Fenêtre sur Pacifique (1990) / John Schlesinger

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Un couple (Matthew Modine et Melanie Griffith) achète une maison à San Francisco et décide d’en louer une partie pour rembourser leur prêt. Un de leur locataire (Michael Keaton) s’évertue à leur rendre la vie bien compliquée …

Schlesinger s’amuse beaucoup avec ce thriller pas très finaud mais drôlement efficace surtout lorsqu’il dépeint l’engrenage dans lequel sont pris ses héros.

Par la suite le film bascule malheureusement dans un grand guignol qui n’était pas forcément nécessaire, même si on peut comprendre cette intention de catharsis finale.

Mineur, pour Schelsinger, mais remarquablement mis en scène.

CAB

Hannibal (2001) / Ridley Scott

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Une ancienne victime de Hannibal Lecter échafaude un plan pour prendre sa revanche sur le vilain docteur.

Dès la première séquence totalement WTF on se dit que l’on se trouve face à un superbe nanar.

Du maquillage tout pourri, du pauvre Gary Oldman, à sa dernière séquence grotesque, en passant par ses flash backs sous amphétamines (ralenti, flou et filtres orange en prime) ce navet boursouflé, dans son écrin de film de série A, est un naufrage absolu.

Scott filme n’importe comment et en faisant de Lecter une caricature de lui-même, commet l’irréparable.

Et dire que David Mamet et Steven Zaillian ont écrit cette « chose ».

Beurk.

CAB

Lone Ranger – Naissance d’un héros (2013) / Gore Verbinski

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Ou comment un homme de loi devient un héros dans le far west en compagnie d’un drôle d’indien.

L’équipe de « Pirates de Caraïbes » se réunit à nouveau et cette fois ci elle s’attaque au western.

Ce film fut un échec au box office et en le voyant on peut comprendre pourquoi. Son principal problème résidant dans le ton général du film qui navigue entre la comédie et le pur film de cowboys avec la violence qui va avec.

On sent que Verbinski a le cul entre deux chaises ce qui ne l’empêche pas de signer de très belles séquences d’action (notamment la première avec le train) et d’avoir un joli discours sur le merveilleux.

La première heure du film est vraiment bien ensuite tout se délite pour sombrer dans le n’importe quoi qui culmine lors d’une seconde séquence en train complètement porte nawak.

Et une fois de plus c’est beaucoup trop long (2h29 !).

Distrayant.

CAB

Man of Steel (2013) / Zack Snyder

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Nolan produit et écrit avec le terrible Goyer le re-reboot de « Superman » pour le plus grand malheur du spectateur.

En gros c’est un « Independance Day » qui se prend très au sérieux.

Le début sur Krypton est grotesque et donne le ton (mention spéciale à l’espèce de dragon volant totalement ridicule) ce sera un film pédant ne mettant en avant que ses prouesses techniques.

Snyder use et abuse de sa shaky cam et échoue à rendre lisible ses innombrables séquences d’action. Le scénario de Goyer est débile et ne caractérise absolument pas ses personnages aux comportements idiots (Michael Shannon est catastrophique dans le rôle du méchant Zod, il doit toujours chercher le pourquoi du comment de son personnage). Les dialogues franchement très drôles (malgré eux) finissent de prouver que Nolan et Goyer sont des imposteurs.

Pour la postérité on citera quelques séquences d’anthologies : la mort de Costner (mais que vient-il faire dans cette galère ?) sauvant le petit chienchien de la famille sous les yeux d’un Superman qui n’agit bien évidemment pas (c’est plus pratique pour les scénaristes), l’insipide Loïs Lane trouvant par miracle la solution pour sauver le monde, le bus scolaire en pleine route de campagne se trouvant par magie, dans le plan suivant, sur un pont parce que pour un accident c’est mieux coco, Superman dans un église clamant qu’il doit se sacrifier pour sauver le monde avec un GROS vitrail représentant Jésus en arrière plan, le héros annoncera quelques scènes plus tard qu’il est sur terre depuis 33 ans (tu la vois ma grosse symbolique) ou encore les atterrissages miraculeux du héros systématiquement à côté des personnages secondaires.

Pour être gentil on sauvera les SFX assez spectaculaires ainsi que la photo du film et on passera sous silence la performance de Henry Cavill.

Singer avait fait beaucoup mieux avec son « Superman returns« .

Mais la référence reste toujours le magnifique film de Donner.

CAB

The Dark Knight Rises (2012) / Christopher Nolan

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Mais comment peut on foutre autant de fric dans un blockbuster sans avoir un scénario digne de ce nom (incohérences, confusions à gogo, ellipses pour sortir de situations foireuses et tutti quanti).

Le film est une fois de plus beaucoup trop long, la Catwoman version Hattaway n’éclipse pas Pfeiffer (et de loin) et les séquences avec mon amie Marion Cotillard sont vraiment embarrassantes (je ne mentionne même pas sa célèbre mort qui restera à tout jamais une séquence d’anthologie).

Le personnage de Bane est en revanche un superbe « vilain ».

Sinon Nolan fait le minimum syndical (à part la séquence d’ouverture) et le film n’est même pas beau contrairement aux deux précédents opus.

Bof, bof et re-bof (et merci Monsieur Nolan pour le mal de crane en sortant de la salle).

CAB

The Dark Knight: Le Chevalier noir (2008) / Christopher Nolan

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Largement supérieur au premier opus et pas que grâce à Heath Ledger.

Le film reste néanmoins assez confus dans l’ensemble et souffre d’énormes problèmes de transition sans parler sa durée une fois de plus (il y a bien 30 minutes de trop).

Pas mal quand même.

CAB

La ligne rouge (1998) / Terrence Malick

Un immense film du guerre métaphysique mais pas que…

Malick est très grand.

CAB

Gladiator (2000) / Ridley Scott

Ridley Scott nous refait un « Spartacus » des années 2000 sans la dimension politique.

Visuellement rien à dire, le film est splendide mais Scott gâche ses meilleures séquences (la bataille du début et les combats en général) avec des effets lourdingues (ralentis etc.).

Crowe est parfait mais on ne peut pas en dire autant de Joaquin Phoenix insupportable du début à la fin. En revanche quel plaisir de revoir Richard Harris (impeccable) et Oliver Reed (dont ce fut le dernier film).

Au final le film est lourdingue mais diablement efficace.

CAB

Batman Begins (2005)/ Christopher Nolan

 

Batman meets Kung-Fu ou Batman vs les Ninjas au choix.

Blockbuster efficace mais un peu longuet surtout dans sa première partie déconcertante et pas très réussie et dans son interminable final.

CAB