Aliens – Le retour (1986) (theatrical cut) / James Cameron

Cinquante sept ans après les événements du premier opus, Ripley est de nouveau confrontée au Xénomorphe, sauf que cette fois-ci, il a fait des petits…

Ridley Scott avait créé un mythe, Cameron lui réalise un film hyper-fun dont l’excellente idée est de se démarquer de l’original.

Au milieu de son film d’action, super efficace, il n’hésite pas à glisser quelques considérations bienvenues sur le rôle de mère.

Un vrai plaisir de cinéma à chaque nouvelle vision.

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Terminator renaissance (2009) / McG

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En 2018 la résistance, et John Connor (Christian Bale, tout en sobriété, non je déconne), est sur le point de lancer l’assaut final contre Skynet.

McG relance la franchise Terminator en situant, enfin, son film dans le futur. Dans un style assez réaliste, assez proche de l’univers du roman de Cormac McCarty « La route » , il enchaine plans séquences virtuoses et séquences d’actions trépidantes.

Cette renaissance se raccroche plutôt bien aux autres films de la série et est plutôt agréable à suivre grâce notamment au personnage de Sam Worthington.

Sympathique.

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Terminator 3 – Le soulèvement des machines (2003) / Jonathan Mostow

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John Connor est un jeune adulte et toujours la cible des machines qui envoient cette fois ci un Terminator féminin pour le tuer.

Exit Cameron et bonjour Mostow (réalisateur de l’excellent « Breakdown« ) pour cette suite qui se situe 10 ans après T2 .

Arnold endosse une fois de plus le blouson en cuir du Terminator mais la flamme n’est plus là. Visant ouvertement un public de teenagers (Nick Stahl et la nullissime Claire Danes incarnent les héros), malgré le talent de Mostow, le film se traine à cause d’un script en bois bourré de trous tel un gruyère.

On sauvera l’impressionnante séquence de la grue et les toutes dernières séquences qui raccordent enfin le film à la mythologie.

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Terminator 2 – Le jugement dernier (1991) (extended director’s cut) / James Cameron

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Les machines envoient dans le passé un nouveau terminator, beaucoup plus évolué, pour tuer John Connor, mais Arnold veille….

Sept ans après le premier opus, James Cameron remet le couvert, avec beaucoup plus de moyens, dans cette suite, qui tient plus du remake.

ILM perfectionne ses effets spéciaux numériques, utilisés dans « Abyss », pour créer ce qui fut une petite révolution à l’époque et donner vie à un magnifique T1000 tout en métal liquide.

Malheureusement, dans sa quête d’un plus large public, le film perd de sa violence originelle et surtout transforme sa figure mythique en un jouet d’enfant. La méga star Arnold devenant une machine (sic) à punchlines défaisant ainsi l’excellent premier opus.

Ce n’est pas non plus une daube et de nombreuses séquences sont remarquables grâce à la mise en scène de Cameron.

Cette version extended director’s cut n’apporte vraiment rien de plus et les rajouts sont pour la plupart soit inutiles soit gênants (la séquence avec Kyle).

Du popcorn, parfois fun.

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Terminator (1984) / James Cameron

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Un vilain robot vient du futur tuer la mère de celui qui deviendra le chef de la résistance dans la guerre contre les machines.

Cameron inventait un mythe dans cet excellent film violent, rythmé et mis en scène avec intelligence.

Arnold monolithique (à juste titre) est parfait dans le rôle titre.

Bref un classique dans le genre.

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La guerre des mondes (2005) / Steven Spielberg

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La terre est envahie par de très méchants alien. Tom Cruise et ses enfants tentent de survivre.

Réalisée la même année que « Munich  » , ce qui démontre une fois de plus combien Spielberg est grand, cette nouvelle adaptation de H.G. Wells est un petit bijou.

Enchainant les morceaux de bravoure et les prouesses techniques (ah ce putain de plan séquence dans la voiture) Spielberg inscrit totalement son film dans l’Americana (Boston ville centrale de l’histoire Américaine).

Ses tripodes au look rétro sont magnifiques et, grâce à la très belle photo de Kaminski, s’intègrent parfaitement dans le cadre sans jamais faire effet spécial.

Une mention à Dakota Fanning impressionnante tout au long du film.

Top.

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Entretien avec un vampire (1994) / Neil Jordan

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Les aventures des vampires Louis (Brad Pitt), Lestat (Tom Cruise), Claudia (Kirsten Dunst) et Armand (Antonio Banderas).

Jordan réussit l’adaptation risquée des romans de Anne Rice et signe un très beau film de vampires.

Artistiquement, son film est magnifique, le casting est impressionnant (on peut rajouter Christian Slater, Thandie Newton et l’acteur fétiche de Jordan, Stephen Rea) même si Banderas ne fait pas du tout un Armand convaincant. Pitt est parfois assez horripilant ce qui est parfois gênant dans le récit qui s’articule autour de lui (il suscite beaucoup de convoitises mais paraît très falot).

Néanmoins Jordan arrive à conserver l’essence des romans et ses vampires philosophes et finalement très humains.

La mise en scène (jamais ostentatoire) est à l’unisson et Goldenthal signe une superbe partition.

On regrette tout de même une petite baisse de rythme lors de l’épisode parisien même s’il y a là deux très belles séquences (le théâtre des vampires et la mort de Claudia).

Une réussite.

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Futur immédiat, Los Angeles 1991 (1988) / Graham Baker

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En 1991 des extra-terrestres ont atterri sur terre et vivent depuis plus ou moins bien intégrés à la population humaine. Un inspecteur de police (James Caan, complètement à la masse) va devoir faire équipe avec un alien (Mandy Patinkin, très bien) pour démanteler un gang de trafiquants à la tête duquel se trouve Terence Stamp venu cachetonner.

Le postulat de départ était plutôt intéressant (les alien sont victimes de racisme) mais à l’arrivée on se retrouve avec un buddy cop movie assez banal au scénario extrêmement plat.

Le film est plutôt réussi visuellement (la photo de Greenberg est très belle) et le look des alien crée par Stan Winston est pas mal (à part après l’overdose où là on est en plein ridicule).

Raté.

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L’ombre et la proie (1996) / Stephen Hopkins

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En 1895, en Afrique, le colonel Paterson (Val Kilmer) doit faire face à deux lions qui s’attaquent à ses ouvriers qui fabriquent un pont.

Ce film, basé sur une histoire vraie, est un projet qui passionnait William Goldman depuis des années et fut enfin réalisé en 1996; c’est aussi une sorte de « Jaws » avec des lions.

Hopkins retient d’ailleurs, les leçons de Spielberg en préférant suggérer plutôt que montrer.
La première attaque des lions en étant un parfait exemple.

Kilmer et Michael Douglas forment un duo de chasseurs qui fonctionne parfaitement.

Goldman regrettait, à raison, que Douglas, qui au départ n’était que le producteur du film, ait supprimé tout le caractère mythique de son personnage lorsqu’il décida d’interpréter finalement le rôle.

Goldsmith à la musique et Zsigmond à la photo parachèvent la réussite artistique de ce film qui tient très bien la route malgré quelques petites facilités dans son dernier tiers.

Ultra efficace.

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Predator (1987) / John McTiernan

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Dans une jungle d’Amérique du sud, un commando doit récupérer l’équipage d’un hélicoptère qui s’est écrasé mais ils deviennent les proies du terrible Predator.

Mc Tiernan signe la référence absolue du film d’action dans ce petit bijou à l’incroyable inventivité.

Les hommes de Schwarzenegger avec leurs multiples GROS symboles phalliques (énormes mitraillettes, couteaux ou cigares ;) ) ne sont rien (malgré la géniale démonstration de force initiale) face à la ruse du chasseur extraterrestre.

Sans aucuns temps morts, le film enchaine avec brio les séquences d’anthologies concoctées par l’excellent script de Jim Thomas (et Shane Black qui interprète d’ailleurs un des membre du commando) devant la caméra d’un réalisateur en état de grâce.

Kevin Peter Hall sous le costume de l’alien (création de Stan Winston) réussit à habiter son personnage et lui confère une véritable identité.

Et que dire de la superbe BO de Silvestri.

Génial.

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Leviathan (1989) / George P. Cosmatos

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Par 3 500 mètres de fond, un groupe de mineurs (mené par Peter Weller) découvre l’épave du Leviathan un cargo soviétique. Il ne fallait pas l’explorer !

En 1989, les studios américains sortirent trois films « sous-marins » : « Abyss » de James Cameron, « Deep star six » de Sean S. Cunningham et ce « Leviathan » de Cosmatos. L’histoire n’en retiendra qu’un…

Pourtant l’équipe technique réunie avait de la gueule, David Peoples au scénario, Alex Thompson à la photo, Ron Cobb à la direction artistique, Stan Winston, Alec Gillis Tom Woodruff, et Nick Allder à la création de la créature et aux effets spéciaux et Jerry Goldsmith à la musique.

Malheureusement on se retrouve devant un nanar ultra luxueux qui mélange « Alien » et « The thing » et qui souffre surtout d’un scénario peu original voire ridicule (le final est un sommet de nullité) et d’une créature ridicule.

Le film se laisse néanmoins voir et puis il y a Amanda Pays …

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Constantine (2005) Francis Lawrence

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Constantine (Keanu Reeves) est une sorte de détective privé qui lutte contre les forces du mal présentes sur terre.

Cette adapatation d’un comics est assez réussie artistiquement (Rousselot est à la photo) et son casting est assez hétéroclite (Rachel Weisz, Tilda Swinton, Shia LaBeouf).

Bien moins pire que dans mon souvenir mais quand même assez bordélique.

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Lake Placid (1999) / Steve Miner

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Une jolie paléontologue (Bridget Fonda) se joint à une équipe de policiers (dont un Bill Pulman hyper cool et un Brendan Gleeson très drôle) afin de débusquer un terrible crocodile.

Grâce à un mélange des genres surprenant (le film est très drôle et contient son lot de séquences d’attaques de la bête) Miner signe un film réussi et original.

Le crocodile conçu par Stan Winston (et digital domain pour la version numérique) est très bien foutu.

Efficace et (très) sympathique.

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Starman (1984) / John Carpenter

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Après avoir essuyé un flop monumental avec « The Thing », Carpenter réalise son antithèse avec ce film aussi sensible que poétique, véritable road movie dans l’Amérique des sans grades.

Le couple Jeff Bridges / Karen Allen est extraordinaire.

Poétique et christique le Starman de Carpenter nous montre un monde meilleur et nous révèle une humanité qui nous a abandonné.

Le final de ce très grand film est tout simplement grandiose.

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L’île du Dr. Moreau (1996) / John Frankenheimer

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Le vétéran Frankenheimer signe (après que Richard Stanley, qui avait travaillé 4 ans sur le projet, soit viré du tournage au bout de 4 jours #fail) cette nouvelle adaptation du livre de Wells.

D’un tournage épique (avec Brando en roue libre et d’incessants conflits avec ses producteurs) il reste un immense festival de cabotinage dans ce film baroque (parfois grotesque) mais qui aborde d’intéressantes thématiques (surtout dans le dernier tiers).

Les créatures de Stan Winston sont formidables et la photo de Fraker un délice.

Une curiosité pas si nulle que ça.

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The Thing (1982) / John Carpenter

 

Il n’y a qu’un « The Thing » et c’est celui-là.

Maitrisé de bout en bout par un Carpenter au sommet de son art.

Un film dont le final dément nous hantera encore et encore à chaque nouvelle vision.

Grandiose et en plus c’est un parfait film de Noël.

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