Le signe de la croix (1932) / Cecil B. DeMille

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En 62 après JC au temps des persécutions des chrétiens, le consul de Rome (Fredric March) tombe éperdument amoureux d’une chrétienne mais Poppée (Claudette Colbert dans une rôle de méchante) éprise aussi du beau romain ne va pas se laisser faire.

DeMille signe un film pré code Hays à l’incroyable violence et à l’érotisme omniprésent. Ici on torture un enfant sans scrupules, on massacre des chrétiens à l’arc, Claudette Colbert se baigne nue dans une piscine de lait et invite sa servante à la rejoindre et les jeux du cirque sont un festival de décapitations, de jeunes femmes quasi nues livrées en pâture à diverses bêtes sauvages (alligators, gorilles, éléphants ou ours) et autres joyeusetés.

Le puritain DeMille se révèle totalement schizophrène dans sa volonté de faire un film ouvertement chrétien (parfois très lourdement) et de monter les pires horreurs à l’écran.

C’est redoutablement efficace même si le scénario est assez banal.

La direction artistique est de toute beauté (mention aux décors titanesques) et il y a un mouvement d’appareil incroyable où la caméra passe à travers les barreaux d’une prison tout en poursuivant son long panoramique.

Un peu lourdingue mais très surprenant.

CAB

Spartacus (1960) / Stanley Kubrick

Dalton Trumbo au scénario, Saul Bass au générique, Kubrick derrière la caméra : trio gagnant pour un grand film politique au formidable casting.

Les scènes de foule sont  impressionnantes (et sans trucages numériques) sans parler du mémorable travelling sur les cadavres après la bataille.

 

CAB