Aux cœurs des ténèbres – l’apocalypse d’un metteur en scène (1991) / Fax Bahr & George Hickenlooper

Un documentaire génial sur le tournage d’ « Apocalypse Now » grâce aux images tournées par Eleanor Coppola elle-même.

Comme le résume Francis Ford Coppola lui-même : «Nous étions trop nombreux, nous avions trop d’argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous ».

Bahr et Hickenlooper nous plonge dans la folie de ce tournage monumental entre un Dennis Hopper complètement stone, un typhon qui détruit les décors, un Brando passant une semaine à se faire expliquer son personnage par Coppola avant de tourner la moindre scène ou encore Martin Sheen ayant une crise cardiaque sur le plateau …

En filigrane, les réalisateurs montrent qu’au milieu de cet immense bordel, Eleanor Coppola reste stoïque et en ressort comme étant le personnage le plus fort.

Remarquable.

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Apocalypse Now (1979) / Francis Ford Coppola

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Pendant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard (Martin Sheen, habité par son rôle), se voit confier la mission d’assassiner le Colonel Kurtz (Brando, prodigieux) militaire régnant sur une tribu de guerriers indigènes.

D’une inventivité visuelle folle, le film de Coppola est une plongée aux cœurs des ténèbres, une odyssée métaphorique au plus profond de l’âme humaine.

Coppola transcende ici le film de guerre et signe un pur chef d’œuvre.

Démentiel.

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Le parrain (1972) / Francis Ford Coppola

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Un des plus grands films de tous les temps.

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La vengeance aux deux visages (1961) / Marlon Brando

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Le seul film réalisé par Brando est un western atypique, romanesque avec très peu d’actions.

Projet de Peckinpah à l’origine puis repris par Kubrick, « La Vengeance … » fut finalement dirigée par un Brando en roue libre dont le montage d’origine faisait 5h00 !

Film d’une star, il n’en reste pas moins un excellent western psychologique très original et joliment réalisé reflet des obsessions de son réalisateur.

Une réussite.

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Superman Returns (2006) / Bryan Singer

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Singer assume l’héritage du film de Donner dans ce reboot du héros au collant bleu.

Brandon Routh en Superman christique est parfait, tout comme Parker Posey (savoureuse), Kevin Spacey et quel plaisir de revoir Eva Marie Saint.

Un petit bémol pour Kate BOFsworth assez palote.

Le film est (une fois de plus) trop long mais le début en fanfare (la séquence de l’avion notamment) et le dernier tiers sont formidables et finissent par emporter l’adhésion spectateur.

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L’île du Dr. Moreau (1996) / John Frankenheimer

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Le vétéran Frankenheimer signe (après que Richard Stanley, qui avait travaillé 4 ans sur le projet, soit viré du tournage au bout de 4 jours #fail) cette nouvelle adaptation du livre de Wells.

D’un tournage épique (avec Brando en roue libre et d’incessants conflits avec ses producteurs) il reste un immense festival de cabotinage dans ce film baroque (parfois grotesque) mais qui aborde d’intéressantes thématiques (surtout dans le dernier tiers).

Les créatures de Stan Winston sont formidables et la photo de Fraker un délice.

Une curiosité pas si nulle que ça.

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Les révoltés du Bounty (1962) / Lewis Milestone

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Un GRAND film Hollywoodien en Ultra Panavision qui est tout de même un brin trop long.

Le départ du Bounty, la passage du Cap Horn ou encore l’arrivée à Tahiti ou la séquence de la pêche sont de très beaux moments mais l’ensemble ne décolle pas pour transcender son sujet.

A noter la musique de Bronislau Kaper qui est magnifique et le trio Marlon Brando, Trevor Jones et Richard Harris.

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La Poursuite impitoyable (1966) / Arthur Penn

Une plongée glaçante au cœur de l’Amérique profonde.
Robert Redford court inexorablement à sa perte afin d’assouvir les frustrations et pulsions d’une petite ville.

Brando impressionne (une fois de plus notamment dans la célèbre séquence de « tabassage » éprouvante au plus haut point) et Penn réalise une pure merveille.

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