La vie de David Gale (2003) / Alan Parker

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David Gale (Kevin Spacey) fervent opposant à la peine de mort se retrouve dans le couloir de la mort accusé du meurtre et du viol de sa meilleure amie elle aussi activiste.

Dernier film de Parker, ce thriller à twists, (un peu) engagé est totalement abracadabrantesque.

On ne retrouve pas la patte du réalisateur dans cette improbable histoire chaussant d’énormes sabots. Le gros problème étant que la révélation finale est totalement artificielle voire grotesque et ne colle jamais avec le personnage principal.

Sinon c’est bien foutu et Kate Winslet est pour une fois supportable.

CAB

Seven (1995) / David Fincher

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Brad Pitt et Morgan Freeman enquêtent sur les meurtres d’un serial killer s’inspirant des sept péchés capitaux.

Fincher entrait dans la cour des grands avec ce thriller plutôt malin, ultra référencé et surtout très soigné (la photo de Darius Khondji est superbe).

Le scénario de Andrew Kevin Walker est original et renouvelait le genre du film de serial killer.

Là où le bas blesse, c’est que le personnage de Brad Pitt est beaucoup trop caricatural (tout comme son jeu) et que l’antagonisme avec Freeman, de ce fait, est beaucoup trop appuyé.

C’est dommage parce que la mise en scène classieuse de Fincher est superbe et le film passionnant.

Et pour finir le score de Shore est top.

Vraiment bien.

CAB

Alerte! (1995) / Wolfgang Petersen

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Un virus de type Ebola apparaît dans une petite ville des États Unis. Comment le contenir ? Telle est la mission de Dustin Hoffman.

Mêlant film catastrophe, romance et action, ce film, de l’excellent William Petersen, se perd dans les méandres d’un script aux très grosses ficelles.

La partie romantique entre Rene Russo et Hoffman n’est pas vraiment passionnante et surtout très convenue. Les séquences d’action paraissent elles très gratuites notamment l’ultra laborieuse poursuite en hélicoptères.

Bref, malgré un très beau casting (en sus de Russo et Hoffman on retrouve Kevin Spacey (période roux), Cuba Gooding Jr., Donald Sutherland et Patrick Dempsey) le film peine à décoller et à prendre la pleine mesure de son sujet.

Malgré tout, Petersen arrive à signer quelques belles séquences grâce à une mise en scène hyper fluide et excelle en mêlant les destins individuels à la grande histoire.

Intéressant mais raté.

CAB

La brûlure (1986) / Mike Nichols

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Nichols porte à l’écran le roman autobiographique de Nora Ephron (scénariste de « Quand Harry rencontre Sally » notamment) sur sa rupture avec Carl Bernstein (le journaliste des « Hommes du président« ).

Ce qui surprend de prime abord c’est le rythme du film qui enchaine avec virtuosité les ellipses pour faire avancer son récit.

L’écran est vampirisé par les deux acteurs principaux, Meryl Streep, une fois de plus parfaite, et un Jack Nicholson sobre et charmeur entourés par une pléiade de seconds rôles savoureux (R. Masur, J. Daniels, M. Stapleton, Milos Forman et un débutant nommé Kevin Spacey).

Le film est assez drôle et doux amer. Bon ce n’est pas le meilleur film de son réalisateur mais Nichols a un véritable talent de metteur en scène qui transparait dans certaines séquences, ici un dîner où la tension monte jusqu’à son apogée.

Pas mal du tout.

CAB

Usual Suspects (1995) / Bryan Singer

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C’est l’histoire de truands qui doivent remplir une mission pour le terrible Keyser Söze. Mais qui est donc ce mystérieux truand sanguinaire ?

C’est surtout un film que tout le monde a vu et qui a fait date avec ses retournements finaux.

Même lorsque l’on connait la fin, le film reste toujours efficace et très bien mené grâce au scénario de McQuarrie et à la mise en scène de singer.

Et comme souvent John Ottman (au montage et à la musique) compose une superbe partition.

Une indéniable réussite parsemée d’indices sur qui est qui.

CAB

Margin Call (2011) / J.C. Chandor

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Petit thriller boursier qui débute très très bien puis s’englue un peu dans son scénario un peu mince.

La mise en scène est inexistante mais le sujet fort.

Se laisse voir sans déplaisir.

CAB

Superman Returns (2006) / Bryan Singer

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Singer assume l’héritage du film de Donner dans ce reboot du héros au collant bleu.

Brandon Routh en Superman christique est parfait, tout comme Parker Posey (savoureuse), Kevin Spacey et quel plaisir de revoir Eva Marie Saint.

Un petit bémol pour Kate BOFsworth assez palote.

Le film est (une fois de plus) trop long mais le début en fanfare (la séquence de l’avion notamment) et le dernier tiers sont formidables et finissent par emporter l’adhésion spectateur.

CAB

L.A. Confidential (1997) / Curtis Hanson

Hanson a tout compris de Ellroy et signe la meilleure adaptation (à ce jour) d’un roman de Big James.

Ou comment un honnête réalisateur se transcende grâce à formidable scénario (co-écrit avec Brian Helgeland).

Le casting est impressionnant et Goldsmith au top.

Une réussite.

CAB