If…. (1968) / Lindsay Anderson

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Un groupe d’élève, dans un collège britannique, s’élève contre l’ordre établi.

Anderson transpose les révolutions de 68 dans le cadre d’une institution anglaise codifiée dont il fait une métaphore de la société britannique.

Ponctué de cartons annonçant ses chapitres successifs, « If… » , alterne noir et blanc et couleur, séquences oniriques et réalistes sans jamais perdre le spectateur.

Malcolm McDowell, dans son premier rôle pour le grand écran (sa précédente apparition dans un film de Ken Loach ayant été coupée), illumine le film de sa présence.

On citera la géniale (et douloureuse) séquence de la punition, acmé du film avant son « explosion » finale qui fait basculer le récit (dans tous les sens du terme…).

Remarquable.

CAB

La Malédiction (1976) / Richard Donner

A Rome, le nouveau né de l’ambassadeur des États-Unis (Gregory Peck, impec) meurt. Un prêtre lui confie un autre enfant né au même moment…

Excellent premier opus de cette trilogie mythique grâce à un habile scénario, métaphore de la destruction d’un couple après la naissance d’un enfant.

David Seltzer, le scénariste, et Donner donnent vie à des personnages attachants et c’est pour ça que l’on souffre avec eux.

La mise en scène de Donner est au cordeau, les cadres de Gilbert Taylor magnifiques sans oublier la partition iconique de Goldsmith.

Terrifiant.

CAB

L’arme fatale 2 (1989) / Richard Donner

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Riggs et Murtaugh sont de retour dans cette suite toujours dirigée par Donner et dans laquelle ils vont affronter de vilains Afrikaners.

Exit Shane Black (scénariste du premier épisode qui souhaitait faire mourir Gibson à la fin du n°2) et c’est bien dommage car cette sequel devient un film banal débarrassé de tous les aspects qui faisaient de son prédécesseur une excellente surprise (Riggs a un comportement quasi normal, l’humour est omniprésent et surtout lourdingue, Joe Pesci fait son apparition , et son numéro etc.)

Manichéenne en diable, cette suite est sauvée par la très belle mise en scène de Donner qui ouvre génialement son film par une poursuite dantesque et dirige remarquablement ses séquences d’action.

On aurait presque envie de rire quand on se rend compte de la manière grotesque utilisée par les scénaristes pour lier cet opus au premier.

Point de salut sans scénario.

Un terrible gâchis.

CAB

L’arme fatale (1987) / Richard Donner

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Les aventures de Mel Gibson et Danny Glover contre de méchants trafiquants de drogue et accessoirement anciens membres des forces spéciales au Vietnam.

Une fois de plus, l’Amérique panse ses plaies du Vietnam et Donner et Shane Black réinventent le buddy movie dans ce film qui fut une date. Souvent copié, jamais égalé ce premier opus est une réussite totale.

Dès la géniale séquence d’introduction on sait qu’il y a derrière la caméra un véritable auteur qui ne se contentera pas de remplir un cahier des charges. A ce titre, on peut aussi citer la première scène avec Gibson qui dit quasiment tout sur le personnage.

Les deux héros ne sont pas des coquilles vides mais de vrais personnages attachants.

Et Gary Busey en Mr Joshua c’est culte.

Une réussite qui vieillit très, très bien.

CAB

Ultime décision (1996) / Stuart Baird

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Un drôle de mélange entre gros film d’action et film catastrophe avec Steven Seagal et Kurt Russel.
Ou comment un commando américain s’attaque (dans les airs) à un groupe de terroristes qui ont détourné un avion.

Le spectateur a le droit à une jolie musique de Goldsmith, une magnifique photo de Alex Thomson et une Halle Berry en hôtesse de l’air.

Le film est très efficace mais une fois de plus trop long et surtout hésite un peu trop entre les deux genres qu’il essaie de traiter.

Le final est carrément grotesque.

Pas mal quand même.

CAB

Skyfall (2012) / Sam Mendes

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« Bonjour madame la caissière, j’aimerai me faire rembourser ma place de cinéma »

« Et pourquoi donc Monsieur ? »

« Et bien je n’ai pas vu un James Bond mais un vague remake des « Chiens de Paille » ».

Bon, la photo de Deakins est magnifique, la séquence à Singapour époustouflante mais elles ne compensent pas une séquence d’ouverture ratée (un comble), Bardem en follasse peroxydée (au secours !!) des James Bond girls insignifiantes, un final prévisible et un Mendes assurant le minimum.

Un tout petit Bond (mieux que « Quantum of Solace » quand même mais bon ça c’était facile).

CAB