Anaconda, le prédateur (1997) / Luis Llosa

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En Amazonie, une équipe de documentaristes est prise en otage par un chasseur voulant capturer le plus grand serpent vivant…

Ce petit « Jaws » où un serpent remplace le requin, n’est pas la pire des innombrables photocopies du film de Spielberg.

Alors oui John Voight nous sert un affreux numéro de cabotinage, le serpent numérique n’est pas très réussi, le scénar est bourré d’invraisemblances mais néanmoins on éprouve un petit plaisir coupable à la vision de ce luxueux nanar.

CAB

The Go-Go Boys (2014) / Hilla Medalia

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Le récit de l’ascension et de la chute de Menahem Golan et Yoram Globus créateurs de la mythique société de production Cannon.

De facture ultra classique, ce documentaire s’attache plus à l’aventure humaine que fut la Cannon qu’aux films produits par la compagnie.

C’est plutôt intéressant mais un peu trop hagiographique à mon goût contrairement au très bon « Electric Boogaloo » .

Les dernières séquences, empruntes d’une certaine mélancolie, sont les meilleures.

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Macadam cowboy (1969) / John Schlesinger

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Persuadé de faire fortune à New York, en tant que prostitué pour de riches femmes, un texan (Jon Voight génial) va rapidement perdre ses illusions.

Dans les années 70, il n’y a plus de rêve américain et, même si en route on trouve un ami, les espoirs se fracassent sur le mur d’une nouvelle ère. C’est le constat que font les réalisateurs du Nouvel Hollywood auquel se joint le britannique Schlesinger.

Dustin Hoffman et Jon Voight forment un superbe duo, Schelsinger signe une très belle mise en scène et de magnifiques flashbacks et puis il y a aussi la géniale chanson de Harry Nilsson.

Un très grand film.

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Le général (1998) / John Boorman

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Le destin (tragique) de Martin Cahill, voleur irlandais au grand cœur, qui joua au chat et à la souris avec la police et s’attira les foudres de l’IRA.

Après un « Rangoon » de sinistre mémoire, Boorman revenait aux affaires avec ce superbe film.

Son « gentil » bandit évolue dans une Irlande des sans grades mais sera vite rattrapé par le contexte politique d’un pays coupé en deux.

Le film ne manque pas d’humour et est porté par la remarquable performance de Brendan Gleeson entouré de non moins excellents seconds rôles.

La mise en scène de Boorman est extrêmement inventive (l’introduction du film, les raccords entre les différentes époques etc.) dans un superbe noir et blanc.

Excellent.

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Runaway Train (1985) / Andreï Konchalovski

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Deux prisonniers (Jon Voight & Eric « cabot » Roberts) s’évadent d’une prison en Alaska. Ils n’auraient jamais du monter sur ce train devenu fou …

Konchalovski réalise ce film Cannon Group d’après une histoire de Kurosawa qui permet un magnifique duel de cabots entre Voight et Roberts en roue libre et en mode hystérique.

Comme souvent avec la Cannon, le projet sur le papier était alléchant, malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances.

La mise en scène du train (comme un personnage maléfique), les derniers plans et les magnifiques paysages d’Alaska sauvent un peu l’ensemble.

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Le retour (1978) / Hal Ashby

Après une première séquence d’une lourdeur infinie, Ashby reprend les rênes de son film pour nous offrir un très beau film et une belle histoire d’amour autour de la guerre du Vietnam vue d’Amérique.

Porté par un formidable trio d’acteurs (Jane Fonda, Bruce Dern et surtout Jon Voight) ce film évite (heureusement) la plupart des clichés du film anti-guerre.

Oliver Stone l’a probablement visionné souvent avant de réaliser « Né un 4 Juillet« .

Une belle réussite.

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Sept secondes en enfer (1967) / John Sturges

Sur un scénario de Edward Anhalt (auteur de Jeremiah Johnson, l’étrangleur de Boston etc.), Sturges nous narre ce qui est arrivé après le fameux règlement de compte à OK Corral qu’il a lui même dirigé en 1957.

James Garner, Jason Robards et Robert Ryan campent les figures mythiques de Wyatt Earp, Doc Holliday et Ike Clanton.

Splendidement photographié par Lucien Ballard et bénéficiant d’un score magistral de Jerry Goldsmith, Sturges signe une grande réussite dont l’ouverture magistrale est un grand moment de cinéma.

Jon Voight fait ici une de ses premières apparitions sur le grand écran.

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