Sept jours en mai (1964) / John Frankenheimer

seven-days-in-may-title-card

Le général Scott (Burt Lancaster) est à la tête d’un putsch visant à renverser le président Lyman (Fredric March) sur le point de signer un accord de désarmement avec l’URSS.

Ce deuxième opus de la trilogie de la paranoïa (avec « Manchurian candidate » et « Seconds« ) est emblématique de l’Amérique de la guerre froide.

Le film est une défense des valeurs de la démocratie américaine contre ceux qui veulent en violer la constitution.

C’est néanmoins un peu bavard mais plutôt efficace grâce à la mise en scène sèche et inspirée de Frankenheimer.

Le casting est impérial (Ava Gardner, Kirk Douglas, Edmond O’Brien, Martin Balsam en plus des deux monstres cités ci dessus).

Intéressant et symptomatique d’une époque.

CAB

Le signe de la croix (1932) / Cecil B. DeMille

the-sign_of_the-cross-title-card

En 62 après JC au temps des persécutions des chrétiens, le consul de Rome (Fredric March) tombe éperdument amoureux d’une chrétienne mais Poppée (Claudette Colbert dans une rôle de méchante) éprise aussi du beau romain ne va pas se laisser faire.

DeMille signe un film pré code Hays à l’incroyable violence et à l’érotisme omniprésent. Ici on torture un enfant sans scrupules, on massacre des chrétiens à l’arc, Claudette Colbert se baigne nue dans une piscine de lait et invite sa servante à la rejoindre et les jeux du cirque sont un festival de décapitations, de jeunes femmes quasi nues livrées en pâture à diverses bêtes sauvages (alligators, gorilles, éléphants ou ours) et autres joyeusetés.

Le puritain DeMille se révèle totalement schizophrène dans sa volonté de faire un film ouvertement chrétien (parfois très lourdement) et de monter les pires horreurs à l’écran.

C’est redoutablement efficace même si le scénario est assez banal.

La direction artistique est de toute beauté (mention aux décors titanesques) et il y a un mouvement d’appareil incroyable où la caméra passe à travers les barreaux d’une prison tout en poursuivant son long panoramique.

Un peu lourdingue mais très surprenant.

CAB

Hombre (1967) / Martin Ritt

 

Excellent western engagé du non moins excellent Martin Ritt.

Face à la lâcheté des hommes et au racisme Paul Newman incarne une figure tragique dans ce western très noir magnifiquement photographié par l’immense James Wong Howe.

CAB