La prisonnière espagnole (1997) / David Mamet

Un ingénieur a inventé un procédé top secret qui assurera la fortune de la société pour laquelle il travaille. Nombreux sont ceux qui veulent s’en emparer…

Mamet pousse au bout son concept de film d’arnaque(s) avec un scénario bien alambiqué et de multiples rebondissements.

Le film est assez ludique (qui arnaque qui ?) et assez plaisant à voir malgré une conclusion un peu bâclée.

Sympathique.

CAB

No Country for Old Men – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (2007) / Joel et Ethan Coen

Un chasseur (Josh Brolin) trouve deux millions de dollars abandonnés, dans le désert, par des trafiquants de drogue qui se sont entre-tués. Malheureusement, pour lui, un tueur à gages (Javier Bardem) doit les récupérer.

A sa sortie, le film m’avait passablement énervé. Cette seconde vision n’altère pas beaucoup cette impression.

« No country … » est beaucoup trop bavard et surtout les Coen veulent absolument faire Auteur à tout prix quitte à frustrer le spectateur avec une fin en eau de boudin.

Alors oui la mise en scène est très belle, oui le personnage de Bardem terrifiant (et vraiment too much), oui le casting est fabuleux mais il me reste toujours un fort goût d’inachevé pour ce film qui aurait pu être juste dément.

Dommage.

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Ave César (2016) / Joel & Ethan Coen

Eddie Mannix (Josh Brolin), chef de production chez Capitol Pictures doit gérer bien des problèmes avec ses stars.

Les frères Coen se font plaisir en réalisant une série de séquence iconiques de l’âge d’or des studios Hollywoodiens (le péplum, les comédies musicales etc…).

Malheureusement ils oublient le spectateur en route à cause d’un script anodin.

Bof.

CAB

L’héritage de la haine (1996) / James Foley

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Un jeune avocat (Chris « Robin » O’Donnell) décide de défendre son grand père (Gene Hackman), suprématiste blanc, condamné à mort pour.

Il fut un temps où les thriller juridiques de John Grisham, tels que « La firme » , « Le client » ou encore « l’affaire Pélican », étaient très courus à Hollywood.

Cette adaptation est un nouvel échec malgré Goldman au scénario (qui eut de nombreux démêlés avec les producteurs et renia le film) et Foley derrière la caméra.

On voit bien que ce qui intéresse le réalisateur est plus l’histoire d’une famille que le thriller en lui même.

In fine, on assiste à deux jolis numéros des deux têtes d’affiche qui tentent de surnager au milieu d’un script bancal, plombé par un « whodunit » crétin que ne peut sauver le mise en scène classieuse de Foley.

On signalera la présence pénible d’une Faye Dunaway terriblement mauvaise dans toutes ses séquences.

Sur un sujet assez proche, « La main droite du diable » de Costa Gavras était largement supérieure.

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Fargo (1996) / Joel & Ethan Coen

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La quintessence du cinéma des frères Coen, drôle et ultra violent à la fois.

Une fois de plus ils démontrent qu’ils sont aussi d’excellents directeurs d’acteurs : William H. Macy, Steve Buscemi et bien sûr Frances MvDormand y sont prodigieux.

Une très belle réussite.

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Assassin(s) (1997) / Mathieu Kassovitz

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Détesté par tous ce troisième opus de Kassovitz (basé sur un de ses courts métrages) est un film extrêmement ambitieux (un peu trop d’ailleurs).

Kassovitz nous assène une critique (un peu lourdingue) de la télévision (la scène du faux sitcom ou la pub Nike de Tarsem sont de très mauvaises idées) et des jeux vidéos mais nous livre aussi l’étude d’une société où les mots valeur et morale n’ont plus cours. Cette dernière partie restant la plus réussie.

L’ouverture du film est saisissante (tuer un homme c’est une chose sale et très difficile) et la mise en scène vraiment réussie.

Michel Serrault est formidable tout comme Kassovitz et le jeune Mehdi Benoufa dont ce fut le seul rôle au cinéma.

La musique de Carter Burwell est une de ses meilleures compositions.

Malgré tous ses défauts, « Assassin(s) » reste un film (assez) raté mais que je revois chaque fois avec plaisir (sic).

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Sang pour sang (director’s cut) (1984) Joel Coen & Ethan Coen

Coup de maître pour le premier film des frères Coen (un polar assez classique et son triangle amoureux).

Cadrages superbes, acteurs parfaits, scénario s’appropriant les codes du genre pour les transcender bref une réussite.

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