No Country for Old Men – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (2007) / Joel et Ethan Coen

Un chasseur (Josh Brolin) trouve deux millions de dollars abandonnés, dans le désert, par des trafiquants de drogue qui se sont entre-tués. Malheureusement, pour lui, un tueur à gages (Javier Bardem) doit les récupérer.

A sa sortie, le film m’avait passablement énervé. Cette seconde vision n’altère pas beaucoup cette impression.

« No country … » est beaucoup trop bavard et surtout les Coen veulent absolument faire Auteur à tout prix quitte à frustrer le spectateur avec une fin en eau de boudin.

Alors oui la mise en scène est très belle, oui le personnage de Bardem terrifiant (et vraiment too much), oui le casting est fabuleux mais il me reste toujours un fort goût d’inachevé pour ce film qui aurait pu être juste dément.

Dommage.

CAB

Cartel (2013) (unrated extended cut) / Ridley Scott

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Un avocat (Fassbender) s’allie à des trafiquants de drogues (Bardem et Pitt) pour un gros coup. Ce n’était pas une très bonne idée…

Scott se fourvoie avec cet interminable thriller où il ne se passe quasiment rien sauf de très longues séquences de dialogues utilisant systématiquement les mêmes gimmicks c’est à dire répondre à une question par une autre.

De son casting haut de gamme (Fassbender, Diaz, Bardem, Cruz (nulle), Ganz,Ramírez (en prêtre dans une séquence totalement ridicule)) Scott ne tire rien à part de la belle image et SPOILER la mort rigolote de Brad Pitt.

A la vision du film écrit par le génial Cormac McCarthy on se demande si ce dernier est vraiment un bon auteur tellement son script est foireux, en tout cas ce n’est pas un bon scénariste.

A oublier.

CAB

À la merveille (2012) / Terrence Malick

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Après avoir abordé son enfance dans l’immense « Tree of life« , Malick continue de se raconter à travers cette histoire d’indécision amoureuse.

Malick abandonne quasiment toute trame narrative classique dans ce film, quasi expérimental, qui tente d’explorer les ressorts de l’Amour et qui finalement, plus qu’un film, est une expérience sensorielle.

Lui seul est capable de nous offrir des moments de pure beauté comme l’arrivée aux États-Unis, la séquence de la fête foraine ou encore celles avec Rachel McAdams.

Malheureusement Kurylenko, aussi belle soit-elle, n’habite pas du tout son personnage et à la dixième séquence d’errance dans la nature on peut comprendre que le spectateur puise se lasser.

Un minuscule Malick.

CAB