du peu) est très belle.

CAB

Le pont de la rivière Kwai (1957) / David Lean

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La première superproduction de Lean est une très grande réussite.

Dans un lieu sans règles Alec Guinness (grandiose) ira jusqu’au bout pour les faire respecter et rester fidèle à ses principes jusqu’à la mort.

Lean transcende le film de guerre avec cette épopée philosophique.

Remarquable.

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Lawrence d’Arabie (1962) / David Lean

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Un des plus beau film de tous les temps habité par un magnifique Peter O’Toole, la science prodigieuse de la mise en scène de Lean (ah ces transitions !) et le superbe thème musical de Maurice Jarre.

Le Blu-ray est impressionnant et on a l’impression de redécouvrir le film.

Pour l’anecdote le motard à la fin du film est interprété par David Lean.

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L’île du docteur Moreau (1977) / Don Taylor

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Deuxième adaptation « officielle » du roman de Wells avec Burt Lancaster et Michael York dans les rôles titres (et Barbara Carrera )

On a plutôt l’impression de voir un énième épisode de la « Planète des singes » dont Taylor avait réalisé le troisième opus.

Malgré l’excellente musique de Rosenthal et la magnifique photo de Gerry Gisher, cette version est un ratage total qui culmine dans son duel final totalement grotesque.

La version de Erle C. Kenton reste (et de loin) la meilleure.

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Postman (1997) / Kevin Costner

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Dans un monde post apocalyptique erre le (futur) postier (Kevin Costner) qui redonnera l’espoir à une nation sous le joug de l’ignoble General Bethlehem (Will Patton) grâce au pouvoir des mots et de l’imagination.

A mi chemin entre « Danse avec les loups » et « Waterworld« , ce film dirigé, produit et interprété par Costner est une réussite dans le genre.

Le scénario de Eric Roth et Brian Helgeland est assez habile et le film malgré sa longueur (2h57) contient son lot de jolies scènes (l’arrivée aux camps des postiers, la massacre des hommes de Bethlehem ou encore la mythique séquence de la lettre et de l’enfant).

Malheureusement le duel final est filmé avec les pieds et il y a quelques ellipses soient couillues soient dues à des raisons budgétaires.

Du grand spectacle réjouissant.

CAB

X-Men – L’affrontement final (2006) / Brett Ratner

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Malgré la présence du tâcheron Ratner derrière la caméra ce troisième opus s’avère une excellente surprise.

Encore plus d’effets spéciaux, de mutants, de morceaux de bravoure pour un film qui va au bout de ses idées et n’hésite pas à sacrifier ses personnages emblématiques.

CAB

L’île du Dr. Moreau (1996) / John Frankenheimer

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Le vétéran Frankenheimer signe (après que Richard Stanley, qui avait travaillé 4 ans sur le projet, soit viré du tournage au bout de 4 jours #fail) cette nouvelle adaptation du livre de Wells.

D’un tournage épique (avec Brando en roue libre et d’incessants conflits avec ses producteurs) il reste un immense festival de cabotinage dans ce film baroque (parfois grotesque) mais qui aborde d’intéressantes thématiques (surtout dans le dernier tiers).

Les créatures de Stan Winston sont formidables et la photo de Fraker un délice.

Une curiosité pas si nulle que ça.

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Révolution (director’s cut) (1985) / Hugh Hudson

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Al Pacino dans le tumulte de la révolution américaine tente de sauver son connard de fils et on se demande bien pourquoi !

Des motivations psychologiques foireuses, une mise en scène caméra à l’épaule qui fait un excellent vomitif, une Nastassja Kinski en bourgeoise grotesque cherchant son petit frisson dans la révolution et pour couronner le tout une voix off épouvantable de Pacino (voulu par Hudson dans le director’s cut) soulignant lourdement toute l’action et se livrant à de la philosophie de pacotille (on est bien loin de Malick ).

Malgré une très belle première séquence de bataille, les personnages de Sutherland et de son fils malheureusement pas exploités et la volonté de se mettre au niveau des destins individuels pour conter la grande Histoire; « Revolution » est un beau foirage principalement dû à un scénario calamiteux.

Dire que la version sortie en salles fait 15 minutes de plus …

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Les révoltés du Bounty (1962) / Lewis Milestone

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Un GRAND film Hollywoodien en Ultra Panavision qui est tout de même un brin trop long.

Le départ du Bounty, la passage du Cap Horn ou encore l’arrivée à Tahiti ou la séquence de la pêche sont de très beaux moments mais l’ensemble ne décolle pas pour transcender son sujet.

A noter la musique de Bronislau Kaper qui est magnifique et le trio Marlon Brando, Trevor Jones et Richard Harris.

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La malédiction des pharaons (1959) / Terence Fisher

La Hammer continue de revisiter les grands mythes fantastiques avec Fisher, Sangster, Lee et Cushing aux commandes.

Les séquences en Égypte antique sont très réussies avec leurs costumes baroques et Yvonne Furneaux est une très belle reine d’Égypte.

Sympathique.

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Braveheart (1995) / Mel Gibson

Pour sa deuxième réalisation, Gibson livre un film, sauvage, lyrique, romanesque, christique (déjà) et signe les plus belles batailles à l’écran depuis « Spartacus« .

5 Oscar mérités pour ce très grand film.

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L’étrange histoire de Benjamin Button (2008) / David Fincher

Une belle prouesse technique pour cette histoire abracadabrantesque durant laquelle il ne se passe (presque) rien.

Pitt et Blanchett (qui ressemble à s’y méprendre à Carla Bruni !) sont très bons.

Fincher est ultra sobre et atteint un joli moment d’émotion dans le dernier tiers du film.

Une sorte de « Forrest Gump » par franchement raté ni totalement réussi mâtiné de Paul-Thomas Anderson mais sans le talent de ce dernier.

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X-Men 2 (2003) / Bryan Singer

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Deuxième opus de la série toujours réalisé par l’excellent Bryan Singer.

Plus de moyens, plus de personnages, des séquences formidables (l’évasion de Magneto, la mort de Jean Grey etc..) pour un film qui atteint son but divertir tout en restant intelligent.

Une réussite dans le genre.

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Le Crabe-Tambour (1977) / Pierre Schoendoerffer

Le chef d’œuvre de Schoendoerffer.

Jean Rochefort, Claude Rich, Jacques Perrin et Jacques Dufilho traversent avec un talent immense ce film complexe à l’écriture originale.

A cette époque, les films Français étaient ambitieux et avaient du sens.

Une grande œuvre.

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Rambo (1982) / Ted Kotcheff

Ted Kotcheff réalise un film formidable superbement éclairé par Andrew Laszlo et porté par la magnifique musique de Jerry Goldsmith .

Métaphore de la guerre du Vietnam et de ses conséquences aux Etats Unis, Rambo, machine de guerre se retrouve rejeté par le pays pour lequel il s’est battu.

Une œuvre brillante portée par un Stallone au meilleur de sa forme et qui vaut bien plus que certaines de ses suites.

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X-Men (2000) / Bryan Singer

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Singer est un excellent réalisateur et le prouve de la géniale séquence d’ouverture à Auschwitz jusqu’au final entre Xavier et Magnéto.

Le casting est impeccable, la musique de Kamen superbe et le film est intelligent de bout en bout grâce à son scénario habile et son méchant plus qu’ambigu.

Une réussite.

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Aux sources du Nil (1990) / Bob Rafelson

L’histoire vraie des explorateurs britanniques Richard Francis Burton et John Hanning Speke partis à travers l’Afrique pour trouver les sources du Nil.

Un histoire d’amitié et de trahison mais aussi un grand film d’aventures dont les vingt premières minutes sont d’une foudroyante violence.

Touffu, mal foutu parfois mais toujours passionnant un film à découvrir.

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Batman Begins (2005)/ Christopher Nolan

 

Batman meets Kung-Fu ou Batman vs les Ninjas au choix.

Blockbuster efficace mais un peu longuet surtout dans sa première partie déconcertante et pas très réussie et dans son interminable final.

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Poséidon (2006) / Wolfgang Petersen

Enfin un film catastrophe avec des morts à l’écran !

Petersen réussit ce remake du classique de Irwin Allen et Ronald Neame.
Kurt Russel et Richard Dreyfuss sont impeccables.

Seul (gros) bémol la présence de l’insupportable chanteuse des Black Eyed Peas.

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Zoulou (1964) / Cy Endfield

 

Après une mise en place un peu laborieuse le film prend toute son ampleur lors de la grande bataille qui occupe la majeure partie du film.

Parfois impressionnant (l’arrivée de l’armée Zoulou, le final …) avec une distribution impeccable (Michael Caine y joue son premier rôle important) et une jolie musique de John Barry.

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Skyfall (2012) / Sam Mendes

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« Bonjour madame la caissière, j’aimerai me faire rembourser ma place de cinéma »

« Et pourquoi donc Monsieur ? »

« Et bien je n’ai pas vu un James Bond mais un vague remake des « Chiens de Paille » ».

Bon, la photo de Deakins est magnifique, la séquence à Singapour époustouflante mais elles ne compensent pas une séquence d’ouverture ratée (un comble), Bardem en follasse peroxydée (au secours !!) des James Bond girls insignifiantes, un final prévisible et un Mendes assurant le minimum.

Un tout petit Bond (mieux que « Quantum of Solace » quand même mais bon ça c’était facile).

CAB