Aux cœurs des ténèbres – l’apocalypse d’un metteur en scène (1991) / Fax Bahr & George Hickenlooper

Un documentaire génial sur le tournage d’ « Apocalypse Now » grâce aux images tournées par Eleanor Coppola elle-même.

Comme le résume Francis Ford Coppola lui-même : «Nous étions trop nombreux, nous avions trop d’argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous ».

Bahr et Hickenlooper nous plonge dans la folie de ce tournage monumental entre un Dennis Hopper complètement stone, un typhon qui détruit les décors, un Brando passant une semaine à se faire expliquer son personnage par Coppola avant de tourner la moindre scène ou encore Martin Sheen ayant une crise cardiaque sur le plateau …

En filigrane, les réalisateurs montrent qu’au milieu de cet immense bordel, Eleanor Coppola reste stoïque et en ressort comme étant le personnage le plus fort.

Remarquable.

CAB

Music Box (1989) / Costa Gavras

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Le père d’une avocate (Jessica Lange remarquable) est accusé de crimes contre l’humanité. Sa fille décide de le défendre envers et contre tout.

Le tandem Eszterhas/ Costa Gavras avait tout de la mauvaise idée et pourtant c’est probablement le meilleur scénario de l’auteur de « Basic Instinct » .

S’inscrivant totalement dans la lignée des films politiques de Gavras, « Music Box » est un très bon cru à la mise en scène aussi épurée qu’efficace.

En bonus Philippe Sarde signe une très belle partition aux accents hongrois.

Excellent.

CAB

Apocalypse Now (1979) / Francis Ford Coppola

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Pendant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard (Martin Sheen, habité par son rôle), se voit confier la mission d’assassiner le Colonel Kurtz (Brando, prodigieux) militaire régnant sur une tribu de guerriers indigènes.

D’une inventivité visuelle folle, le film de Coppola est une plongée aux cœurs des ténèbres, une odyssée métaphorique au plus profond de l’âme humaine.

Coppola transcende ici le film de guerre et signe un pur chef d’œuvre.

Démentiel.

CAB

Conversation secrète (1974) / Francis Ford Coppola

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Harry Caul (Gene Hackman en expert en surveillance) enregistre la conversation visiblement quelconque d’un homme et d’une femme. Mais leur échange est il si anodin que ça ?

Sous le couvert d’un thriller paranoïaque, Coppola dresse le génial portrait d’un homme obsédé par son travail mais surtout enfermé dans sa solitude et sa culpabilité. Un homme qui réussit son chef d’œuvre qui entrainera inéluctablement sa chute.

La mise en scène de Coppola est extraordinaire enfermant son personnage dans le cadre, l’excluant ou le séparant des autres protagonistes et jouant constamment avec la figure du cercle (cf la géniale séquence de confession durant laquelle se répète le même mouvement de caméra).

Walter Murch effectue un travail sur le son bluffant et sublime la magnifique ritournelle au piano de David Shire.

Les acteurs sont tous parfaits et les dernières séquences dans l’appartement sont un grand moment de cinéma.

Une palme d’or méritée.

CAB

Coup de coeur (1982) / Francis Ford Coppola

Ce film maudit de Coppola est un enchantement du début à la fin.

Visuellement époustouflant, d’une incroyable créativité, Teri Garr et Frederic Forrest s’aiment et se séparent dans un Las Vegas entièrement recréé en studio.

Une merveille.

CAB