Quo Vadis (1951) / Mervyn LeRoy

Un commandant romain succombe aux charmes d’une esclave convertie au christianisme tandis que le terrible Néron règne sans partage sur Rome.

Au premier abord, ce qui marque le plus, c’est l’opulence des moyens à l’image : les cohortes de figurants, les décors gigantesques, la très belle direction artistique de Cedric Gibbons.

Mais c’est surtout Peter Ustinov qui vampirise totalement le film, incarnant un Néron complètement barré dans un énorme numéro de cabotinage. Il faut dire que le fade Robert Taylor ne fait pas le poids face à un tel monstre; contrairement à Leo Genn campant un génial Petronius ou encore Patricia Laffan incarnant une Poppée lascive et diabolique.

Les dialogues, truffés d’allusions sexuelles et souvent à double sens sont assez savoureux et les deux grands morceaux de bravoure (l’incendie de Rome et le massacre des chrétiens) sont très réussis.

Un vrai film de Noël.

CAB

Spartacus (1960) / Stanley Kubrick

Dalton Trumbo au scénario, Saul Bass au générique, Kubrick derrière la caméra : trio gagnant pour un grand film politique au formidable casting.

Les scènes de foule sont  impressionnantes (et sans trucages numériques) sans parler du mémorable travelling sur les cadavres après la bataille.

 

CAB

Lola Montès (1955) / Max Ophüls

Dernier et seul film en couleur de Ophüls.

Lola Montes (incarnée par une sublime Martine Carol (en brune)) scandaleuse courtisane déchue est contrainte de raconter sa vie sous le chapiteau d’un cirque dans un spectacle mené par Peter Ustinov formidable Monsieur loyal.

Une fois de plus Ophüls invente des arabesques magnifiques avec sa caméra et frôle parfois le cinéma expérimental.

La scène finale et d’une beauté et d’une violence inouïe.

Très grand.

CAB