Star Wars: Le réveil de la Force (2015) / J.J. Abrams

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Trente ans après la défaite de l’Empire, une nouvelle menace plane sur la galaxie.

Lucas passe la main et malheureusement cela se ressent.

Malgré la présence de Kasdan à l’écriture, le scénario du film se résume à une succession de redites pour n’être, in fine, qu’un (très) pâle remake de l’épisode IV.

Bourré d’incohérences (Han Solo préfère subitement refaire de la contrebande, John Boyega maitrise le sabre laser en deux secondes, Daisy Ridley est une pilote hors pair par l’opération du saint esprit etc.) le film souffre surtout d’un cruel manque d’ampleur et de magie et n’est qu’une version light sans odeur et sans saveur de ses prédécesseurs auxquels il tente de se raccrocher par tous les moyens.

On rajoutera le fort mauvais goût de faire de Kylo Ren un psychopathe, Daisy Ridley et ses deux expressions ou encore les décors affreusement cheap.

Abrams fait son possible derrière la caméra (faisant trop rarement preuve de son talent) mais avec un tel script, difficile de faire des miracles.

Même John Williams se met au diapason avec une BO totalement neutre.

Assez insignifiant.

CAB

Star wars: Episode III – La revanche des sith (2005) / George Lucas

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Troisième opus de la saga de Lucas ou comment Anakin devient Darth Vader.

Dès la grandiose bataille spatiale qui ouvre le film on se dit que Lucas a tout bon.

D’une noirceur surprenante, ce grand drame shakespearien est un régal du début à la fin.

Le voyage d’Anakin vers le côté obscur de la force devient un itinéraire poignant qui culmine dans les dernières séquences.

Lucas, en état de grâce, signe une succession de scènes impressionnantes dont le summum est atteint dans la magnifique séquence de l’ordre 66, très grand moment de cinéma, ou encore dans le duel hautement symbolique dans l’enceinte du sénat.

Une grande réussite qui gomme les quelques imperfections (mineures) des épisodes précédents et qui conclu en beauté une prélogie mal aimée (à tort).

CAB

Star wars: Episode II – L’attaque des clones (2002) / George Lucas

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Anakin a grandi et n’est pas du tout un adolescent calme.

Lucas signe l’épisode le plus romanesque de la saga et ça fonctionne plutôt bien. Il enchaine les morceaux de bravoure (l’usine des clones, la bataille dans l’arène, le duel avec Yoda, les charges sismiques …) et le spectateur assiste impuissant à la chute inexorable de la République et en parallèle au voyage vers le côté obscur d’Anakin. L’inversion des valeurs des épisodes IV, V et VI est très bien traitée (les stormtroopers sont les gentils).

Après avoir fait jouer Peter Cushing dans « La guerre des étoiles » Lucas offre un rôle à son comparse Christopher Lee, nouvelle preuve de sa cinéphilie.

Visuellement somptueux (le look rétro des vaisseaux est particulièrement réussi), le final du film reste un très grand moment de cinéma accompagnée par la géniale marche impériale d’un Williams beaucoup plus inspiré que dans l’épisode VII.

Jubilatoire.

CAB

Star wars: Episode I – La menace fantôme (1999) / George Lucas

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Premier opus de la nouvelle trilogie de Lucas qui se situe bien en amont de « La guerre des étoiles » .

Un film était tellement attendu qu’il a en déçu beaucoup et pourtant …

Alors oui il y a des éléments du film qui peuvent être horripilants (Jar Jar notamment), oui il est un peu enfantin mais Lucas a une vraie vision d’artiste et de metteur en scène.

Son récit est fluide et se suit avec plaisir, sa course de pods est un vrai morceau de bravoure et un bel hommage à « Ben-Hur » et surtout ça faisait des années que l’on avait pas vu un film de SF aussi fun.

Se bonifie à chaque nouvelle vision.

CAB

La guerre des mondes (2005) / Steven Spielberg

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La terre est envahie par de très méchants alien. Tom Cruise et ses enfants tentent de survivre.

Réalisée la même année que « Munich  » , ce qui démontre une fois de plus combien Spielberg est grand, cette nouvelle adaptation de H.G. Wells est un petit bijou.

Enchainant les morceaux de bravoure et les prouesses techniques (ah ce putain de plan séquence dans la voiture) Spielberg inscrit totalement son film dans l’Americana (Boston ville centrale de l’histoire Américaine).

Ses tripodes au look rétro sont magnifiques et, grâce à la très belle photo de Kaminski, s’intègrent parfaitement dans le cadre sans jamais faire effet spécial.

Une mention à Dakota Fanning impressionnante tout au long du film.

Top.

CAB

Les aventures de Tintin: Le secret de la licorne (2011) / Steven Spielberg

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Spielberg réussit l’impossible en adaptant Tintin et nous offre par la même occasion le cinquième opus des aventures d’Indiana Jones et une séquence de pirates d’anthologie.

Brillant, drôle, époustouflant, un nouveau coup de maître.

CAB

Le retour du Jedi (special edition) (1983) / Richard Marquand

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Troisième opus de la première trilogie « Star Wars » ou comment l’empire chute.

Très décrié en son temps pour ses intentions très commerciales (et surtout pour ses nounours les ewoks), « Le retour » n’en reste pas moins un film dans la continuité des deux précédents même si la mise en scène de Marquand est plutôt effacée.

Alors oui le passage du temps commence à se faire sentir sur nos héros (surtout sur Luke et Leia) mais l’ensemble se suit avec toujours autant de plaisir et les morceaux de bravoure se succèdent.

Les séquences avec l’empereur sont toujours aussi géniales et son thème musical reste une des grandes réussites de John Williams.

Pour l’anecdote un certain David Fincher était assistant cameraman chez ILM sur ce film.

Et pour finir ces Special Edition sont vraiment emmerdantes avec leurs ajouts absolument pas raccords et surtout inutiles.

CAB

L’empire contre-attaque (special edition) (1980) / Irvin Kershner

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Les affaires des rebelles ne vont pas en s’arrangeant …

Coécrit par Lawrence Kasdan, cet épisode est considéré par beaucoup comme étant le meilleur de tous.

La construction est remarquable avec ses allers-retours entre les différentes actions des personnages aux quatre coins de la galaxie.

Le film est aussi d’une noirceur surprenante, sublimement éclairé par Suschitzky, bénéficiant d’une magnifique direction artistique, d’une mise en scène élégante de Kershner et d’une profondeur souvent mésestimée.

Et quel climax final ! Dire qu’à l’époque il avait fallu attendre 3 ans pour voir la suite …

Génial.

CAB

La guerre des étoiles (special edition) (1977) / George Lucas

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Non mais sérieusement vous voulez vraiment que je résume l’intrigue ?

Lucas et sa bande de techniciens géniaux inventent un mythe dans un hangar, mainte fois copié mais jamais égalé.

En cinéphile avisé, le réalisateur convoque des monstres sacrés (Peter Cushing, Alec Guiness) et les grands thèmes de l’imaginaire populaire.

Tout simplement formidable.

CAB

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008) / Steven Spielberg

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Indiana Jones est de retour et cette fois c’est avec son fiston.

Alors oui c’est peut être moins bien que les autres (certains effets numériques sont assez ratés, la séquence « Tarzan » est assez nulle, Shia LaBeouf est terne) mais c’est tout de même vachement bien.

L’introduction du film est grandiose et Spielberg nous régale avec sa science de la mise en scène (à ce titre les séquences de poursuites sont exemplaires).

Cate Blanchett y campe une super méchante et l’envol final de la soucoupe volante (au look rétro) a ce quelque chose de majestueux que l’on ne voit que trop rarement au cinéma.

Un film qui se bonifie à chaque vision.

CAB

Furie (1978) / Brian de Palma

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Un père (Kirk Douglas) part à la recherche de son fils, doté de formidables pouvoirs télékinésiques, enlevé par l’horrible Childress (John Cassavetes machiavélique). En parallèle, l’adolescente Gillian découvre qu’elle aussi possède de remarquables facultés.

De Palma renoue avec  » Carrie  » dans ce film à mi chemin entre le film fantastique et le thriller.

Comme souvent avec de Palma la mise en scène est brillantissime et les séquences d’anthologies s’enchainent (le train, la vision dans l’escalier, l’évasion de Gillian et bien sûr le fameux final).

C’est efficace, surprenant parfois, mais aussi bancal à cause d’un scénario qui ne tranche pas vraiment entre les genres et les personnages.

Et puis la musique Herrmanienne de John Williams est géniale.

CAB

Munich (2005) / Steven Spielberg

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Un excellent Spielberg un point c’est tout.

L’utilisation (et surtout l’intégration) des images d’archives est un modèle du genre.

La seule séquence de l’attaque au Liban enfonce dix ans de cinéma contemporain.

CAB

Indiana Jones et la dernière croisade (1989) / Steven Spielberg

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Indy part à la recherche du Graal mais aussi de son père (dans tous les sens du terme).

Après la noirceur de l’épisode précédent, Spielberg et Lucas reviennent aux sources de leur personnage et le font définitivement entrer en tant que mythe dans l’imagerie populaire.

Drôle, intelligent, mise en scène avec brio bref un vrai bonheur de cinéma.

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Les aventuriers de l’arche perdue (1981) / Steven Spielberg

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La naissance d’un mythe.

Indémodable et à la mise en scène ultra maitrisée.

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Indiana Jones et le temple maudit (1984) / Steven Spielberg

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Un roller coaster d’une incroyable drôlerie (Spielberg a totalement intégré la grande comédie US des années 40) mis en scène magistralement.

Le duo Capshaw / Ford fonctionne à merveille et la multitude de sous entendus est assez réjouissante.

L’épisode atypique de la saga avec ses fameuses séquences gore et une noirceur inhabituelle (mais pas trop) pour ce genre de film.

Du pur plaisir.

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Lincoln (2012) / Steven Spielberg

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La bataille (politique) de Lincoln pour faire passer le fameux treizième amendement de la constitution américaine alors que la guerre de sécession touche à sa fin.

Spielberg continue d’explorer le cinéma de John Ford dans ce film politique captivant entre corruption et petits arrangements.

Daniel Day-Lewis y est monstrueusement génial campant une figure qui est déjà une statue, un mythe et filmé comme tel par un Spielberg en pleine possession de son talent.

D’une sobriété absolue, le film évite toutes les facilités.

Spielberg est un très grand metteur en scène.

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Dracula (1979) / John Badham

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Le Comte Dracule (Frank Langella) débarque bruyamment en Angleterre et se confronter à Sir Laurence Olivier (dans un rôle dans la lignée de celui de « Boys from Brazil » mais avec l’accent hollandais cette fois ci), ça va saigner (désolé).

Badham (13 ans avant Coppola) tente de faire du fameux Comte un personnage romanesque et mélancolique et ainsi de s’affranchir des précédentes versions. Il y arrive partiellement.

Le film est esthétiquement superbe grâce à la photo de Gilbert Taylor en quasi noir et blanc et certaines trouvailles visuelles très réussies (comme la séquence entre Dracula et Mina supervisée par Maurice Binder), d’autres sont un peu ringardes avec leurs effets spéciaux très datés.

La partition de Williams (dirigeant le LSO) est magnifique).

Une réussite.

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Né un quatre juillet (1989) / Oliver Stone

Un des meilleurs Stone (si ce n’est le meilleur) servi par une magnifique performance de Tom Cruise dans le rôle de Ron Kovic vétéran de la guerre du Vietnam paraplégique qui devint un de ses plus fervent opposant.

Et que dire de la partition de John Williams.

Les 30 premières minutes de ce film sont un sommet d’émotion.

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Rencontres du troisième type (director’s cut) (1977) / Steven Spielberg

Un grand film sur la communication.

Servi par de magnifiques comédiens (François Truffaut, Richard Dreyfuss, Bob Balaban, Teri Garr et Melinda Dillon), entouré d’une équipe technique de rêve (John Williams, Vilmos Zsigmond, Roy Arbogast, Carlo Rambaldi, Douglas Trumbull, John A. Alonzo, László Kovács, William A. Fraker, Douglas Slocombe, Allen Daviau etc.) Spielberg signe une pure merveille.

Les trente dernières minutes de ce film sont tout simplement magiques.

Un bonheur de cinéma.

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E.T., l’extra-terrestre (20th anniversary cut) (1982) / Steven Spielberg

 

E.T. vient sur terre, meurt, ressuscite et repart. Le film le plus personnel de Spielberg, mais aussi un grand film sur le divorce, un score somptueux de Williams, un immense double travelling compensé, l’homme aux clés etc. etc.

Génial et totalement émouvant.

PS : Quelle connerie d’avoir effacé les flingues dans cette version !!! et la CGI n’était pas nécessaire le film était déjà magique sans.

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Présumé Innocent (1990) / Alan J. Pakula

 

Porté par un Harrison Ford impeccable, un Raul Julia jubilatoire, une Bonnie Bedelia glaçante et une Greta Scacchi superbe, « Présumé Innocent » est un excellent thriller judiciaire.

La musique de John Williams et le photo de Gordon Willis enrobent magnifiquement le tout.

Un Pakula certes mineur mais surtout un très bon film ultra efficace.

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JFK (director’s cut) (1991) / Oliver Stone


C’est du Stone donc assez putassier, ultra démonstratif, démago au possible, manipulateur …
Ça se laisse voir malgré l’extrême longueur du film.
Costner est impeccable et la distribution éblouissante.

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Les Sorcières d’Eastwick (1987) / George Miller

 

Une splendeur pour les yeux et les oreilles, une mise en scène ultra léchée de Miller, des actrices au top (Nicholson n’ayant toujours pas digéré « Shining »).

Malheureusement le film n’est pas du tout fin mais se laisse néanmoins regarder sans déplaisir.

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Le Fantôme de Cat Dancing (1973) / Richard C. Sarafian

Western hivernal formidablement photographié par Harry Stradling Jr.

Sarafian continue d’explorer ses thématiques (la poursuite, l »épouse disparue …). Burt Reybolds et Lee J. Cobb dominent le casting.

Moins impressionnant que « Man in the wilderness » mais un beau western romantique in fine.

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Black Sunday (1977) / John Frankenheimer

Black Sunday

 

Tiré d’un roman de Thomas Harris (auteur du « Silence des agneaux » ), produit par Robert Evans, ce film est symptomatique du cinéma Américain des années 70 et des désillusions résultant de la défaite au Vietnam.

Robert Shaw en agent du Mossad y poursuit la terroriste Marthe Keller qui projette un attentat aux États Unis avec la complicité d’un ex pilote de l’armée Américaine interprété par Bruce Dern. (Oh oh ça ressemble beaucoup à Homeland tout ça)

Frankenheimer signe dès l’ouverture du film une brillante attaque de la planque des terroristes qui a surement beaucoup inspirée Spielberg pour « Munich » . Dans son style reconnaissable entre tous il filme de magnifiques plans aériens et intègre totalement sa fiction au sein d’un évènement (le super bowl en l’occurrence).

Très impressionnant.

CAB