Sanglantes confessions (1981) / Ulu Grosbard

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Dans les années 40, un policier (Robert Duvall) enquête sur le meurtre du Dahlia Noir et découvre que son frère (Robert de Niro), prêtre navigant dans les hautes sphères de l’église, semble mêlé à cette affaire.

« Et si on réunissait les deux Robert les plus célèbres du cinéma américain ? ». C’est probablement ce que se sont dit les producteurs de ce film assez impersonnel et globalement très chiant.

Grosbard ne s’attache que très peu à l’enquête policière pour se focaliser sur la relation entre les deux frères. Malheureusement les personnages sont taillés à la serpe et les comportements erratiques de Duvall ne sont qu’une des failles d’un scénario faiblard.

Bof.

CAB

Taps (1981) / Harold Becker

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Une académie militaire doit fermer et être vendue par des promoteurs immobiliers. Ses élèves se rebellent.

Ce film est surtout réputé pour être le premier de Sean Penn et le second de Tom Cruise.

Becker ne fait malheureusement pas grand chose de sa trame de révoltes des enfants et évite soigneusement d’en faire une bande de fanatiques ce qui aurait été, au moins, un véritable un point de vue.

Dès lors, cette histoire, très lente, devient assez banale et se traine jusqu’à sa conclusion ultra classique.

On sauvera George C. Scott en général directeur de l’académie, une direction artistique très soignée (la très belle photo de Owen Roizman), des acteurs excellents (Timothy Hutton en sus de ceux cités) et les deux jolis travelling qui ouvrent et ferment le film.

Raté.

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Network – Main basse sur la TV (1976) / Sidney Lumet

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Une chaine de télévision, qui vient de passer sous le contrôle d’un grand groupe, met à l’antenne un journaliste (Peter Finch oscarisé dans son dernier rôle) dépressif dans un rôle de nouveau prophète tandis qu’une jeune cadre aux dents très longues (Faye Dunaway oscarisée elle aussi) entame son ascension avec des concepts d’émissions révolutionnaires.

Lumet (sur un magnifique script du mythique Paddy Chayefsky) signe un chef d’œuvre prémonitoire sur la télévision d’aujourd’hui et dénonce une société où les chiffres et sondages priment sur l’humain, où même les pseudo-révolutionnaires négocient des contrats et des clauses de droit à l’image, où tout est possible pour obtenir le meilleur audimat.

La mise en scène est aussi grandiose que l’interprétation (outre Dunaway et Finch on retrouve William Holden, Robert Duvall et Ned Beatty dans une séquence d’anthologie).

Bref c’est absolument formidable.

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French Connection (1971) / William Friedkin

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Deux policiers New-yorkais (Gene Hackman et Roy Scheider parfaits) découvrent, par le plus grand des hasard, l’imminence d’une grosse vente de drogues en connexion avec la France.

Friedkin a tout simplement inventé le polar moderne avec ce chef-d’œuvre.

Son approche documentaire (tant pour la mise en scène que le scénario) colle parfaitement à son sujet et ne l’empêche pas de signer deux poursuites (à pieds et en voiture) d’anthologies.

Génial et indémodable.

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Les femmes de Stepford (1975) / Bryan Forbes

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Joanna Eberhart (Katharine Ross, jolie mais terne) quitte New York et emménage dans la petite ville de Stepford avec son mari et ses deux filles. Mais les femmes au foyer de Stepford lui semble très vite bien étranges …

William Goldman adapte un roman de Ira Levin pour le producteur Edgar J. Scherick qui rêvait de renouveler le succès de « Rosemary’s baby« .

Les deux films sont assez proches dans la description qu’ils font d’une femme dont le quotidien lui semble de plus en plus étrange. Alors que le film de Polanski jouait génialement sur la paranoïa de son héroïne, ici c’est beaucoup plus convenu et plat voire même très appuyé. Typique des années 70, le film est une dénonciation lourdingue de la condition féminine.

La fameuse surprise finale est annoncée et surlignée tout au long d’un récit sans subtilités aucunes (les femmes « idéales » portent toutes de drôles de robes à froufrous (sic)).

Bryan Forbes n’est pas un bon metteur en scène et n’apporte aucunes idées au script original qu’il modifia pour pouvoir faire jouer son épouse dans le film. Goldman raconte très bien cet épisode dans son excellent livre « Adventures In The Screen Trade: A Personal View of Hollywood ».

On sauvera Paula Prentiss excellente en voisine et amie de Katharine Ross, la photo de Owen Roizman qui éclaire différemment les femmes « parfaites », la musique de Michael Small et la dernière séquence qui enfin ressemble à ce que le film aurait dû être.

Dommage.

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Absence de malice (1981) / Sidney Pollack

 

L’antithèse des « Hommes du président ».

Les journalistes peuvent aussi être un danger pour les libertés individuelles et Pollack le démontre habilement grâce à Paul Newman , Sally Field, le trop rare Bob Balaban et l’immense Wilford Brimley dans une séquence d’anthologie.

Un Pollack certes mineur mais un Pollack quand même.

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Le Revanche d’un homme nommé cheval (1976) / Irvin Kershner

 

Suite du fameux (et fabuleux) « Un homme nommé cheval ».

Richard Harris retourne dans sa tribu pour l’aider à récupérer ses terres.

La photo de Roizman est très belle mais le film souffre d’un scénario hyper convenu malgré la mise en scène très efficace de Kershner.

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Wyatt Earp (1994) / Lawrence Kasdan

Une superbe fresque lyrique magnifiquement éclairée par Owen Roizman et dirigée de main de maître par Kasdan.

Le casting est impeccable (Dennis Quaid est époustouflant) et la partition de James Newton Howard somptueuse.

Un régal.

CAB