La main sur le berceau (1992) / Curtis Hanson

Un médecin se suicide après avoir été accusé de harcèlement par une patiente (Annabella Sciorra). Sa veuve (Rebecca De Mornay), enceinte, perd l’enfant qu’elle portait et décide de se venger …

Dans les années 90, la cellule familiale américaine est souvent menacée ( « Liaison fatale », « La nurse » etc.) et Hanson apporte sa pierre à l’édifice en jouant sur l’opposition entre la vie et la mort, dès l’habile montage en parallèle qui ouvre film.

Terriblement vicieux et efficace.

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Couvre-feu (1998) / Edward Zwick

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Après la capture d’un dangereux terroriste, New York subit une vague d’attentats meurtriers. Que vont faire les autorités ?

Diablement prémonitoire en cette période d’état d’urgence, le film de Zwick est un thriller politique qui fonctionne très bien dans sa première partie.

Malheureusement la suite du film ne tient pas les promesses du début et le scénario prend de gros raccourcis pour finir de manière convenue.

Denzel Washington, Annette Bening et Bruce Willis forment un impeccable trio aux côtés d’un très bon Sami Bouajila.

A noter la superbe séquence des « pagers ».

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Les Ruines (2008) (unrated) / Carter Smith

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Un groupe de touristes va visiter une pyramide maya où le frère d’un d’entre eux effectue des fouilles.

Viscéral et étouffant, « The ruins » est une très grande réussite du film d’horreur contemporain (photographié par Darius Khondji et co-roduit par Ben Stiller s’il vous plaît !).

Un excellent huis clos de terreur en plein air.

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Riddick (unrated director’s cut) (2013) / David Twohy

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Vin Diesel revient dans le rôle éponyme dans ce troisième opus toujours dirigé par David Twohy.

La première partie du film est un survival dans lequel Riddick Crusoë affronte plein de monstres très méchants et dresse une sorte de hyène qui va devenir son petit chienchien (sic).
La seconde reprend les codes du premier épisode après un intermède avec des chasseurs de primes surarmés. Le tout est une catastrophe.

Le scénario étant pathétique, il n’y a pas grand chose à sauver. Diesel passe son temps à balancer des punchlines foireuses tandis que Twohy laisse sa caméra enregistrer l’action.

Une cata.

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Freddy contre Jason (2003) / Ronny Yu

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Freddy Krueger aimerait bien terroriser à nouveau des adolescents décérébrés. Pour ce faire il va faire appel à Jason de la franchise « Vendredi 13 ». Ça va charcler !

Robert Shaye et la New Line réunissent deux des monstres les plus emblématiques du cinéma d’horreur moderne et sur le papier ça sentait très fort la fausse bonne idée. Avec Ronny Yu aux commandes le film atteint un tout autre niveau et devient une sorte de rollercoaster de l’horreur.

C’est très crétin, parfois dégueulasse mais aussi très fun de bout en bout.

L’affrontement promis tient la route en grande partie grâce à un respect des codes des deux personnages principaux mais aussi grâce la mise en scène ultra dynamique (et lisible) de Yu.

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Bad Times (2005) / David Ayer

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Jim (Christian Bale habité comme souvent) ancien ranger psychotique rêve d’intégrer le LAPD afin de pouvoir faire émigrer sa fiancée mexicaine. Son meilleur ami Mike (Freddy Rodríguez top) cherche lui aussi un job sous la pression de sa petite amie avocate (Eva Longoria). Ils passent surtout leur journée à errer entre litres de bière, joints et rencontres …

Ce premier film de Ayer est très autobiographique. On y retrouve sa vision d’un Los Angeles qui peut être infernal (la séquence de fusillade sortie de nulle part au début est impressionnante) où tout le monde se connait et où chaque rencontre est une surprise (bonne ou mauvaise).

Le film est plutôt pas mal avec ses journées d’errances qui se répètent et ses deux comédiens principaux dont l’alchimie est assez bluffante. Il souffre de sa longueur et de certaines afféteries dans la mise en scène qui n’étaient pas nécessaires.

Pas mal.

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Au bout de la nuit (2008) / David Ayer

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Une histoire de flics corrompus (signée Ellroy) à Los Angeles avec du Keanu Reeves dedans.

Ayer scénariste de « Training Day » réalise une fois de plus un polar sur la corruption de la police à LA.

La bonne nouvelle c’est que Reeves est plutôt très bon dans le film, la mauvaise c’est qu’il n’y a rien de nouveau sous la plume d’Ellroy.

Le début du film est vraiment formidable mais la suite devient ultra classique et l’histoire est beaucoup trop prévisible même si les dernières séquences rehaussent un peu le niveau.

Gabriel Beristain signe une très belle photo et la mise en scène de Ayer est sobre (loin de celle de « End of Watch » dieu merci).

Pour les fans, Docteur House joue le rôle d’un terrible officier de la police des polices.

Décevant.

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Abîmes (2002) / David Twohy

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Un sous marin américain, durant la seconde guerre mondiale, récupère les survivants d’un bateau hôpital qui vient d’être coulé. D’étranges phénomènes se produisent alors à bord …

Après « Pitch Black« , Twohy signe, sur un scénario de Darren Aronofsky (qui devait le réaliser), ce film à mi chemin entre « Das Boot » et le film de fantômes.

C’est justement là que se situe le principal défaut. A ne pas vraiment choisir Twohy s’emmêle un peu la caméra.

Tout le début est vraiment réussi avec ses séquences de chasse sous marine très spectaculaires. La partie vengeance du fantôme fonctionne moins bien même si elle est efficacement mise en scène.

In fine le film vaut mieux que mon mauvais souvenir de sa première vision et son final reste assez majestueux.

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Pitch black (2000) / David Twohy

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Le vaisseau transportant le dangereux assassin Riddick (Vin Diesel) s’écrase sur une planète aride qui va se révéler être aussi très, très inhospitalière …

Dès sa séquence d’ouverture ultra spectaculaire (le crash) on se dit que l’on est devant plus qu’une petite série B.

Twhohy réalise avec intelligence un démarquage de « Alien » et « Aliens » dont les créatures (signées Patrick Tatopoulos) sont une incontestable réussite.

La séquence de l’éclipse est un pur moment de cinéma.

On peut néanmoins regretter les punchlines de Diesel qui n’apportent pas grand chose.

Efficace et spectaculaire.

CAB