La loi criminelle (1988) / Martin Campbell

Un avocat (Gary Oldman) obtient l’acquittement d’un homme soupçonné d’être un serial killer (Kevin Bacon).Mais est-il vraiment innocent ?

Énième film sur la conscience d’un avocat, cette « Loi criminelle » est très belle, très propre mais aussi assez chiante.

Restent une très belle partition synthétique de Jerry Goldsmith et deux excellents comédiens.

Bof.

CAB

Alien – Le 8ème passager (1979) (theatrical cut) / Ridley Scott

L’équipage d’un vaisseau cargo, transportant du minerai, doit affronter une créature redoutable.

Quand j’étais (très) jeune, Ridley Scott savait faire de sacré putain de bons films comme « Blade Runner » et cette petite merveille qu’est « Alien ».

Avec ses élégants travellings dans ses couloirs déserts, sa créature que l’on devine bien plus qu’on ne la voit, son casting impeccable, sa musique de maestro Jerry Goldsmith, sa maman … « Alien » transcende son genre et devient un classique instantané.

Génial.

CAB

La momie (1999) / Stephen Sommers

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Un aventurier réveille accidentellement la momie du terrible Imhotep …

Reboot du classique de 1932, cette momie est une franche réussite réunissant une impeccable direction artistique, des effets spéciaux made in ILM, un score dantesque de maître Jerry, un humour potache et même quelques passages frôlant le gore.

Bref c’est super sympathique (ah cette séquence d’ouverture en Egypte ancienne) et mené tambour battant par le sous estimé Stephen Sommers.

CAB

L’aventure intérieure (1987) / Joe Dante

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Un pilote de l’air force se retrouve miniaturisé et injecté dans le corps d’un vendeur hypocondriaque alors qu’une bande de truands essaye de le récupérer.

Cette comédie de science-fiction est réjouissante. Dante montre comment deux individus, que tout oppose, sont forcés a cohabiter et comment ils vont tous les deux sortir transformés (et meilleurs) de cette expérience.

La galerie de personnages secondaires est réjouissante (Cowboy, Scrimshaw, Igoe ou encore le Dr. Canker) et ILM signe de superbes effets spéciaux.

Bref c’est super sympa et maestro Goldsmith est à la baguette.

CAB

Under Fire (1983) / Roger Spottiswoode

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Trois journalistes américains (Gene Hackman, Nick Nolte et Joanna Cassidy) couvrant la révolution au Nicaragua se retrouvent impliqués dans les évènements.

Dans les années 80, pris dans la tourmente d’un conflit qui n’est pas le sien, le journaliste idéaliste doit prendre position et franchir la ligne pour faire triompher la vérité; mais à quel prix ?

Spottiswoode filme brillamment le périple de ses personnages sans oublier de donner aussi chair à un touchant triangle amoureux.

Les trois interprètes principaux sont parfaits tout comme l’excellent Ed Harris dans un rôle de mercenaire cynique et Jean-Louis Trintignant en espion mondain.

Pour couronner le tout la musique de Jerry Goldsmith est un classique et John Alcott signe une très belle photographie.

Top.

CAB

La malédiction finale (1981) / Graham Baker

Damien Thorn (Sam Neil) poursuit son ascension dans les hautes sphères du pouvoir alors que la seconde venue de Jésus sur terre se profile…

Ce dernier épisode de la série (la « Malédiction IV » ne méritant pas dêtre citée), grâce au scénario de Andrew Birkin (oui le frère de l’autre), évite d’être une redite des précédents opus.

Le meilleur (le massacre des innocents, la chasse, la réunion des adeptes) y côtoie le médiocre (certains meurtres pourris, de grosses incohérences) et le film donne une impression globale de gâchis.

La direction artistique est somptueuse et Goldsmith compose sa plus belle musique.

Le final (même s’il est un peu bâclé) est grandiose.

Cool quand même grâce à la musique de maestro Jerry qui donne au film une ampleur qui n’est pas forcément à l’écran.

CAB

Damien, la malédiction II (1978) / Don Taylor

Damien Thorn poursuit son ascension dans ce second opus.

Alors que le premier opus avait une ambition allant au delà du film de genre, cette suite ressemble plus à un slasher avec ses meurtres plutôt créatifs (l’ascenseur notamment).

Les questionnements de Damien sur son statut d’antéchrist sont malheureusement balayés beaucoup trop vite et la métaphore du passage à l’âge adulte n’est pas vraiment exploitée.

Don Taylor (qui a repris le film après que Mike Hodges ait été viré) assure le minimum syndical.

Néanmoins cet épisode se laisse regarder comme un petit plaisir coupable.

CAB

La Malédiction (1976) / Richard Donner

A Rome, le nouveau né de l’ambassadeur des États-Unis (Gregory Peck, impec) meurt. Un prêtre lui confie un autre enfant né au même moment…

Excellent premier opus de cette trilogie mythique grâce à un habile scénario, métaphore de la destruction d’un couple après la naissance d’un enfant.

David Seltzer, le scénariste, et Donner donnent vie à des personnages attachants et c’est pour ça que l’on souffre avec eux.

La mise en scène de Donner est au cordeau, les cadres de Gilbert Taylor magnifiques sans oublier la partition iconique de Goldsmith.

Terrifiant.

CAB

Les complices de la dernière chance (1971) / Richard Fleischer

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Harry Garmes (George C. Scott impeccable), ancien chauffeur pour une organisation criminelle, vit dans une semi retraite au Portugal. Il décide d’effectuer un dernier job.

Commencé par John Huston (débarqué par Scott), et terminé par Fleischer, ce film est quasi autobiographique pour George C. Scott qui tomba amoureux (et épousa) Trish Van Devere sur ce tournage.

Comme l’indique son titre anglais, il s’agit ici du dernier tour de piste d’un homme (qui se sent déjà mort dans sa vie pépère) et veut tout simplement se sentir vivre une ultime fois.

Fleischer met joliment en parallèle son héros et sa voiture sorte de carcan tout aussi mobile que prison et signe un joli polar crépusculaire où l’intrigue policière n’est qu’un prétexte.

En plus il y a une belle partition de Goldsmith et Sven Nykvist à la photo.

CAB

Poltergeist II (1986) / Brian Gibson

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La famille Freeling revient et il y a toujours de vilains esprits qui veulent s’emparer de Carol Anne.

Pour cette suite exit Spielberg et Hooper et bienvenue au tâcheron Brian Gibson.

Ça commence plutôt bien avec une cérémonie indienne sur la musique totalement démente de Jerry Goldsmith. Ensuite il y l’apparition d’un personnage de pasteur diabolique (formidable méchant interprété par Julian Beck), une séquence très belle avec des papillons, un flashback bien foutu, des effets spéciaux made in ILM (le nuage de lait, les fantômes de « Raiders of the lost ark » et deux montres (ratés) conçus par H.R. Giger.

Mais il y a aussi un humour foireux, un script foutraque et un derniers tiers totalement nul.

Le premier montage faisait 130 minutes et les 90 minutes qui ont survécu souffrent surement du charcutage des producteurs ainsi que du décès de Julian Beck qui disparaît totalement du dernier tiers du film.

Globalement, le film est beaucoup moins fin que son prédécesseur et perd tout ce qui faisait son intérêt.

Raté.

CAB

Poltergeist (1982) / Tobe Hooper

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Une famille typique américaine voit se produire de drôles de phénomène dans sa maison…

C’est le plus gros succès de Tobe Hooper au box office sous le patronage de Saint Steven Spielberg.

Quoi de plus Spilbergien que ce portrait d’une famille américaine typique dans une banlieue qui rappelle terriblement celle de « E.T. » tournée à la même époque dans les mêmes décors.

La patte de Spielberg est omniprésente à telle point que l’on dit que c’est lui qui l’a réalisé.

Artistiquement c’est très beau et soigné et ILM signe des magnifiques effets spéciaux. Le scénario est habile et les personnages existent (mention à Zelda Rubinstein).

Et puis il y a une séquence avec deux magnifiques travelling compensés.

Une belle réussite et sans morts (ce qui est très rare pour le genre).

CAB

Medicine Man (1992) / John McTiernan

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Une biologiste (Lorraine Bracco en roue libre) est envoyée dans la jungle amazonienne pour assister le Docteur Robert Campbell (Sean Connery avec les cheveux de Jerry Goldsmith) qui a, visiblement, fait une découverte médicale de la plus haute importance.

Après « The hunt for red october » McTiernan dirige ce drôle de film à la fois comédie (romantique sur la fin) jouant sur l’antagonisme entre Bracco et Connery mais aussi film d’aventure vaguement écologiste.

La principale limite du film se situe dans le script du très surfait Tom Schulman (« Dead Poets Society » et « Honey, i shrunk the kids ») qui navigue dans tous les sens sans vraiment faire un choix malgré quelques dialogues savoureux.

C’est vraiment dommage car McTiernan signe une magnifique mise en scène toute en mouvements (la séquence de la promenade dans les arbres est à ce titre merveilleuse) portée par un très beau score de Jerry Goldsmith.

Malgré tout le film se laisse voir avec et n’est pas la daube annoncée.

CAB

Morts suspectes (1978) / Michael Crichton

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Une chirurgienne (Geneviève Bujold) se rend compte du nombre anormal de patients sombrant dans le coma après des interventions bénignes. Que se passe t’il ?

Pour ce second film Crichton adapte un roman de Robin Cook et non pas un de ses scénarios ou romans.

« Coma » débute comme un super épisode d’urgences (série qu’il créera 16 ans plus tard) qui permet de poser les bases du film et les tenants et aboutissants de la vie de l’hôpital. Ensuite le film bascule dans le thriller d’anticipation plutôt bien foutu.

Une fois de plus avec Crichton, la technologie qui remplace les humains représente un danger.

Malheureusement le final n’est pas très réussi et Crichton cède à certaines facilités scénaristiques.

Pour l’anecdote c’est le premier film dans lequel apparaît Ed Harris (avec des cheveux) et Tom Selleck y joue un petit rôle.

Pas mal.

CAB

Runaway – L’évadé du futur (1984) / Michael Crichton

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Dans un futur proche, peuplé de robots, un inspecteur de police Tom « Magnum » Selleck) est chargé de désactiver ceux qui ont des dysfonctionnements. Un jour apparaissent des robots tueurs…

Comme toujours avec Crichton le postulat de base est intéressant, malheureusement le film ne rempli pas ses promesses.

Les robots ne servent que de prétexte à un thriller somme toute assez banal.

Selleck est sympathique et Gene Simmons (le chanteur de KISS) campe un méchant très méchant.

Crichton sait toujours s’entourer d’excellents collaboratuers, ici il s’agit de Jerry Goldsmith qui signe son premier score électronique et de John Alonzo à l’image.

Gentillet.

CAB

Les banlieusards (1989) / Joe Dante

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Une bande de banlieusards (Tom Hanks, Carrie Fisher, Bruce Dern) est intriguée par leurs étranges nouveaux voisins les Klopek.

Joe Dante signe une satire virulente de la vie de la banlieue américaine dans cette comédie parfois un peu « too much ».

Les personnages sont très réussis, notamment un Bruce Dern d’anthologie en militaire d’opérette ou encore Corey Feldman en spectateur de la comédie humaine de la banlieue.

Comme souvent avec Dante les références cinématographiques sont légions (la séquence à la Sergio Leone est grandiose).

Certains gags sont franchement savoureux comme le chien des Klopek qui se nomme Landru mais d’autres sont assez lourdingues.

Jerry Goldsmith signe une géniale musique qui fut longtemps le Graal des collectionneurs de BOF.

Bref c’est un film très sympathique et distrayant qui manque malheureusement de finesse.

CAB

Chinatown (1974) / Roman Polanski

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Le détective privé J.J. Gittes (Nicholson, grandiose) enquête sur le mari de Evelyn Mulwray (Faye Dunaway, sublimement excellente) mais c’est aussi une histoire d’eau(x).

Ce dernier film américain de Polanski est une pure merveille.

Du formidable scénario de Robert Towne aux acteurs prodigieux, de la mise en scène génialement inspirée de Polanski à la direction artistique de Sylbert, de la musique iconique de Jerry Goldsmith à la splendide photographie de Alonzo tout concourt à la réussite de ce chef d’œuvre.

Bien plus qu’une banale enquête policière, Chinatown est un film somme d’une incroyable richesse, dont chaque nouvelle vision est un enchantement.

CAB

Sept jours en mai (1964) / John Frankenheimer

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Le général Scott (Burt Lancaster) est à la tête d’un putsch visant à renverser le président Lyman (Fredric March) sur le point de signer un accord de désarmement avec l’URSS.

Ce deuxième opus de la trilogie de la paranoïa (avec « Manchurian candidate » et « Seconds« ) est emblématique de l’Amérique de la guerre froide.

Le film est une défense des valeurs de la démocratie américaine contre ceux qui veulent en violer la constitution.

C’est néanmoins un peu bavard mais plutôt efficace grâce à la mise en scène sèche et inspirée de Frankenheimer.

Le casting est impérial (Ava Gardner, Kirk Douglas, Edmond O’Brien, Martin Balsam en plus des deux monstres cités ci dessus).

Intéressant et symptomatique d’une époque.

CAB

Opération diabolique (1966) / John Frankenheimer

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Un banquier est contacté par une mystérieuse agence qui lui propose de lui donner un nouveau visage et une nouvelle identité , contre une grosse somme d’argent, pour commencer une nouvelle vie.

Dernier opus de la trilogie dite de la paranoïa (avec « The manchurian candidate » et « Seven days in may« ) cette opération diabolique est une véritable pépite trop méconnue.

Dans son style inimitable, Frankenheimer invente des figures stylistiques (dont la caméra embarquée reprise, notamment par Aronofsky dans « Requiem for a dream ») aidé par le génial James Wong Howe au cadre.

Le scénario est très intelligent et entraine le protagoniste (superbement campé par Rock Hudson) et le spectateur dans un voyage dont le prix à payer sera très élevé.

Et pour couronner le tout, il y a Goldsmith au score.

Impressionant.

CAB

L’ombre et la proie (1996) / Stephen Hopkins

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En 1895, en Afrique, le colonel Paterson (Val Kilmer) doit faire face à deux lions qui s’attaquent à ses ouvriers qui fabriquent un pont.

Ce film, basé sur une histoire vraie, est un projet qui passionnait William Goldman depuis des années et fut enfin réalisé en 1996; c’est aussi une sorte de « Jaws » avec des lions.

Hopkins retient d’ailleurs, les leçons de Spielberg en préférant suggérer plutôt que montrer.
La première attaque des lions en étant un parfait exemple.

Kilmer et Michael Douglas forment un duo de chasseurs qui fonctionne parfaitement.

Goldman regrettait, à raison, que Douglas, qui au départ n’était que le producteur du film, ait supprimé tout le caractère mythique de son personnage lorsqu’il décida d’interpréter finalement le rôle.

Goldsmith à la musique et Zsigmond à la photo parachèvent la réussite artistique de ce film qui tient très bien la route malgré quelques petites facilités dans son dernier tiers.

Ultra efficace.

CAB

L’ultimatum des trois mercenaires (1977) / Robert Aldrich

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Un général (Burt Lancaster), vétéran du Vietnam, échappé de prison s’empare d’une base de lancement de missiles nucléaires et lance un ultimatum au président des États-Unis.

Ce thriller politico militaire était le film préféré de Aldrich. Il est totalement représentatif de la production américaine des années 70.

Aldrich dresse le portrait d’une Amérique toujours traumatisée par le Vietnam et confère à son film des résonances contemporaines assez surprenantes.

A ce volet politique, le réalisateur ajoute aussi un discours sur l’image assez passionnant (tous les protagonistes regardent l’action au travers de moniteurs de contrôles comme le spectateur grâce au split screen (très intelligemment utilisés ici)).

Burt Lancaster, Joseph Cotten, Richard Widmark, Melvyn Douglas, Burt Young sont parfaits comme l’ensemble du casting 100 % masculin (sic) et Jerry Goldsmith signe une de ses partitions dont il a le secret.

Bon, le film traîne parfois en longueur, il n’en reste pas moins très intéressant et totalement « Aldrichien ».

CAB

Le dernier château (2001) / Rod Lurie

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Le général Irwin (Redford parfait) est incarcéré dans la prison militaire dirigée par le colonel Winter (Gandolfini très bien). C’est le début d’une partie d’échec entre les deux.

On voit très bien ce qui a pu intéresser Lurie dans ce scénario qui s’inscrit totalement dans les thématiques développées dans ses films précédents : une question d’honneur (ici un code militaire) à faire respecter). L’excellente idée du film est de faire de Redford un général qui tente de reconstituer une armée, dont il n’a plus le commandement, au sein d’une prison. A ce titre son arrivée, tel un mythe, est remarquablement réalisée. Idem, l’idée du château est très bien exploitée avec les plans de Gandolfini observant ses vassaux à travers une immense baie vitrée ou encore les armes et techniques médiévales utilisées par les détenus.

Malheureusement le scénario ne tient pas sur la durée et le film se perd dans son dernier tiers. Il faut savoir que dans le scénario original le personnage incarné par Redford était le méchant.

Intéressant quand même.

CAB

La quatrième dimension (1983) / Joe Dante, John Landis, George Miller & Steven Spielberg

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Spielberg, Landis, Dante et Miller rendent hommage à la fameuse série télé éponyme.

Le prologue et le premier segment sont signés John Landis. Dans le premier, Dan Aykroyd et Albert Brooks font un savoureux duo de qui fera le plus peur à l’autre. Dans le second, le spectateur assiste à l’éprouvante odyssée d’un raciste dans la peau de ceux qu’il stigmatise dont les derniers plans sont magistraux. Cet épisode est resté tristement célèbre pour l’accident d’hélicoptère qui causa la mort de Vic Morrow et de deux enfants.

Le second segment, signé Spielberg, est une très émouvante fable sur la vieillesse portée par un magnifique Scatman Crothers qui me fait toujours verser ma petite larme.

Le troisième épisode, réalisé par Joe Dante, est une sympathique satire de l’enfant roi américain très acerbe aux superbes créatures signées Rob Bottin.

Le dernier segment est une géniale leçon de mise en scène de George Miller sur un passager d’avion en pleine crise d’angoisse. John Lithgow dans le rôle titre est parfait.

L’épilogue permet de boucler la boucle avec le retour de Dan Aykroyd.

La grande réussite du film tient dans le fait que chacun des réalisateurs impliqué signe un opus qui s’inscrit parfaitement dans son univers.

La musique de Goldsmith parachève le succès de cette entreprise.

Une réussite dans un genre (le film à sketchs) qui compte beaucoup de raté.

CAB

Leviathan (1989) / George P. Cosmatos

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Par 3 500 mètres de fond, un groupe de mineurs (mené par Peter Weller) découvre l’épave du Leviathan un cargo soviétique. Il ne fallait pas l’explorer !

En 1989, les studios américains sortirent trois films « sous-marins » : « Abyss » de James Cameron, « Deep star six » de Sean S. Cunningham et ce « Leviathan » de Cosmatos. L’histoire n’en retiendra qu’un…

Pourtant l’équipe technique réunie avait de la gueule, David Peoples au scénario, Alex Thompson à la photo, Ron Cobb à la direction artistique, Stan Winston, Alec Gillis Tom Woodruff, et Nick Allder à la création de la créature et aux effets spéciaux et Jerry Goldsmith à la musique.

Malheureusement on se retrouve devant un nanar ultra luxueux qui mélange « Alien » et « The thing » et qui souffre surtout d’un scénario peu original voire ridicule (le final est un sommet de nullité) et d’une créature ridicule.

Le film se laisse néanmoins voir et puis il y a Amanda Pays …

CAB

Ces garçons qui venaient du Brésil (1978) / Franklin J. Schaffner

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1978 : le sinistre docteur Mengele (Gregory Peck terrifiant) met en œuvre un terrible complot avec le concours de l’organisation nazie « les camarades » dirigée par le général Seibert (James Mason). Mais le chasseur de nazis Ezra Lieberman (Sir Laurence Olivier dans une performance dont il a seul le secret) veille.

Cette adaptation du roman d’Ira Levin (auteur notamment de « Rosemary’s baby ») est un excellent thriller d’anticipation dans lequel de vieux ennemis livrent leur ultime combat.

Schaffner met en scène intelligemment et signe de très jolies séquences (l’apparition de Mengele, la nurserie, les jeux de miroir ou encore le génial affrontement final).

Henri Decaë offre au film une très belle photo, Peter Lamont une très belle et subtile direction artistique et Jerry Goldsmith signe une nouvelle partition majestueuse.

Une nouvelle réussite de Schaffner.

CAB

Panic sur Florida Beach (1993) / Joe Dante

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Un vrai « feel good » movie dans lequel Joe Dante fait appel à ses souvenirs de jeune cinéphile passionné de films fantastiques au début des années 60.

Une madeleine pour tous les cinéphiles, remplie de clins d’œils avec un magnifique John Goodman.

Pour l’anecdote, trouveras tu Naomi Watts qui joue un (tout) petit rôle ?

A noter aussi la réplique à la fin du générique de fin qui est très drôle.

Savoureux.

CAB

Un cri dans l’océan (1998) / Stephen Sommers

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Un groupe de mercenaires arraisonne un luxueux paquebot casino mais une fois à bord ils constatent que tous les passagers ont disparus. Mais qui est donc responsable de ce carnage ?

Avant « La momie » Stephen Sommers réalisait ce film assez jubilatoire.

Débutant comme un film catastrophe classique (présentation des personnages, mise en situation dans l’espace etc.) Sommers effectue un virage à 180° pour plonger le spectateur dans l’horreur.

Ayant retenu une partie des leçons d’ « Alien » (et d’ « Aliens » pour le groupe de mercenaires surarmés) il ne montre que très peu sa créature dans la première moitié du film pour , finalement, parvenir un déferlement d’action dans les corridors de l’immense navire nous permettant, enfin, de voir la fameuse créature conçue par le génial Rob Bottin.

Ponctué d’humour (Treat Williams interprète un personnage savoureux aux côtés de Famke Janssen pour la note glamour) le film est totalement fun.

Très cool.

CAB

Ultime décision (1996) / Stuart Baird

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Un drôle de mélange entre gros film d’action et film catastrophe avec Steven Seagal et Kurt Russel.
Ou comment un commando américain s’attaque (dans les airs) à un groupe de terroristes qui ont détourné un avion.

Le spectateur a le droit à une jolie musique de Goldsmith, une magnifique photo de Alex Thomson et une Halle Berry en hôtesse de l’air.

Le film est très efficace mais une fois de plus trop long et surtout hésite un peu trop entre les deux genres qu’il essaie de traiter.

Le final est carrément grotesque.

Pas mal quand même.

CAB

Satan, mon amour (1971) / Paul Wendkos

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Myles (Alan Alda, parfait) journaliste marié à Jacqueline Bisset (resplendissante) interviewe le célèbre pianiste Duncan Ely (Curd Jürgens, diabolique) qui se prend d’amitié pour lui. Mais visiblement Duncan est un type bizarre et ses rapports avec sa fille plus qu’étranges …

Cette petite bande fantastique est une sorte de « Rosemary’s Baby » à l’envers avec ses adeptes de Satan bien pervers comme il faut. C’est surtout un film très ancré dans son époque dont la fin est assez symptomatique.

Wendkos (réalisateur de télé) n’a pas vraiment d’idées (et de talent) derrière sa caméra et mène l’ensemble de manière pépère, hormis lors de quelques trop rares séquences comme celles avec le piano .

Goldsmith signe une très belle partition qui donne un peu d’ampleur à un film qui en manque.

Heureusement qu’il y a Jacqueline Bisset qui nous offre sa très jolie garde robe et certains de ses atouts.

Se laisse voir.

CAB

Magic (1978) / Richard Attenborough

Un ventriloque (Anthony Hopkins) vit sous l’emprise de sa diabolique marionnette.

Sur un scénario très astucieux de Wiliam Goldman,  Attenborough réalise un film étrange aussi psychologique qu’horrifique (avec subtilité).

CAB.

Outland… loin de la terre (1981) / Peter Hyams

Un superbe western spatial (remake du « Train sifflera trois fois ») avec un Sean Connery au sommet de sa forme.

La mise en.scène de Hyams est élégante et intelligente, dans son décor dément de mine de l’espace, dont il utilise tous les coins et recoins avec brio dans une succession de scènes d’anthologie (la poursuite, l’arrivée des tueurs etc.).

Mais « Outland » c’est aussi un film politique, bref génial.

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L’autre (1972) / Robert Mulligan

Une famille dans le Sud frappée par le malheur à travers le regard de deux jumeaux l’un bon, l’autre (très) mauvais mais pas que …

Mulligan signe un film quasi fantastique, pendant sombre de « To kill a mockingbird » et grand film sur l’enfance.

Sa mise en scène en perpétuels mouvements est brillante tout comme le jeu des acteurs.

Glaçant et formidable.

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Capricorn One (1977) / Peter Hyams

Trois astronautes sont censés voyager vers Mars mais ils ne décolleront jamais et pourtant atteindront leur but..

Un grand film de complot comme les américains savent si bien les faire.

Hyams réalise avec classe et dirige brillamment sa belle brochette d’acteurs (Elliot Gouldn Hal Holbrook, James Brolin, O.J. Simpson, Sam Waterston, Karen Black) et signe un des plus beaux ballet aérien au cinéma.(même s’il est un abradacabrantesque).

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Rambo (1982) / Ted Kotcheff

Ted Kotcheff réalise un film formidable superbement éclairé par Andrew Laszlo et porté par la magnifique musique de Jerry Goldsmith .

Métaphore de la guerre du Vietnam et de ses conséquences aux Etats Unis, Rambo, machine de guerre se retrouve rejeté par le pays pour lequel il s’est battu.

Une œuvre brillante portée par un Stallone au meilleur de sa forme et qui vaut bien plus que certaines de ses suites.

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Rambo II: La mission (1985) / George P. Cosmatos

Sur une histoire de James Cameron (si, si) le regretté Cosmatos signe le grand film d’action qui redéfinira les codes du genre.

Sublimement éclairé par l’immense Jack Cardiff (The Red Shoes, Under the Capricorn, The Vikings, The Barefoot Contessa etc.) un Stallone plus monolithique que jamais refait la guerre du Vietnam pour y trouver sa rédemption.

Superbement réalisé, ultra efficace, un film qui vaut bien plus que sa réputation de soit disant pamphlet pro Reagan.

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Rambo III (1988) / Peter MacDonald

Commencé par l’éphémère Russel Mulcahy (remember « Highlander ») qui a tourné la plupart des scènes de l’attaque du camp Russe, ce troisième opus se distingue par sa volonté de faire plus : plus de muscles pour Sly, plus de figurants, plus de budget et des cheveux bien plus longs aussi pour Stallone ;o).

Parsemé de répliques d’un humour foireux, Rambo III se perd en Afghanistan et devient une caricature de lui même.

Un bon gros nanar dont on ne sauve que le score de Goldsmith évidemment.

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Sept secondes en enfer (1967) / John Sturges

Sur un scénario de Edward Anhalt (auteur de Jeremiah Johnson, l’étrangleur de Boston etc.), Sturges nous narre ce qui est arrivé après le fameux règlement de compte à OK Corral qu’il a lui même dirigé en 1957.

James Garner, Jason Robards et Robert Ryan campent les figures mythiques de Wyatt Earp, Doc Holliday et Ike Clanton.

Splendidement photographié par Lucien Ballard et bénéficiant d’un score magistral de Jerry Goldsmith, Sturges signe une grande réussite dont l’ouverture magistrale est un grand moment de cinéma.

Jon Voight fait ici une de ses premières apparitions sur le grand écran.

CAB

Seuls sont les indomptés (1962) / David Miller

Comme le disait mon ami Guillaume :

« Impossible d’échapper à l’aliénation du monde moderne. Douglas n’a jamais été aussi bon, le scénario de Trumbo est fabuleux (« First Blood » lui doit beaucoup), la photo de Lathrop et la musique de Goldsmith sont magnifiques. Un très grand film. »

Pas mieux!.

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L.A. Confidential (1997) / Curtis Hanson

Hanson a tout compris de Ellroy et signe la meilleure adaptation (à ce jour) d’un roman de Big James.

Ou comment un honnête réalisateur se transcende grâce à formidable scénario (co-écrit avec Brian Helgeland).

Le casting est impressionnant et Goldsmith au top.

Une réussite.

CAB

Deux hommes dans l’Ouest (1971) / Blake Edwards

 

Film atypique dans la filmographie de Edwards, ce western qui débute joyeusement pour changer de ton brutalement.

William Holden, Ryan O’Neal et Karl Malden font le lien entre les westerns classiques et ceux de Peckinpah sur une partition sublime de Goldsmith.

Une curiosité très réussie.

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Extreme Prejudice (1987) / Walter Hill

Hill en fils spirituel de Peckinpah réalise sa version 80’s de la « Horde Sauvage » avec la collaboration de Milius. Goldsmith en profite pour composer sa meilleure BO des années 80.

Un film qui en a et qui a aussi et accessoirement une des meilleures intro du monde.

CAB