Scorpio (1973) / Michael Winner

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Cross (Burt Lancaster impeccable) est un vétéran de la CIA chargé de l’assassinat d’hommes politiques s’opposant aux intérêts américains. Il opère avec le français Scorpio (Alain Delon). Un jour, la CIA ordonne à ce dernier de tuer Cross.

Un Winner dans la veine des films d’espionnage paranoïaques des années 70 dont le principal intérêt réside dans l’affrontement entre de vieux espions (survivants de la seconde guerre mondiale) et une nouvelle génération symbolisée par Delon.

Le script est assez efficace même si la fin (très réussie) est un peu trop vite expédiée à mon goût.

Pas mal mais Winner a fait beaucoup mieux.

CAB

Les collines de la terreur (unrated) (1972) / Michael Winner

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Chato (Bronson très bon), un indien métis, abat un shérif en légitime défense. Une bande de volontaires part à sa poursuite dont Whitmore (Jack Palance) un ancien capitaine de l’armée confédérée.

Winner démontre tout son talent dans ce western très politique, très 70’s et plutôt violent, première collaboration avec Bronson.

Ici ce qui l’intéresse c’est plus la manière dont se forme et se comporte son « posse » (un agglomérat de personnages qui ont peu en commun) que la poursuite en elle même. On y retrouve un ancien capitaine sudiste à la recherche de sa gloire déchue et voulant obtenir enfin une victoire, une bande de rednecks racistes mais aussi des immigrants (irlandais ou écossais) qui tentent de s’intégrer en épousant la violence fondatrice de l’Amérique.

Au delà de sa parabole sur le racisme, le film est un quasi psycho killer westernien dans lequel un Bronson sans pitié sera acculé à une terrible vengeance.

La mise en scène de Winner, tout en travellings circulaires emprisonnant ses personnages, est intelligente et Fielding signe une nouvelle très belle BO.

Une excellente surprise.

CAB

Le flingueur (1972) / Michael Winner

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Bishop (Charles Bronson avec une mèche) est le tueur à gages d’une organisation criminelle. Un jeune homme (Jan Michael « Supercopter » Vincent) l’approche pour qu’il le forme à son métier.

Deux ans avant l’excellent « Un justicier dans la ville » , le tandem Winner / Bronson se réunissait pour ce sympathique polar.

Pour une fois Bronson est plutôt bon dans ce rôle, fait sur mesure, d’assassin froid et « mécanique ».

Winner signe une mise en scène classe et efficace, à ce titre les 15 premières minutes du film sans dialogues sont assez remarquables.

Dommage que vers la fin le scénario devienne faiblard en reniant son personnage principal et en cédant à une certaine facilité.

Et en sus il y a bien sûr une très belle partition de Jerry Fielding.

Carré et efficace.

CAB

Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia (1974) / Sam Peckinpah

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Un Peckinpah nihiliste à souhait.

Warren Oates en pianiste de bar désabusé y est génial (et joue comme Peckinpah était, allant même jusqu’à porter ses lunettes de soleil).

Noir, très noir et remarquable bien sûr

CAB

La horde sauvage (1969) / Sam Peckinpah

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Dès son générique Peckinpah annonce la couleur avec ses enfants cruels et ses cowboys vieillissants.

Un western magnifique sur l’amitié.

Dans le top 10.

CAB

Echec à l’organisation (1973) / John Flynn

Revenge movie sympathique (d’après un roman de Donald E. Westlake) dans lequel Robert Duvall s’attaque à l’organisation de Robert Ryan.

Très 70’s et pas si loin de Peckinpah (Fielding à la musique).

CAB