Quo Vadis (1951) / Mervyn LeRoy

Un commandant romain succombe aux charmes d’une esclave convertie au christianisme tandis que le terrible Néron règne sans partage sur Rome.

Au premier abord, ce qui marque le plus, c’est l’opulence des moyens à l’image : les cohortes de figurants, les décors gigantesques, la très belle direction artistique de Cedric Gibbons.

Mais c’est surtout Peter Ustinov qui vampirise totalement le film, incarnant un Néron complètement barré dans un énorme numéro de cabotinage. Il faut dire que le fade Robert Taylor ne fait pas le poids face à un tel monstre; contrairement à Leo Genn campant un génial Petronius ou encore Patricia Laffan incarnant une Poppée lascive et diabolique.

Les dialogues, truffés d’allusions sexuelles et souvent à double sens sont assez savoureux et les deux grands morceaux de bravoure (l’incendie de Rome et le massacre des chrétiens) sont très réussis.

Un vrai film de Noël.

CAB

La kermesse des aigles (1975) / George Roy Hill

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Waldo Pepper (Redford) qui n’a été, à son grand dam, qu’instructeur de pilotes pendant la première guerre mondiale vivote en participant à des shows aériens.

Dernier film du duo George Roy Hill / Robert Redford après les magnifiques « Butch Cassidy et le Kid » et « L’arnaque » que son réalisateur place sous un signe funèbre dès son générique.

Le gros problème du film réside dans ses ruptures de tons, parfois très abruptes. Entre comédie et drame, Roy Hill et Goldman (au scénario) ne savent pas toujours sur quel pied danser.

Pourtant il y a de très belles idées, une jolie mise en scène et des séquences en avion époustouflantes (et sans CGI).

La dernière partie du film où Redford rencontre enfin sa chimère (un pilote allemand sorte de baron rouge) est formidable et nous fait encore plus regretter ce qu’aurait pu être le film.

Pas totalement réussi mais très intéressant.

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Les révoltés du Bounty (1962) / Lewis Milestone

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Un GRAND film Hollywoodien en Ultra Panavision qui est tout de même un brin trop long.

Le départ du Bounty, la passage du Cap Horn ou encore l’arrivée à Tahiti ou la séquence de la pêche sont de très beaux moments mais l’ensemble ne décolle pas pour transcender son sujet.

A noter la musique de Bronislau Kaper qui est magnifique et le trio Marlon Brando, Trevor Jones et Richard Harris.

CAB

Un été 42 (1971) / Robert Mulligan

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Un superbe film pudique, sensible drôle et subtil sur l’adolescence et la perte de l’innocence.

Mulligan ne cède jamais à la facilité, Legrand signe (pour une fois) une très jolie partition et Jennifer O’Neill incarne une des plus belle MILF du cinéma (avec Mrs Robinson).

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L’arrangement (1969) / Elia Kazan

Kazan adapte son roman (largement) autobiographique où comment après un accident de voiture, un publicitaire remet en question sa vie.

Kirk Douglas dans le rôle titre est impeccable et Faye Dunaway sublimissime (la scène du raisin est d’anthologie).

Profond et génial.

CAB

L’autre (1972) / Robert Mulligan

Une famille dans le Sud frappée par le malheur à travers le regard de deux jumeaux l’un bon, l’autre (très) mauvais mais pas que …

Mulligan signe un film quasi fantastique, pendant sombre de « To kill a mockingbird » et grand film sur l’enfance.

Sa mise en scène en perpétuels mouvements est brillante tout comme le jeu des acteurs.

Glaçant et formidable.

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Ben-Hur (1959) / William Wyler

Un vrai grand film Hollywoodien remarquablement mis en scène par Wyler et en musique par Miklós Rózsa.

Aussi célèbre pour l’ambiguïté de la relation entre Charlton Heston et Stephen Boyd (ce dernier jouant un Messala amoureux de Ben-Hur (à le demande de Wyler) sans que Heston ne soit au courant) que pour sa course de chars dantesque ou sa géniale représentation du Christ.

Une merveille.

CAB