Gorky Park (1983) / Michael Apted

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Avant la glasnost, trois cadavres, sans visages, sont retrouvés à Moscou. L’enquête de l’inspecteur Renko (William Hurt, très bon) démarre mal d’autant plus que le KGB et un riche américain (Lee Marvin, dans un de ses dernier rôle) entrent dans la danse.

La principale originalité de ce petit polar est de se situer en Union Soviétique et d’avoir un héros russe. A part cela, c’est un film policier assez classique mêlant guerre froide (mollement) et enquête. Le « whydunit », bien qu’original, n’en reste pas moins un peu vain.

Apted, derrière la caméra, fait le job sobrement et signe de jolis flashbacks de la scène du triple meurtre telle que se l’imagine Hurt au fur et à mesure de ses investigations.

Le meilleur restant l’excellente partition de Horner.

Pas mal.

CAB

Du sang dans la poussière (1974) / Richard Fleischer

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Dans l’ouest américain, trois jeunes garçons sauvent un voleur de banque (Lee Marvin) d’une mort certaine. Une fois ce dernier parti, ils décident de tout quitter et de partir à l’aventure.

Ce western typique des années 70 fait le lien entre l’ouest de Ford et celui de Peckinpah.

Les jeunes héros partent plein d’espoir et vont aller de désillusions en désillusions sous la tutelle d’une nouvelle figure paternelle incarnée par un excellent Lee Marvin.

Au début léger et drôle, le film devient de plus en plus sombre et désenchanté.

Une bonne surprise.

CAB

Un homme est passé (1955) / John Sturges

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1945 : Un manchot (Spencer Tracy magnifique) débarque dans la petite ville de Black Road perdue au milieu du désert. Que vient-il faire ici ?

Dès le superbe générique avec son train fonçant dans le désert, Sturges annonce, avec fracas, l’arrivée de Tracy.

Avec une économie remarquable le réalisateur signe un sublime film où un homme, seul contre tous, redonne son humanité à une bourgade et à ses habitants. Le scénario de Millard Kaufman (« The war lord, « Take the High Ground! » …) est formidablement intelligent distillant au fur et à mesure les réponses aux questions qui se posent.

Le casting est éblouissant et réunit, outre Spencer Tracy, Robert Ryan, Walter Brennan, Lee Marvin, Ernest Borgnine et Anne Francis.

Et puis il y a, aussi, une scène de bagarre démente entre Tracy et Borgnine.

Un très grand film humaniste.

CAB

Les inconnus dans la ville (1955) / Richard Fleischer

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Trois truands débarquent dans une petite ville pour commettre un casse en ce Samedi qui sera très violent.

Fleischer n’a pas son pareil pour dresser, en quelques minutes, le portrait d’une ville (située aux abords d’une carrière) et de ses petits drames personnels.

Jouant magnifiquement avec les cadres (et les cadres dans le cadre) de son cinémascope, servi pas d’excellents comédiens (Marvin, Mature, Borgnine …) il réalise un formidable mélodrame policier dans lequel l’irruption de la violence est un véritable choc (la séquence de la ferme est tout bonnement géniale).

Formidable.

CAB

Delta Force (1986) / Menahem Golan

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De très méchants terroristes arabes détournent un avion américain mais heureusement Chuck Norris veille !

Golan filme avec les pieds un casting en perdition venu cachetonner (Lee Marvin, Hanna Schygulla, Martin Balsam et Shelley Winters en tête).

Le film est globalement assez dégueulasse (Schygulla en hôtesse de l’air allemande devant identifier les passagers juifs) et totalement ridicule (la moto de Chuck notamment).

Même le thème de Silvestri devient insupportable à force d’être utilisé.

Un naufrage total.

CAB

Sept hommes à abattre (1956) / Budd Boetticher

Premier film de la longue collaboration entre Randolph Scott et Budd Boetticher.

Boetticher pose les jalons d’une thématique qu’il ne cessera d’approfondir dans ses films suivants et Lee Marvin incarne un « gentil méchant » d’anthologie.

Une très belle réussite.

CAB

Attaque (1956) / Robert Aldrich

 

Sous couvert d’un film de guerre situé en France en 1944, Aldrich réalise une grande parabole politique sur l’ambition et la corruption.

Jack Palance (pour une fois dans un rôle de « gentil »), Lee Marvin et Eddie Albert s’affrontent sur fond de jeu de pouvoir et de lâcheté.

Le visage de Palance à la fin du film restera longtemps gravé dans nos mémoires.

Grandiose.

CAB