Milius (2013) / Joey Figueroa & Zak Knutson

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Documentaire sur la vie et l’œuvre de John Milius raconté par le gratin d’Hollywood (Spielberg, Scorsese, Eastwood, Stone, Mann, Lucas, Coppola, Singer, Murch etc…) et par ses enfants.

Balayant toute la carrière du Milius scénariste et réalisateur, ce documentaire dresse le portrait d’un électron libre à Hollywood et devient franchement émouvant dans son dernier tiers consacré à sa nouvelle vie après son AVC.

Aussi passionnant que cette figure atypique.

CAB

Star Wars: Le réveil de la Force (2015) / J.J. Abrams

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Trente ans après la défaite de l’Empire, une nouvelle menace plane sur la galaxie.

Lucas passe la main et malheureusement cela se ressent.

Malgré la présence de Kasdan à l’écriture, le scénario du film se résume à une succession de redites pour n’être, in fine, qu’un (très) pâle remake de l’épisode IV.

Bourré d’incohérences (Han Solo préfère subitement refaire de la contrebande, John Boyega maitrise le sabre laser en deux secondes, Daisy Ridley est une pilote hors pair par l’opération du saint esprit etc.) le film souffre surtout d’un cruel manque d’ampleur et de magie et n’est qu’une version light sans odeur et sans saveur de ses prédécesseurs auxquels il tente de se raccrocher par tous les moyens.

On rajoutera le fort mauvais goût de faire de Kylo Ren un psychopathe, Daisy Ridley et ses deux expressions ou encore les décors affreusement cheap.

Abrams fait son possible derrière la caméra (faisant trop rarement preuve de son talent) mais avec un tel script, difficile de faire des miracles.

Même John Williams se met au diapason avec une BO totalement neutre.

Assez insignifiant.

CAB

Apocalypse Now (1979) / Francis Ford Coppola

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Pendant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard (Martin Sheen, habité par son rôle), se voit confier la mission d’assassiner le Colonel Kurtz (Brando, prodigieux) militaire régnant sur une tribu de guerriers indigènes.

D’une inventivité visuelle folle, le film de Coppola est une plongée aux cœurs des ténèbres, une odyssée métaphorique au plus profond de l’âme humaine.

Coppola transcende ici le film de guerre et signe un pur chef d’œuvre.

Démentiel.

CAB

Conversation secrète (1974) / Francis Ford Coppola

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Harry Caul (Gene Hackman en expert en surveillance) enregistre la conversation visiblement quelconque d’un homme et d’une femme. Mais leur échange est il si anodin que ça ?

Sous le couvert d’un thriller paranoïaque, Coppola dresse le génial portrait d’un homme obsédé par son travail mais surtout enfermé dans sa solitude et sa culpabilité. Un homme qui réussit son chef d’œuvre qui entrainera inéluctablement sa chute.

La mise en scène de Coppola est extraordinaire enfermant son personnage dans le cadre, l’excluant ou le séparant des autres protagonistes et jouant constamment avec la figure du cercle (cf la géniale séquence de confession durant laquelle se répète le même mouvement de caméra).

Walter Murch effectue un travail sur le son bluffant et sublime la magnifique ritournelle au piano de David Shire.

Les acteurs sont tous parfaits et les dernières séquences dans l’appartement sont un grand moment de cinéma.

Une palme d’or méritée.

CAB

Witness: Témoin sous surveillance (1985) / Peter Weir

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Un enfant amish (Lukas Haas impressionnant) est témoin d’un meurtre. Le policier John Book (Harrison Ford) est chargé de le protéger lui et sa mère (Kelly McGillis lumineuse).

Pour son premier film américain Peter Weir signe un petit bijou.

De la magnifique séquence d’ouverture (la découverte d’un monde à travers les yeux d’un enfant puis la perte de son innocence) à la sublime séquence de la construction d’une grange, Weir donne une magistrale leçon de mise en scène dans ce film extrêmement dense sur la vie, sur deux mondes que tout oppose mais pas tant que ça, et aussi une très belle histoire d’amour.

Pour parachever le tout, John Seale photographie ses séquences chez les Amish comme des toiles de Vermeer et Maurice Jarre compose une BO synthétique qui colle parfaitement au film.

Au milieu d’un formidable casting, on peut apercevoir au détour de quelques plans un jeune débutant nommé Viggo Mortensen.

Génial.

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Le retour du Jedi (special edition) (1983) / Richard Marquand

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Troisième opus de la première trilogie « Star Wars » ou comment l’empire chute.

Très décrié en son temps pour ses intentions très commerciales (et surtout pour ses nounours les ewoks), « Le retour » n’en reste pas moins un film dans la continuité des deux précédents même si la mise en scène de Marquand est plutôt effacée.

Alors oui le passage du temps commence à se faire sentir sur nos héros (surtout sur Luke et Leia) mais l’ensemble se suit avec toujours autant de plaisir et les morceaux de bravoure se succèdent.

Les séquences avec l’empereur sont toujours aussi géniales et son thème musical reste une des grandes réussites de John Williams.

Pour l’anecdote un certain David Fincher était assistant cameraman chez ILM sur ce film.

Et pour finir ces Special Edition sont vraiment emmerdantes avec leurs ajouts absolument pas raccords et surtout inutiles.

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L’empire contre-attaque (special edition) (1980) / Irvin Kershner

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Les affaires des rebelles ne vont pas en s’arrangeant …

Coécrit par Lawrence Kasdan, cet épisode est considéré par beaucoup comme étant le meilleur de tous.

La construction est remarquable avec ses allers-retours entre les différentes actions des personnages aux quatre coins de la galaxie.

Le film est aussi d’une noirceur surprenante, sublimement éclairé par Suschitzky, bénéficiant d’une magnifique direction artistique, d’une mise en scène élégante de Kershner et d’une profondeur souvent mésestimée.

Et quel climax final ! Dire qu’à l’époque il avait fallu attendre 3 ans pour voir la suite …

Génial.

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La guerre des étoiles (special edition) (1977) / George Lucas

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Non mais sérieusement vous voulez vraiment que je résume l’intrigue ?

Lucas et sa bande de techniciens géniaux inventent un mythe dans un hangar, mainte fois copié mais jamais égalé.

En cinéphile avisé, le réalisateur convoque des monstres sacrés (Peter Cushing, Alec Guiness) et les grands thèmes de l’imaginaire populaire.

Tout simplement formidable.

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Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008) / Steven Spielberg

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Indiana Jones est de retour et cette fois c’est avec son fiston.

Alors oui c’est peut être moins bien que les autres (certains effets numériques sont assez ratés, la séquence « Tarzan » est assez nulle, Shia LaBeouf est terne) mais c’est tout de même vachement bien.

L’introduction du film est grandiose et Spielberg nous régale avec sa science de la mise en scène (à ce titre les séquences de poursuites sont exemplaires).

Cate Blanchett y campe une super méchante et l’envol final de la soucoupe volante (au look rétro) a ce quelque chose de majestueux que l’on ne voit que trop rarement au cinéma.

Un film qui se bonifie à chaque vision.

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Jeux de guerre (1992) / Phillip Noyce

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La petite famille de Jack Ryan est tellement horripilante que le spectateur espère que les Irlandais arriveront à leur fin.

Néanmoins la mise en scène inspirée de Noyce rend le film agréable à suivre et la séquence de guerre électronique est tout simplement démente.

Très bien foutu et efficace.

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Ennemis rapprochés (1997) / Alan J. Pakula

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Le dernier film de Pakula est un grand ratage plombé par les incessants remaniements de son scénario et la volonté de Pitt de quitter le film en cours de tournage.

Tout cela se ressent sur l’écran et même la superbe photo de Gordon Willis n’y fait rien.

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Indiana Jones et la dernière croisade (1989) / Steven Spielberg

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Indy part à la recherche du Graal mais aussi de son père (dans tous les sens du terme).

Après la noirceur de l’épisode précédent, Spielberg et Lucas reviennent aux sources de leur personnage et le font définitivement entrer en tant que mythe dans l’imagerie populaire.

Drôle, intelligent, mise en scène avec brio bref un vrai bonheur de cinéma.

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Les aventuriers de l’arche perdue (1981) / Steven Spielberg

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La naissance d’un mythe.

Indémodable et à la mise en scène ultra maitrisée.

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Indiana Jones et le temple maudit (1984) / Steven Spielberg

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Un roller coaster d’une incroyable drôlerie (Spielberg a totalement intégré la grande comédie US des années 40) mis en scène magistralement.

Le duo Capshaw / Ford fonctionne à merveille et la multitude de sous entendus est assez réjouissante.

L’épisode atypique de la saga avec ses fameuses séquences gore et une noirceur inhabituelle (mais pas trop) pour ce genre de film.

Du pur plaisir.

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Présumé Innocent (1990) / Alan J. Pakula

 

Porté par un Harrison Ford impeccable, un Raul Julia jubilatoire, une Bonnie Bedelia glaçante et une Greta Scacchi superbe, « Présumé Innocent » est un excellent thriller judiciaire.

La musique de John Williams et le photo de Gordon Willis enrobent magnifiquement le tout.

Un Pakula certes mineur mais surtout un très bon film ultra efficace.

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