Génération sacrifiée (1995) / Albert Hughes & Allen Hughes

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Anthony (Larenz Tate, le génial O-Dog de « Menace II society » ) part faire la guerre au Vietnam contre l’avis de ses amis et de sa famille. De retour , il doit trouver un moyen de subvenir aux besoins de sa famille.

Après le succès de « Menace II society » les frères Hughes se lançaient dans une fresque épique et trop ambitieuse sur les noirs dans les années 70 tout en voulant faire leur « Voyage au bout de l’enfer » .

Brassant beaucoup trop de thématiques (le film de guerre, le film politique, le film de gangster et le film de casse), « Dead Presidents » s’éparpille dans tous les sens sans jamais vraiment traiter les sujets qu’il ambitionnait d’aborder.

Dommage.

CAB

Dead Zone (1983) / David Cronenberg

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Plongé dans le coma après un accident, Christopher Walken découvre à son réveil qu’il possède la capacité de revivre le passé mais aussi dans l’avenir des gens qu’il touche.

Avec cette adaptation de Stephen King, Cronenberg réalise son film le plus mainstream tout en traitant ses obsessions.

Walken (excellent) revenu d’entre les morts doit faire face à ce qui pourrait être perçu comme un don mais qui va se révéler être une malédiction. D’ailleurs Cronenberg intègre Walken physiquement dans les visions qu’il a ce qui en fait, pour le personnage, une expérience à chaque fois traumatisante.

Et comme dans « The fly », il s’agit aussi ici d’une histoire d’amour tragique.

On regrettera néanmoins que le personnage de Martin Sheen soit beaucoup trop caricatural.

Vraiment bien.

CAB

Aux cœurs des ténèbres – l’apocalypse d’un metteur en scène (1991) / Fax Bahr & George Hickenlooper

Un documentaire génial sur le tournage d’ « Apocalypse Now » grâce aux images tournées par Eleanor Coppola elle-même.

Comme le résume Francis Ford Coppola lui-même : «Nous étions trop nombreux, nous avions trop d’argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous ».

Bahr et Hickenlooper nous plonge dans la folie de ce tournage monumental entre un Dennis Hopper complètement stone, un typhon qui détruit les décors, un Brando passant une semaine à se faire expliquer son personnage par Coppola avant de tourner la moindre scène ou encore Martin Sheen ayant une crise cardiaque sur le plateau …

En filigrane, les réalisateurs montrent qu’au milieu de cet immense bordel, Eleanor Coppola reste stoïque et en ressort comme étant le personnage le plus fort.

Remarquable.

CAB

Rage (1972) / George C. Scott

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L’armée américaine répand accidentellement un gaz chimique sur un paisible fermier (George C. Scott) et son fils. Les autorités font tout pour étouffer le scandale.

L’inoubliable « Patton » passe derrière la caméra, pour la première fois, et s’entoure d’une équipe tip top : Koenekamp à l’image, Schifrin à la musique et Kahn au montage.

Débutant comme un pur drame, mâtiné de film de complot, « Rage » bascule ensuite brutalement dans le revenge movie.

Mis en scène de manière assez étrange : des raccords hyper audacieux, des ralentis arrivant sans que le spectateur s’y attende ou encore des zooms souvent malheureux, le film est un OVNI assez attachant et éprouvant.

Une curiosité, typique des 70’s dans sa forme et son fond.

CAB

Apocalypse Now (1979) / Francis Ford Coppola

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Pendant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard (Martin Sheen, habité par son rôle), se voit confier la mission d’assassiner le Colonel Kurtz (Brando, prodigieux) militaire régnant sur une tribu de guerriers indigènes.

D’une inventivité visuelle folle, le film de Coppola est une plongée aux cœurs des ténèbres, une odyssée métaphorique au plus profond de l’âme humaine.

Coppola transcende ici le film de guerre et signe un pur chef d’œuvre.

Démentiel.

CAB

Les envoûtés (1987) John Schlesinger

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Après le décès de sa femme, Cal Jamison (Martin Sheen) psychologue de la police, s’installe à New York avec son fils. Visiblement ce dernier intéresse des adeptes de la Santeria, un culte très étrange.

Une ouverture coup de poings, des enfants sacrifiés, un New York livré aux adeptes de cultes étranges, l’univers des croyants (le titre original du film) de Schlesinger est un cauchemar sans fin.

Schlesinger met habilement en scène ce film qui transcende son genre même s’il fait quelques concessions malheureuses dans son dernier tiers.

La séquence de fin est assez réjouissante.

Une réussite.

CAB

Dear America: Letters Home from Vietnam (1987) / Bill Couturié

Excellent documentaire (produit par HBO) sur la guerre du Vietnam.

Uniquement composé d’images d’archives et d’extraits de lettres de jeunes soldats (lus par la fine fleur des acteurs américains) envoyés au front.

CAB