La toile d’araignée (1975) / Stuart Rosenberg

the-drowning-pool-title-card

Le privé Harper (Paul Newman) se rend dans le sud profond à la demande d’une ancienne amante (Joanne Woodward madame Newman à la ville) victime d’un chantage.

Cette seconde aventure de Harper fut réalisée 10 ans après le succès de « Détective privé« .

Cette fois ci il y a un vrai metteur en scène derrière la caméra et le scénario de Walter Hill et Lorenzo Semple Jr. (scénariste de « À cause d’un assassinat » et des « 3 jours du condor ») tient la route.

Le sud américain y est décrit comme une région corrompue jusqu’à la moelle où les femmes y sont castratrices ou nymphomanes (mention à Melanie Griffith en adolescente concupiscente).

Le film est parfois très drôle et vaut beaucoup pour sa fameuse séquence de « piscine » qui lui donne son titre.

Très efficace.

CAB

À cause d’un assassinat (1974) / Alan J. Pakula

the-parallax-view-title-card

Warren Beatty enquête sur l’assassinat d’un sénateur.

Pakula signe le meilleur film de complot de l’univers de tous les temps.

Une science des cadres extraordinaire (signés Gordon Willis), des transitions démentes, une musique iconique de Michael Small et quinze dernières minutes géniales où tout est dit par l’image.

Un film essentiel.

CAB

Les hommes du président (1976) / Alan J. Pakula

all-the-president-s-men-title-card

L’enquête menée par Bob Woodward (Redford) et Carl Bernstein (Hoffman) qui aboutira au scandale du Watergate.

Ce film est tout simplement une merveille, passionnant et haletant de bout en bout (alors que tout le monde connait la fin) à chaque nouvelle vision.

Pakula met en scène brillamment l’excellent scénario de Goldman avec une extraordinaire science du cadre (merci Gordon Willis) et une utilisation intelligente du zoom, que ce soit dans les séquences au téléphone passionnantes grâce à l’utilisation de lentilles bifocales ou encore lors du génial mouvement de grue dans la librairie du congrès qui en dit beaucoup.

Les acteurs sont tous parfaits et Hal Holbrook trouve le rôle d’une vie avec Deep Throat.

La quintessence du cinéma américain des années 70.

CAB

Le parrain 3 (1990) Francis Ford Coppola

the-godfather-part-3-title-card

Le chant du cygne d’une saga et d’un réalisateur.

Maladroit la plupart du temps, peu inspiré, soulignant tout, Coppola réalise l’épisode de trop alors que tout était déjà dit.

La plupart des acteurs cabotinent (Pacino et Sofia Coppola sont difficilement supportables) malgré tout les 30 dernières minutes sont superbes.

Quel gâchis.

CAB

Le parrain, 2ème partie (1974) / Francis Ford Coppola

the-godfather-part-2-title-card

Coppola réussit l’exploit de réaliser une suite (qui n’est pas une redite) aussi parfaite que le premier épisode et à lui conférer une profondeur et une ampleur incroyable.

Retracer la jeunesse de Vito Corleone (incarné par un Robert de Niro au sommet de son art) est une idée de génie et les transitions d’une époque à l’autre sont toujours très intelligentes et magnifiquement réalisées.

Le parcours de Al Pacino vers les limbes et la solitude est déchirant.

La distribution est exceptionnelle (mention à Lee Strasberg impérial).

Un film exceptionnel d’un très très grand Coppola.

CAB

Le parrain (1972) / Francis Ford Coppola

the-godfather-title-card

Un des plus grands films de tous les temps.

CAB

Ennemis rapprochés (1997) / Alan J. Pakula

the-devil-s-own-title-screen

Le dernier film de Pakula est un grand ratage plombé par les incessants remaniements de son scénario et la volonté de Pitt de quitter le film en cours de tournage.

Tout cela se ressent sur l’écran et même la superbe photo de Gordon Willis n’y fait rien.

CAB

Présumé Innocent (1990) / Alan J. Pakula

 

Porté par un Harrison Ford impeccable, un Raul Julia jubilatoire, une Bonnie Bedelia glaçante et une Greta Scacchi superbe, « Présumé Innocent » est un excellent thriller judiciaire.

La musique de John Williams et le photo de Gordon Willis enrobent magnifiquement le tout.

Un Pakula certes mineur mais surtout un très bon film ultra efficace.

CAB