Les Vikings (1958) / Richard Fleischer

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L’histoire de deux frères (Kirk Douglas et Tony Curtis), qui ne savent pas qu’ils le sont, tous les deux épris de la même femme (Janet Leigh) mais pas que …

C’est un film absolument génial où le héros n’est pas forcément celui que l’on croit. Un film dur et violent, psychologiquement très fort où le viol est un acte fondateur.

Fleischer prouve qu’il n’est pas un simple yes man mais un grand metteur en scène (la course sur les rames ou le superbe duel final sur le toit d’une chapelle) et en plus il bénéficie ici d’un scénario absolument génial de Calder Willingham (« Paths of Glory », « One-Eyed Jacks » , « The Graduate » , « Little Big Man » etc.).

C’est ultra dense, bourré d’idées (les mutilations parallèles de Douglas et Curtis, la mort du méchant expédiée, Curtis et Borgnine dans la séquence de la fosse… ) et très documenté.

Bref c’est formidable.

CAB

Sept jours en mai (1964) / John Frankenheimer

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Le général Scott (Burt Lancaster) est à la tête d’un putsch visant à renverser le président Lyman (Fredric March) sur le point de signer un accord de désarmement avec l’URSS.

Ce deuxième opus de la trilogie de la paranoïa (avec « Manchurian candidate » et « Seconds« ) est emblématique de l’Amérique de la guerre froide.

Le film est une défense des valeurs de la démocratie américaine contre ceux qui veulent en violer la constitution.

C’est néanmoins un peu bavard mais plutôt efficace grâce à la mise en scène sèche et inspirée de Frankenheimer.

Le casting est impérial (Ava Gardner, Kirk Douglas, Edmond O’Brien, Martin Balsam en plus des deux monstres cités ci dessus).

Intéressant et symptomatique d’une époque.

CAB

Furie (1978) / Brian de Palma

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Un père (Kirk Douglas) part à la recherche de son fils, doté de formidables pouvoirs télékinésiques, enlevé par l’horrible Childress (John Cassavetes machiavélique). En parallèle, l’adolescente Gillian découvre qu’elle aussi possède de remarquables facultés.

De Palma renoue avec  » Carrie  » dans ce film à mi chemin entre le film fantastique et le thriller.

Comme souvent avec de Palma la mise en scène est brillantissime et les séquences d’anthologies s’enchainent (le train, la vision dans l’escalier, l’évasion de Gillian et bien sûr le fameux final).

C’est efficace, surprenant parfois, mais aussi bancal à cause d’un scénario qui ne tranche pas vraiment entre les genres et les personnages.

Et puis la musique Herrmanienne de John Williams est géniale.

CAB

L’arrangement (1969) / Elia Kazan

Kazan adapte son roman (largement) autobiographique où comment après un accident de voiture, un publicitaire remet en question sa vie.

Kirk Douglas dans le rôle titre est impeccable et Faye Dunaway sublimissime (la scène du raisin est d’anthologie).

Profond et génial.

CAB

Seuls sont les indomptés (1962) / David Miller

Comme le disait mon ami Guillaume :

« Impossible d’échapper à l’aliénation du monde moderne. Douglas n’a jamais été aussi bon, le scénario de Trumbo est fabuleux (« First Blood » lui doit beaucoup), la photo de Lathrop et la musique de Goldsmith sont magnifiques. Un très grand film. »

Pas mieux!.

CAB

Spartacus (1960) / Stanley Kubrick

Dalton Trumbo au scénario, Saul Bass au générique, Kubrick derrière la caméra : trio gagnant pour un grand film politique au formidable casting.

Les scènes de foule sont  impressionnantes (et sans trucages numériques) sans parler du mémorable travelling sur les cadavres après la bataille.

 

CAB