Le syndrome chinois (1979) / James Bridges

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Une reporter est le témoin de ce qui semble être un grave incident dans une centrale nucléaire.

Bridges s’inscrit dans la veine des films de complot des années 70 et y injecte une dose de film catastrophe.

Un superbe Jack Lemmon y donne la réplique à une Jane Fonda parfaite.

Un film engagé et maîtrisé de bout en bout.

CAB

The Game (1997) / David Fincher

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Un milliardaire (Michael Douglas) très antipathique, et très traumatisé dans son enfance, se voit offrir une participation à un jeu étrange par son jeune frère…

Après l’excellent « Seven » , Fincher se plantait dans les grandes largeurs avec ce thriller tout pourri.

Si l’idée de départ était plutôt séduisante, le scénario est un grand foutoir totalement invraisemblable enchainant les twists jusqu’à sa ridicule séquence finale.

Bref un film basé sur une fausse bonne idée et à l’arrivée une catastrophe.

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Traffic (2000) / Steven Soderbergh

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Le trafic de drogue aux États-Unis et au Mexique vécu par plusieurs personnages (flics, juge, trafiquants etc.).

Soderbergh adapte la série britannique (quasi éponyme), qui se situait, elle, entre la Grande Bretagne, l’Allemagne et l’Afghanistan, et signe un film choral autour de la drogue.

La mécanique imbriquant les différentes histoires est très bien faite grâce au scénario de Gaghan. En revanche Soderbergh fait son malin en utilisant des filtres hyper visibles pour identifier les différents lieus où se situe l’action et ça c’est vraiment très lourd.

Pas mal, notamment grâce à son cast imparable (M Douglas, C Zeta Jones, D Quaid, A Finney, J Brolin, D Cheadle, L Guzmá, S Hayek, M Ferrer …).

Le duo Gaghan / Soderbergh fera, sur le même principe, bien mieux avec « Syriana » .

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Morts suspectes (1978) / Michael Crichton

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Une chirurgienne (Geneviève Bujold) se rend compte du nombre anormal de patients sombrant dans le coma après des interventions bénignes. Que se passe t’il ?

Pour ce second film Crichton adapte un roman de Robin Cook et non pas un de ses scénarios ou romans.

« Coma » débute comme un super épisode d’urgences (série qu’il créera 16 ans plus tard) qui permet de poser les bases du film et les tenants et aboutissants de la vie de l’hôpital. Ensuite le film bascule dans le thriller d’anticipation plutôt bien foutu.

Une fois de plus avec Crichton, la technologie qui remplace les humains représente un danger.

Malheureusement le final n’est pas très réussi et Crichton cède à certaines facilités scénaristiques.

Pour l’anecdote c’est le premier film dans lequel apparaît Ed Harris (avec des cheveux) et Tom Selleck y joue un petit rôle.

Pas mal.

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L’ombre et la proie (1996) / Stephen Hopkins

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En 1895, en Afrique, le colonel Paterson (Val Kilmer) doit faire face à deux lions qui s’attaquent à ses ouvriers qui fabriquent un pont.

Ce film, basé sur une histoire vraie, est un projet qui passionnait William Goldman depuis des années et fut enfin réalisé en 1996; c’est aussi une sorte de « Jaws » avec des lions.

Hopkins retient d’ailleurs, les leçons de Spielberg en préférant suggérer plutôt que montrer.
La première attaque des lions en étant un parfait exemple.

Kilmer et Michael Douglas forment un duo de chasseurs qui fonctionne parfaitement.

Goldman regrettait, à raison, que Douglas, qui au départ n’était que le producteur du film, ait supprimé tout le caractère mythique de son personnage lorsqu’il décida d’interpréter finalement le rôle.

Goldsmith à la musique et Zsigmond à la photo parachèvent la réussite artistique de ce film qui tient très bien la route malgré quelques petites facilités dans son dernier tiers.

Ultra efficace.

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Ma vie avec Liberace (2013) / Steven Soderbergh

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La relation tourmentée entre le célèbre pianiste Liberace (Michael Douglas) et son amant Scott Thorson (Matt Damon).

Cette histoire d’amour réalisée par Soderbergh vaut beaucoup pour ses comédiens tous formidables : Damon et Douglas en tête excellents tous les deux, Dan Aykroyd en manager mais aussi Scott Bakula méconnaissable, Debbie Reynolds en mère de Liberace et surtout Rob Lowe grandiose en chirurgien esthétique.

La direction artistique du film est une franche réussite, des décors à la photographie en passant par la musique réinterprétée par Marvin Hamlisch (dont ce fut le dernier film).

Néanmoins, le film souffre d’un manque d’émotion autant dû au scénario de Richard LaGravenese qu’à la mise en scène de Soderbergh (plutôt sobre avec malheureusement des passages dans lesquels il se « lâche » pour faire du sous « Boogie Nights« )

Les dernières séquences (un peu too much) rattrapent un peu ce sentiment.

Pas mal.

CAB

Starman (1984) / John Carpenter

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Après avoir essuyé un flop monumental avec « The Thing », Carpenter réalise son antithèse avec ce film aussi sensible que poétique, véritable road movie dans l’Amérique des sans grades.

Le couple Jeff Bridges / Karen Allen est extraordinaire.

Poétique et christique le Starman de Carpenter nous montre un monde meilleur et nous révèle une humanité qui nous a abandonné.

Le final de ce très grand film est tout simplement grandiose.

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Basic Instinct (1992) / Paul Verhoeven

Malgré son scénario totalement foutraque, Verhoeven signe LE film d’un genre, superbement produit, impeccablement interprété, magnifiquement éclairé par Jan de Bont et bénéficiant d’un score formidable de Goldsmith.

Et puis Sharon est tellement belle…

Efficace, souvent imité mais jamais égalé.

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Chorus Line (1985) / Richard Attenborough

Attenborough s’attaque à la comédie musicale et réalise un petit bijou dans son décor quasi unique et en temps réel.

Maitrisé de bout en bout ce film aux formidables numéros musicaux est un enchantement.

La séquence des résultats de l’audition est tout simplement merveilleuse.

Une très grande comédie musicale.

CAB